"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

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07 janvier 2019

Solfège, partition et saint Jean le Baptiste

manuscrit de chant messin, Laon, BM, ms 239, f°87v, fin du 9ème s.

Saint Jean-Baptiste le Précurseur protecteur des notes musicales : Do, Re, Mi, Fa, Sol, La, Si ! Au XIe siècle, le moine Guido d'Arezzo a l'idée d'utiliser des syllabes d'un chant latin, l'Hymne de Saint Jean-Baptiste, pour nommer les notes. Les six premiers vers de cette hymne commencent par des sons qui forment une gamme montante, sur les mots ut, re, mi, fa, sol, la.…Voici le texte de ce chant : 
«Ut queant laxi, 
Resonare fibris, 
Mira gestorum, 
Famuli tuorum, 
Solve polluti, 
Labii reatum, 
Sancte Iohannes.» qui se traduit par : «Afin que tes serviteurs puissent chanter à gorge déployée tes accomplissements merveilleux, ôte le péché de leurs lèvres souillées, Saint Jean.» La note si, dont le nom est composé avec les deux initiales du dernier vers de l'hymne, Sancte Iohannes, a été ajoutée à la fin du XVIe siècle. L'ut a été transformé plus tard en do, plus facile à énoncer en solfiant.
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03 avril 2015

La plus ancienne chanson "pop" "biblique" vient du.. roi Salomon! (P. John)



Q: La chanson  "Turn, turn, turn" du groupe "the Byrds" vient-elle réellement de la Bible?

R: Oui. Le titre réel de cette chanson est  "Turn, turn turn (to everything there is a season)" (tournez, tournez, tournez, il y a un temps pour tout), et toutes les autres paroles de cette chanson (à l'exception de "turn, turn, turn" et du verset final  "I swear it's not too late" / "je te jure qu'il n'est pas trop tard") sont directement tirés du 3ème chapitre du Livre de l'Ecclésiaste, versets 1 à 8.

Le chanteur populaire Pete Seegera était l'auteur original de cette musique en 1959 et l'avait enregistrée en acoustique. Il avait ajouté "turn, turn, turn" pour mettre en exergue que temps et saisons changeaient vu que la terre sans cesse tournait, et le "je te jure qu'il n'est pas trop tard" était là pour apporter un peu d'espoir face à la menace d'extermination nucléaire au pire de la Guerre Froide. Ensuite, lors de la popularité croissante des Beatles et ce qu'on a appelé "l'invasion britannique", un groupe de folk-rock américain, les Byrds, a retravaillé et réenregistré une version électrique de cette chanson en 1965, qui s'est retrouvée propulsée à la première place des classements musicaux. C'est ainsi que le Livre de l'Ecclésiaste, écrit par le roi Salomon quelque mille ans avant le Christ, est donc indubitablement le record de la chanson populaire aux plus anciennes paroles!
P. John


Q: Existe-t'il d'autres chansons populaires dont les paroles viennent directement de la Bible?

R: Bien que je ne sois pas musicologue, je peux dire que nombre d'artistes et de groupes - depuis Coldplay à Bruce Springsteen - ont utilisé l'imagerie biblique dans leurs musiques. Par exemple, Bob Dylan est célèbre pour entrelarder ses paroles de chansons d'analogies bibliques, comme l'a fait le groupe de rock irlandais U2 avec sa chanson "40", qui est exclusivement basée sur les 3 premiers versets du Psaume 40.
De plus, nombre d'artistes Reggae tels que Jimmy Cliff et Bob Marley sont aussi bien connus pour ajouter des versets de la Bible dans leurs chansons, et le grand classique disco "Rivers of Babylon" est entièrement basé sur le Psaume 136.
P. John






Q: Is the song, "Turn, turn, turn" by the Byrds really from the Bible?

A: Yes. The actual title of this song is "Turn, turn turn (to everything there is a season)" and all of the lyrics to this song (with the exception of, "Turn, turn, turn" and the closing verse, "I swear it's not too late") are taken directly from the third chapter of the Book of Ecclesiastes, verses one through eight.

Folk singer Pete Seeger originally set these verses to music in 1959 and recorded it as an acoustic piece. He added the, "Turn, turn, turn" chorus to emphasis how time and seasons change as the earth constantly rotates and the, "I swear it's not to late" in part to offer hope amidst the threat of nuclear annihilation during the height of the Cold War. Then, with the popularity of the Beatles and the so-called British Invasion, the American folk-rock group The Byrds, recorded and released an electric version of this song in 1965 which rocketed to number one on the music billboard charts. Therefore, since the Book of Ecclesiastes was written by King Solomon about one thousand years before Christ, it
undoubtedly sets the record for a hit single with the oldest lyrics!

