L'attitude chrétienne envers les créatures de Dieu n'est pas "elles nous sont inférieures à nous, les humains". Saint Basile le Grand a dit : "ils servent Dieu à leur place mieux que nous à la nôtre".
Christian attitude to God's creatures is not "they are lower than we humans". St Basil the Great said: "they serve God in their place better than we in ours".
src
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Affichage des articles dont le libellé est nature. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nature. Afficher tous les articles
03 juin 2018
16 décembre 2015
Être de respectueux gestionnaires de la Création (p. Tryphon, Eorhf)
Comme moines Chrétiens Orthodoxes, nous sommes attachés à l'importance du respect de l'environnement, qui requiert de nous d'être de bons gestionnaires de ce que Dieu nous a donné. Une partie importante de cette gestion, c'est d'oeuvrer à la durabilité, basée sur un principe simple que tout ce dont nous avons besoin pour notre survie et le bien-être dépend, directement ou indirectement, de notre environnement naturel. Quand l'équilibre est maintenu, nous pouvons coexister avec l'environnement, plutôt que le combattre ou l'exploiter.
Avec notre but de durabilité en vue, nous avons des ruches d'abeille et produisons le plus possible notre nourriture, toujours sans pesticides. Nos légumes sont viennent graines rustiques, signifiant que ce sont des variétés qui sont fécondées par pollenisation. Contrairement aux hybrides, ils produisent des graines que vous récoltez, qui produiront des plantes avec la plupart des caractéristiques de la plante originale, ce qui est essentiel pour leur durabilité. Nous mangeons les oeufs de nos heureuses volailles en liberté, des poules Rhode Island Reds et des coqs Bard Rock. Nous limitons notre utilisation d'eau, maintenons nos thermostats aux températures inférieures et éteignons les lumières quand elles ne sont pas nécessaires. Nous essayons du mieux que nous pouvons pour ne pas gaspiller l'énergie, nous efforçant de témoigner de l'importance, comme Chrétiens, de prendre grand soin de ce merveilleux monde que Dieu nous a donné. Notre prochaine étape, ce sera l'installation de panneaux solaires sur nos nombreuses batisses orientées au sud.
Nous venons de terminer la construction de notre premier grand potager clos, un système de croissance verticale [ndt: comme sur de la permaculture]. C'est souvent construit en forme de cercle mesurant 1m80 de diamètre, avec un muret qui l'entoure et une avancée dedans formant comme une sorte de gâteau dont on aurait coupé une tranche. Le trou au centre sert à déverser le compost qui humidifiera et nourrira le sol. Notre but est d'en construire au moins 5, qui nous permettrons de faire pousser des légumes et des fruits avec très peu d'eau.
En tant que moines, nous croyons qu'il est important de laisser la "plus petite empreinte" possible, utilisant les ressources naturelles en étant reconnaissant à Dieu. L'éthique eucharistique signifie que nous devons utiliser les ressources naturelles avec reconnaissance, et les offrir à Dieu. Une telle attitude est pour nous, Chrétiens, incompatible avec le gaspillage. Comme moines, nos pratiques ascétiques nous rappellent que même les plus simples aliments et les plus simples conforts, qui ont été donnés pour nos besoins, sont des dons de Dieu. Ils ne sont pas à notre disposition pour être abimés ou gaspillés.
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
Avec notre but de durabilité en vue, nous avons des ruches d'abeille et produisons le plus possible notre nourriture, toujours sans pesticides. Nos légumes sont viennent graines rustiques, signifiant que ce sont des variétés qui sont fécondées par pollenisation. Contrairement aux hybrides, ils produisent des graines que vous récoltez, qui produiront des plantes avec la plupart des caractéristiques de la plante originale, ce qui est essentiel pour leur durabilité. Nous mangeons les oeufs de nos heureuses volailles en liberté, des poules Rhode Island Reds et des coqs Bard Rock. Nous limitons notre utilisation d'eau, maintenons nos thermostats aux températures inférieures et éteignons les lumières quand elles ne sont pas nécessaires. Nous essayons du mieux que nous pouvons pour ne pas gaspiller l'énergie, nous efforçant de témoigner de l'importance, comme Chrétiens, de prendre grand soin de ce merveilleux monde que Dieu nous a donné. Notre prochaine étape, ce sera l'installation de panneaux solaires sur nos nombreuses batisses orientées au sud.
Nous venons de terminer la construction de notre premier grand potager clos, un système de croissance verticale [ndt: comme sur de la permaculture]. C'est souvent construit en forme de cercle mesurant 1m80 de diamètre, avec un muret qui l'entoure et une avancée dedans formant comme une sorte de gâteau dont on aurait coupé une tranche. Le trou au centre sert à déverser le compost qui humidifiera et nourrira le sol. Notre but est d'en construire au moins 5, qui nous permettrons de faire pousser des légumes et des fruits avec très peu d'eau.
En tant que moines, nous croyons qu'il est important de laisser la "plus petite empreinte" possible, utilisant les ressources naturelles en étant reconnaissant à Dieu. L'éthique eucharistique signifie que nous devons utiliser les ressources naturelles avec reconnaissance, et les offrir à Dieu. Une telle attitude est pour nous, Chrétiens, incompatible avec le gaspillage. Comme moines, nos pratiques ascétiques nous rappellent que même les plus simples aliments et les plus simples conforts, qui ont été donnés pour nos besoins, sont des dons de Dieu. Ils ne sont pas à notre disposition pour être abimés ou gaspillés.
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
02 septembre 2015
C'est par notre conversion menant à la déification que nous serons en paix avec Créateur et création (mgr Jean)
Mercredi de la Quatorzième Semaine après la Pentecôte (Mercredi 2 septembre)
Homélie de Monseigneur Jean (Kovalevsky), évêque de Saint Denis
(Marc IV, 35-41)
Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
L'évangile de la tempête est très clair ; la barque, dans laquelle se trouve le Christ avec les apôtres, c'est l'Église, et ce sont nos âmes. La mer qui se déchaîne avec le vent et les vagues, ce sont le monde avec ses passions. Ici, faisons une remarque : le premier sens de ces vagues qui envahissent, mouillent, remplissent la barque est certainement la persécution. Or il y a deux formes de persécution venant de ce monde de péché :
- celle exercée directement sur les chrétiens ou sur la religion par les athées... ;
- l'autre : lorsque les idées de ce monde, la manière de vivre de ce monde, envahissent l'Église ou notre âme; quand l'Église est trop bien soignée, par l'État par exemple, trop bien soutenue par l'argent, quand l'Église, ou plutôt les représentants de l'Église, deviennent de ce monde, quand notre âme se profane. Cette persécution-là est beaucoup plus dangereuse que la première.
Ainsi, nous sommes souvent - il y a heureusement des moments de paix, de tranquillité sur cette mer - devant deux formes de persécution. Dans la persécution directe de l'âme ou de l'Église, quand le Diable nous attaque, c'est la lutte ; nous pouvons tomber par lâcheté, par faiblesse, par crainte, par peur. Mais dans l'autre persécution, quand les éléments du monde envahissent l'Église sans que nous-mêmes soyons en danger, quand tout devient plus de ce monde que du divin, nous devons avoir une autre forme de lutte, de vigilance, car cette persécution-là n'est pas violente extérieurement, elle l'est imperceptiblement et nous glissons peu à peu vers cet esprit du monde. Voilà pourquoi la vigilance devant cette persécution nécessite un autre courage : celui de ne pas céder au compromis avec le monde.
