"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
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03 novembre 2018
Efforçons-nous de ne pas juger (st Païssios)
Ne jugeons jamais. Lorsque nous voyons quelqu'un commettre un péché, prions, et demandons à Dieu de lui pardonner. Si nous jugeons les fautes des autres, cela signifie que notre vision spirituelle n'est pas encore purifiée.
Saint Païssios l'Athonite
20 décembre 2016
Juger c'est déplaire à Dieu (saint Gabriel)
Si je commence à vous juger et considérer que je suis meilleur que vous, je vais être abominable devant le Seigneur.
Saint Gabriel de Samtavro
If I start judging you and consider that I am better than you, I'll be abominable before the Lord.
St Gabriel of Samtavro
Saint Gabriel de Samtavro
If I start judging you and consider that I am better than you, I'll be abominable before the Lord.
St Gabriel of Samtavro
08 décembre 2016
Comment avancer dans la vie spirituelle (bx Seraphim Rose)
Ne critiquez ni ne jugez les autres. Regardez les comme si chacun était un ange, justifiant leurs erreurs et leurs faiblesses, et ne condamnant que vous-même comme étant le pire des pécheurs. Telle est la toute première étape pour n'importe quelle sorte de vie spirituelle.
Staretz Seraphim Rose
01 juin 2016
Ne voir que le bien chez autrui (p. Tryphon, Eorhf)
Saint Païssios de la sainte Montagne disait qu'il y avait 2 sortes de gens. Ceux du type "abeille", et ceux du type "mouche". Les abeilles sont attirées par les fleurs et les bonnes odeurs, tandis que les mouches ne sont attirées que par la saleté et la puanteur. Demandez à une abeille où trouver de la puanteur, elle vous demandera "c'est quoi, la puanteur?" Demandez à une mouche où se trouve le bon parfun, et elle vous demandera "c'est quoi, le bon parfum?" L'abeille ne connaît que la douceur et le bien, tandis que la mouche ne connais que la puanteur et la saleté.
Examinant notre vie, nous devons décider si nous serons une abeille ou une mouche. Jugeons-nous notre prochain, et donc cherchons-nous la puanteur et la saleté, ou ne voyons-nous que le bien chez autrui, et la puanteur en nous-mêmes?
Dans l'amour du Christ,
Higoumène Tryphon
Photos: Bénédiction des ruchers, à la fin de l'atelier de permaculture
Examinant notre vie, nous devons décider si nous serons une abeille ou une mouche. Jugeons-nous notre prochain, et donc cherchons-nous la puanteur et la saleté, ou ne voyons-nous que le bien chez autrui, et la puanteur en nous-mêmes?
Dans l'amour du Christ,
Higoumène Tryphon
Photos: Bénédiction des ruchers, à la fin de l'atelier de permaculture
28 janvier 2016
Sur le jugement des hommes (poème de saint Ephrem le Syrien)
Si quelqu'un s'adonne à des livres et des lectures, ils diront de
lui qu'il est un homme livresque et de littérature !
S'il cherche la science avec assiduité, ils le diront fureteur de secrets.
S'il est actif et dynamique, il sera attaqué par la jalousie et la
malice.
Si c'est lui qui porte la responsabilité, il sera la cible de leurs
flèches.
S'il est simple et humble, ils le jugeront ignorant et naïf.
S'il est ardent dans quelque désir, ils le diront homme
obstiné et dangereux.
S'il se montre indulgent et patient, ils diront qu'il est imbécile
et stupide.
S'il aime fréquenter quelqu'un, ils l'appelleront libertin et
dévergondé.
S'il ne fréquente personne, c'est un misanthrope, il a la
société en dégoût
S'il est frugal et qu'il jeûne, il est fourbe et hypocrite.
S'il soigne sa table et manifeste son plaisir, c'est un gourmand et
un jouisseur.
S'il s'abstient de manger, c'est un difficile et orgueilleux.
Bienheureux est celui qui s'éloigne du monde et de ses malices.
Bienheureux est celui qui considère ses défauts et ses fautes, et
s'assied pour pleurer sa vie.