Fr. John


Q: Are there any other songs with lyrics taken directly from the Bible?

A: Although I'm not a musicologist, many artists and groups – from
Coldplay to Springsteen – have utilized biblical imagery within their
music. For instance, Bob Dylan is notorious for weaving and peppering his lyrics with biblical analogies, as does the Irish rock group U2. In fact, their song "40" is solely based on the first three verses of Psalm 40. In addition, many Reggae artists such as Jimmy Cliff and Bob Marley are also known for incorporating the Bible into their songs and the classic reggae standard, "Rivers of Babylon" is entirely based on Psalm 137.

Fr. John




29 décembre 2014

Origines du chant polyphonique découvertes "par hasard" (Cambridge)

Le hasard apporte un regard neuf sur les origines du chant polyphonique
Maev Kennedy
Mercredi 17 Décembre 2014 00.01 GMT
http://www.theguardian.com/music/2014/dec/17/polyphonic-music-fragment-origins-rewritten
Un étudiant PhD a découvert dans la British Library un fragment qui suggère que la musique polyphonique moderne aurait une évolution bien plus ancienne que ce qu'on ne croyait.

Quelques lignes de musique écrites il y a 1.100 ans d'ici, découvertes par hasard par un étudiant en postgraduat dans un manuscrit de la British Library, s'avèreraient être le plus ancien exemple de musique polyphonique chorale, où les voix chantent diverses mélodies combinées pour former une seule composition.

Le morceau de musique, qui ne devait pas durer plus de quelques secondes, était écrit au bas d'une page d'un portrait d'un saint et a été daté des alentours de l'an 900 apJC. Bien qu'il existe de très antiques traités sur une telle musique, la découverte est le plus ancien exemple concret prévu pour être utilisé par des chantres - le plus ancien connu jusqu'alors étant d'une collection appelée le Winchester Troper, originellement composé pour la cathédrale de Winchester et daté des alentours de l'An Mil.

Cette courte composition dans une louange à saint Boniface a été découverte par hasard par Giovanni Varelli, un étudiant en licence du St John’s College, Cambridge, alors qu'il était interne à la British Library. Varelli, qui se spécialise dans l'ancienne notation musicale, a remarqué que ce morceau était écrit pour deux voix. Il croit que son importance n'avait pas été remarquée par les autres érudits à cause de la notation, qui prédate l'invention de la portée, et est difficile à lire pour le non-spécialiste.

Il dit que l'anonyme compositeur était déjà à expérimenter avec le style, rompant avec les règles d'alors. "Ce qui est intéressant ici, c'est que nous assistons à la naissance de la musique polyphonique, et nous ne voyons pas ce que nous attendions. Typiquement, la musique polyphonique est vue comme s'étant développée d'un ensemble de règles fixes et d'une pratique presque mécanique. Cela change la manière donc nous comprenons ce développement précisément parce que celui qui a écrit ceci rompait ces règles. Cela montre que la musique de l'époque était dans un état de flux et de développement. Les conventions étaient moins des règles à suivre qu'un point de départ d'où l'on pouvait explorer quelques nouveaux chemins de composition."

Bien que le compositeur et l'origine du manuscrit soient inconnus, Varelli, qui a déployé un intense travail de recherche autour de sa découverte, croit que le style de notation, connu comme Paléofranque Orientale, suggère qu'il viendrait d'un monastère de la région de Düsseldorf ou Paderborn, dans le nord-ouest de l'Allemagne contemporaine (*).

Ce morceau avait été écrit sur l'espace libre au bas d'une page de la vie de l'évêque Maternianus de Reims. Un autre scribe a ajouté une inscription en latin au sommet de la page, qui dit ceci "lequel est célébré le 1er décembre." Varelli dit que la date l'a aidé à rechercher l'origine du manuscrit, parce que bien que la plupart des monastères célébraient ce saint le 30 avril, nombreux en Germanie l'indiquaient au contraire au 1er décembre.

Le style allait être afiné et développé pendant des siècles, devenant bien plus élaboré qu'un simple chant pour deux moines.

"Les règles ici appliquées ont posé les fondations pour ceux qui ont développé et gouverné la majorité de l'histoire musicale occidentale du millénaire suivant. Cette découverte montre comemnt ils ont évolué, et comment ils existaient dans un état de constante transformation, aux alentours de l'an 900."