Mais dans l'Évangile, il y a une autre chose, curieuse, inattendue : le chef de l'Église, le Christ qui a dit : Je serai toujours avec vous,dort. Il est tranquille, Il dort, Il ne prend pas de «mesures». Pourquoi ce sommeil du Christ au moment du danger ? Et nous avons souvent eu, à ces moments-là, l'impression que Dieu sommeille, qu'Il n'est pas avec nous pour nous défendre, qu'Il ne vient pas à notre aide. Le Christ répond lui-même aux hommes de peu de foi : Il dort.
Il n'agit pas dans notre chemin personnel ou dans le chemin de l'Église : est-ce pour que nous l'appelions ? Certainement. Mais c'est encore plus pour éprouver notre foi. Il veut nous dire : devant les persécutions, qu'elles soient du dedans ou du dehors, lorsque votre âme est attaquée par le Diable - vagues qui vous envahissent - votre conduite doit être sereine, tranquille ; ne soyez pas effrayés par ce monde déchaîné contre vous, par le péché du Diable qui paraît fort. Gens de peu de foi, nous devons être tranquilles et, au fond, c'est à nous qu'il incombe de combattre pour le Christ, et non pas seulement d'être sauvés par le Christ.
Il dort - non parce qu'Il veut dormir, Il est assoupi - Il dort pour que nous soyons vigilants, pour que nous arrivions nous-mêmes à arrêter les flots de la vague. Et cette attitude de Dieu vis-à-vis de ses bien-aimés, de ses disciples, de ses enfants, de ces membres de ce corps mystique - cette attitude, nous la retrouvons souvent dans l'histoire de l'Église, et souvent dans notre vie intérieure. Il nous laisse la possibilité d'arrêter les flots, Il veut que nous fassions l'apprentissage de donner les ordres aux éléments.
Le Christ ordonne à la mer, ordonne aux vents ; le calme revient et les apôtres alors se demandent :Qui est Celui à qui les vents et la mer obéissent ?
A qui obéissent les éléments de ce monde ? A cet homme dans la barque, qui est Jésus, mais qui est aussi le Créateur. Voilà pourquoi les éléments lui obéissent. Ceci est un témoignage : l'homme a été créé roi de la terre pour que tous les éléments lui obéissent, comme il est écrit au livre de la Genèse. Le Christ ici agit en tant qu'Il est Dieu. En réalité, tous les hommes, les chrétiens, devraient parvenir à la même puissance. Par la force humaine, certes non, mais par acquisition de la puissance divine de l’Esprit-Saint.
Actuellement les éléments n'obéissent pas à notre parole, nous obéissons aux éléments, parce que nous n'avons pas acquis la divinité par la Grâce. Le Christ nous montre ce que peut être l'homme déifié. Dans le Paradis, nous ne voyons pas explicitement cette puissance d'Adam et Eve : ni hostilité, ni vagues qui les submergent, ni peur de manquer du fruit nécessaire à leur nourriture; les bêtes ne les effrayent pas et viennent pacifiquement autour d'eux. Adam avait cette puissance. Nous l'avons perdue.
Tel est le but de la création de l'homme : qu'il aille vers Dieu et, rempli de souffle divin, devienne semblable au Créateur. Ainsi, notre Seigneur, en disant aux vents et à la mer : «Taisez-vous ! Arrêtez ! Pacifiez-vous ! Obéissez à ma parole !», trace pour nous ce que l'homme doit devenir par l'acquisition de l'Esprit-Saint.
Regardez, lisez attentivement la vie des saints. Saint Nicolas calme la tempête, saint Honorat marche sur les eaux, les autres apaisent les vents, pacifient les bêtes féroces. A notre époque, j'en ai des témoignages directs et indirects, les éléments, la nature, obéissent à l'homme. Les saints ont réalisé, et réalisent, ce que le Christ a réalisé - non parce qu'ils sont des créateurs, mais parce qu'ils sont devenus très ressemblants au Créateur.
Pourquoi n'avons-nous pas aussi peu cette puissance ? Parce que nous n'avons pas suffisamment soif de Dieu, soif d'être nourris par Dieu, de vivre en lui, d'être de lui, par lui, et en lui seulement. Nous avons soif de perfection et de tant et tant de choses de seconde zone. Mais le manque de cette soif ardente, de ce désir absolu d'être rempli par la Grâce, la Puissance, l'Énergie divines, afin de devenir pour lui, de vivre en lui, avec lui, ce manque de soif fait que nous n'avons pas de pouvoir sur les éléments.
Voilà pourquoi l'Évangile nous appelle à une seule chose : oubliant tout, cultivons en nous le désir permanent de Dieu. Je dis le désir, je ne dis pas les commandements, car pour accomplir les commandements, on peut, si le désir est grand, lutter efficacement malgré notre imperfection. Cultivons avant tout cette soif d'être immédiatement, le plus vite possible, en lui, par lui et de lui, d'être ses enfants, afin de dire, non des lèvres mais de tout notre être : Père nôtre, qui es aux cieux, que ta volonté, ton nom, ta puissance, ton royaume soient aussi sur la terre - c'est-à-dire en nous.
Que Dieu pénètre non seulement notre esprit, mais aussi notre âme, notre corps - jusqu'au bout des doigts - que sa lumière nous pénètre afin que nous ne vivions plus que par lui ; alors les éléments, nous obéiront, et toute crainte partira avec le démon confus.
Amen.
Homélie de Monseigneur Jean (Kovalevsky), évêque de Saint Denis
(Marc IV, 35-41)
Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
L'évangile de la tempête est très clair ; la barque, dans laquelle se trouve le Christ avec les apôtres, c'est l'Église, et ce sont nos âmes. La mer qui se déchaîne avec le vent et les vagues, ce sont le monde avec ses passions. Ici, faisons une remarque : le premier sens de ces vagues qui envahissent, mouillent, remplissent la barque est certainement la persécution. Or il y a deux formes de persécution venant de ce monde de péché :
- celle exercée directement sur les chrétiens ou sur la religion par les athées... ;
- l'autre : lorsque les idées de ce monde, la manière de vivre de ce monde, envahissent l'Église ou notre âme; quand l'Église est trop bien soignée, par l'État par exemple, trop bien soutenue par l'argent, quand l'Église, ou plutôt les représentants de l'Église, deviennent de ce monde, quand notre âme se profane. Cette persécution-là est beaucoup plus dangereuse que la première.
Ainsi, nous sommes souvent - il y a heureusement des moments de paix, de tranquillité sur cette mer - devant deux formes de persécution. Dans la persécution directe de l'âme ou de l'Église, quand le Diable nous attaque, c'est la lutte ; nous pouvons tomber par lâcheté, par faiblesse, par crainte, par peur. Mais dans l'autre persécution, quand les éléments du monde envahissent l'Église sans que nous-mêmes soyons en danger, quand tout devient plus de ce monde que du divin, nous devons avoir une autre forme de lutte, de vigilance, car cette persécution-là n'est pas violente extérieurement, elle l'est imperceptiblement et nous glissons peu à peu vers cet esprit du monde. Voilà pourquoi la vigilance devant cette persécution nécessite un autre courage : celui de ne pas céder au compromis avec le monde.
Mais dans l'Évangile, il y a une autre chose, curieuse, inattendue : le chef de l'Église, le Christ qui a dit : Je serai toujours avec vous,dort. Il est tranquille, Il dort, Il ne prend pas de «mesures». Pourquoi ce sommeil du Christ au moment du danger ? Et nous avons souvent eu, à ces moments-là, l'impression que Dieu sommeille, qu'Il n'est pas avec nous pour nous défendre, qu'Il ne vient pas à notre aide. Le Christ répond lui-même aux hommes de peu de foi : Il dort.
