"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Affichage des articles dont le libellé est liberté. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est liberté. Afficher tous les articles
05 septembre 2019
Vous êtes plus libre que vous ne le pensez (s. Antoine)
Si vous le souhaitez, vous savez être esclave des passions, et si vous le souhaitez, vous savez en être libre et ne pas vous soumettre à leur joug. Car Dieu vous a créé avec ce pouvoir.
saint Antoine le Grand
19 mai 2019
Saint Dimitri "Donskoi", libérateur de la Russie
Ce jour dans l'Église, nous commémorons entre autres saint Dimitri "Donskoi". En 1380, la terrible bataille de Kulikovo mit un terme à 2 siècles de sanglante occupation islamique de la Russie. Gospodi pomilui... Saint Dimitri, saint Georges, aidez-nous!
En toi la terre de Russie * a trouvé dans ses épreuves un sublime défenseur * triomphant des païens et sur le Don faisant fondre l'arrogance de Mamaï; * toi qui a reçu du vénérable Serge sa bénédiction pour cet exploit, * prie le Christ notre Dieu, bienheureux prince Dimitri, * de nous accorder la grâce du Salut.
Kondakion de saint Dimitri Donskoi, ton 2
Saint prince Dimitri, par tes exploits * Dieu a gardé la terre de Russie, * te donnant l'invincible force; et maintenant, * en vigoureux intercesseur, * par tes saintes prières garde à l'abri des ennemis, * saine et sauve ta patrie.
21 juillet 2018
Vous voulez être vraiment libre? (st Justin)
Céder et succomber à nos passions est le plus bas des esclavages, de même que les dominer est la seule liberté.
Saint Justin le Philosophe et martyr
Saint Justin le Philosophe et martyr
30 mars 2017
La liberté de l'homme face au bien et au mal (patriarche Kyrill)
Mes pensées concernant la liberté de l'homme sont celles-ci : en soi, la liberté est un grand don de Dieu; en soi, la liberté est la capacité à choisir. Dieu ne nous a pas programmés pour faire le bien (soit dit en passant, cela détruit souvent la foi chez les gens qui disent : " Pourquoi Dieu ne punit-Il pas les pécheurs? Où est Dieu, quand des guerres et des crimes sont en train de se produire?") Dieu ne nous a pas programmés pour faire le bien de la même façon que nous programmons l'alarme sur un réveil pour sonner à une heure précise. Il aurait pu le faire; Il aurait pu créer une communauté formidable de gens heureux et saints. Mais ces gens n'auraient pas été saints et heureux de leur propre choix, mais par le programme qui leur aurait été intégré. L'image de Dieu ne serait pas en eux; elles auraient été créées autrement [puisque Dieu a le libre-arbitre absolu, ndt]. Mais Dieu a voulu nous créer selon Son image, pour nous insuffler le souffle de Sa vie. Ce qui a conduit au fait que l'homme a la capacité de choisir."
Sa sainteté le patriarche Kirill de Moscou
"My thoughts regarding human freedom come down to the following: in and of itself, freedom is a great gift of God; in and of itself, freedom is the ability to choose. God did not program us for good (by the way, that often destroys faith in people who say: ‘Why does God not punish sinners? Where is God, when such things as wars and crimes are happening?'). God did not program us for good in the same way that we set an alarm clock for a given time. He could have done this; He could have created an amazing community of happy and holy people. But then these people would not have been holy and happy by their own choice, but by the program embedded in them. The image of God would not be in them; they would have been created otherwise [since God has free will - Ed.]. But God desired to create us according to His image, to imbed in us the breath of His life. This led to the fact that man has the ability to choose."
His Holiness Patriarch Kirill of Moscow
Sa sainteté le patriarche Kirill de Moscou
"My thoughts regarding human freedom come down to the following: in and of itself, freedom is a great gift of God; in and of itself, freedom is the ability to choose. God did not program us for good (by the way, that often destroys faith in people who say: ‘Why does God not punish sinners? Where is God, when such things as wars and crimes are happening?'). God did not program us for good in the same way that we set an alarm clock for a given time. He could have done this; He could have created an amazing community of happy and holy people. But then these people would not have been holy and happy by their own choice, but by the program embedded in them. The image of God would not be in them; they would have been created otherwise [since God has free will - Ed.]. But God desired to create us according to His image, to imbed in us the breath of His life. This led to the fact that man has the ability to choose."
His Holiness Patriarch Kirill of Moscow
24 novembre 2016
La seule véritable liberté (saint Justin)
En vérité il n'y a qu'une liberté : la sainte liberté du Christ, par laquelle Il nous a libérés du péché, du mal, du diable. Elle nous lie à Dieu. Toutes les autres libertés sont illusoires, fausses, c'est-à-dire qu'en fait, elles sont toutes de l'esclavage.
Saint Justin Popovich, Chapitres Ascétiques et Théologiques
In truth there is only one freedom – the holy freedom of Christ, whereby He freed us from sin, from evil, from the devil. It binds us to God. All other freedoms are illusory, false, that is to say, they are all, in fact, slavery.