Notice bibliographique sur saint Ephrem
Diverses notices sur les auteurs syriaques en général (pas uniquement Orthodoxes)
15 novembre 2015
Ne pas voir le bien chez autrui, maladie de notre siècle (saint Joseph l'hésychaste)
Qui a vaincu le malin? Celui qui connaît ses propres faiblesses, passions et manquements. Celui qui a peur de se connaître lui-même reste loin de la connaissance, et il n'aime rien d'autre que de voir les fautes chez les autres, et les juger. Il ne voit pas les qualités chez les autres, rien que les manquements. Et il ne voit pas ses propres manquements, que ses qualités. Ceci est la véritable maladie qui nous afflige, nous les gens de ce millénaire : nous ne parvenons pas à reconnaître les qualités d'autrui.
Quelqu'un peut en manquer de beaucoup, mais nombre de personnes prises ensemble ont alors tout. Ce que l'une manque, l'autre l'a. Si nous le reconnaissions, alors nous ferions un grand acte d'humilité, car Dieu, Qui a donné tant de choses aux hommes de diverses manières et voulu cette inégalité dans toutes Ses créatures, est alors honoré et glorifié. Et non pas comme le disent les incroyants, qui s'efforcent d'apporter de l'égalité en bouleversant la divine Création. Dieu a tout créé avec sagesse.
Saint Joseph l'Hésychaste
Who has conquered the devil? He who knows his own weaknesses, passions, and shortcomings. Whoever is afraid of knowing himself remains far from knowledge, and he doesn’t love anything else except seeing faults in others and judging them. He doesn’t see gifts in other people, but only shortcomings. And he doesn’t see his own shortcomings, but only his gifts. This is truly the sickness that plagues us men of the eighth millennium: we fail to recognize other’s gifts. One person may lack many things, but many people together have everything. What one person lacks, another person has. If we acknowledged this, we would have a great deal of humility, because God, Who adorned men in many ways and showed inequality in all His creations, is honored and glorified; not as the unbelievers say, who toil trying to bring equality by overturning the divine creation. God made all things in wisdom.
Elder Joseph the Hesychast
Quelqu'un peut en manquer de beaucoup, mais nombre de personnes prises ensemble ont alors tout. Ce que l'une manque, l'autre l'a. Si nous le reconnaissions, alors nous ferions un grand acte d'humilité, car Dieu, Qui a donné tant de choses aux hommes de diverses manières et voulu cette inégalité dans toutes Ses créatures, est alors honoré et glorifié. Et non pas comme le disent les incroyants, qui s'efforcent d'apporter de l'égalité en bouleversant la divine Création. Dieu a tout créé avec sagesse.
Saint Joseph l'Hésychaste
Who has conquered the devil? He who knows his own weaknesses, passions, and shortcomings. Whoever is afraid of knowing himself remains far from knowledge, and he doesn’t love anything else except seeing faults in others and judging them. He doesn’t see gifts in other people, but only shortcomings. And he doesn’t see his own shortcomings, but only his gifts. This is truly the sickness that plagues us men of the eighth millennium: we fail to recognize other’s gifts. One person may lack many things, but many people together have everything. What one person lacks, another person has. If we acknowledged this, we would have a great deal of humility, because God, Who adorned men in many ways and showed inequality in all His creations, is honored and glorified; not as the unbelievers say, who toil trying to bring equality by overturning the divine creation. God made all things in wisdom.
Elder Joseph the Hesychast
10 août 2015
Mieux vaut ne jamais juger son prochain! (p. Sophrony)
Il vaut mieux ne pas juger.
Vivre dans la crainte de Dieu, ça signifie avoir peur de juger autrui d'une manière pécheresse, et non pas comme Dieu le jugerait.
Père Sophrony de Maldon
Vivre dans la crainte de Dieu, ça signifie avoir peur de juger autrui d'une manière pécheresse, et non pas comme Dieu le jugerait.