Il n'agit pas dans notre chemin personnel ou dans le chemin de l'Église : est-ce pour que nous l'appelions ? Certainement. Mais c'est encore plus pour éprouver notre foi. Il veut nous dire : devant les persécutions, qu'elles soient du dedans ou du dehors, lorsque votre âme est attaquée par le Diable - vagues qui vous envahissent - votre conduite doit être sereine, tranquille ; ne soyez pas effrayés par ce monde déchaîné contre vous, par le péché du Diable qui paraît fort. Gens de peu de foi, nous devons être tranquilles et, au fond, c'est à nous qu'il incombe de combattre pour le Christ, et non pas seulement d'être sauvés par le Christ.
Il dort - non parce qu'Il veut dormir, Il est assoupi - Il dort pour que nous soyons vigilants, pour que nous arrivions nous-mêmes à arrêter les flots de la vague. Et cette attitude de Dieu vis-à-vis de ses bien-aimés, de ses disciples, de ses enfants, de ces membres de ce corps mystique - cette attitude, nous la retrouvons souvent dans l'histoire de l'Église, et souvent dans notre vie intérieure. Il nous laisse la possibilité d'arrêter les flots, Il veut que nous fassions l'apprentissage de donner les ordres aux éléments.
Le Christ ordonne à la mer, ordonne aux vents ; le calme revient et les apôtres alors se demandent :Qui est Celui à qui les vents et la mer obéissent ?
A qui obéissent les éléments de ce monde ? A cet homme dans la barque, qui est Jésus, mais qui est aussi le Créateur. Voilà pourquoi les éléments lui obéissent. Ceci est un témoignage : l'homme a été créé roi de la terre pour que tous les éléments lui obéissent, comme il est écrit au livre de la Genèse. Le Christ ici agit en tant qu'Il est Dieu. En réalité, tous les hommes, les chrétiens, devraient parvenir à la même puissance. Par la force humaine, certes non, mais par acquisition de la puissance divine de l’Esprit-Saint.
Actuellement les éléments n'obéissent pas à notre parole, nous obéissons aux éléments, parce que nous n'avons pas acquis la divinité par la Grâce. Le Christ nous montre ce que peut être l'homme déifié. Dans le Paradis, nous ne voyons pas explicitement cette puissance d'Adam et Eve : ni hostilité, ni vagues qui les submergent, ni peur de manquer du fruit nécessaire à leur nourriture; les bêtes ne les effrayent pas et viennent pacifiquement autour d'eux. Adam avait cette puissance. Nous l'avons perdue.
Tel est le but de la création de l'homme : qu'il aille vers Dieu et, rempli de souffle divin, devienne semblable au Créateur. Ainsi, notre Seigneur, en disant aux vents et à la mer : «Taisez-vous ! Arrêtez ! Pacifiez-vous ! Obéissez à ma parole !», trace pour nous ce que l'homme doit devenir par l'acquisition de l'Esprit-Saint.
Regardez, lisez attentivement la vie des saints. Saint Nicolas calme la tempête, saint Honorat marche sur les eaux, les autres apaisent les vents, pacifient les bêtes féroces. A notre époque, j'en ai des témoignages directs et indirects, les éléments, la nature, obéissent à l'homme. Les saints ont réalisé, et réalisent, ce que le Christ a réalisé - non parce qu'ils sont des créateurs, mais parce qu'ils sont devenus très ressemblants au Créateur.
Pourquoi n'avons-nous pas aussi peu cette puissance ? Parce que nous n'avons pas suffisamment soif de Dieu, soif d'être nourris par Dieu, de vivre en lui, d'être de lui, par lui, et en lui seulement. Nous avons soif de perfection et de tant et tant de choses de seconde zone. Mais le manque de cette soif ardente, de ce désir absolu d'être rempli par la Grâce, la Puissance, l'Énergie divines, afin de devenir pour lui, de vivre en lui, avec lui, ce manque de soif fait que nous n'avons pas de pouvoir sur les éléments.
Voilà pourquoi l'Évangile nous appelle à une seule chose : oubliant tout, cultivons en nous le désir permanent de Dieu. Je dis le désir, je ne dis pas les commandements, car pour accomplir les commandements, on peut, si le désir est grand, lutter efficacement malgré notre imperfection. Cultivons avant tout cette soif d'être immédiatement, le plus vite possible, en lui, par lui et de lui, d'être ses enfants, afin de dire, non des lèvres mais de tout notre être : Père nôtre, qui es aux cieux, que ta volonté, ton nom, ta puissance, ton royaume soient aussi sur la terre - c'est-à-dire en nous.
Que Dieu pénètre non seulement notre esprit, mais aussi notre âme, notre corps - jusqu'au bout des doigts - que sa lumière nous pénètre afin que nous ne vivions plus que par lui ; alors les éléments, nous obéiront, et toute crainte partira avec le démon confus.
Amen.
05 août 2015
Le lion "Cecil" et le massacre "sportif" d'animaux (p. Tryphon / Eorhf)
Le meurtre d'animaux innocents juste pour le sport.
La majorité du monde civilisé s'est retrouvé partagé entre impossibilité d'y croire et dégoût, à la suite de la mort choquante d'un vieux lion particulièrement aimé, dans le parc national Hwange au Zimbabwe, lion qui avait été attiré dans un piège pour quitter l'enceinte sécurisée de la réserve pour animaux sauvages. Ce magnifique animal a été tué pour le sport par un riche chasseur de trophées, laissant l'animal endurer une mort douloureuse et terrible.
Cette insensée mise à mort a ramené sous le feu des projecteurs l'indigne passe-temps de nombre de riches Occidentaux, qui sont décidés à payer des fortunes pour le "plaisir" de tuer un animal sauvage. Une femme de l'Idaho a même été publier une photo d'elle se tenant auprès d'une vieille girafe, disant qu'elle avait été un animal fantastique, dont la mise à mort l'avait laissée dans un état "qu'elle n'aurait pas pu se sentir mieux."
Ces massacres sportifs répugnants et révoltants se déroulent en une époque où le monde moderne s'avance vers une attitude éthique qui considère toujours plus que les animaux seraient dignes des mêmes droits accordés aux humains. Ces massacres servent aussi de rappel pour tous les Chrétiens Orthodoxes que les animaux sont une partie importante de la Création de Dieu, et tout comme l'environnement lui-même, ils méritent notre respect et protection.
Ces images psychologiquement choquantes de quelqu'un posant à côté d'un corps d'un animal mort, dont ils ont payé pour effectuer la mise à mort, ne représentent pas une situation différente que la pollution volontaire d'une rivière d'eau pure, ou l'abattage d'une forêt primaire pour raisons financières. Tous ces actes sont des péchés contre la Création de Dieu, et méritent une condamnation universelle.
Dans l'amour du Christ,
Higoumène Tryphon
La majorité du monde civilisé s'est retrouvé partagé entre impossibilité d'y croire et dégoût, à la suite de la mort choquante d'un vieux lion particulièrement aimé, dans le parc national Hwange au Zimbabwe, lion qui avait été attiré dans un piège pour quitter l'enceinte sécurisée de la réserve pour animaux sauvages. Ce magnifique animal a été tué pour le sport par un riche chasseur de trophées, laissant l'animal endurer une mort douloureuse et terrible.
Cette insensée mise à mort a ramené sous le feu des projecteurs l'indigne passe-temps de nombre de riches Occidentaux, qui sont décidés à payer des fortunes pour le "plaisir" de tuer un animal sauvage. Une femme de l'Idaho a même été publier une photo d'elle se tenant auprès d'une vieille girafe, disant qu'elle avait été un animal fantastique, dont la mise à mort l'avait laissée dans un état "qu'elle n'aurait pas pu se sentir mieux."
Ces massacres sportifs répugnants et révoltants se déroulent en une époque où le monde moderne s'avance vers une attitude éthique qui considère toujours plus que les animaux seraient dignes des mêmes droits accordés aux humains. Ces massacres servent aussi de rappel pour tous les Chrétiens Orthodoxes que les animaux sont une partie importante de la Création de Dieu, et tout comme l'environnement lui-même, ils méritent notre respect et protection.