St. Justin Popovich, Ascetical and Theological Chapters
Saint Justin Popovich, Chapitres Ascétiques et Théologiques
In truth there is only one freedom – the holy freedom of Christ, whereby He freed us from sin, from evil, from the devil. It binds us to God. All other freedoms are illusory, false, that is to say, they are all, in fact, slavery.
St. Justin Popovich, Ascetical and Theological Chapters
31 août 2016
La vraie liberté (saint Païssios)
Ce n'est pas la liberté, lorsque nous disons aux gens que tout est permis. C'est de l'esclavage.
Saint Païssios l'Athonite
Saint Païssios l'Athonite
10 juin 2016
Respecter la liberté de choisir la religion de l'enfant
-Jacques n'est pas baptisé. Il choisira sa propre religion
- Je ne laisse pas Ed m'entendre parler. Il choisira sa propre langue.
19 septembre 2015
La seule véritable liberté (st Justin / Cleopa Ilie)
"En vérité, il n'y a qu'une seule authentique liberté - la sainte liberté du Christ, par laquelle Il nous libère du péché, du mal et du démon. Elle nous rattache à Dieu. Toutes les autres libertés sont illusoires, fausses, car en réalité elles sont esclavage."
Saint Justin Popovic, Chapîtres ascétiques et théologiques, 2,36
"L'ennemi s'enfuira comme une bête sauvage pour quitter l'homme qui aura goûté à la douceur de la prière"
Ancien Cleopa Ilie de Roumanie
2 géants de l'Orthodoxie au 20ème siècle
“In truth there is only one freedom – the holy freedom of Christ, whereby He freed us from sin, from evil, from the devil. It binds us to God. All other freedoms are illusory, false, that is to say, they are all, in fact, slavery.”
+ St. Justin Popovich, Ascetical and Theological Chapters, II.36
“The enemy will run like a wild ass from the man who has tasted the sweetness of prayer.”
+ Elder Cleopa of Romania
-----
The holy Elder Cleopa (Ilie) with St. Justin Popovich -- two giants of 20th century Orthodoxy.
Saint Justin Popovic, Chapîtres ascétiques et théologiques, 2,36
"L'ennemi s'enfuira comme une bête sauvage pour quitter l'homme qui aura goûté à la douceur de la prière"
Ancien Cleopa Ilie de Roumanie
2 géants de l'Orthodoxie au 20ème siècle
“In truth there is only one freedom – the holy freedom of Christ, whereby He freed us from sin, from evil, from the devil. It binds us to God. All other freedoms are illusory, false, that is to say, they are all, in fact, slavery.”
+ St. Justin Popovich, Ascetical and Theological Chapters, II.36
“The enemy will run like a wild ass from the man who has tasted the sweetness of prayer.”
+ Elder Cleopa of Romania
-----
The holy Elder Cleopa (Ilie) with St. Justin Popovich -- two giants of 20th century Orthodoxy.
21 juillet 2015
En ce jour où nous fêtons la "liberté" de notre pays... (saint Païssios l'Athonite)
Ce n'est pas la liberté lorsque nous disons aux gens que tout est permis. C'est de l'esclavage.
Saint Païssios l'Athonite
Avec sagesse et raison, prenons quand même la liberté de soutenir le meilleur de notre bonne industrie brassicole : les produits des Pères Trappistes ;-)
Saint Païssios l'Athonite
Avec sagesse et raison, prenons quand même la liberté de soutenir le meilleur de notre bonne industrie brassicole : les produits des Pères Trappistes ;-)
25 mai 2015
Jour de commémoration des soldats tombés pour la patrie
Jour de Mémoire
En ce jour, nous nous souvenons et nous honorons tous ceux qui ont servi, sacrifié et / ou donné leurs vies sur le champ de bataille afin que nous puissions jouir de la liberté que nous connaissons. Pensons aussi à être reconnaissants et à prier pour ces hommes et ces femmes qui continuent à veiller sur cette nation afin de la protéger et de la préserver de toutes manières possibles contre une attaque ennemie.
P. John
Memorial Day
On this day we remember and honor all those who have served, sacrificed, and/or gave their lives upon the field of battle so that we might enjoy the freedoms we do. Let us also be mindful to thank and pray for those servicemen and women who continue to stand guard over this nation in order to protect and preserve it from all manner of enemy attack.
Fr. John
19 décembre 2014
La prière, expérience de liberté spirituelle (s. Sophrony de Maldon)
La prière permet une expérience de liberté spirituelle qu'ignorent la plupart des gens. Le premier signe d'émancipation est un abandon de vouloir imposer sa volonté aux autres. Le second - la libération intérieure de l'emprise que les autres ont sur nous-même.