 
Quintin Beer (à gauche) et John Clapham (à droite), tous deux en pré-graduat en musique à St John’s College, Université de Cambridge. Filmé par Ryan Cronin


Ndt : (*) L'on se rappelera que la ré-évangélisation de la Germanie a été (vainement) tentée entre autres depuis l'Allemagne, par des descendants chrétiens orthodoxes des envahisseurs Saxons du milieu du 1er millénaire. Le plus illustre d'entre eux, Saint Boniface (5 juin), évangélisateur, évêque de Mayence et martyr, à qui ce tropaire est dédié, est né à Kirton dans le Devonshire, avant de mourir en Germanie en 734.
 

22 janvier 2014

Liturgie ou rock à l'église? (oecuménisme)

Les instruments de musique étaient utilisés dans le temple juif, c'est pourquoi nous avons des tambours, des guitares et un groupe de rock dans notre église.
Mais la Liturgie, les Autels, les chants, l'encens et les jours de fête sont totalement de l'idolâtrie...

03 janvier 2013

Louez Dieu sur la harpe et la cithare [humour]

Et la guitare électrique? Allez, un peu d'iconoclasme musical pour bien commencer l'année!





Παπάς ροκαδες, ces moines Grecs qui font du rock!





ça ne plaira pas à tous mes lecteurs.. mais on ne peut pas plaire tout le temps à tout le monde, et moi le rock, j'aime ça :-)

17 août 2011

La Loi de Dieu, une musique avec laquelle il faut entrer en harmonie (Origène)


Il sait que toute l'Écriture sainte est l'instrument de Dieu, parfait, harmonieux, mélangeant les différentes notes pour ceux qui aspirent à apprendre, en un cantique salvateur, et lorsque l'harmonie du bon sens est nécessaire il pince la corde apostolique, accordée pour correspondre avec ce qui précède, et similairement, les cordes apostoliques en harmonie avec les évangéliques.
Mais s'il survient un lecteur qui a été instruit à comprendre la musique de Dieu, quelqu'un qui est sage en parole et en acte, alors il produira une note de la musique divine. Car il aura appris de la musique de Dieu à garder le rythme, jouant ici sur les cordes de la Loi, là sur celles de l'Évangile, puis ici sur celles des prophètes, le tout en harmonie. C'est pourquoi ceux qui n'ont pas l'oreille pour détecter l'harmonie de Dieu dans les Écritures sacrées présument que l'Ancien Testament n'est pas en harmonie avec le Nouveau, ni les prophètes avec la Loi, ou les Évangiles l'un avec l'autre, ou un Apôtre avec l'Évangile, ou avec lui-même, ou avec les autres Apôtres. Car ainsi aussi les différentes cordes d'un psalterion ou d'une lyre, donnent chacune une note propre d'évidence différente de celle des autres cordes, c'est considéré par celui qui n'a pas l'oreille musicale et ne comprend pas la théorie de l'harmonie comme étant discordant à cause de la différence des notes:
"Ou bien méprises-tu ses richesses de bonté, de patience, de longanimité, sans reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse au repentir? Par ton endurcissement et l’impénitence de ton coeur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au Jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu" (Rom. 2,4-5)
Ces paroles séparent la colère et Dieu. Car en fait, la colère est quelque chose d'étranger à Dieu. Elle n'est pas liée à Lui comme quelque chose venant de Lui.
Origène, homélies sur Ezéchiel

15 janvier 2009

églises de Russie (1)




J'ai retrouvé la musique du diaporama original :

"The legend of Attaman"
Direction : Mikhaïl Minsky
in : Rossian Cossack music from the Urals


Elle raconte ceci :
http://forums.randi.org/archive/index.php/t-14620.html
"Volga, Voolga, mats radnaaja,
Volga Ruuskaja rieka,
nie vidaalu ti padarka,
oot Donskaava kazaka,
nie vidaalu ti padarka,
oot Donskaava kazaka.
Stenka Rasin était un chef Cosaque qui se rebella contre le Tsar de Russie en 1669. Il perdit et fut exécuté.
La chanson assez lugubre raconte une partie de sa vie. Stenka et sa bande descendent la Volga, et Stenka s'amuse avec sa jolie jeune épouse. Ses hommes l'accusent d'être devenu faible à cause de sa femme, alors il se met en colère et la jette à l'eau, afin de prouver qu'après tout, il est un dur de dur."


Télécharger le diaporama en format PPS :
diaporamas/LaSainteRussiec20090104.pps