Père Sophrony de Maldon
06 mars 2015
Juger son prochain sans même en connaître le coeur, c'est se condamner soi-même (saint Dorotheos de Gaza)
L'homme ne peut donc rien connaître des jugements de Dieu. Car Dieu est seul à tout comprendre et à pouvoir juger les affaires de chacun selon Sa science unique. En réalité, il arrive qu'un frère fasse dans la simplicité (de son coeur) une action qui plaise à Dieu plus que toute ta vie, et toi, tu t'établis son juge et blesses ainsi ton âme? S'il lui arrive de succomber, d'où pourrais-tu savoir combien de combats il a livrés et combien de fois il a versé son sang avant de faire le mal? Peut-être sa faute est-elle comptée auprès de Dieu comme une oeuvre de justice, car Dieu voit sa peine et le tourment qu'il a enduré auparavant, Il a pitié de lui et lui pardonne. Dieu a pitié de lui, et toi, tu le condamnes pour la perte de ton âme! Et comment pourrais-tu connaître toutes les larmes qu'il a versées par sa faute en présence de Dieu? Toi, tu as vu le péché, mais tu ne connais pas le repentir.
Parfois, non seulement nous jugeons, mais encore nous méprisons. En effet, comme je l'ai dit, une chose est de juger, l'autre est de mépriser. Il y a mépris lorsque non content de juger le prochain, on l'exècre, on l'a en horreur comme une chose abominable, ce qui est pire et bien plus funeste.
Saint Dorotheos de Gaza, Instructions Spirituelles 6,74
Sources Chrétiennes n°92
A man can know nothing about the judgments of God. He alone is the one who takes account of all and is able to judge the hearts of each one of us, as He alone is our Master. Truly it happens that a man may do a certain thing which seems to be wrong out of simplicity, and there may be something about it which makes more amends to God than your whole life; how are you going to sit in judgment and constrict your own soul? And should it happen that he has fallen away, how do you know how much and how well he fought; how much blood he sweated before he did it? Perhaps so little fault can be found in him that God can look on his action as if it were just, for God looks on his labor and all the struggle he had before he did it, and has pity on him. And do you know this, and what God has spared him for? Are you going to condemn him for this and ruin your own soul? And how do you know what tears he has shed about it before God? You may well know about the sin but do you not know about the repentance?
But there are times when we not only condemn but also despise a man; for it is one thing to condemn and quite another to despise, as I have said. Contempt adds to condemnation the desire to set someone at nought—as if the neighbor were a bad smell which has to be got rid of as something disgusting, and this is worse than rash judgment and exceedingly destructive.”
St. Dorotheos of Gaza, Discourses and Sayings
Parfois, non seulement nous jugeons, mais encore nous méprisons. En effet, comme je l'ai dit, une chose est de juger, l'autre est de mépriser. Il y a mépris lorsque non content de juger le prochain, on l'exècre, on l'a en horreur comme une chose abominable, ce qui est pire et bien plus funeste.
Saint Dorotheos de Gaza, Instructions Spirituelles 6,74
Sources Chrétiennes n°92
A man can know nothing about the judgments of God. He alone is the one who takes account of all and is able to judge the hearts of each one of us, as He alone is our Master. Truly it happens that a man may do a certain thing which seems to be wrong out of simplicity, and there may be something about it which makes more amends to God than your whole life; how are you going to sit in judgment and constrict your own soul? And should it happen that he has fallen away, how do you know how much and how well he fought; how much blood he sweated before he did it? Perhaps so little fault can be found in him that God can look on his action as if it were just, for God looks on his labor and all the struggle he had before he did it, and has pity on him. And do you know this, and what God has spared him for? Are you going to condemn him for this and ruin your own soul? And how do you know what tears he has shed about it before God? You may well know about the sin but do you not know about the repentance?
But there are times when we not only condemn but also despise a man; for it is one thing to condemn and quite another to despise, as I have said. Contempt adds to condemnation the desire to set someone at nought—as if the neighbor were a bad smell which has to be got rid of as something disgusting, and this is worse than rash judgment and exceedingly destructive.”