Ces images psychologiquement choquantes de quelqu'un posant à côté d'un corps d'un animal mort, dont ils ont payé pour effectuer la mise à mort, ne représentent pas une situation différente que la pollution volontaire d'une rivière d'eau pure, ou l'abattage d'une forêt primaire pour raisons financières. Tous ces actes sont des péchés contre la Création de Dieu, et méritent une condamnation universelle.
Dans l'amour du Christ,
Higoumène Tryphon
04 décembre 2014
Le monde comme sacrement - servir à l'Autel de la Création (p. Tryphon, EORHF)
Les êtres humains sont comme des prêtres devant l'Autel de la Création
"Tout ce qui vit et respire est sacré et beau aux yeux de Dieu. Le monde entier est un sacrement. Le cosmos entier, le créé, est un buisson ardent brûlant des énergies incrées de Dieu. Et l'humanité se tient comme un prêtre devant l'Autel de la Création, comme microcosme et médiateur. Telle est la vraie nature des choses; ou comme le décrit une hymne orthodoxe, 'la vérité des choses,' si seulement nous avons les yeux de la foi pour le voir."
Ces paroles du patriarche Bartholomée de Constantinople (1) résonnent si authentiquement à mes oreilles, à la fois comme Chrétien Orthodoxe, et comme homme qui a toujours aimé la vie dans la nature. Un de mes plus anciens souvenirs, c'était les voyages en famille où nous allions camper sous tente près d'un lac idylique dans le nord de l'Idaho, cuisant sur feu de bois, pêchant des truites arc-en-ciel pour le petit déjeuner - rien de tel que de la truite grillée pour le petit déjeuner - et gravissant les chemins de montagne. Lorsque je suis arrivé aux études supérieures, je partais avec des amis pour des journées de randonnée dans les proches montagnes, ou partait nager dans des recoins du Lac Pend Oreille, le plus grand lac de l'Idaho.
Mesurant près de 30km de long, situé dans la partie nord de l'Etat, il est le 5ème lac le plus profond des USA, jusque 350m en certaines zones. Les 80km de bords sauvages permettaient aventure, et m'inspiraient un amour de la nature, et de la vie au grand air. Les eaux de ce lac sont si pures, nombre de gens ont construit leur maison sur une des nombreuses îles, pompant simplement l'eau du lac, sans besoin de la traiter.
Tous les étés, j'essaie de partir quelques jours à la pêche à la carpe avec mon frère, Dwayne, remontant en canoë Clark Fork River, un affluent de Lac Pend Oreille. Nous nous sentons comme nos ancêtres Vikings, au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans la nature sauvage, entrant sur les territoires éloignés des élans, cerfs, ours et aigles. Nous nous considérons comme des écologistes, et des serviteurs des ressources naturelles que Dieu nous a données.
Les Forêts d'Acajous (Redwoods) de la Californie du Nord sont un autre lieu spécial pour moi. Ces géants imposants m'ont attiré depuis que je suis entré pour la première fois dans cette forêt primale, vers la fin des années 1960. Un Acajou m'est particulièrement spécial, car c'était le premier arbre que j'aie jamais étreint (oui, je suis un écolo) et je me suis décidé à l'étreindre à chaque fois depuis mes 22 ans, et j'ai photographié nombre d'amis faisant pareil, y compris des prêtres souhaitant rester anonymes.
L'Orthodoxie n'a jamais considéré l'environnement, ni les ressources naturelles, comme pouvant être pillées. Historiquement, l'Orthodoxie a vu la terre comme un endroit dont il faut prendre grand soin, protéger et préserver pour les générations futures. Des zones forestières énormes de Russie qui ont été pillées et dévastées sous les impies Soviets. Les gigantesques forêts qui ont entouraient Athènes et Thessaloniki, plantées par les Grecs, qui utilisaient la pierre pour leurs constructions, ont été saccagées et coupées par les Turcs, qui ne construisaient qu'en bois.
Notre Église a des suppliques et litanies spéciales "pour des saisons favorables, pour l'abondance des fruits de la terre", ou pour la protection en cas de désastres naturels. Il y a même une prière spéciale dans les Offices que l'on dit lorsqu'il y a danger de tremblement de terre :
"La terre ne sait dire mot, et pourtant grogne et crie : 'pourquoi donc, vous les humains, me polluez ainsi de tant de mauvaises choses?" Le Maître vous épargne mais me châtie entièrement : comprenez, et plaisez à Dieu en vous repentant'."
L'Orthodoxie porte une profonde compréhension de la Création, et du rôle de l'Humanité comme prêtrise de la Création. En tant que créatures capables d'altérer et de remodeler le monde, nous sommes tenus par le Créateur à être de bons gestionnaires. Comme le cosmos entier a rendu gloire au Créateur, nous avons construit des églises qui représentent un microcosme de tout cet univers. La promesse de la Rédemption est pour toute la Création, et c'est le don du Salut accomplit par Jésus-Christ.
Dans l'amour du Christ,
Higoumène Tryphon
(1) ndt: j'ai corrigé le texte original car le titre que ledit patriarche s'attribue habituellement n'est pas reconnu par Concile Oecuménique. Il a même été fermement combattu par saint Grégoire le Grand, pape de Rome et "primus inter pares" (cfr lettres à Jean le Jeûneur). Je n'ai donc aucune raison de suivre une mode de titres vaniteux et pompeux, elle est sans fondement canonique.
26 juin 2013
Écologie et christianisme orthodoxe vont de pair (hiéromoine Joshua, EORHF)
"Au fur et à mesure que vous développez votre conscience de la nature, vous commencez à voir comment nous influençons toute vie, et comment toute vie nous influence. Une caractéristique-clé et capitale que nous devons connaître."
Tony Dix-Doigts / Wanbli Nata'u, Oglala Lakora
Tout à fait exact. La simplicité de coeur est la clé. Alors éteignez tous ces gadgets et machins et bidules qui freinent votre participation à la réalité de la nature et de l'amour.. et écoutez le vent qui souffle près de vos oreilles. Doux. Apaisant. Relaxant. Écoutez le chant des oiseaux. Béni. Serein. Laissez le soleil réchauffer et doucement bronzer votre visage. Buver un verre d'eau avec gratitude. Précieuse. Dieu vous a placé en un lieu pour un temps donné et une bonne raison. Saisissez la bonne nature de la réalité et rejetez l'illusion du péché. Repentez-vous et aspirez après les Cieux dès l'instant présent, tout en remarquant cette minuscule fleur rouge qui traverse le sol et marchez en l'évitant intentionnellement. Libérez quelqu'un qui meurt de faim, et soutenez à la fois l'écologie humaine et environementale sans sentimentalisme. Soutenez et actualisez l'amour et la miséricorde. Soyez Chrétien Orthodoxe dans les faits, et sauvez le monde.
Hiéromoine Joshua, EORHF
Absolutely true. Simplicity of heart is key. So turnoff those gadgets and contraptions and devices that obstruct your participation in the reality of nature and love . . . and listen to the wind blow past your ears. Gentle. Calming. Sweetness. Hear the song birds. Blessed. Serene. Let the sun warm and slightly tan your face. Drink a glass of water with thankfulness. Precious. God put you in place and time for a reason. Grasp the good nature of reality and reject the delusion of sin. Repent and long for heaven in the here and now but still see that very little tiny purple flower hugging the ground and intentionally step around it. Feed someone who is actually hungry and support both human and environmental ecology without sentimentality. Support and actualize love and mercy. Be Orthodox Christian in fact and save the world.
Hieromonk Joshua
23 juillet 2011
Dieu, matérialisme, spiritualité, athéisme et catastrophes naturelles (hiéromoine Tryphon, EORHF)

