"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

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25 mai 2019

Icône, ossements, pierres, tout peut devenir miraculeux si l'on croit (saint Nicolas Velimirovic)

Tu fais des merveilles à travers les choses créées, Seigneur, tandis que les hommes ont perdu le don de faire des merveilles. Tu prends du feu et de l'eau pour Tes serviteurs, tandis que les gens refusent de Te servir. Au bois et au métal Tu donnes Ta puissance, tandis qu'elle Te revient, méprisée par les gens. Par la terre et l'herbe Tu fais miséricorde à Tes élus, tandis que les gens se rendent trop impurs pour être des canaux de miséricorde. A travers le tissu et le papier, Ta puissance brille, tandis que le charnel de l’humain domine son esprit. Les os des saints proclament Ton Nom et Ta présence, tandis que la langue des gens est muette d'incrédulité.

Quand les généraux ont oublié comment remporter une victoire, c'est Toi qui organise les rangs et colonnes des vainqueurs. Tu as rempli de feu des objets morts, afin qu'ils brillent, quand l'obscurité ferme les yeux des étoiles. Quand il n'y a pas de soleil, la fougère et l'aubépine se font le devoir de briller. Quand les aveugles commencent à conduire les aveugles, Tu livres l'armée aux chevaux et aux chiens. Quand les malades s'imposent aux malades comme guérisseurs, Tu fais des guérisseurs à partir d'os morts et de boue. Quand Ton image dans l'âme humaine disparaît, Tu donnes pouvoir et puissance à Ton image dans le bois.

Ceux qui, à la fin, pleureront amèrement, rient et disent : Comment des objets morts peuvent-ils faire des merveilles que nous-mêmes ne pouvons pas faire ? Ces objets ne sont-ils pas vivants, si Tu leur donne la vie ? Et les gens ne sont-ils pas morts, si Tu les abandonnes, Seigneur redoutable ? Tes anges savent, et pourtant les gens ne savent pas, que toutes les puissances sont à Toi, en Toi et de Toi, et que Tu les manifestes par des canaux purs. Et si une pierre est pure alors qu'un homme est impur, le Seigneur ne se manifestera-Il pas à travers la pierre plutôt qu'à travers l'homme ?

Seul un homme juste rit avec le rire de la joie. Le rire de l'homme injuste, c'est de la moquerie. L'homme injuste rit des reliques des saints, et il est dévoré par des rires mauvais. Oh, s'il savait que les reliques mortes des saints contiennent plus de vie que sa propre chair et son sang ! En vérité, la moquerie est loin du Seigneur si miséricordieux, tout comme la perversité est toujours loin de la virginité, de la rationalité et de la sainteté. En effet, le Seigneur rempli de logique est toujours prêt à faire du bien aux hommes à travers les hommes. Mais quand les hommes deviennent impurs, et deviennent dépourvus de logique et de sainteté, le Tout Miséricordieux Se précipite pour aider les gens à traverser des objets morts. Ô Seigneur Tout Miséricordieux et Longanime, n’abandonne pas ce monde sans les moyens de Ta puissance et de Ta miséricorde.

(Source : Prières au bord du lac, par saint Nicolas Velimirovic).







Why is an icon wonder-working?

You work wonders through created things, O Lord, while men have lost the gift of wonder working. You take fire and water for Your servants, while people refuse to serve You. To wood and metal You give Your power, while it is returned to You, despised by people. Through earth and grass You bestow mercy on Your chosen ones, while people make themselves too impure to be channels of mercy. Through fabric and paper Your might shines, while human carnality dominates the spirit. The bones of the saints proclaim Your name and Your presence, while the tongue of people has been struck dumb by disbelief.

When generals have forgotten how to achieve victory, You make the rank and file the victors. You have filled dead objects with fire, so that they may shine, when darkness closes the eyes of the stars. When there is no sun, the fern and the hawthorn assume the duty of shining. When the blind begin to lead the blind, You surrender the army to the horses and dogs. When sick men foist themselves upon the sick as healers, You make healers out of dead bones and mud. When Your image in the human soul vanishes, You give power and might to Your image in wood.

Those, who in the end will weep bitterly, laugh and say: How can dead objects work wonders, which even we cannot work? Are these objects not alive, if You bring them to life? And are people not dead, if You abandon them, O fearful Lord? Your angels know, yet people do not know, that all powers are Yours, in You and from You, and that You manifest them through pure channels. What if a stone is pure while a man is impure? Will not the Lords might be manifested through the stone rather than through the man?

Only a righteous man laughs with the laughter of joy. The laughter of the unrighteous man is malice. The unrighteous man laughs at the relics of the saints, and he is consumed by malicious laughter. Oh, if he only knew that the dead relics of the saints contain more life than his own flesh and blood! Truly, malice is distant from the most merciful Lord , just as malice is always distant from virginity, rationality and sanctity. Indeed, the logical Lord is always ready to do good to men through men. But when men become impure, and become bereft of logic and holiness, the All-Merciful rushes to help people through dead objects. O All-Merciful and Long-suffering Lord, do not leave the world without channels of Your might and mercy.

(Source: Prayers by the Lake, by St. Nicolai Velimirovic).

27 mars 2017

La prière sans icônes (Sergei Fudel)


"Il est difficile de prier sans icônes. Une icône concentre notre attention priante, comme une loupe concentre la lumière du soleil en un point de luminosité et de chaleur intense. Les Pères de l'Église enseignent que les icônes proclament la réalité de l'humanité du Christ. Rejeter les icônes signifie renoncer à la réalité de l'Incarnation - c'est-à-dire la nature humaine de Jésus, Dieu et homme." 






"It is difficult to pray without icons. An icon focuses our prayerful attention, as a magnifying glass focuses diffused sunlight into a spot of intense brightness and heat. Church Fathers teach that icons proclaim the reality of Christ's humanity. Rejecting icons means renouncing the reality of the incarnation - i.e. the human nature of Jesus, God and Man." (Sergei Fudel, Light in the Darkness)

Fr. John

03 mai 2015

Que veut-dire "Pantocrator"? (P. John)

Q: Que veut-dire "Pantocrator"?

R: Le terme "Pantocrator" signifie littéralement en grec "Celui qui dirige tout." Il fait souvent référence à une icône spécifique de Jésus-Christ tenant un Évangéliaire et bénissant. Donc Le représentant à la fois en Juste Juge et en Ami de l'Humanité. Par tradition, cette icône particulière se retrouve dans le dôme principal de l'église, pour montrer l'union entre le ciel et la terre, et rappeler que "Dieu est avec nous." [ndt : Dans les paroisses dont l'église n'a pas de dôme, l'icône se trouve en général au dessus au centre dans la nef, ou au dessus au fond du sanctuaire, selon les églises.]