St. Dorotheos of Gaza, Discourses and Sayings
14 août 2014
L'attitude intérieure de l'âme (st Nicetas Stetathos)
La nature des choses est jugée par l'attitude intérieure de l'âme. C'est-à-dire que l'on fonde et prononce des jugements depuis notre position. Celui en qui la prière et l'amour sont réels ne verra pas de dichotomie dans les choses; il ne séparera pas le saint du pécheur, et ne jugera pas, mais les aimera tous également, comme Dieu le fait, Qui fait rayonner le soleil et tomber la pluie de la même manière sur le juste et sur l'injuste.
Saint Nicetas Stethatos, Philocalie, cité dans "Le récit du pélerin russe"
The nature of things is judged by the inner attitude of the soul; that is, one infers and makes judgments from where he is. He in whom prayer and love are real does not see dichotomy in things; he does not separate the saint from the sinner and does not judge but loves all equally, as God does, who makes the sun to shine and the rain to fall on the just and unjust alike."
St Nicetas Stethatos (The Philokalia)
Saint Nicetas Stethatos, Philocalie, cité dans "Le récit du pélerin russe"
The nature of things is judged by the inner attitude of the soul; that is, one infers and makes judgments from where he is. He in whom prayer and love are real does not see dichotomy in things; he does not separate the saint from the sinner and does not judge but loves all equally, as God does, who makes the sun to shine and the rain to fall on the just and unjust alike."
St Nicetas Stethatos (The Philokalia)
20 juillet 2014
Comment vous débarrasser du jugement d'autrui (p. Sergei Pravdolubov)
Si vous avez la pécheresse habitude de juger votre prochain, alors à chaque fois que vous jugez quelqu'un, faites 3 prosternations ce jour avec la prière suivante : "Ô Seigneur, sauve cette personne et aie pitié d'elle, et par ses prières, aie pitié de moi, pécheur". Faites-le à chaque fois que vous jugez quelqu'un. Si vous agissez de la sorte, Dieu verra votre sincérité et vous délivrera pour toujours de cette habitude pécheresse. Et si vous cessez ainsi de juger autrui, Dieu ne vous jugera pas non plus. Vous recevrez même le Salut en agissant de la sorte.
P. Sergei Pravdolubov
"Ne jugez pas les autres rien que parce qu'ils pèchent différemment de vous"
If you have the sinful habit of judging your neighbor, then whenever you judge someone make three prostrations that day with this prayer: "Save, O Lord, and have mercy on him (whom I have judged) and by his prayers, have mercy on me, a sinner." Do this every time you judge someone. If you do this, God will see your sincerity and will deliver you from this sinful habit forever. And if you never judge anyone, then God will never judge you. In this way you will even receive salvation.
Father Sergei Pravdolubov
P. Sergei Pravdolubov
"Ne jugez pas les autres rien que parce qu'ils pèchent différemment de vous"
If you have the sinful habit of judging your neighbor, then whenever you judge someone make three prostrations that day with this prayer: "Save, O Lord, and have mercy on him (whom I have judged) and by his prayers, have mercy on me, a sinner." Do this every time you judge someone. If you do this, God will see your sincerity and will deliver you from this sinful habit forever. And if you never judge anyone, then God will never judge you. In this way you will even receive salvation.
Father Sergei Pravdolubov
16 mars 2014
Comment ne pas juger son prochain (p. Païssios)
"Je vois souvent et je juge les manquements et les erreurs des autres"
"Sais-tu de quelle maladie il s'agit?"
"Non"
"C'est pour cela que tu vois les maladies des autres.
Si tu connaissais ta propre maladie, tu ne connaîtrais pas la maladie des autres.
Je ne dis pas que tu ne dois pas te sentir concerné par leurs peines et leurs souffrances, mais tu ne doit pas te préoccuper de leurs fautes.
Si une personne ne se soucie pas de son "moi", le démon tentateur va la pousser à se soucier des fautes des autres. Si nous travaillons sur nous-mêmes, alors nous apprendrons à nous connaître, et à connaître les autres aussi. Autrement, nous jugeons les autres sur base de présomptions erronées que nous faisons à propos de nous-mêmes.
Conversation avec l'ancien Païssios
Lettres Vol3 "Lutte spirituelle"
"I often see and judge the failings and defects of others".
"Do you know what your illness is?"
"No"
"That's why you know the illness of others.