Archimandrite Sophrony
Prayer affords an experience of spiritual liberty of which most people are ignorant. The first sign of emancipation is a disinclination to impose one's will on others. The second - an inner release from the hold of others on oneself
Archimandrite Sophrony
Archimandrite Sophrony
Prayer affords an experience of spiritual liberty of which most people are ignorant. The first sign of emancipation is a disinclination to impose one's will on others. The second - an inner release from the hold of others on oneself
Archimandrite Sophrony
23 juillet 2014
Une même règle pour tous en tout temps? Impossible! (staretz Isaac)
"Chaque fidèle (ou moine) étant unique, il est impossible que tous suivent la même règle au même moment. Il faut donc voir le but et non s’arrêter au moyen. Sans liberté, il n’y a pas d’amour. La théologie orthodoxe s’exprime par cette liberté et ce respect de la personne"
Ancien Isaac
Ancien Isaac
21 mai 2014
Se contrôler au lieu d'être controlé (p. John)
Lectures du jour : Actes 13,13-24 & Jn 6,5-14
Quelques pensées : Les disciplines de l'Église (prière, jeûne, aumône, etc) sont là pour nous aider à la croissance et au développement spirituel. Lorsqu'elles sont mises en pratique par le fidèle, elles établissent aussi une sorte d'exemple pour le monde qui nous entoure. Ces disciplines - en particulier le jeûne - deviennent des évidences éprouvées qui enseignent les valeurs de l'auto-discipline et du contrôle de soi, attributs qui peuvent nous aider toute notre vie durant. Dès lors, de telles disciplines sont fondamentales dans tous les domaines du succès spirituel. Elles deviennent les moyens par lesquels nous parvenons au contrôle de soi, au lieu d'être contrôlé, car leur bénéfice réel ne peut être découvert que lorsqu'elles sont pratiquées dans une liberté de choix.
XB!
P. John
Today's Scripture Readings:
Acts 13:13-24 & St. John 6:5-14
Random musings:
The disciplines of the Church (prayer, fasting, almsgiving, etc) help us to achieve spiritual growth and development. When they are practiced by the faithful, they also set a type of external example to the world around us. These disciplines - and especially fasting - become a proving ground which teaches the value of self-discipline and self-control, attributes that can help us throughout life. Therefore, disciplines such as these are fundamental to all areas of spiritual success. They become the means by which we gain self-control as opposed to being controlled, because their actual benefit can only be found when they are practiced with freedom of choice.
XB!
Fr. John
Quelques pensées : Les disciplines de l'Église (prière, jeûne, aumône, etc) sont là pour nous aider à la croissance et au développement spirituel. Lorsqu'elles sont mises en pratique par le fidèle, elles établissent aussi une sorte d'exemple pour le monde qui nous entoure. Ces disciplines - en particulier le jeûne - deviennent des évidences éprouvées qui enseignent les valeurs de l'auto-discipline et du contrôle de soi, attributs qui peuvent nous aider toute notre vie durant. Dès lors, de telles disciplines sont fondamentales dans tous les domaines du succès spirituel. Elles deviennent les moyens par lesquels nous parvenons au contrôle de soi, au lieu d'être contrôlé, car leur bénéfice réel ne peut être découvert que lorsqu'elles sont pratiquées dans une liberté de choix.
XB!
P. John
Today's Scripture Readings:
Acts 13:13-24 & St. John 6:5-14
Random musings:
The disciplines of the Church (prayer, fasting, almsgiving, etc) help us to achieve spiritual growth and development. When they are practiced by the faithful, they also set a type of external example to the world around us. These disciplines - and especially fasting - become a proving ground which teaches the value of self-discipline and self-control, attributes that can help us throughout life. Therefore, disciplines such as these are fundamental to all areas of spiritual success. They become the means by which we gain self-control as opposed to being controlled, because their actual benefit can only be found when they are practiced with freedom of choice.
XB!
Fr. John
08 mai 2014
Dictature : nous n'avons pas assez aimé la liberté pour nous battre pour elle (Soljenitsine)
Ceux qui ignorent les leçons de l'Histoire sont condamnés à la revivre.
Et voyez comment nous avons ensuite brûlé dans les camps, pensant : comment les choses se seraient-elles passées si chaque agent de sécurité, lorsqu'il sortait la nuit pour effectuer une arrestation, avait été incertain quant à savoir s'il rentrerait vivant et s'il n'avait pas plutôt à faire ses adieux à sa famille? Ou si, pendant les périodes de vagues d'arrestations massives, comme par exemple à Leningrad, lorsqu'ils ont arrêté un quartier entier de la ville, le peuple n'était pas simplement resté assis dans ses souliers, blanc de terreur au moindre claquement de porte de palier et au moindre pas dans les escaliers, mais avait compris qu'ils n'avaient plus rien à perdre, et avaient courageusement barricadé les escaliers et les corridors avec en embuscade une douzaine d'hommes armés de haches, de marteaux, de pieux ou de tout ce qui leur tombait sous la main?
Les Autorités auraient très vite souffert d'un gros manque de personnel et de moyens de transport, et malgré la soif (de sang) de Staline, la maudite machine aurait été arrêtée! Si.. si seulement.. Nous n'avons pas assez aimé la liberté. Et plus encore - nous n'étions même pas conscients de la réalité de la situation.. Nous avons purement et simplement mérité tout ce qui nous est arrivé ensuite.
Alexandre Soljenitsine, "L'archipel du Goulag"
Those ignorant of history are doomed to repeat it.