Si nous nous soumettons à la vie matérialiste, et ne nous adonnons pas à une vie en Christ, pour finir, nous serons nous aussi sujet à l'affliction, l'acédie, le désespoir, la crainte de perdre les biens, et l'aliénation.
J'ai beaucoup médité sur les désastres qui ont frappé divers endroits de notre planète. Nous voyons de terribles tremblements de terre, des inondations et tempêtes dantesques, la rapide fonte des calottes glaciaires, et de nouvelles maladie que la science médicale n'avait jamais rencontrées. Nous qui vivons sur cette planète Terre, nous recevons une leçon d'humilité, en découvrant que toute notre science, toute notre technologie, finalement, sont incapables de résister face aux ravages de la nature. Nos digues ne parviennent pas à contenir les inondations, nos bâtiments ne résistent pas aux énormes tremblements de terre, notre technique de lutte contre les incendies ne parvient pas à maîtriser les gigantesques feux qui ravagent tout, et alors même que nous pensions être capables de guérir toute maladie, nous en découvrons des nouvelles qui semblent défier l'expertise médicale. Avec la chute de l'Union Soviétique, nous avions annoncé fièrement qu'une nouvelle ère de paix allait régner. Nous nous sommes bien trompés.
Que signifie donc tout cela? Pourquoi Dieu permet-Il à toutes ces calamités de nous frapper? Notre plus jeune moine, père Moïse, un natif du Mississippi, faisait remarquer hier que les pires des catastrophes qui avaient frappé notre nation semblaient concentrées sur ce qu'on appelle la "Bible Belt" (*). Alors où donc est Dieu dans tout ça?
La bonne question devrait plutôt être celle-ci : où donc en sommes-nous avec Dieu? À une époque d'omniprésence du matérialisme, de l'athéisme et de l'égocentrisme, est-il si étonnant que la nature soit en rébellion conte nous? C'est un peu comme si la planète essayait de nous en expulser, comme un vomissement. Créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, nous nous sommes dressés contre Lui. Nous L'avons enlevé de la place centrale dans nos communautés, et dans notre vie de famille. Pour peu que nous croyions encore en Lui, nous avons donné à Dieu une place secondaire dans notre vie quotidienne. Où est Dieu? Nous Lui avons demandé de nous laisser tranquiles!
Seigneur, prends pitié
Higoumène Tryphon