XB!
P. John






Q: What does "Pantocrator" mean?

A: The word Pantocrator literally means "Ruler of all" in Greek. It most often refers to a specific icon of Jesus Christ holding a gospel book and giving a blessing, thus portraying Him as the Righteous Judge and Lover of Mankind, both at the same time. By tradition, this particular icon is located within the main dome of the temple to show the union of heaven and earth, and reflecting the fact that "God is with us." Because our church has no dome, this icon prominently resides at the top center of the eastern arch directly above the iconostas.

XB!
Fr. John

https://www.facebook.com/StMichaelsCLE/photos/a.136628839733035.27200.117894804939772/924914690904442/?type=1

23 novembre 2014

L'important dans l'icône (patriarche Daniel de Roumanie)

Ce qui est important dans l'icône, ce n'est pas seulement le visage du Christ ou de la Vierge Marie ou des saints, mais la lumière au delà du visage, qui est la lumière éternelle, la Lumière incréée. La gloire de Dieu que nous sommes appelés à partager, tel est le but de la prière pure. En fait, l'icône est un giude vers la Lumière éternelle de Dieu. Elle signifie la beauté de Sa présence, Sa communion. Ainsi l'avant-goût de la Lumière éternelle de Dieu, la gloire de Dieu, la beauté de Dieu, l'amour de Dieu, se retrouve dans cette expérience.
Patriarche Daniel (Ciobotea) de Roumanie, dans "Les mystères de la Prière de Jésus"








What is important in the icon, is not only the face of Christ or of the Virgin Mary, or of the saints, but the light beyond the face, which is the light eternal, the uncreated light. The glory of God in which we are called to share - that is the purpose of true prayer. In fact, the icon is a guide to the eternal light of God. It means the beauty of His presence, His communion. So the foretaste of the eternal light of God, the glory of God, the beauty of God, of the love of God, is in the experience.
Patriarch Daniel Ciobotea of Romania, from "Mysteries of the Jesus Prayer"

06 août 2013

L'Icône "Gerontissa" de la Mère de Dieu

Traduction publiée en la Fête de la sainte Transfiguration de notre Seigneur, Dieu et sauveur Jésus-Christ - voir Synaxaire sur cette page:
http://www.icones-grecques.com/textes/synaxaires-vies-de-saints/synaxaire-fete-transfiguration.html


Par l'Icône de la Mère de Dieu "Gerontissa", nombre de miracles ont lieu, c'est pourquoi les malades y apportent leurs espoirs avec confiance. Elle offre des enfants à la femme infertile. Elle rend la santé à des cancéreux. Elle donne à des étudiants la réussitte, et à ceux qui ont divers besoins, elle est celle qui écoute vite, apportant des solutions rapides. Elle guide les fidèles et devient conseillère de leurs vies.
Cette icône miraculeuse "Gerontissa" se trouve au monastère Pantokrator sur le Mont Athos. Le mot "gerontissa" signifie l'ancienne ou la directrice. Dans ce monastère de Pantokrator, l'higoumène, fort âgé et remarqué pour sa piété et sa sainteté de vie, était mourant. Après avoir reçu révélation de sa proche mort, et voulant communier aux très saints et vivifiants Dons du Christ avant de franchir les portes de la tombe vers la vie de l'au-delà, il demanda au prêtre dont c'était le tour de se presser de célébrer la Liturgie. Cependant, le prêtre ne prêta pas attention à la demande de l'higoumène. Mais il entendit une voix venant de cette icoe de la Mère de Dieu près de l'Autel. La Theotokos lui ordonna d'immédiatement obéir aux souhaits et ordre de son higoumène.  C'est depuis cet événement que cette icône de la Mère de Dieu est devenue célèbre comme image et reçut le titre de "gerontissa." L'icône dépeint la Mère de Dieu sur pied, sans le Christ.
Orthodox Notes



The Mother of God 'Gerontissa' performs many miracles, that is why the sick turn their hopes to Her with faith. To infertile women She offers children. To cancer patients She restores health. To students She grants illumination, and to those with various needs, She is Prompt-Hearer, offering immediate solutions. She guides the faithful and becomes the advisor of their lives.
This miraculous Byzantine Icon of Gerontissa can be found in the Pantokrator monastery at Mount Athos. The word “Gerontissa” means eldress or directress. In the Pantokrator Monastery on Mount Athos, the Abbot, a person of advanced age who was noted for his piety and his holy way of life, was dying. Having received a revelation about his impending death, and wanting to commune of the most-holy and life-giving Gifts of Christ before crossing over into the life beyond the grave, he asked the priest whose turn it was to serve to hurry with the Liturgy. The priest, however, paid no attention to the Abbot’s request. But then he heard a voice coming from the Icon of the Mother of God in the Altar. The Theotokos directed that he immediately obey his abbot’s wishes and direction. It was from this incident that the icon of the Mother of God became renowned as such a remarkable image and received the title “Gerontissa.” The icon depicts a full figured Mother of God without Christ.
Orthodox Notes

28 juin 2013

L'icône de la Theotokos "aux 3 mains" ("Troeruchitsa")

Commémorée le 28 juin / 12 juillet

L'icône de la Mère de Dieu appelé" "au trois mains"
("Troeruchitsa"): Au 9ème siècle, à l'époque des iconoclastes, le moine saint Jean Damascène (mort vers 780, commémoré le 4 décembre) était zèlé dans sa vénération des saintes icônes. A cause de cela, il fut calomnié par l'empereur iconoclaste Léon III l'Isaurien (717-740) qui informa le caliphe de Damas que le moine Jean commettait des actes de trahison contre lui. Le caliphe ordonna de trancher la main du moine et le traîna sur la place publique. Vers le soir, saint Jean, ayant demandé au caliphe à récupérer sa main tranchée, la remis en place à son bras, et se jeta au sol devant l'icône de la Mère de Dieu. Le moine supplia Notre Dame de guérir sa main, avec laquelle il avait rédigé la défense de l'Orthodoxie. Après une longue prière, il s'endormit, et vit en songe que la Toute Pure Mère de Dieu venait le visiter, lui promettant rapide guérison. Avant cela, la Mère de Dieu lui annonça que sa main oeuvrerait sans faillir. S'étant réveillé, le moine Jean retrouva sa main intacte. Dans sa gratitude pour cette guérison, le moine Jean plaça sur l'icône une main en argent, d'où l'icône reçut ce titre de "aux trois mains." Selon la tradition, le moine Jean composa une hymne de reconnaissance à la Mère de Dieu - "Toute la Création se réjouit en toi, Ô pleine de grâce", que l'on trouve à la place du "il est digne en vérité" dans la Liturgie de saint Basile le Grand.