“And how we burned in the camps later, thinking: What would things have been like if every Security operative, when he went out at night to make an arrest, had been uncertain whether he would return alive and had to say good-bye to his family? Or if, during periods of mass arrests, as for example in Leningrad, when they arrested a quarter of the entire city, people had not simply sat there in their lairs, paling with terror at every bang of the downstairs door and at every step on the staircase, but had understood they had nothing left to lose and had boldly set up in the downstairs hall an ambush of half a dozen people with axes, hammers, pokers, or whatever else was at hand?… The Organs would very quickly have suffered a shortage of officers and transport and, notwithstanding all of Stalin’s thirst, the cursed machine would have ground to a halt! If…if…We didn’t love freedom enough. And even more – we had no awareness of the real situation…. We purely and simply deserved everything that happened afterward.”
Aleksandr I. Solzhenitsyn
The Gulag Archipelago
Et voyez comment nous avons ensuite brûlé dans les camps, pensant : comment les choses se seraient-elles passées si chaque agent de sécurité, lorsqu'il sortait la nuit pour effectuer une arrestation, avait été incertain quant à savoir s'il rentrerait vivant et s'il n'avait pas plutôt à faire ses adieux à sa famille? Ou si, pendant les périodes de vagues d'arrestations massives, comme par exemple à Leningrad, lorsqu'ils ont arrêté un quartier entier de la ville, le peuple n'était pas simplement resté assis dans ses souliers, blanc de terreur au moindre claquement de porte de palier et au moindre pas dans les escaliers, mais avait compris qu'ils n'avaient plus rien à perdre, et avaient courageusement barricadé les escaliers et les corridors avec en embuscade une douzaine d'hommes armés de haches, de marteaux, de pieux ou de tout ce qui leur tombait sous la main?
Les Autorités auraient très vite souffert d'un gros manque de personnel et de moyens de transport, et malgré la soif (de sang) de Staline, la maudite machine aurait été arrêtée! Si.. si seulement.. Nous n'avons pas assez aimé la liberté. Et plus encore - nous n'étions même pas conscients de la réalité de la situation.. Nous avons purement et simplement mérité tout ce qui nous est arrivé ensuite.
Alexandre Soljenitsine, "L'archipel du Goulag"
Those ignorant of history are doomed to repeat it.
“And how we burned in the camps later, thinking: What would things have been like if every Security operative, when he went out at night to make an arrest, had been uncertain whether he would return alive and had to say good-bye to his family? Or if, during periods of mass arrests, as for example in Leningrad, when they arrested a quarter of the entire city, people had not simply sat there in their lairs, paling with terror at every bang of the downstairs door and at every step on the staircase, but had understood they had nothing left to lose and had boldly set up in the downstairs hall an ambush of half a dozen people with axes, hammers, pokers, or whatever else was at hand?… The Organs would very quickly have suffered a shortage of officers and transport and, notwithstanding all of Stalin’s thirst, the cursed machine would have ground to a halt! If…if…We didn’t love freedom enough. And even more – we had no awareness of the real situation…. We purely and simply deserved everything that happened afterward.”
Aleksandr I. Solzhenitsyn
The Gulag Archipelago
10 avril 2014
Dire la vérité finit toujours par payer (Prov 23 / P. John)
Lectures du jour: Gen 46,1-7 & Prov 23,15-24,5
"Acquiers la vérité, ne la vends pas." (Proverbes 23,23)
Un jour, un roi monta à bord d'une galère pour descendre le fleuve et visiter une autre partie de son royaume. Descendant dans les calles, il passa au milieu d'une myriade de prisonniers qui étaient enchaînés à des bancs et condamnés à ramer comme punition pour leurs crimes. Tout en parcourant le pont inférieur, le roi demandait à chacun d'entre eux quelle était son délit. Cependant, l'un après l'autre, ils proclamèrent leur innocence, accusant quelqu'un d'autre, ou accusant le juge de s'être fait corrompre. Pourtant, une jeune homme, une fois questionné, répondit "Votre majesté, je mérite d'être ici. J'ai volé de l'argent, et personne d'autre que moi ne doit en être blâmé. Je suis coupable."
Entendant la confession de culpabilité du jeune homme, le roi l'attrapa aussitôt par le col du vêtement et cria "Espèce de fripouille! Que fais-tu ici au milieu de tous ces innocents? Quitte donc leur compagnie!" Et le roi fit libérer le jeune homme et le laissa débarquer, alors que le restant demeura enchaîné à ramer.
Moralité de l'histoire : ça finit toujours par payer, que de dire la vérité.
P. John
Today's Scripture Readings:
Genesis 46:1-7 & Proverbs 23:15-24:5
"Buy truth, and do not sell it." (Proverbs 23:23)
A certain king boarded a galley ship to go up river and visit another part of his realm. Going below deck he passed through a myriad of prisoners who were chained to benches and forced to row the ship as punishment for their crimes. As the king walked among them, he asked each man what his offense was. One by one, however, they each proclaimed their innocence, laid the blame on someone else, or accused the judge of yielding to bribery. Yet one young fellow, when he was asked, spoke out, "Your highness, I deserve to be here. I stole some money and no one is to blame but me. I am guilty."