If you knew your own illness,you wouldn't know the illness of others.
I am not saying you shouldn't be concerned with their pain and suffering,but you mustn't preoccupy yourself with their faults.
If a person is not concerned with his self,the tempter devil will lead him to be concerned with other people's faults.
If we work on ourselves,then we know ourselves and come to know others as well. Otherwise,we judge others by wrong assumptions we make about ourselves."
Conversation with Elder Paisios
Spiritual Counsels Vol3 "Spiritual Struggle"
"Sais-tu de quelle maladie il s'agit?"
"Non"
"C'est pour cela que tu vois les maladies des autres.
Si tu connaissais ta propre maladie, tu ne connaîtrais pas la maladie des autres.
Je ne dis pas que tu ne dois pas te sentir concerné par leurs peines et leurs souffrances, mais tu ne doit pas te préoccuper de leurs fautes.
Si une personne ne se soucie pas de son "moi", le démon tentateur va la pousser à se soucier des fautes des autres. Si nous travaillons sur nous-mêmes, alors nous apprendrons à nous connaître, et à connaître les autres aussi. Autrement, nous jugeons les autres sur base de présomptions erronées que nous faisons à propos de nous-mêmes.
Conversation avec l'ancien Païssios
Lettres Vol3 "Lutte spirituelle"
"I often see and judge the failings and defects of others".
"Do you know what your illness is?"
"No"
"That's why you know the illness of others.
If you knew your own illness,you wouldn't know the illness of others.
I am not saying you shouldn't be concerned with their pain and suffering,but you mustn't preoccupy yourself with their faults.
If a person is not concerned with his self,the tempter devil will lead him to be concerned with other people's faults.
If we work on ourselves,then we know ourselves and come to know others as well. Otherwise,we judge others by wrong assumptions we make about ourselves."
Conversation with Elder Paisios
Spiritual Counsels Vol3 "Spiritual Struggle"
01 janvier 2014
Ouvrir grandes les portes de l'Église, ne repousser personne pour son apparence (p. Tryphon, EORHF)
Pour bien commencer l'année civile, une autre bonne intention : aimer son prochain _aussi_ dans l'église, peu importe qui il est et comment il est "fringué" etc.. Alors que le Seigneur a promis ceci, "voici, J’ai ouvert devant toi une porte que nul ne peut fermer" (Apoc. 3,8), bien souvent, trop souvent, en effet, la tenue, l'origine ethnique ou culturelle ou linguistique voire même sociale (si! si!) est reprochée. Rarement ouvertement mais on fait facilement sentir à la personne qu'elle n'est pas la bienvenue car "pas conforme aux normes paroissiales".. Si le Christ Dieu avait dû agir de la sorte, aucun Publicain et aucune prostituée ne nous aurait précédé dans le Royaume. Or Lui-même nous l'affirme à nous les pharisiens modernes, ils nous précèdent, eux les pécheurs... Si nous continuons à nous soucier des "pierres mortes" (les "coutumes" et "normes"), à la fin nous n'aurons plus de "pierres vivantes" (les fidèles) pour occuper nos églises, et voilà ce qui nous attend...
Merci au p. Tryphon pour cette belle réflexion sur le besoin d'être vraiment accueillants :
Ouvrir grandes les portes de l'Église
C'est un sujet de discussion qui a été débattu par le clergé de notre diocèse, à savoir s'il était convenable de laisser un homme participer aux offices alors que porteur d'une boucle d'oreille. Pour moi, le point est qu'il fallait qu'il se sente suffisamment bienvenu pour vouloir être à l'église, ça c'est le point de départ. Exiger qu'il enlève ses boucles d'oreille serait contre-productif, car les modes ne cessent de changer, et à moins que ça ne provoque une distraction pour les autres fidèles, l'Église a besoin de s'accomoder des variations de mode & style.