17 juillet 2011
Science et religion ne sont pas antinomiques (p. Seraphim Rose)

Nul ne pourra oser affirmer que les saints Pères, et les Chrétiens Orthodoxes en général, sont "contre la science", à savoir opposés à la connaissance scientifique, en ce sens qu'il s'agit là de la connaissance de la nature. Comme Dieu est l'auteur à la fois de la révélation et de la nature, il ne saurait y avoir de réel conflit entre théologie et science, aussi longtemps que chacune reste vraie et se cantonne à la sphère à laquelle elle appartient par nature.
Père Seraphim Rose, de bienheureuse mémoire
03 mai 2008
Un apiculteur en Serbie construit des ruches en forme de monastères et d'églises
Les moines de l'Irlande Orthodoxe construisaient régulièrement leurs cellules sous la forme d'une ruche d'abeilles

Un apiculteur a décidé de faire l'inverse :
http://www.interfax-religion.com/?act=mosaic&div=207

Londres, 29 avril 2008, Interfax – un pieux apiculteur de Serbie a commencé à réaliser des ruches d'abeilles ayant la forme d'églises et monastères Orthodoxes de Serbie, "parce que les abeilles aussi ont une âme," rapporte le site Ananova.
"Je regroupe les 2 grands amours de ma vie, l'apiculture et ma Foi," déclara Slobodan Jeftic, 58 ans, habitant Stari Kostolac.

"Ainsi, tout en prenant soin de mes abeilles afin qu'elles aient un lieu de vie et où faire leur miel, je veille aussi aux soins de leurs âmes," a-t'il ajouté.

Une photo de Stari Kostolac - source

Un apiculteur a décidé de faire l'inverse :

Londres, 29 avril 2008, Interfax – un pieux apiculteur de Serbie a commencé à réaliser des ruches d'abeilles ayant la forme d'églises et monastères Orthodoxes de Serbie, "parce que les abeilles aussi ont une âme," rapporte le site Ananova.
"Je regroupe les 2 grands amours de ma vie, l'apiculture et ma Foi," déclara Slobodan Jeftic, 58 ans, habitant Stari Kostolac.
"Ainsi, tout en prenant soin de mes abeilles afin qu'elles aient un lieu de vie et où faire leur miel, je veille aussi aux soins de leurs âmes," a-t'il ajouté.

Une photo de Stari Kostolac - source
06 novembre 2007
Un panda en couveuse, ou quand l'homme redevient un bon gérant de la Création
Avez-vous déjà vu la croissance d'un bébé panda, de la naissance jusqu'à ce qu'il puisse marcher? Grâce à ces photos de panda en couveuse, découvrons cette merveille
informations sur le panda :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Panda_g%C3%A9ant















Et 120 jours plus tard...

Joli minois, n'est-ce pas?
(photos envoyées par Jean-Marie "Duc", merci)
Toute l'histoire : "Premiers jours d'un bébé panda
Le 23 février 2007, Ji Ni, une femelle de 13 ans, donne naissance à son premier petit après 324 jours de gestation. Ji Ni oberve, flaire et lèche son petit mais désemparée, paniquée et ne maîtrisant aucun geste maternel, elle laisse glisser peu à peu sa progéniture sur le sol. Les vétérinaires du Centre de conservation de Wolong en Chine prennent le relais." Lire la suite ...
http://umae.over-blog.com/article-11808050.html
(merci pour le tuyau à Sylvette, lectrice via le forum fr.rec.animaux)
Bénis le Seigneur, ô mon âme !
Seigneur mon Dieu, tu es infiniment grand,
revêtu de splendeur et de majesté,
drapé de lumière comme d’un manteau,
tu déploies les cieux comme une tente,
tu bâtis sur les eaux tes chambres hautes.
Que ton savoir, Seigneur, est admirable !
Trop élevé, je n'y puis atteindre !
Les ténèbres mêmes pour toi n'ont pas d'obscurité,
et la nuit devient lumineuse comme le jour.
Que tes pensées, Seigneur, sont élevées !
Que la somme en est grande !
Que tes oeuvres sont grandes, Seigneur,
combien profondes tes pensées !
Le Seigneur règne, vêtu de majesté,
le Seigneur a revêtu la puissance, il l’a nouée à ses reins.
A ta maison convient la sainteté
Seigneur, en la longueur des jours.
Le soleil connaît l’heure de son coucher,
tu poses la ténèbre, c’est la nuit.
Que tes oeuvres sont grandes, Seigneur,
toutes avec sagesse tu les fis !
La terre est pleine de tes richesses !
Tu envoies ton Esprit : ils sont créées,
tu renouvelles la face de la terre.
Pour les siècles soit la gloire du Seigneur,
que le Seigneur se réjouisse en ses oeuvres.
Venez et voyez les oeuvres du Seigneur,
les merveilles qu’il accomplit au milieu des fils de l’homme.

source icône http://www.atelier-icones.com/galerielessaints.html
informations sur le panda :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Panda_g%C3%A9ant















Et 120 jours plus tard...