Upon hearing the young man's admission of guilt the king immediately seized him by the scruff of the neck and shouted, "You scoundrel! What are you doing here amongst all these innocent men? Get out of their company at once!" At this the king had the young man freed and set ashore, while the rest were left to tug on their oars.
The moral of the story: It always pays to be truthful.
Fr. John
"Acquiers la vérité, ne la vends pas." (Proverbes 23,23)
Un jour, un roi monta à bord d'une galère pour descendre le fleuve et visiter une autre partie de son royaume. Descendant dans les calles, il passa au milieu d'une myriade de prisonniers qui étaient enchaînés à des bancs et condamnés à ramer comme punition pour leurs crimes. Tout en parcourant le pont inférieur, le roi demandait à chacun d'entre eux quelle était son délit. Cependant, l'un après l'autre, ils proclamèrent leur innocence, accusant quelqu'un d'autre, ou accusant le juge de s'être fait corrompre. Pourtant, une jeune homme, une fois questionné, répondit "Votre majesté, je mérite d'être ici. J'ai volé de l'argent, et personne d'autre que moi ne doit en être blâmé. Je suis coupable."
Entendant la confession de culpabilité du jeune homme, le roi l'attrapa aussitôt par le col du vêtement et cria "Espèce de fripouille! Que fais-tu ici au milieu de tous ces innocents? Quitte donc leur compagnie!" Et le roi fit libérer le jeune homme et le laissa débarquer, alors que le restant demeura enchaîné à ramer.
Moralité de l'histoire : ça finit toujours par payer, que de dire la vérité.
P. John
Today's Scripture Readings:
Genesis 46:1-7 & Proverbs 23:15-24:5
"Buy truth, and do not sell it." (Proverbs 23:23)
A certain king boarded a galley ship to go up river and visit another part of his realm. Going below deck he passed through a myriad of prisoners who were chained to benches and forced to row the ship as punishment for their crimes. As the king walked among them, he asked each man what his offense was. One by one, however, they each proclaimed their innocence, laid the blame on someone else, or accused the judge of yielding to bribery. Yet one young fellow, when he was asked, spoke out, "Your highness, I deserve to be here. I stole some money and no one is to blame but me. I am guilty."
Upon hearing the young man's admission of guilt the king immediately seized him by the scruff of the neck and shouted, "You scoundrel! What are you doing here amongst all these innocent men? Get out of their company at once!" At this the king had the young man freed and set ashore, while the rest were left to tug on their oars.
The moral of the story: It always pays to be truthful.
Fr. John
14 décembre 2013
paternité spirituelle ou infantilisme irresponsable? (Paul Evdokimov)
Il existe un univers de différence entre d'une part, la liberté du spirituellement adulte dans l'Esprit Saint, et d'autre part, la servilité du spirituellement immature dans la soumission à l'esprit de ce monde. C'est aussi vrai pour la paternité spirituelle. La tentation est grande de se chercher quelqu'un qui dira "tout ce qu'il faut faire", enlevant toute responsabilité personnelle devant Dieu.
Henri Jean en donne une excellente citation :
======================
L’enseignement lumineux vient de l’école des " pères spirituels ". Ils avertissent du grand danger qu’on risque en cherchant une aide. Plus grande est l’autorité d’un père, et plus grand est son effacement. Un disciple formule bien le vrai et seul but de sa requête : " Mon père, confie-moi ce que l’Esprit Saint te suggère, afin de guérir mon âme " (29). L’abbé Poemen, de son côté, précise l’art d’un starets : " Ne commande jamais, mais sois pour tous un exemple, jamais un législateur " (30). " Un jeune vient trouver un vieil ascète pour être instruit dans la voie de la perfection, mais le vieillard ne disait mot. L’autre lui demande la raison de son silence : Suis-je donc un supérieur pour te commander ? lui répondit-il. Je ne dirai rien. Fais, si tu le veux, ce que tu me vois faire. Dès lors le jeune homme imitait en tout le vieil ascète, et apprit le sens du silence " (31) et l’esprit de l’obéissance libre.
Le monachisme intériorisé : la vie chrétienne dans le monde, par Paul Evdokimov
29. Apophtegmata patrum.
30. P.G. 65, 363 ; 65, 564.
31. P.G. 65, 224.
Henri Jean : Le seul "charisme" qui signe la présence de l'Esprit-Saint c'est l'humilité. La vigilence à soi-même et non le jugement d'autrui. Suis-je donc supérieur ?
src
Henri Jean en donne une excellente citation :
======================
L’enseignement lumineux vient de l’école des " pères spirituels ". Ils avertissent du grand danger qu’on risque en cherchant une aide. Plus grande est l’autorité d’un père, et plus grand est son effacement. Un disciple formule bien le vrai et seul but de sa requête : " Mon père, confie-moi ce que l’Esprit Saint te suggère, afin de guérir mon âme " (29). L’abbé Poemen, de son côté, précise l’art d’un starets : " Ne commande jamais, mais sois pour tous un exemple, jamais un législateur " (30). " Un jeune vient trouver un vieil ascète pour être instruit dans la voie de la perfection, mais le vieillard ne disait mot. L’autre lui demande la raison de son silence : Suis-je donc un supérieur pour te commander ? lui répondit-il. Je ne dirai rien. Fais, si tu le veux, ce que tu me vois faire. Dès lors le jeune homme imitait en tout le vieil ascète, et apprit le sens du silence " (31) et l’esprit de l’obéissance libre.
