"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Affichage des articles dont le libellé est orthodoxie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est orthodoxie. Afficher tous les articles
01 septembre 2019
La religion, grand drame de l'Orthodoxie (C. Yannaras)
Le plus grand problème des Chrétiens - et même des Chrétiens Orthodoxes - c'est qu'ils ont fait du Christianisme une forme de religiosité, ils ont transformé l'Église en une religion. Et ainsi, ils ont cultivé le fondamentalisme, les haines, les divisions, une perception magique de la relation à Dieu, et aussi une attitude compétititve les uns envers les autres, et une vision égocentriste de la vie.
Christos Yannaras, théologien
04 août 2017
Le Christianisme, c'est une pratique de tous les instants, pas une croyance (p. Seraphim)
"L'Orthodoxie, c'est la vie. Si nous ne vivons pas l'Orthodoxie, nous ne sommes tout simplement pas Orthodoxes, peu importe les croyances que nous puissions avoir."
P. Seraphim (Rose) de Platina
"Orthodoxy is life. If we don't live Orthodoxy, we simply are not Orthodox, no matter what formal beliefs we might hold."
Fr. Seraphim Rose.
P. Seraphim (Rose) de Platina
"Orthodoxy is life. If we don't live Orthodoxy, we simply are not Orthodox, no matter what formal beliefs we might hold."
Fr. Seraphim Rose.
14 juin 2017
06 janvier 2017
L'Orthodoxie telle qu'enseignée par le Christ (saint Athanase)
"L'Orthodoxie, c'est ce que le Christ a enseigné, les Apôtres prêché, et les Pères préservé". Saint Athanase.
"Sachez-le, en effet, mes frères, l’Évangile que j’ai annoncé n’est pas à mesure humaine: ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par une révélation de Jésus Christ." (Galates 1,11-12)
"Sachez-le, en effet, mes frères, l’Évangile que j’ai annoncé n’est pas à mesure humaine: ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par une révélation de Jésus Christ." (Galates 1,11-12)
17 mai 2015
Le futur de la spiritualité
"Avant le Confessionalisme...
Avant le Schisme...
Avant que nous n'ayons perdu notre route..
Il y avait la Foi - les Apôtres
Il y avait le Christ et Son Église
Le Christianisme que vous recherchez, c'est le futur de la spiritualité.
Venez découvrir le Christianisme original - découvrez l'Orthodoxie"
13 mars 2014
L'essence de l'Orthodoxie (saint Justin Popovic)
Quelle est l'essence de l'Orthodoxie? C'est le Dieu-homme, le Christ. Tout ce qui est Orthodoxe a une personalité divino-humaine : la connaissance, les sens, la volonté, l'esprit, la moralité, le dogme, la philosophie et la vie. La divine humanité n'est qu'une catégorie dans laquelle toutes les manifestations de l'Orthdoxie sont reçues et opèrent pleinement. Dans toute la Création, Dieu occupe la première place, l'homme la seconde. Dieu guide alors que l'homme est guidé; Dieu agit et l'homme coopère. Dieu n'agit pas de manière transcendentale, Il n'est pas le Dieu abstrait du déisme, mais plutôt le dieu la la réalité historique la plus immédiate, le Dieu de révélation, le Dieu Qui devint homme et vécu les différentes parties de notre existence humaine tout en apparaissant partout comme l'absolue sainteté, bonté, sagesse, justice et vérité.
Saint Justin Popovic
What is the essence of Orthodoxy? It is the God-man Christ. Everything that is Orthodox has a divine-human character: knowledge, the senses, the will, the mind, morality, dogma, philosophy, and life. Divine humanity is the only category in which all the manifestations of Orthodoxy are received and fully operate. In all creation, God occupies the first place, man the second. God leads while man is
led; God acts and man cooperates. God does not act transcendentally, He is not the abstract God of deism, but rather the God of the most immediate historic reality, the God of revelation, the God who became man and lived within the categories of our human existence while appearing everywhere as absolute holiness, goodness, wisdom, justice, and truth.
St. Justin Popovich
Saint Justin Popovic
What is the essence of Orthodoxy? It is the God-man Christ. Everything that is Orthodox has a divine-human character: knowledge, the senses, the will, the mind, morality, dogma, philosophy, and life. Divine humanity is the only category in which all the manifestations of Orthodoxy are received and fully operate. In all creation, God occupies the first place, man the second. God leads while man is
led; God acts and man cooperates. God does not act transcendentally, He is not the abstract God of deism, but rather the God of the most immediate historic reality, the God of revelation, the God who became man and lived within the categories of our human existence while appearing everywhere as absolute holiness, goodness, wisdom, justice, and truth.