Il y avait une coutume parmi les Cosaques de porter des boucles d'oreilles même lorsque militaires, c'était une manière de faire savoir aux officiers si le soldat était le fils unique de sa mère, ou même le dernier mâle de sa famille. S'il en portait une à l'oreille gauche, il était fils unique de sa mère, mais si c'était à l'oreille droite, il était le dernier mâle de sa famille, ou le fils unique de ses parents. Une à chaque oreille voulait dire qu'il était le seul mâle de sa lignée familiale. Par tradition cosaque, le chef ou capitaine était alors obligé de protéger un tel homme et n'avait pas le droit de placer ce soldat en situation périlleuse ni de l'envoyer à une mort certaine au combat.
La mode c'est la mode, c'est quelque chose qui est intrinsèquement fluctuant. Ma propre génération était la première à porter des longs cheveux en plus d'un siècle - oui, j'ai été hippie - et on portait des pantalons "pattes d'éléphant", des chemises amples et des colliers de grosses perles. La jeunesse a toujours expérimenté son propre style de mode en fonction de sa génération. Bien que le prêtre aie le devoir de demander à ceux qui participent aux offices d'être vêtus avec modestie, afin de ne pas distraire les autres, il ne devrait pas se permettre de mettre son goût en avant pour être une barrière empêchant certains de participer à l'église.
Les statistiques démontrent que nos jeunes quittent l'Église, alors voulons-nous vraiment rendre leur départ plus facile, en leur imposant des exigences qui ne sont, finalement, pas importantes. J'ai travaillé avec la jeunesse toute ma vie adulte, et ils m'acceptent (à la fois quand ils viennent au monastère et quand je visite des campus universitaires) parce qu'ils sentent que je les accepte TELS QU'ILS SONT.
Un jour, j'ai rencontré un moine dont le cou et les mains étaient couverts de tatouages représentant des fils barbelés. Il vit à présent dans la repentance monastique parce qu'au cours de son cheminement, il avait finit par se sentir bienvenu dans une église. Lorsque je l'ai rencontré, je lui ai dit qu'il serait un grand exemple pour les autres jeunes, car la porte de la repentance est ouverte à tous.
Ce grand staretz qu'est l'archimandrite Sophrony, du monastère Saint John the Baptist à Maldon, Essex, Angleterre, un jour vint saluer la fille d'un moine qui était en visite, il le fit avec tant de joie et de douceur, alors que ses cheveux était en forme de grande crète d'Iroquois toute rouge. Dans sa profonde relation à Dieu, l'ancien connaissait l'importance d'aimer tout le monde, et de veiller à ce que chaque visiteur de son monastère expérimente l'amour du Christ.
Nous devons aimer tout le monde dans l'Église, TELS QU'ILS SONT.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
Merci au p. Tryphon pour cette belle réflexion sur le besoin d'être vraiment accueillants :
C'est un sujet de discussion qui a été débattu par le clergé de notre diocèse, à savoir s'il était convenable de laisser un homme participer aux offices alors que porteur d'une boucle d'oreille. Pour moi, le point est qu'il fallait qu'il se sente suffisamment bienvenu pour vouloir être à l'église, ça c'est le point de départ. Exiger qu'il enlève ses boucles d'oreille serait contre-productif, car les modes ne cessent de changer, et à moins que ça ne provoque une distraction pour les autres fidèles, l'Église a besoin de s'accomoder des variations de mode & style.
Il y avait une coutume parmi les Cosaques de porter des boucles d'oreilles même lorsque militaires, c'était une manière de faire savoir aux officiers si le soldat était le fils unique de sa mère, ou même le dernier mâle de sa famille. S'il en portait une à l'oreille gauche, il était fils unique de sa mère, mais si c'était à l'oreille droite, il était le dernier mâle de sa famille, ou le fils unique de ses parents. Une à chaque oreille voulait dire qu'il était le seul mâle de sa lignée familiale. Par tradition cosaque, le chef ou capitaine était alors obligé de protéger un tel homme et n'avait pas le droit de placer ce soldat en situation périlleuse ni de l'envoyer à une mort certaine au combat.