Le monachisme intériorisé : la vie chrétienne dans le monde, par Paul Evdokimov
29. Apophtegmata patrum.
30. P.G. 65, 363 ; 65, 564.
31. P.G. 65, 224.
Henri Jean : Le seul "charisme" qui signe la présence de l'Esprit-Saint c'est l'humilité. La vigilence à soi-même et non le jugement d'autrui. Suis-je donc supérieur ?
src
03 décembre 2013
La liberté des enfants de Dieu et l'avant-goût du Royaume à venir (saint Jean de Cronstadt)
Dans l'Église de Dieu, les âmes simples, fidèles et douces sont comme des enfants dans la maison du Père Céleste - ici, elles sont libres et totalement confortables. Dans l'Église, les Chrétiens sincères peuvent goûter à l'avance au futur Royaume qui a été préparé pour eux depuis le jour de la Création : la future libération de tout péché et de la mort, la future tranquilité et joie.
Saint Jean de Cronstadt
In God’s church, simple, faithful and kind souls are like children in the house of the Heavenly Father — here they are free and are totally at ease. In church, sincere Christians can foretaste the future Kingdom that has been prepared for them from the day of Creation: future liberation from all sin and death: future tranquillity and joy.
St. John of Kronstadt
Saint Jean de Cronstadt
In God’s church, simple, faithful and kind souls are like children in the house of the Heavenly Father — here they are free and are totally at ease. In church, sincere Christians can foretaste the future Kingdom that has been prepared for them from the day of Creation: future liberation from all sin and death: future tranquillity and joy.
St. John of Kronstadt
14 octobre 2013
La sainteté des parents est la meilleure manière d'élever des enfants dans le Seigneur (P. Porphyrios)
La sainteté des parents est la meilleure manière d'élever des enfants dans le Seigneur. Nous devons voir Dieu sur le visage de nos enfants et donner l'amour de Dieu à nos enfants. Les enfants devraient apprendre à prier. Et afin que les enfants prient, ils doivent avoir en eux le sang de parents qui prient. C'est là que certains commettent une erreur en disnt "puisque les parents sont pieux et prient, méditent la Sainte Écriture, et élèvent leurs enfants dans l'éducation et l'exhortation du Seigneur, il est naturel qu'ils deviendront de bons enfants." Mais cependant, nous voyons tout le contraire comme résultat de cette coercition.
Il ne suffit pas que les parents soient pieux. Ils ne doivent pas forcer les enfants à faire le bien. Nous pouvons chasser nos enfants loin du Christ lorsque nous appliquons les principes de notre religion avec égoïsme. Les enfants ne supportent pas la coercition. Ne les forcez pas à venir avec vous à l'église. Vous pouvez dire "qui veut venir avec moi peut venir maintenant ou ça sera plus tard." Laissez Dieu parler à leurs âmes. La raison pour laquelle les enfants de certains parents pieux deviennent rebelles en grandissant, c'est à cause de cette pression qu'ils ont ressentie de la part de leurs "bons" parents. Les soi-disant parents "pieux", qui sont anxieux de faire de leurs enfants de bons Chrétiens avec leur amour humain, ont mis leurs enfants sous pression et produit le résultat contraire. Les enfants sont sous pression lorsqu'ils sont jeunes, et lorsqu'ils parviennent à l'âge de 16, 17 ou 18 ans, ils finissent par faire le contraire de ce qu'on espérait. Par réaction, ils commencent à avoir de mauvaises fréquentations et un language ordurier.
Ancien Porphirios
(ndt : pourquoi faut-il que je lise ça maintenant que quasi tous mes enfants sont grands, qu'il est trop tard, et pourquoi personne dans l'Église n'a jamais songé à expliquer tout ça aux jeunes parents??? Vae victis.)
The sanctity of the parents is the best way of bringing up children in the Lord.
We must see God in the faces of our children and give God's love to our children. The children should learn to pray. And in order for children to pray they must have in them the blood of praying parents. This is where some people make the mistake of saying, 'Since the parents are devout and pray, meditate on Holy Scripture and bring up their chil-Eph,6:4 dren in the nurture and admonition of the Lord, it is natural that they will become good children.' But nevertheless we see the very opposite result on account of coercion.
It is not sufficient for the parents to be devout. They mustn't oppress the children to make them good by force. We may repel our children from Christ when we pursue the things of our religion with egotism. Children cannot endure coercion. Don't compel them to come with you to church. You can say, 'Whoever wants can come with me now or come later.' Leave God to speak to their souls. The reason why the children of some devout parents become rebellious when they grow up and reject the Church and everything connected with it and go off to seek satisfaction elsewhere is because of this pressure which they feel from their 'good' parents. The so-called 'devout' parents, who were anxious to make good Christians of their children with their human love, pressurized their children and produced the opposite result. The children are pressurized when they are young, and when they reach the age of sixteen, seventeen or eighteen years old, they end up the opposite of what was intended. By way of reaction they start to mix with bad company and to use bad language."