St. Justin Popovich
22 février 2014
Un joueur de foot américain converti, ça bouscule! (Troy Polamalu)
L'Orthodoxie, c'est comme un abîme de beauté qui serait sans fin. J'avais lu la Bible bien des fois. Mais après avoir jeûné et été baptisé Orthodoxe, c'est comme lire une toute nouvelle Bible. Vous voyez la profondeur derrière les mots avec tellement plus de clarté.
Troy Polamalu des "Pittsburgh Steelers"
“Orthodoxy is like an abyss of beauty that’s just endless. I have read the Bible many times. But after fasting, and being baptized Orthodox, it’s like reading a whole new Bible. You see the depth behind the words so much more clearly.”
Troy Polamalu of the Pittsburgh Steelers
Avant de devenir Orthodoxes, nous étions capables de séparer nos vies spirituelles de nos vies quotidiennes. A présent que nous sommes Orthodoxes, vu la vie de prière requise, et le jeûne, cela consume notre vie. C'est la chose numéro un dans votre vie.
Trou
"Before we were Orthodox we were able to separate our spiritual lives and our daily lives. Now that we're Orthodox, because of the prayer life that is required ... and the fasting, it consumes your life. It's the number one thing in your life."
Troy
http://journeytoorthodoxy.com/2010/08/24/wild-interview-with-troy-polamalu/
Troy avec son fils, Paisius, appelé ainsi d'après l'Ancien Païssios l'Athonite
Troy Polamalu des "Pittsburgh Steelers"
“Orthodoxy is like an abyss of beauty that’s just endless. I have read the Bible many times. But after fasting, and being baptized Orthodox, it’s like reading a whole new Bible. You see the depth behind the words so much more clearly.”
Troy Polamalu of the Pittsburgh Steelers
Avant de devenir Orthodoxes, nous étions capables de séparer nos vies spirituelles de nos vies quotidiennes. A présent que nous sommes Orthodoxes, vu la vie de prière requise, et le jeûne, cela consume notre vie. C'est la chose numéro un dans votre vie.
Trou
"Before we were Orthodox we were able to separate our spiritual lives and our daily lives. Now that we're Orthodox, because of the prayer life that is required ... and the fasting, it consumes your life. It's the number one thing in your life."
Troy
http://journeytoorthodoxy.com/2010/08/24/wild-interview-with-troy-polamalu/
10 novembre 2013
L'Orthodoxie et la beauté sont inséparables (p. Tryphon, EORHF)
Dès ma première rencontre avec la magnificence de ses églises et la grandeur de ses divins offices, le Christianisme Orthodoxe m'a attiré. Ayant grandit au milieu de la beauté naturelle du nord de l'Idaho, avec des montagnes et des lacs d'une beauté à couper le souffle, j'avais auparavant trouvé l'inspiration principalement dans le monde de la nature.
L'Orthodoxie et la beauté sont inséparables parce que Dieu et la beauté sont inséparables. La beauté d'un lever du soleil est le reflet de notre Créateur, de même que l'intérieur d'une église reflète notre expérience avec ce Dieu Créateur. Nous autres humains avons été créés comme êtres physiques, placés dans un monde matériel, et invité à communier avec notre Créateur. La majesté et la beauté du monde créé nous inspire une prise de conscience de la présence de Dieu.
Un bouquet de fleurs placé dans notre coin à icônes a un effet interne sur nous. Créés à l'image de Dieu, nous devenons à notre tour créateurs. La beauté qui vient du pinceau de l'artiste ou de la voix du poète, est un acte d'un créateur. Amener nos instints créateurs dans le domaine du spirituel nous unis à Dieu et nous relie à l'éternel. C'est pourquoi un artiste ou un poète peut expérimenter l'éternel lorsqu'il crée quelque chose de beau.
Dieu est le Créateur du ciel et de la terre et est présent à travers Ses énergies créatives. Le monde matériel, étant bon, est un important moyen par lequel Dieu S'exprime. C'est à travers la beauté crée de Dieu que nous sommes attirés vers une relation qui est voulue éternelle, et à travers laquelle la Révélation divine peut transformer notre nature. Alors la création est achevée, et la créature est unie au Créateur.
dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
12 juillet 2013
L'Orthodoxie n'est PAS une religion! (saint Théophane le Reclus)
La Foi Chrétienne n'est pas un système doctrinal, mais un chemin de restauration de l'homme déchu.