Saint Jean Damascène fit profession monastique au monastère de la Laure du moine Sava le Sanctifié et y offrit son icône miraculeuse. La Laure offrit comme bénédiction cette icône "aux trois mains" à saint Sava, archevêque de Serbie (+ 1237, commémoré le 12 janvier). A l'époque de l'invasion de la Serbie par les Turcs, les Chrétiens voulant protéger l'icône la confièrent à la Mère de Dieu elle-même. Ils placèrent l'icône sur un âne, qui sans conducteur l'amena au Mont Athos et s'arrêta devant le monastère d'Hilandar. Les moines portèrent l'icone à l'église cathédrale. Lors d'une période de désacord sur le choix de l'higoumène, la Mère de Dieu daigna elle-même accepter la direction du monastère, et depuis cette époque sa sainte icône occupe la place de l'higoumène dans l'église. Et depuis cette époque, au monastère d'Hilandar, on n'élit plus qu'un vicaire, et suivant l'usage monastique, les moines vont chercher bénédiction pour chaque oeuvre d'obéissance, mais ils le font à la sainte icône.


09 mai 2013

prière à l'icône de la Mère de Dieu, la Theotokos

La tendresse jaillit de toi, Ô très sainte Mère de Dieu, rends-nous digne de compassion. Regarde ce peuple pécheur, révèle toujours ta puissance, car nous espérons en toi et nous t'écrions "Réjouis-toi!" comme le fit l'Archange Gabriel, messager des puissances incorporelles. Amen.


Христос васкрсе! Ваистину васкрсе!

08 mai 2013

Prière à l'icône du Christ

Nous vénérons Ton icône pure, Ô gracieux Seigneur, et y demandons pardon pour nos transgressions, Ô Christ notre Dieu. Parce que de Ta bonne volonté, Tu es monté sur la Croix dans la chair, afin de pouvoir délivrer des liens de l'ennemi ceux que Tu avais créés, nous Te crions : tu as remplis toute la Création de joie, Ô notre Sauveur, car Tu es venu pour sauver le monde. Amen.


Krisztus feltàmadott! Valóban feltàmadott!

24 mars 2013

L'icône du Dimanche de l'Orthodoxie

L'icône du Dimanche de l'Orthodoxie commémore la restauration des icônes dans les églises et leur utilisation pour le culte orthodoxe. Cette icône représente la procession triomphale qui eu lieu le dimanche 11 mars 843, depuis l'église de la Theotokos à Blachernes, jusqu'à Agia Sophia (Constantinople), où une Liturgie fut célébrée pour marquer la restauration des icônes.

19 janvier 2013

P. Païssios, un Protestant, des saints et des icônes

Le père Païssios répond à des questions de Protestant sur les saints et les icônes.
Question: Le Seigneur nous a enseignés à prier Dieu le Père. L'Église Orthodoxe prie la Theotokos / Mère de Dieu et les saints, qui n'étaient que des humains. Est-ce exact?

Réponse: Écoutez, toutes les prières vont à Dieu. Nous prions la Panagia et les saints, en fait nous leur demandons qu'ils prient eux aussi le Seigneur pour nous. Leur prière a grande puissance.

Question: Oui mais la Panagia et les saints étaient des humains, et ils sont morts. Ils ne nous entendent pas, et ne sont plus présents nulle part. Peut-être même que Dieu est fâché que nous les prions.

Réponse: Mon enfant, pour Dieu, personne ne meurt. Lorsque quelqu'un meurt physiquement, il est mort pour nous qui vivons encore ici sur terre. Il n'est pas mort pour Dieu. Et si cette personne a de l'audace devant Dieu, il apprend du Christ que nous sollicitons ses prières, il écoute et se réjouit à travers le Christ. La prière des justes a grande puissance.

Question: Le Seigneur a dit "Je suis le Seigneur ton Dieu. Ne te fabrique pas d'idoles ou d'images. Ne les vénère pas, ne les adore pas, car Je Suis le Seigneur ton Dieu, et Je Suis un Dieu jaloux" L'Église Orthodoxe vénère des icônes. Est-ce vrai?

Réponse: Regarde, la mère qui a son enfant partit à la guerre craint pour lui jour et nuit. Elle est très inquiète pour lui. Soudain, elle reçoit une lettre de son enfant, avec une photo dedans. Lorsqu'elle la voit, que fait-elle? Elle la prend en main, et elle l'embrasse, elle la porte sur sa poitrine, contre son coeur. Alors que crois-tu? Une telle mère avec un tel désir passionné pour son enfant, crois-tu qu'elle embrasse une photographie? Elle fait comme si elle embrassait son enfant. C'est le même comportement pour ceux qui sont passionnés de la Panagia et des saints qu'ils vénèrent. Nous ne vénérons pas les icônes parce que ce sont des icônes, mais parce que ce sont des saints représentés dessus. Et eux, pas parce qu'ils existent, mais parce qu'ils ont souffert pour le Christ. C'est vrai que Dieu est un Dieu jaloux. Cependant pas pour Lui-même, mais pour le démon. Le Père n'est pas jaloux de Ses enfants. Ne vous en faites pas, le Seigneur Se réjouit lorsqu'Il vous voit honorer et aimer Sa mère et Ses saints.
P. Païssios l'Athonite



Question: The Lord taught us to pray to God the Father. The Orthodox Church prays to the Theotokos and the Saints who were people. Is this correct?

Answer: Listen, all prayers go to God. We pray to the Panagia and the Saints, that is, we request that they pray also to the Lord for us; their prayer has great power.

Question: Yes, but the Panagia and the Saints were people and they died. They do not hear us, nor are they present everywhere. Perhaps God is angry that we pray to them.

Answer: My child, to God no one dies. When someone dies, they died to us who still live on earth. They do not die to God. And if that person has boldness before God, they learn from Christ that we are requesting their prayers, though Christ listens and rejoices. The prayer of the righteous has great power.

Question: The Lord says: 'I am the Lord your God. Do not make idols or images. Do not venerate these, nor worship them, for I am the Lord your God and I am a jealous God.' The Orthodox Church venerates icons. Is this correct?

Answer: Listen, the mother who has her child in a war fears for him day and night. She has much to worry about. Suddenly she receives a letter from her child with a photo inside. When she sees it, what does she do? She takes it into her hands and kisses it, she puts it to her chest to touch her heart. So what do you think? Such a mother with such passionate desire that she has for her child, do you believe she is kissing a photograph? She believes she is kissing her child. The same is believed by those who have a passionate desire for the Panagia and the Saint they are venerating. We do not venerate icons because they are icons, but because of the Saints. And these not because they are people who exist, but because they suffered for Christ. It is true that God is jealous. Not however for His own, but for the devil. The Father is not jealous of His children. Do not worry, the Lord rejoices when He sees you honoring and loving His Mother and His Saints.