(photos envoyées par Jean-Marie "Duc", merci)
Toute l'histoire : "Premiers jours d'un bébé panda
Le 23 février 2007, Ji Ni, une femelle de 13 ans, donne naissance à son premier petit après 324 jours de gestation. Ji Ni oberve, flaire et lèche son petit mais désemparée, paniquée et ne maîtrisant aucun geste maternel, elle laisse glisser peu à peu sa progéniture sur le sol. Les vétérinaires du Centre de conservation de Wolong en Chine prennent le relais." Lire la suite ...
http://umae.over-blog.com/article-11808050.html
(merci pour le tuyau à Sylvette, lectrice via le forum fr.rec.animaux)
SEIGNEUR MON DIEU,
TU ES INFINIMENT GRAND
TU ES INFINIMENT GRAND
Bénis le Seigneur, ô mon âme !
Seigneur mon Dieu, tu es infiniment grand,
revêtu de splendeur et de majesté,
drapé de lumière comme d’un manteau,
tu déploies les cieux comme une tente,
tu bâtis sur les eaux tes chambres hautes.
Que ton savoir, Seigneur, est admirable !
Trop élevé, je n'y puis atteindre !
Les ténèbres mêmes pour toi n'ont pas d'obscurité,
et la nuit devient lumineuse comme le jour.
Que tes pensées, Seigneur, sont élevées !
Que la somme en est grande !
Que tes oeuvres sont grandes, Seigneur,
combien profondes tes pensées !
Le Seigneur règne, vêtu de majesté,
le Seigneur a revêtu la puissance, il l’a nouée à ses reins.
A ta maison convient la sainteté
Seigneur, en la longueur des jours.
Le soleil connaît l’heure de son coucher,
tu poses la ténèbre, c’est la nuit.
Que tes oeuvres sont grandes, Seigneur,
toutes avec sagesse tu les fis !
La terre est pleine de tes richesses !
Tu envoies ton Esprit : ils sont créées,
tu renouvelles la face de la terre.
Pour les siècles soit la gloire du Seigneur,
que le Seigneur se réjouisse en ses oeuvres.
Venez et voyez les oeuvres du Seigneur,
les merveilles qu’il accomplit au milieu des fils de l’homme.
source icône http://www.atelier-icones.com/galerielessaints.html
12 avril 2007
Comment donner un médicament à son chat
Groupes de discussion : fido.belg.fra.general
De : Sa.Cha (rig...@humour.com)
Date : Tue, 03 Apr 2007 09:40:54 +0200
Objet : Fw: soigner son chat
http://groups.google.be/group/fido.belg.fra.general/msg/28f1f9445c3f0278
Pour [..] tous ceux et celles qui possèdent un chat, voici les instructions indiquant comment faire avaler une pilule à un chat :
1. Prenez le chat dans son panier et bercez-le sur votre bras comme un bébé, sa tête dans votre main. Positionnez votre pouce et votre index de chaque côté de sa tête et appliquez une légère pression aux joues pour que la bouche s'ouvre. Tenez la pilule dans l'autre main et lorsque le chat ouvre la bouche, placez la pilule dans la bouche, laissez le chat refermer la bouche et avaler.
2. Ramassez la pilule sur le plancher et récupérez le chat sur le sofa. Bercez le chat et répétez le processus.
3. Allez chercher le chat dans la chambre et jetez la pilule détrempée qui est sur le plancher.
4. Prenez une nouvelle pilule, bercez encore le chat dans vos bras. Maintenez fermement les pattes de derrière, forcez l'ouverture de la mâchoire et enfoncez la pilule au fond de la gorge avec l'index. Maintenez sa bouche fermée et comptez jusqu'à dix.
5. Repêchez la pilule dans l'aquarium et faites descendre le chat de la tablette supérieure de la garde robe. Appelez votre conjoint pour obtenir de l'aide.
6. En position agenouillée, coincez fermement le chat entre les genoux. Tenez les pattes avant et arrière fermement. Ignorez les grognements sourds de l'animal. Demandez à votre conjoint de lui maintenir la tête avec une pression suffisante d'une main et d'enfoncer une règle en bois jusqu'au fond de la gorge de l'autre. Faites glisser la pilule le long de cette règle et frottez vigoureusement la gorge du chat.
7. Arrachez le chat des rideaux. Laissez la vieille pilule sous le congélateur. Prenez une nouvelle pilule. Notez d'acheter une nouvelle règle et des nouveaux rideaux.
8. Enroulez le chat dans une grande serviette et demandez à votre conjoint de se coucher sur le chat de façon à ne laisser dépasser que la tête de l'animal au-dessus de l'avant bras de votre conjoint. Placez la pilule au bout d'une grosse paille, forcez l'ouverture de la bouche à l'aide d'un crayon et soufflez la pilule au fond de la gorge avec force.
9. Vérifiez sur l'emballage des pilules pour vous assurer qu'elles ne sont pas nocives pour les humains. Buvez un grand coup pour faire passer le goût. Appliquez du mercurochrome sur l'avant bras de votre conjoint. Frottez les taches de sang sur le tapis avec du savon noir.
10. Récupérez le chat sous la véranda du voisin, prenez une nouvelle pilule, placez le chat dans l'armoire et fermez la porte de façon à ce que seule la tête dépasse. Forcez l'ouverture de la bouche avec une cuillère, lancez la pilule dans la gorge avec une fronde ou un lance-pierre.
11. A l'aide d'un tournevis, replacez la porte de l'armoire dans ses gonds. Appliquez une compresse d'eau froide sur vos joues et vérifiez la date de votre dernier vaccin contre le tétanos. Jetez votre chandail et mettez en un autre (un vieux cette fois).
12. Appelez les pompiers pour aller chercher votre chat en haut du poteau téléphonique. Prenez la dernière pilule, attachez les pattes du chat aux pieds de la table de la cuisine. Allez chercher une paire de gants d'amiante, enfoncez la pilule dans la bouche du chat suivie d'un gros morceau de viande (de cheval). Maintenez la tête en position verticale et versez 1 litre d'eau pour faire passer le tout.
13. Demandez à votre conjoint de vous conduire d'urgence à l'hôpital, demeurez calme pendant que le médecin vous fait quelques points de suture et extirpe les restes de la pilule de votre oeil. Appelez votre marchand de meubles pour commander une nouvelle table de cuisine.
14. Communiquez avec le bureau de la SPA le plus proche pour qu'ils viennent chercher votre chat. Achetez des hamsters ou des petits lapins.
--
Bien amicalement,
Sa.Cha.
Que faire pour calmer votre fauve? Et si vous tentiez l'essai du monastère? Parfois ça donne des résultats surprenants...
Car quand un chat va mieux, ça se remarque tout de suite... aux blessures de son "maître"...
http://bluedusk.blogspot.com/2007/03/ma-petite-bouba-va-mieux.html
Et vous êtes bons pour continuer à vivre avec ce gentil dictateur miaulant :-)
Ceinture noire 29ième Dan de Kung-Fu et Tae-kwon-do! (chat en folie)