La mode c'est la mode, c'est quelque chose qui est intrinsèquement fluctuant. Ma propre génération était la première à porter des longs cheveux en plus d'un siècle - oui, j'ai été hippie - et on portait des pantalons "pattes d'éléphant", des chemises amples et des colliers de grosses perles. La jeunesse a toujours expérimenté son propre style de mode en fonction de sa génération. Bien que le prêtre aie le devoir de demander à ceux qui participent aux offices d'être vêtus avec modestie, afin de ne pas distraire les autres, il ne devrait pas se permettre de mettre son goût en avant pour être une barrière empêchant certains de participer à l'église.
Les statistiques démontrent que nos jeunes quittent l'Église, alors voulons-nous vraiment rendre leur départ plus facile, en leur imposant des exigences qui ne sont, finalement, pas importantes. J'ai travaillé avec la jeunesse toute ma vie adulte, et ils m'acceptent (à la fois quand ils viennent au monastère et quand je visite des campus universitaires) parce qu'ils sentent que je les accepte TELS QU'ILS SONT.
Un jour, j'ai rencontré un moine dont le cou et les mains étaient couverts de tatouages représentant des fils barbelés. Il vit à présent dans la repentance monastique parce qu'au cours de son cheminement, il avait finit par se sentir bienvenu dans une église. Lorsque je l'ai rencontré, je lui ai dit qu'il serait un grand exemple pour les autres jeunes, car la porte de la repentance est ouverte à tous.
Ce grand staretz qu'est l'archimandrite Sophrony, du monastère Saint John the Baptist à Maldon, Essex, Angleterre, un jour vint saluer la fille d'un moine qui était en visite, il le fit avec tant de joie et de douceur, alors que ses cheveux était en forme de grande crète d'Iroquois toute rouge. Dans sa profonde relation à Dieu, l'ancien connaissait l'importance d'aimer tout le monde, et de veiller à ce que chaque visiteur de son monastère expérimente l'amour du Christ.
Nous devons aimer tout le monde dans l'Église, TELS QU'ILS SONT.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
25 avril 2013
Bon comme un chien ou comme un chrétien? (apophtegme)
Un chien, c'est meilleur que moi, car lui il aime et il ne juge pas.
Abba Xanthias, 4ème siècle
A dog is better than I am, for he has love and he does not judge.
Abba Xanthias (4th c.)
(et je confirme: mon chien est bien meilleur que moi. NDT)
Abba Xanthias, 4ème siècle
A dog is better than I am, for he has love and he does not judge.
Abba Xanthias (4th c.)
(et je confirme: mon chien est bien meilleur que moi. NDT)
11 août 2012
un saint alcoolique! (p. Païssios l'Athonite)

C'est l'histoire d'un moine qui vivait à Karyès, sur le Mont Athos.
Il buvait et s'enivrait tous les jours, et cela causait le scandale auprès des pèlerins. Pour finir, il mourrut, et soulagé, un vieux fidèle alla raconter avec joie à père Païssios que l'énorme problème était enfin résolu.
Père Païssios répondit qu'il était au courant du décès du moine. Et qu'il avait vu un bataillon entier d'anges venir recueillir son âme! Les pèlerins en furent surpris, et certains protestèrent, et tentèrent d'expliquer au geronda Païssios de quoi il s'agissait exactement, pensant que l'ancien ne comprenait pas. Le père Païssios leur répondit :
"Ce moine était né en Asie Mineure, peu avant que les Turcs n'y détruisent tout et s'emparent de tous les garçons. Ils n'avaient pas pris ses parents, et en l'emportant, pour qu'il ne pleure pas, ils avaient mis un peu de raki (alcool turc) dans son lait pour le faire dormir. A force d'habitude, il en devint alcoolique. Plus tard, face aux conseils de différents médecins lui disant de ne pas chercher à fonder famille, il partit pour le Mont Athos et devint moine.
Il alla y trouver un ancien et lui expliqua qu'il était alcoolique. L'ancien lui dit de se prosterner tous les soirs et prier la Theotokos pour qu'elle l'aide à réduire progressivement les verres qu'il consommait. Le temps passant, il réussi ainsi à surmonter et se repentir, passant de 20 à 19 verres. La lutte continua des années durant, jusqu'à ce qu'il arrive à 2 à 3 verres, mais étant toujours alcoolique."