17 avril 2012

Fête du couvent de la Mère de Dieu "Portaïtissa" à Trazegnies (B) - historique de l'icône et de son protecteur le martyr José Munoz-Cortez



Dans le courant du mois de décembre 1999 est né le premier couvent de moniales orthodoxes de rite oriental en Belgique, le Couvent de la Mère de Dieu "Portaïtissa". Deux moniales venant du Couvent Saint Jean Baptiste à Den Haag (La Haye, Pays-Bas, juridiction du Patriarcat de Moscou), se sont installées dans une maison à Trazegnies, non loin du Château, dans la banlieue nord de Charleroi. Le petit couvent vit des dons, de la vente de chapelets, de la peinture d'icônes.



Couvent de la Protection de la Mère de Dieu, Portaïtissa
supérieure : Mère Lydia
Rue du Caillou 3
6183 TRAZEGNIES
Tél. 071.46.28.46
http://www.orthodoxia.be/FRkerk/Juridictions/4%20Archiepiskopia/Trazegnies.html

Aumônier:
Higoumène Paul (Pellemans)
paroisse de tous les saints ayant illuminé la terre russe
Rue du Tavernier 15
1340 OTTIGNIES (Louvain-la-Neuve)
Tél. 010.41.85.57





L'ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU PORTAÏTISSA (GARDIENNE DE LA PORTE)

A l'origine l'icône ibérienne de la Mère de Dieu (en russe lverskaïa, c'est-à-dire Géorgienne) appartenait à une riche veuve des environs de Nicée.

A partir de 829, la première année du règne de l'empereur Théophile, la possession et la vénération d'icônes furent sévèrement punies. La maison de la veuve fut également inspectée. En donnant de l'argent aux soldats, elle put les convaincre de lui laisser l'icône encore une journée. Elle préférait notamment donner l'icône à la nature qu'aux moqueries des hommes ou à la destruction. Avec son fils Jean elle mit l'icône à la mer, et à sa joie, elle la vit voguer bien droite sur les flots et s'éloigner de la côte. Afin d'échapper à la punition, Jean s'enfuit au Mont Athos où après une vie d'ascèse, il mourut en paix. Au préalable, il avait raconté aux moines ce qui s'était passé avec l'icône, et ils se souvinrent de cette histoire et la racontèrent à leur tour.

De nombreuses années plus tard, le moine Gabriel vivait au monastère d'lveron au Mont Athos. Le 31 mars 999, la Mère de Dieu lui apparut en rêve. Elle promit d'offrir cette icône au monastère, et dit qu'il devait la sortir de l'eau. Quand les moines se rendirent sur la grève, ils virent en effet l'icône toute droite dans l'eau. Ils la ramenèrent respectueusement au monastère, dans le sanctuaire. Le lendemain, l'icône avait disparu. Après avoir longuement cherché, ils la retrouvèrent au-dessus de la porte d'entrée du mur d'enceinte. Elle fut remise dans le sanctuaire, mais elle fut de nouveau retrouvée au-dessus de la porte d'entrée. Après une troisième fois, l'on comprit enfin que la Mère de Dieu le voulait ainsi et une petite chapelle fut construite près de l'entrée pour l'icône qui depuis lors s'appelle la Gardienne de la Porte: Portaïtissa.

Au 17ième siècle, cette icône fut connue en Russie. Le Tsar Alexis et l'archimandrite Nikon du monastère Novospasski (le futur patriarche Nikon) demandèrent à l'higoumène du monastère d'lviron en visite à Moscou, une copie peinte. Celle-ci fut solennellement reçue à Moscou le 13 octobre 1648, et placée dans la chapelle de la porte Voskressenki (Résurrection). Depuis, la fête de l'icône est célébrée le 13 octobre, le 12 février et le mardi de Pâques.

Avec la bénédiction de l'archevêque Simon de Bruxelles et de Belgique, les moniales du couvent orthodoxe de Trazegnies se sont placées sous la protection de l'icône de la Mère de Dieu Portaïtissa.

in : "Les Starets russes du monastère d'Optina" n°1", Noël 2002, page 46, édité par le couvent

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http://www.johnsanidopoulos.com/2011/04/appearance-of-iveron-portaitissa-icon.html



Photo prise en 1927 ou 1928 par Ali Sami Bei



Cette icône était la propriété d'une pieuse veuve qui vivait dans la région de Nicée, en Asie Mineure, à l'époque de l'empereur iconoclaste Theophilus (829-842). Lorsque les troupes de l'empereur arrivèrent pour chercher et détruire toute sainte icône, la pieuse veuve jeta l'icône miraculeuse de la Theotokos à la mer. C'est alors qu'elle observa un étrange phénomène. L'icône se redressa perpendiculairement à l'eau et dans cette position, avança vers l'ouest à travers les vagues.
Le temps passant, l'icône arriva face au monastère d'Iviron sur le Mont Athos. Un saint ermite nommé Gabriel la tira hors de l'eau, et la donna aux moines. Ils construisirent une petite église pour l'icône près de la porte du monastère, et y placèrent l'icône. Dès ce moment-là, elle reçu le nom de Portaïtissa.
Depuis lors, la très sainte Mère de Dieu a accompli nombre de miracles à travers sa sainte icône. Elle a guérit certains possédés par des démons, guéri des muets, et rendu la vue à des aveugles. En même temps, elle a protégé le monastère de tout danger, et l'a sauvé d'invasions étrangères. Entre autres bénéficiaires de la Portaïtissa, on trouve une princesse russe, la fille du tsar Alexei Michailovitch (1651).
L'icône est arrivée sur la sainte Montagne le Mardi Radieux de l'an 1004. Dès lors, le monastère d'Iviron célèbre cette radieuse fête en ce jour-là, à notre époque aussi. La Divine Liturgie est célébrée à l'église près de la mer, où l'eau bénie avait jailli lorsque le moine Gabriel avait retiré l'icône de la mer.
L'Icône Portaïtissa d'Iveron est aussi commémorée le 31 mars.








Παναγία Πορταΐτισσα
L'Icône originale au monastère d'Iviron, Mont Athos


La version de Montréal et le martyr José de bienheureuse mémoire
http://en.wikipedia.org/wiki/Panagia_Portaitissa#Montreal_version

Comme de coutume dans l'Eglise Orthodoxe, l'icône est un prototype qui a été bien des fois copié. Nombre de ces copies ont elles-mêmes été célèbres en termes de miracles, et l'une des plus célèbres est l'icône myroblyte de Montréal, Canada. Durant 15 ans (1982-1997), alors que le myron continuait de s'écouler de l'icône, le frère Jose Muñoz-Cortes s'est consacré à en prendre soin, l'accompagnant dans ses innombrables périples entre paroisses partout aux Etats-Unis et Canada, en Amérique du Sud, Australie et Europe. Une nouvelle copie de l'icône myroblite de Montréal a commencé à exsuder du myron à l'église orthodoxe russe d'Hawaï en 2007. Plusieurs jours de fête dans l'année liturgique célèbre certains de ces miracles.



http://orthodoxwiki.org/José_Muñoz-Cortes
José Muñoz-Cortes (1950, Chili - 1997, Grèce) était un Chilien converti au christianisme orthodoxe. Il s'intéressa à la vie monastique et devint le gardien de l'icône miraculeuse myroblite de la Mère de Dieu d'Iveron (dans sa copie appelée Icône de Montréal). Il fut assassiné le 31 octobre 1997 dans sa chambre d'hôtel à Athènes, Grèce.