Elder Porphirios
http://christianorthodox.wordpress.com/spiritual-instructions/elder-porphyrios/children/
31 août 2013
Comment on classe autrui en fonction de ses affinités de pensée (Karl Popper)
L'abandon de l'attitude rationaliste, du respect de la raison et de l'argumentation et du point de vue de l'autre, l'insistance sur les couches "profondes" de la nature humaine, tout cela doit conduire à considérer que la pensée est simplement une manifestation quelque peu superficielle ce qui se trouve dans ces profondeurs irrationnelles. Cela va presque toujours, je crois, produire une attitude qui considère la personne du penseur à la place de sa pensée. Cela doit produire la conviction que "nous pensons avec notre sang", ou "avec notre héritage national", ou "avec notre classe sociale". Ce point de vue peut être présenté sous une forme matérialiste ou de façon très spirituelle; l'idée que nous pensons "avec notre race" est peut-être remplacé par l'idée d'élus ou d'âmes inspirées qui "pensent par la grâce de Dieu."
Je refuse, pour des raisons morales, d'être influencé par ces différences; car la similitude décisive entre tous ces points de vue intellectuellement peu modestes, c'est qu'ils ne jugent pas une réflexion sur ses propres mérites. En abandonnant ainsi la raison, ils divisent l'humanité entre amis et ennemis; comme le dit Platon, entre "les quelques uns qui partagent la raison avec les dieux, et tout le restant qui ne le fait pas; entre les quelques proches et tout le restant qui ne l'est pas; entre ceux qui parlent la langue intraduisible de nos propres émotions et passions, et tous ceux dont la langue n'est pas notre langue. Une fois que nous avons fait cela, l'égalitarisme politique devient pratiquement impossible.
Maintenant, l'adoption d'une attitude anti-égalitaire dans la vie politique, c'est à dire dans le domaine des problèmes relatifs à la domination de l'homme sur l'homme, c'est ce que je qualifierais de criminel. Car il offre une justification pour l'affirmation que les différentes catégories de personnes ont des droits différents, donc que l'esclavagiste a le droit d'asservir l'esclave; que certains hommes ont le droit d'utiliser les autres comme leurs objets. En fin de compte, il sera utilisé, comme chez Platon, pour justifier l'assassinat.
Sir Karl Popper, «La société ouverte et ses ennemis».
“The abandonment of the rationalist attitude, of the respect for reason and argument and the other fellow's point of view, the stress upon the 'deeper' layers of human nature, all this must lead to the view that thought is merely a somewhat superficial manifestation of what lies within these irrational depths. It must nearly always, I believe, produce an attitude which considers the person of the thinker instead of his thought. It must produce the belief that 'we think with our blood', or 'with our national heritage', or with our class'. This view may be presented in a materialist form or in a highly spiritual fashion; the idea that we 'think with our race' may perhaps be replaced by the idea of elect or inspired souls who 'think by God's grace'. I refuse, on moral grounds, to be impressed by these differences; for the decisive similarity between all these intellectually immodest views is that they do not judge a thought on its own merits. By thus abandoning reason, they split mankind into friends and foes; into the few who share in reason with the gods, and the many who don't (as Plato says); into the few who stand near and the many who stand far; into those who speak the untranslatable language of our own emotions and passions and those whose tongue is not our tongue. Once we have done this, political equalitarianism becomes practically impossible.
Now the adoption of an anti-equalitarian attitude in political life, i.e. in the field of problems concerned with the power of man over man, is just what I should call criminal. For it offers a justification of the attitude that different categories of people have different rights; that the master has the right to enslave the slave; that some men have the right to use others as their tools. Ultimately, it will be used, as in Plato, to justify murder.”
Karl Popper, 'The Open Society and Its Enemies'.
Je refuse, pour des raisons morales, d'être influencé par ces différences; car la similitude décisive entre tous ces points de vue intellectuellement peu modestes, c'est qu'ils ne jugent pas une réflexion sur ses propres mérites. En abandonnant ainsi la raison, ils divisent l'humanité entre amis et ennemis; comme le dit Platon, entre "les quelques uns qui partagent la raison avec les dieux, et tout le restant qui ne le fait pas; entre les quelques proches et tout le restant qui ne l'est pas; entre ceux qui parlent la langue intraduisible de nos propres émotions et passions, et tous ceux dont la langue n'est pas notre langue. Une fois que nous avons fait cela, l'égalitarisme politique devient pratiquement impossible.
Maintenant, l'adoption d'une attitude anti-égalitaire dans la vie politique, c'est à dire dans le domaine des problèmes relatifs à la domination de l'homme sur l'homme, c'est ce que je qualifierais de criminel. Car il offre une justification pour l'affirmation que les différentes catégories de personnes ont des droits différents, donc que l'esclavagiste a le droit d'asservir l'esclave; que certains hommes ont le droit d'utiliser les autres comme leurs objets. En fin de compte, il sera utilisé, comme chez Platon, pour justifier l'assassinat.