De : Sa.Cha (rig...@humour.com)
Date : Tue, 03 Apr 2007 09:40:54 +0200
Objet : Fw: soigner son chat
http://groups.google.be/group/fido.belg.fra.general/msg/28f1f9445c3f0278
MEDICAMENT POUR CHAT
Pour [..] tous ceux et celles qui possèdent un chat, voici les instructions indiquant comment faire avaler une pilule à un chat :
1. Prenez le chat dans son panier et bercez-le sur votre bras comme un bébé, sa tête dans votre main. Positionnez votre pouce et votre index de chaque côté de sa tête et appliquez une légère pression aux joues pour que la bouche s'ouvre. Tenez la pilule dans l'autre main et lorsque le chat ouvre la bouche, placez la pilule dans la bouche, laissez le chat refermer la bouche et avaler.
2. Ramassez la pilule sur le plancher et récupérez le chat sur le sofa. Bercez le chat et répétez le processus.
3. Allez chercher le chat dans la chambre et jetez la pilule détrempée qui est sur le plancher.
4. Prenez une nouvelle pilule, bercez encore le chat dans vos bras. Maintenez fermement les pattes de derrière, forcez l'ouverture de la mâchoire et enfoncez la pilule au fond de la gorge avec l'index. Maintenez sa bouche fermée et comptez jusqu'à dix.
5. Repêchez la pilule dans l'aquarium et faites descendre le chat de la tablette supérieure de la garde robe. Appelez votre conjoint pour obtenir de l'aide.
6. En position agenouillée, coincez fermement le chat entre les genoux. Tenez les pattes avant et arrière fermement. Ignorez les grognements sourds de l'animal. Demandez à votre conjoint de lui maintenir la tête avec une pression suffisante d'une main et d'enfoncer une règle en bois jusqu'au fond de la gorge de l'autre. Faites glisser la pilule le long de cette règle et frottez vigoureusement la gorge du chat.
7. Arrachez le chat des rideaux. Laissez la vieille pilule sous le congélateur. Prenez une nouvelle pilule. Notez d'acheter une nouvelle règle et des nouveaux rideaux.
8. Enroulez le chat dans une grande serviette et demandez à votre conjoint de se coucher sur le chat de façon à ne laisser dépasser que la tête de l'animal au-dessus de l'avant bras de votre conjoint. Placez la pilule au bout d'une grosse paille, forcez l'ouverture de la bouche à l'aide d'un crayon et soufflez la pilule au fond de la gorge avec force.
9. Vérifiez sur l'emballage des pilules pour vous assurer qu'elles ne sont pas nocives pour les humains. Buvez un grand coup pour faire passer le goût. Appliquez du mercurochrome sur l'avant bras de votre conjoint. Frottez les taches de sang sur le tapis avec du savon noir.
10. Récupérez le chat sous la véranda du voisin, prenez une nouvelle pilule, placez le chat dans l'armoire et fermez la porte de façon à ce que seule la tête dépasse. Forcez l'ouverture de la bouche avec une cuillère, lancez la pilule dans la gorge avec une fronde ou un lance-pierre.
11. A l'aide d'un tournevis, replacez la porte de l'armoire dans ses gonds. Appliquez une compresse d'eau froide sur vos joues et vérifiez la date de votre dernier vaccin contre le tétanos. Jetez votre chandail et mettez en un autre (un vieux cette fois).
12. Appelez les pompiers pour aller chercher votre chat en haut du poteau téléphonique. Prenez la dernière pilule, attachez les pattes du chat aux pieds de la table de la cuisine. Allez chercher une paire de gants d'amiante, enfoncez la pilule dans la bouche du chat suivie d'un gros morceau de viande (de cheval). Maintenez la tête en position verticale et versez 1 litre d'eau pour faire passer le tout.
13. Demandez à votre conjoint de vous conduire d'urgence à l'hôpital, demeurez calme pendant que le médecin vous fait quelques points de suture et extirpe les restes de la pilule de votre oeil. Appelez votre marchand de meubles pour commander une nouvelle table de cuisine.
14. Communiquez avec le bureau de la SPA le plus proche pour qu'ils viennent chercher votre chat. Achetez des hamsters ou des petits lapins.
--
Bien amicalement,
Sa.Cha.
"Chamuel" précise ne pas être l'auteur de ce désopilant texte
<
<
Que faire pour calmer votre fauve? Et si vous tentiez l'essai du monastère? Parfois ça donne des résultats surprenants...
Car quand un chat va mieux, ça se remarque tout de suite... aux blessures de son "maître"...
http://bluedusk.blogspot.com/2007/03/ma-petite-bouba-va-mieux.html
Et vous êtes bons pour continuer à vivre avec ce gentil dictateur miaulant :-)
Ceinture noire 29ième Dan de Kung-Fu et Tae-kwon-do! (chat en folie)
04 avril 2007
Mercredi Saint – la Nuit de l'Abandon (poème Serbe)
Le rossignol descendit
Sur la forêt meurtrie
Répandant son chant à l'entour
Et tous les jeunes troncs
Sciés douloureusement
Semblent revivre.
Et dans un cheveu d'icône
Couronne du ciel nocturne
Le cierge est l'étoile
Du petit cosmos.
Cependant les étoiles veillent
Comptant toutes les éternités
De l'instant infini
Juste après la Dernière Cène.
Quand la Lumière abandonna
Sa volonté personnelle
Pour l'amour du Père.
Sur la forêt meurtrie
Répandant son chant à l'entour
Et tous les jeunes troncs
Sciés douloureusement
Semblent revivre.
Et dans un cheveu d'icône
Couronne du ciel nocturne
Le cierge est l'étoile
Du petit cosmos.
Cependant les étoiles veillent
Comptant toutes les éternités
De l'instant infini
Juste après la Dernière Cène.
Quand la Lumière abandonna
Sa volonté personnelle
Pour l'amour du Père.
Croyez-le ou non, mais chaque année le rossignol vient dans la forêt juste en face de ma maison et chante son premier chant le soir du Jeudi Saint. Cette année aussi. Le Jeudi Saint est à une autre date chaque année, mais mon ami le rossignol ne m'a pas laissé tombé. Il n'a pas eu peur de voler d'Afrique jusqu'ici, franchissant le blocus aérien, et il n'a pas été abattu par les missiles anti-aériens de l'OTAN. Gloire à Dieu!
Vladimir
En serbe:
Noc predaje
Slavuj doletevsi
Na ranjenu sumu
Pesmu rasprostire
I sva njena mlada,
Posecena stabla
Ko da opet zive
A u kosi ikone
Kruna nocnog svoda
I sveca je zvezda
Male vasione
A zvezde, bdiju,
Brojeci eone
Trenutka sto tece
Kad se volje svoje
Vidjelo odrece
Zarad volje Gornje.
*-*-*-*-*-*

nb : grand merci pour la relecture de la traduction à mon ami Dusan, de la paroisse Saint-Sava, à Bruxelles.
Dusan, lors de l'inauguration dans la nouvelle église, en 2004 (cliquez sur l'image)
Fête patronale 2007 (cliquez sur l'image)
17 juillet 2006
Inscription à :
Articles (Atom)