Frère José est né au Chili dans une pieuse famille catholique-romaine d'origine espagnole. Il avait 12 ans lorsqu'il a rencontré l'archevêque Leonty du Chili, et sous son influence, José a été baptisé 2 ans plus tard dans l'église orthodoxe, avec le consentement de sa mère. Il commença à mener une vie de type monastique, autant que cela était possible dans les circonstances du monde, et ce sans entrer pour autant dans un monastère. Plus tard, lorsqu'il émigrera au Canada, il continuera ce style de vie.
Artiste de talent, il obtint une place d'enseignant de l'art à l'université de Montréal, et commença à étudier l'iconographie.
Au cours de l'été 1982, frère José parti pour le Mont Athos dans le but d'y visiter certains skites et monastères spécialisés dans l'iconographie. Au petit skite de la Nativité du Christ, l'higoumène, l'ancien Clement, accueilli chaleureusement frère José et ses compagnons de voyage et leur offrit la traditionnelle hospitalité athonite. Puis il les emmena voir l'atelier d'iconographie.
Frère José ressenti aussitôt une forte attraction pour une icône de la Mère de Dieu, une copie contemporaine (1981) de l'ancienne et vénérée Icône d'Iveron. C'était une des premières icônes à avoir été peintes dans ce skite, par le p. Chrysostomos en 1981. Fr. José fut déçu d'apprendre qu'elle n'était pas à vendre, mais à sa grande joie, au moment où il quittait le skite, l'higoumène Clément courru après lui et lui remit l'icône, disant qu'il était agréable à la Mère de Dieu de l'accompagner en Amérique du Nord.
De retour à Montréal, frère José commença à lire quotidiennement l'acathiste devant l'icône. Quelques semaines plus tard, le 24 novembre, il se réveilla et senti un fort parfum. La nouvelle icône exsudait du myron, émanant miraculeusement des mains et des étoiles de la Mère de Dieu.
Peu après, cela fut reconnu par l'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières, et cela reçu bénédiction pour aller de paroisse en monastère pour l'édification des fidèles chrétiens.
Au cours des 15 années qui suivirent, le myron continua à exsuder de la sainte icône. Frère José se consacra à en prendre soin, accompagnant la sainte Icône au cours des innombrables voyages vers des paroisses des Etats-Unis, du Canada, d'Amérique du Sud, d'Australie et d'Europe. En Bulgarie, quelque soixante mille fidèles vinrent dans une église à Sofia pour y vénérer cette icône.
Frère José était aussi très fidèle à accomplir les innombrables demandes de prière qu'il recevait chaque jour, commémorant quotidiennement des milliers de noms, dont plusieurs dizaines de filleuls.



Décès
Fr. José fut torturé et brutallement assassiné par plusieurs individus dans une chambre d'hotel à Athènes, Grèce, la nuit du 31 octobre 1997.
Il avait prévu de rentrer le lendemain au Canada pour célébrer le 15ème anniversaire de l'apparition miraculeuse du myron sur l'icône. L'affaire n'est toujours pas résolue, bien que plusieurs furent suspectés dans ce crime.
L'icône myroblite de Montréal disparu après le meurtre de frère José, et on ne l'a pas revue depuis.
Frère José n'a pas encore été glorifié comme saint par l'Eglise, bien que nombre de miracles ont été rapportés comme ayant eu lieu en son nom, y compris des icônes de frère José qui se sont mises à exsuder du myron.
Un miracle relié à ces événements est la nouvelle icône miraculeuse à Hawaï, copie de l'icône myroblite Iveron de la Mère de Dieu, qui se mit elle-même à exsuder du myron juste avant le 10ème anniversaire du martyre de frère José. L'Icône d'Hawaï est une copie imprimée de l'Icône de Montréal. D'autres copies de l'Icône de Montréal sont devenues myroblites à diverses reprises.



A lire en français (& source de la photo sous le lien):
http://orthodoxologie.blogspot.com/2009/11/12-novembre-2009-frere-joseph-ambroise.html



A lire en anglais :
http://www.stjohndc.org/Russian/munoz/MunozE/e_00_MunozTitle.htm



La Mère de Dieu dans son Jardin : la sainte Montagne de l'Athos
Hyper Aghia Theotoke, presbebai hyper hymas!

24 février 2012

La vénération des icônes (saint Nicolas Velimirovic)


Hymne - la vénération des icônes

Vers quoi donc, en quelque sorte, te prosternes-tu, ô mon Chrétien,

Lorsque toi, ô mon Chrétien, tu vénères les icônes?

C'est devant le Dieu Vivant, le Créateur, que je me prosterne,

De toute mon âme, de tout mon coeur et esprit, je me prosterne devant Lui.

Mortel que je suis, et donc incapable de contempler Sa Face,

Dès lors, c'est devant Son image que je me prosterne.

Que vénères-tu, ô mon Chrétien, avant tant de ferveur

Lorsque tu embrasse l'icône, ô mon Chrétien?

Le Christ Dieu et Sauveur, c'est Lui que j'embrasse,

Le choeur des Anges, les saints et la Mère de Dieu.