Sir Karl Popper, «La société ouverte et ses ennemis».
“The abandonment of the rationalist attitude, of the respect for reason and argument and the other fellow's point of view, the stress upon the 'deeper' layers of human nature, all this must lead to the view that thought is merely a somewhat superficial manifestation of what lies within these irrational depths. It must nearly always, I believe, produce an attitude which considers the person of the thinker instead of his thought. It must produce the belief that 'we think with our blood', or 'with our national heritage', or with our class'. This view may be presented in a materialist form or in a highly spiritual fashion; the idea that we 'think with our race' may perhaps be replaced by the idea of elect or inspired souls who 'think by God's grace'. I refuse, on moral grounds, to be impressed by these differences; for the decisive similarity between all these intellectually immodest views is that they do not judge a thought on its own merits. By thus abandoning reason, they split mankind into friends and foes; into the few who share in reason with the gods, and the many who don't (as Plato says); into the few who stand near and the many who stand far; into those who speak the untranslatable language of our own emotions and passions and those whose tongue is not our tongue. Once we have done this, political equalitarianism becomes practically impossible.
Now the adoption of an anti-equalitarian attitude in political life, i.e. in the field of problems concerned with the power of man over man, is just what I should call criminal. For it offers a justification of the attitude that different categories of people have different rights; that the master has the right to enslave the slave; that some men have the right to use others as their tools. Ultimately, it will be used, as in Plato, to justify murder.”
Karl Popper, 'The Open Society and Its Enemies'.
14 août 2013
Qu'est-ce que la liberté? (p. Païssios)
Ce n'est pas de la liberté lorsque nous disons aux gens que tout est permis. C'est de l'esclavage. Pour s'améliorer, il faut affronter des difficultés. Prenons un exemple. Nous avons un petit arbre. Nous en prenons soin. Nous lui adjoignons un tuteur et l'y attachons avec une cordelette. Bien entendu, nous ne l'attachons pas avec un fil de fer car ça le blesserait. Avec leur méthode, ils n'attacheraient pas le petit arbre; et il ne se développerait pas convenablement.
Et regardez l'enfant. Nous limitons sa liberté dès le départ. Lorsqu'il vient d'être conçu, ce pauvre petit être est confiné dans le sein maternel et forcé d'y rester 9 mois durant. Ensuite à sa naissance, on l'empaquette immédiatement dans un linge, on l'attache, et aussitôt qu'il commence à grandir ils placent des barrières, etc. Tout cela lui est nécessaire pour grandir. Ca ressemble bien à des privations de liberté, mais sans ces mesures protectives, l'enfant mourrait en un instant.
La liberté est bonne lorsque la personne sait l'utiliser convenablement. Autrement, c'est un désastre.
Père Païssios l'Athonite
It is not freedom when we say to people that everything is permitted. That is slavery. To improve one must have difficulties. Let's take an example. We have a little tree. We take care of it. We place a stake and tie it with a rope. Naturally we don't tie it with wire because that way we would injure it. With their method they would not constrain the tree; and it doesn't develop properly otherwise.
And look at the child. We limit his freedom from the beginning. When he is first conceived the poor thing is limited in his mother's womb and remains there nine whole months. Later he is born and immediately they swaddle him in a blanket, they tie him up, as soon as he begins to grow they set a railing, etc. All of this is necessary for him to grow. It appears to take away freedom, but without these protective measures the child will die in the first moment.
Freedom is good when the person can use it appropriately. Otherwise it is a disaster
Elder Paisios
Et regardez l'enfant. Nous limitons sa liberté dès le départ. Lorsqu'il vient d'être conçu, ce pauvre petit être est confiné dans le sein maternel et forcé d'y rester 9 mois durant. Ensuite à sa naissance, on l'empaquette immédiatement dans un linge, on l'attache, et aussitôt qu'il commence à grandir ils placent des barrières, etc. Tout cela lui est nécessaire pour grandir. Ca ressemble bien à des privations de liberté, mais sans ces mesures protectives, l'enfant mourrait en un instant.
La liberté est bonne lorsque la personne sait l'utiliser convenablement. Autrement, c'est un désastre.
Père Païssios l'Athonite
It is not freedom when we say to people that everything is permitted. That is slavery. To improve one must have difficulties. Let's take an example. We have a little tree. We take care of it. We place a stake and tie it with a rope. Naturally we don't tie it with wire because that way we would injure it. With their method they would not constrain the tree; and it doesn't develop properly otherwise.
And look at the child. We limit his freedom from the beginning. When he is first conceived the poor thing is limited in his mother's womb and remains there nine whole months. Later he is born and immediately they swaddle him in a blanket, they tie him up, as soon as he begins to grow they set a railing, etc. All of this is necessary for him to grow. It appears to take away freedom, but without these protective measures the child will die in the first moment.
Freedom is good when the person can use it appropriately. Otherwise it is a disaster
Elder Paisios
Inscription à :
Articles (Atom)

