Le monde a vu en lui un moine alcoolique, scandalisant les pèlerins. Dieu a vu en lui un lutteur, qui a mené un combat sans fin pour vaincre sa passion. Il ne faut pas juger sans connaître les efforts et la vie d'autrui.
P. Païssios l'Athonite
(excusez la première moutûre, l'interface pourrie de google m'a fait effacer le définitif, croyant cliquer sur le brouillon. Ras le bol de ces systèmes d'hébergement qui n'arrêtent pas "d'améliorer" leur interface)
02 juin 2012
Ne jugez absolument personne (p. Tryphon, EORHF)

L'ancien Pavlos du Sinaï, qui nous a rendu visite samedi après-midi, m'a rappelé un détail que j'avais oublié à propos de mon ancien père spirituel, l'archimandrite Dimitri de Santa Rosa. Le père Dimitri, qui s'était enfui de Russie soviétique, y ayant souffert les coups et la prison, ne parla jamais contre eux, n'exprima jamais un mot de jugement au sujet de ses anciens bourreaux. Le père Dimitri ne prononça jamais la moindre parole de jugement contre qui que ce soit.
Cette démonstration de sainteté est dans le domaine des possibilités d'action pour chacun d'entre nous, car elle ne requiert de nous que notre engagement, une volonté à ne jamais se permettre d'émettre le moindre mot de jugement contre qui que ce soit. Si nous agissons de la sorte, alors nous apprendrons que nous pouvons aimer tout le monde, car lorsque nous décidons de ne plus juger, alors l'amour sait entrer dans notre coeur, et chacun deviendra réceptif à notre amour, notre douceur et notre miséricorde.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon, EORFH
23 mars 2012
On n'a pas le temps de juger autrui quand on se connaît (saint Philarète de Moscou)
01 octobre 2011
Moqueries, ragots et jugement (saint Moïse l'Éthiopien)
Ne vous moquez de personne, mais dites plutôt "Dieu connaît chacun." N'agréez pas les paroles de celui qui calomnie ou colporte des ragots, ne vous en réjouissez pas, et ne haïssez pas celui qui agit de la sorte contre son prochain. C'est cela, ne pas juger.
Saint Moïse l'Éthiopien

Do not rail against anyone, but rather say, “God knows each one.” Do not agree with him who slanders, do not rejoice at his slander, and do not hate him who slanders his neighbor. This is what it means not to judge."
Saint Moses the Ethiopian
Saint Moïse l'Éthiopien

Do not rail against anyone, but rather say, “God knows each one.” Do not agree with him who slanders, do not rejoice at his slander, and do not hate him who slanders his neighbor. This is what it means not to judge."
Saint Moses the Ethiopian
03 mai 2011
Ne nous trompons pas en jugeant autrui, car nos chutes sont là (saint Syméon le Nouveau Théologien)

statue "de la réconciliation", Coventry, Angleterre
N'avez-vous pas entendu que Dieu est le Juge des sentiments et des pensées du coeur? (Héb. 4,12)
Que dit notre Seigneur?
"Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son coeur, l’adultère avec elle" (Mt 5,28). Vous voyez comment celui qui regarde vers autrui avec envie est jugé comme adultère?
Sois-en sûr, ô homme, que celui qui est guidé par l'envie de l'argent
est jugé cupide, quand bien même il ne posséderait rien.
Celui qui aspire après nombre d'aliments coûteux est un glouton,
quand bien même, vu sa pauvreté, il ne se nourrirrait que de pain et d'eau.
De même qu'est fornicateur celui qui s'attache à ses fantasmes et en est ainsi souillé,
quand bien même il n'aurait vu la face de personne.
Ainsi aussi celui qui murmure dans son coeur "ceci a été mal fait, et ça n'aboutit à rien de bon,"
et "pourquoi donc ceci et cela se passent", et "pourquoi donc cela n'arrive pas?" -
Qu'il ne se méprenne pas.
Il est un calomniateur et il sera jugé comme étant celui qui condamne,
quand bien même pas un mot ne sortirait de sa bouche ni personne n'entendrait sa voix.
Saint Syméon le Nouveau Théologien
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