Mortel que je suis, et donc incapable de les toucher,

Mais lorsque j'embrasse leurs images, alors mon coeur est en paix.


saint Nicolas Velimirovic
Prologue d'Ochrid

06 juin 2011

Icône miraculeuse à Bruxelles


"dimanche dernier, notre amie Chantal nous parlait de cette Icône qui s'était soudainement mise à exsuder de "l'huile" (myron) parfumée.
Henri Jean nous parlait d'une Icône de saint Eugen Rodionoff (néo-martyr russe) qui a récemment aussi manifesté un tel phénomène
Ce dimanche, ça continuait encore un peu à Bruxelles: on a tous pu voir cette manifestation, comme une "nimbe" humide autour de l'image de la Vierge Marie tenant le Christ. Impressionnant. Le prêtre nous a expliqués, à Sophie et moi, que la semaine dernière, comme ça arrive parfois, plus rien n'allait - chorale en souci, enfants bruyants, etc - et ce signe s'est produit avec l'Icône la moins remarquable de la nef, mais qui est utilisée pour le lutrin lors de chaque "paraclesis" (office de prière), le mercredi
Doxa o Theos imôn!
paroisse des saints Martin de Tours et Silouane l'Athonite - dimanche 5 juin 2011"


source : des paroissiens via Facebook et le prêtre en fin de Liturgie

13 mars 2011

L'honneur rendu aux images saintes (dimanche de l'Orthodoxie - saint Jean Maximovitch, saint Basile, saint Grégoire, etc)



"L'honneur rendu à l'image passe à celui que l'image représente"
saint Basile le Grand, Traité du Saint-Esprit, XVIII 45, P.G. 32, cοl. 149 C



Au 6ème siècle, le pape de Rome, en tant que métropolite pour la Provence, s'adressait à Serenus, évêque de Marseille, qui avait fait enlever les saintes icônes dans ses églises :
"Ce n'est pas sans raison que l'antiquité a permis de peindre dans les églises la vie des saints. Εn défendant d'adorer ces images, vous méritez l'éloge; en les brisant, vous êtes dignes de blâme. Autre chose est d'adorer une image, autre chose d'apprendre par le moyen de l'image à qui doivent aller nos adorations. Οr ce que l'Écriture est pour ceux qui savent lire, l'image l'est pour les illettrés..."
saint Grégoire le Grand, pape de Rome, lettre 1,9 P.L. LXXVII cοl. 949



"Gardant les lois de l'Église observées par nos pères, nous peignons les images, nous les vénérons de notre bouche, de notre coeur, de notre volonté, celles du Christ et de tous les saints. L'honneur et la vénération adressés à l'image remontent au prototype: c'est la doctrine des Pères inspirés de Dieu, c'est celle que nous suivons"
saint Théophane le Marqué, chant 6 du Canon des Matines



"A l'avenir, quiconque enlèvera, anéantira, déshonorera ou insultera les images du Seigneur ou de Sa sainte Mère ou des Apôtres, etc..., ne pourra recevoir le Corps et le Sang du Seigneur et sera exclu de l'Église."
Concile de Rome, 731
Charles-Joseph Hefele & Henri Leclerc, Histoire des Conciles, Letouzey & Ané, Paris 1910, t.III, p. 677


Le Dimanche de l'Orthodoxie
(saint Jean Maximovitch)




Le Grand Carême – tous ses Offices sont unis par une même idée : préparer pour la sainte Pâques, pour aller rencontrer avec un coeur pur le Christ Ressuscité. Pourquoi nous préparons-nous de la sorte? Qu'est donc Pâques? Pâques est un avant-goût de la joie du Paradis! Qu'est donc cette joie? C'est celle de la vision de Dieu et de Sa gloire! L'Église aime la gloire du Seigneur! Lorsqu'elle célèbre la Fête de l'Orthodoxe, elle célèbre la fête du jour du rétablissement de la vénération des Icônes. Une icône est simplement un rappel du Christ, le Dieu-homme sur terre. Les icônes de saints nous rappellent tous ceux qui ont suivi le Christ, qui Lui ont été fidèles et dévoués, et qui ont brûlé d'amour pour Lui. La vénération des saintes Icônes est la vénération de la gloire du Seigneur. Celui qui se réjouit de la gloire de Dieu et de tout ce qui la lui rappelle dans cette vie-ci, s'en réjouira aussi dans la Vie à venir. Celui qui a lutté pour Dieu en cette vie se pressera vers Lui avec joie lorsqu'au Jugement redoutable, il entendra les paroles "Venez à Moi, vous les bénis..."

Tous ceux qui ne savent pas comment se réjouir dans la gloire de Dieu, tous ceux en qui le Royaume divin et ses règles provoquent un état de non-joie, ceux qui aiment le faste et l'apparence, ceux qui n'aiment pas la Lumière, ceux-là ne répondront pas à ce "Venez à Moi." Ils reculeront indignés, sans joie, dans la jalousie et la colère envers l'humble et le doux qui iront vers la Lumière, celle de Dieu Lui-même, Qu'ils vont commencer à blamer pour être dans leur état. Ils vont même se détruire d'eux-même, car ils ne voudront pas reconnaître leur faute. Un tel état est une véritable souffrance. L'Hadès ("enfer") n'est pas un lieu, un endroit, mais un état de l'âme. Cela commence ici, sur terre. De même, le Paradis commence dans l'âme d'un homme ici dans la vie terrestre. Ici nous sommes déjà en contact avec le divin, au jour de la Radieuse Résurrection, et lorsque nous recevons dignement la sainte Communion. Il est nécessaire de se préparer pour la confession : toute écharde doit être enlevée, car s'il en subsiste quoi que ce soit, l'infection commencera. Il est nécessaire de prier pour la repentance, et pour la joie de la purification, de sorte qu'un rayon de lumière puisse toucher notre âme, et elle en viendra à aimer la Lumière.. Il est nécessaire de prier pour rencontrer avec un coeur pur le Christ Ressuscité, afin de goûter au moins un tout petit peu à la joie du Royaume des Cieux.
Jean, archevêque de Bruxelles, Shangai & San Francisco, 7/20 mars 1954


dimanche de l orthodoxie

les familles apportent à l'église une de leurs icônes - ici des enfants qui posent avec l'icône devant l'iconostase d'une paroisse antiochienne, aux USA
A l'origine, après la crise iconoclaste qui avait écrasé l'Orient chrétien 2 siècles durant, cette procession des icônes familiales ce dimanche précis avait une fonction essentielle : veiller à l'orthodoxie des icônes utilisées à domicile. Car tout le monde n'étant pas théologien, le pasteur a(vait) le devoir sacré de veiller à ce que les fidèles n'apprennent pas n'importe quoi et n'importe comment. Quand on voit ce que certains fidèles annoncent fièrement de nos jours avoir comme "icône" à domicile, voire déclarent avoir peint / écrit, on comprend mieux à quel point, plus que jamais, connaissant le rôle pédagogique et spirituel de l'icône, cela est grandement nécessaire..


31 janvier 2009

La Panagia de Jérusalem, vénérée par le p. Païssios l'Athonite


grâce à notre ami organisateur Roland, lors du pèlerinage au Mont Athos d'octobre 2008, j'ai eu le privilège et l'immense bonheur de pouvoir visiter la cellule du p. Païssios. Et mieux encore, vénérer le lainage qu'il portait, voir les Icônes qu'il avait accrochées près de sa place dans la chapelle (dont celle son amie céleste, sainte Euphémie), et... la "Ierosolymitissa," cette Icône de la Mère de Dieu "de Jérusalem," qu'il vénérait particulièrement et avait rajoutée à l'iconostase. Et surprise lors du dernier endroit visité le dernier jour du voyage, à Thessaloniki, la basilique Agios Dimitrios : à l'entrée à droite, c'est cette même Icône majestueuse qui acceuille le fidèle et le pèlerin.

Panagia Ierosolymitissa
Παναγία Ιεροσολυμίτισσα

http://orthodoxwiki.org/Panagia_Ierosolymitissa


La Panagia Ierosolymitissa (grec Ιεροσολυμίτισσα – très sainte Mère de Dieu de Jérusalem) est une Icône très populaire de la Théotokos, car elle est exposée au dessus de la tombe vide de la Mère de Dieu à son sépulcre, à Gethsemani, bénissant les innombrables pèlerins qui visitent la Terre Sainte de Jérusalem. La tombe sous-terraine de la Vierge Marie se trouve dans la vallée du Cédron, au pied du Mont des Oliviers, où le Sauveur pria si souvent avec Ses disciples. Elle est attribuée à la Théotokos puisqu'on croit que les Apôtres se sont rassemblés en ce lieu et y ont enterré le tout pur corps de la Mère de Dieu. Son Icône demeure ici comme une infinie source de bénédictions pour tous les Chrétiens, célébrée (ou vénérée) sous le nom de "Panagia Ierosolimitissa."

L'église
Depuis 1757, l'entièreté du site appartient au patriarcat de Jérusalem. Il est partagé avec l'église arménienne et diverses autres communautés ecclésiales ont des droits mineurs sur le site, comme l'église copte, l'église syriaque et d'autres. Des sources extérieures à l'Église mettent en doute l'authenticité du site.

Histoire de l'Icône
D'après la sainte Tradition, cette Icône miraculeuse fut peinte suite à la révélation de la sainte Théotokos à une moniale appelée Tatiana, du saint monastère de sainte Marie Madeleine, vers 1870. Voici comment cela nous a été rapporté :
En 1870 vivait là une moniale iconographe appelée Tatiana. Une nuit, une femme lui apparût en songe, lui disant, "soeur Tatiana, je viens pour que tu puisses me peindre." Tatiana répondit "qu'il en soit ainsi, bienheureuse soeur; cependant, je ne suis qu'une iconographe, pas une peintre." La femme répondit : "fort bien, tu devrais me représenter en faisant appel à ton style iconographique." Soeur Tatiana fut fâchée de l'audace de la réponse de la femme et dit "je n'ai pas de planche de bois pour ça."
Obéissant cependant à sa mystérieuse visiteuse, la soeur commença son iconographie. Soeur Tatiana jeta un coup d'oeil vers sa visiteuse et elle la vit être transfigurée devant elle. Le manteau devint doré et sa face brillait intensément. Ce changement dans l'apparence de la femme fit peur à Tatiana, mais la femme lui dit : "Ô bienheureuse Tatiana, tu es la seule personne, après les Apôtres et l'Évangéliste Luc, qui a cette opportunité de peindre à nouveau une Icône de moi." Soeur Tatiana réalisa alors qu'elle était en présence de notre très sainte Mère la Théotokos. Apeurée, elle se réveilla de son songe.
Elle partit aussitôt informer l'higoumèna de la vision, racontant dans le détail. La mère ne crût pas l'histoire, mais lui dit de retourner se coucher, et que le lendemain, avec sa bénédiction, elle pourrait peindre une Icône de la Panagia.
Obéissante, Tatiana retourna à sa cellule, et avant d'en pousser la porte, elle remarqua une grande lumière irradiant à travers la porte. Elle se hâta de retourner chez l'higoumèna, de la ramener à sa cellule afin qu'elle constate elle aussi et comprenne qu'il n'y avait pas invention. Elles revinrent donc ensemble à la cellule de Tatiana. A l'intérieur, elles sentirent un merveilleux parfum, tout céleste, et la lumière était si forte que ce n'est qu'alors qu'elles réalisèrent que parfum et lumière provenaient d'une Icône de la Vierge Marie.
Cette apparition mystérieuse et miraculeuse de l'Icône choqua les soeurs, mais notre sainte Mère la Théotokos apparu à nouveau à Tatiana et lui dit : "A présent, ramène-moi à ma maison à Getsemani, près de Jérusalem." C'est ce que l'abatissa et la soeur firent ensuite.
En iconographie, on appelle ce phénomène "acheiropoeito", en grec "une image non-peinte de main humaine," et elle se trouve à présent exactement là où la Panagia voulait qu'elle soit, dans sa "maison," le lieu de son repos final près de sa sainte tombe à Getsémani. Le nom "Ierosolymitissa" a été adopté depuis lors, car signifiant "très sainte Mère de Jérusalem," et cette Icône est particulièrement miraculeuse.
En janvier 2000, l'Icône fut envoyée par avion de Getsémani jusqu'à la région métropolitaine de Kitiou, afin de célébrer les 2000 ans depuis la Nativité du Christ. Cette procession officielle a eu lieu l'après-midi à l'église métropolitaine de Sotiros.

Pâques de la Théotokos
En l'honneur de la "Pâques de la Théotokos" (un autre nom pour la Dormition), une ancienne tradition est préservée à Jérusalem, répétant la procession de la croix avec le linceul de la Théotokos, qui porte une Icône à double-face et un couvercle d'argent. Ce linceul est conservé tout au long de l'année à Getsémani, juste en face de l'église de la Résurrection du Christ. Et ce n'est que pendant la période de la Dormition que ce linceul miraculeux est placé sous un baldaquin spécial au Sépulcre de la Mère de Dieu. Les fidèles le vénèrent en passant à genoux sous le baldaquin.

14 décembre 2008

La Mère de Dieu veille sur la moisson et les récoltes (Icône d'Optina)

http://thehandmaid.wordpress.com/2008/10/15/a-helper-for-the-acquiring-of-their-daily-bread/


L'Icône de la Mère de Dieu "qui multiplie la moisson" a été peinte avec la bénédiction de l'Ancien saint Ambroise du monastère de la Visitation, dans le désert d'Optina, saint fêté le 10 octobre. Saint Ambroise, grand ascète russe du 19ème siècle, avait une ardente confiance envers la Mère de Dieu, comme un enfant pour sa mère. En particulier, il vénérait toutes les Fêtes de la Mère de Dieu, et ces jours-là, il redoublait de prière. Avec l'Icône "qui multiplie la moisson," saint Ambroise bénit le couvent féminin de Shamordino, fondé en l'honneur de l'Icône Kazanskaïa de la Mère de Dieu, couvent qu'il avait fondé non loin du monastère d'Optina.

Sur cette Icône, la Mère de Dieu est dépeinte assise sur les nuages, et ses mains sont étendues en signe de bénédiction. En dessous d'elle, on trouve un champ, et au milieu de ses herbes et fleurs, on trouve des gerbes de seigle liées. L'Ancien Ambroise décréta lui-même le jour de célébration, 15 octobre, et nomma l'Icône "multiplie la moisson," indiquant par cela que la très sainte Théotokos "aide le peuple dans ses labeurs pour acquérir son pain quotidien."

Avant son bienheureux repos, saint Ambroise commanda nombre de copies de cette Icône et les fit envoyer à ses enfants spirituels. Pour l'Acathiste à cette Icône, l'ancien composa une réponse particulière : "Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi! Accorde-nous, indignes que nous sommes, la rosée de ta grâce et fais-nous voir ta miséricorde!"

Les funérailles de saint Ambroise eurent lieu le 15 octobre, jour de la fête de l'Icône. Le premier miracle de cette sainte Icône fut constaté en 1891, lorsqu'à travers toute la Russie la famine régnait à cause de mauvaises récoltes. Cependant, dans le district de Kaluga, et dans les champs du monastère de Shamordino, la récolte fut bonne. En 1892, déjà après le décès de saint Ambroise, son desservant de cellule Jean Cherepanov envoya une copie au couvent féminin de Pyatnitsa, dans le district de Voronezh. Dans cette région, sécheresse et famine menaçaient, mais peu après qu'un Office d'intercession (moleben / paraklisis) ait été célébré devant l'Icône "multiplie la moisson," la pluie tomba et la sécheresse cessa
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17 novembre 2008

Saint Gennadios de Vatopedi et l'Icône Elaiovrytissa de la Mère de Dieu

Le monastère de Vatopedi, sur la sainte montagne de l'Athos, a certes été le "creuset spirituel" pour saint Savas de Serbie, saint Grégoire Palamas ou saint Maxime le Grec, pour citer 3 noms célèbres, il a aussi été celui de saints plus discrets et pourtant aussi importants aux yeux de Dieu et pour nous aider à vivre en confiance en la Providence divine. Nous en fêtons un ce jour. Grand merci à Pieter pour le rappel par SMS, sinon j'oubliais.. plongé que j'étais dans le livre sur la vie du monastère de .. Vatopedi.. ça ne s'invente pas :-)

Saint Gennadios de Vatopedi
http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=103320



Saint Gennadios était le "dochiaris" (cellérier) du monastère de Vatopedi, sur le Mont Athos, au 14ème siècle, et il était donc en charge des approvisionnements. Lorsque l'huile commença à manquer, il essaya d'économiser ce qui en restait et de la réserver aux besoin liturgiques. Le responsable de la cuisine alla s'en plaindre auprès de l'higoumène, disant qu'il n'avait plus d'huile pour préparer les repas. L'higoumène ordonna à saint Gennadios de placer toute sa confiance dans la Mère de Dieu, et de donner toute l'huile nécessaire pour les besoins du monastère.
Un des jours suivant, saint Gennadios partit pour le cellier, et il découvrit la citerne débordante d'huile, qui coulait sur le sol jusqu'à la porte. Ce miracle fut attribué à la très sainte Théotokos et à son Icône Elaiovrytissa qui se trouvait à côté. Depuis lors, l'Icône pend dans le cellier, et elle émet un ineffable parfum.
L'Icône Elaiovrytissa ("débordante d'huile") de la très sainte Mère de Dieu est commémorée le Vendredi Radieux.

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Icône Elaiovrytissa de la Mère de Dieu
http://www.mountathos.gr/active.aspx?mode=en%7B1317b7b0-78b9-4960-9596-3ca8cd3aedcb%7DView

Cette Icône se trouve dans le "docheion" (cellier, pour huile et vin) du monastère. [...] Son autre nom, c'est la "Docheiarissa."

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Ce sont 2 antiques sarcophages qui servent de citerne pour l'huile. L'un porte l'inscription "de Dionysios," et l'autre, daté de l'an 321 après Jésus-Christ, "de Germanos Heraklas."

La façade actuelle a été réalisée sur commande de l'higoumène Théophanis, en 1627, le restant étant plus ancien. Le docheion a été restauré en 2005 grâce à l'aide de la Catalogne – avant sa chute, la péninsule Ibérique était Orthodoxe.. une telle aide annoncerait-elle enfin un début de bienheureuses relevailles?


Le hiéromoine Irénée, qui nous a reçu de longues heures pendant le récent pèlerinage au Mont Athos, célèbre très souvent dans le docheion. Les 2 fois où j'ai pu assister à l'Office, il était assisté d'un vieux moine perclus d'arthrose, qui lançait les réponses de l'Office comme un cri sorti du coeur avec la douleur. Et d'un autre vieux moine qui se pliait en deux pour servir de lutrin où poser le saint Évangile. Impressionnant à vivre, une vraie grâce.



(cette photo-ci provient de Wikipedia, les autres sont "stmaterne")

06 décembre 2007

Le visage de saint Nicolas de Myre - science & Icônes

http://southern-orthodoxy.blogspot.com/2007/12/face-of-santa.htmlEn 2005, j'ai reçu la note suivante d'un lecteur:

 


"J'ai trouvé ceci (montré sur Discovery Channel) le jour de Noël. Il y avait un récit très intéressant à propos de sa vie et comment ses reliques avaient voyagé. Ensuite, utilisant les reliques, ils avaient reconstitué son visage, utilisant la technique de la science médico-légale."

Ce que j'en pense?

Hé bien je vais vous montrer ce que j'en pense. Les scientifiques feraient mieux de toujours d'abord s'adresser aux Orthodoxes – cela épargnerait du temps, de l'effort et de l'argent :

Icône de saint Nicolas, 10-11ème siècle, Walters Art Museum.

p. Joseph

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L'Icône de saint Nicolas
http://www.thewalters.org/works_of_art/itemdetails.aspx?aid=143
Description: Encadré par de rameaux de vigne, saint Nicolas tient l'Évangéliaire dans sa main gauche, recouverte de sa manche (un signe de respect), et élève sa main droite en signe de bénédiction. Ce carreau de céramique est une des plus belles pièces de la collection Walters, qui comporte quelque 1.000 fragments, le plus grand nombre que l'on trouve hors d'Istanbul, Turquie. Bien que d'origine inconnue, on en connaît d'autres semblables qui ont été réalisés à Constantinople. Les céramiques étaient plus que probablement attachés au mur de l'église, faisant partie d'un ornement qui comportait des saints et des éléments décoratifs (non-iconiques).
Artiste: Byzantin
Création: vers l'An Mil
Support: céramique vitrifiée
Dimensions: 16,7 x 16,4 x 0,8 cm
Culture: Orthodoxe
Période: Byzantine
Provenance: Marché de l'art, Istanbul; Robert Hecht, 1956; Walters Art Gallery, Baltimore, 1956, par acquisition et don partiel.