Saint Théophane le Reclus
Christian faith is not a doctrinal system but a way of restoration for fallen man.
St Theophan the Recluse
Saint Théophane le Reclus
Christian faith is not a doctrinal system but a way of restoration for fallen man.
St Theophan the Recluse
12 juin 2013
L'Orthodoxie est plus que du christianisme
"Plus fort", non pas envers les autres mais envers nous-mêmes! Les 3 Jeunes hébreux dans la fournaise dans l'antique Babylone étaient "unis par un feu qui ne les consummait pas." Cfr Daniel chapitre 3.
P. James Bernstein
"TOUGHER" not on others but on ourselves! The three Hebrew youths thrown into the fire in ancient Babylon were "UNITED BY A FIRE that did not consume them." See Daniel chapter 3.
Fr. A. James Bernstein
30 janvier 2012
L'Orthodoxie n'est pas une religion (hiéromoine Tryphon, EORHF)

fresque du 8ème siècle, art roman
église Sant Climent, Taül, Espagne
L'Orthodoxie n'est PAS une religion, mais un art de vivre qui est centré sur Jésus-Christ. En tant que manière de vivre, l'Orthodoxie a le remède pour ce qui nous tient malades, et peut nous ramener à l'état de plénitude qui était l'intention originelle de Dieu pour l'humanité.
Parce que l'Orthodoxie n'est pas une question de religion, elle peut offrir la transformation du coeur qui vient lorsque nous entrons en relation avec notre Créateur. Cette transformation commence avec la repentance, ce moment où nous décidons de revenir à cet état pur de la communion avec Dieu, pour lequel nous avons été créés. Lorsque nous renononçons à nous-mêmes, nous devenons une personne différente par l'action de la grâce de Dieu. Là où nous étions corrompus du fait de la chute, par la repentance, nous sommes ramenés à cet état pour lequel nous avons été créés.
Dans l'amour du Christ,
hiérmoine Tryphon, EORHF
17 juin 2011
Comprendre les saints et les pères de l'Église quand on a grandit en Occident (Alexandre Kalomiros)
Si l'on veut parvenir à comprendre les saints et les Pères de l'Église (Orthodoxe), il ne suffit pas de se contenter de les lire. Les saints ont parlé et écrit après avoir vécu les mystères de Dieu. Ils ont personnellement expérimenté ces mystères.
Afin de les comprendre, il faut avoir soi-même progressé à un certain degré d'initiation dans les mystères de Dieu, en goûtant, sentant et voyant personnellement. Vous pouvez lire les livres des saints et devenir particulièrement féru à leur égard, d'une connaissance "cérébrale", sans jamais l'ombre d'un instant goûter ce que les saints ont goûté, eux qui ont écrit ces livres à travers leur expérience personnelle.
Afin de comprendre les saints de manière essentielle et non pas intellectuelle, vous devez avoir expérimenté tout ce dont ils parlent. Vous devez avoir goûté, au moins en partie, les mêmes choses qu'eux. Vous devez avoir vécu dans le fervent environnement de l'Orthodoxie, vous devez y avoir grandit.. Un monde entièrement nouveau doit naître dans le coeur d'un Occidental afin de comprendre quelque chose de l'Orthodoxie.
Alexandar Kalomiros, Against False Union, chapitre 23 "le grand fossé", 1959
"AGAINST FALSE UNION" (Contre la fausse union)
Auteur: Alexander Kalomiros
1ère édition: Astir, 1964.
2ème édition, Zefyros, 1995
Prologue par le bienheureux Photios Kontoglou
édition anglaise originale St. Nectarios Orthodox Press, traduite par George Gabriel.

Pensées d'un Chrétien Orthodoxe au sujet des tentatives d'union de l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, avec les prétendues églises occidentales.
Depuis sa première parution en 1964, ce document d'Alexander Kalomiros a été largement applaudi. Aussi bien Orthodoxes que non-Orthodoxes y font référence, citant particulièrement ses chapîtres sur l'ecclésiologie, le Salut, et la participation de l'Église au "Conseil Mondial des églises."
En ces jours où, "du fait de l'abondance d'iniquité, l'amour de nombreux s'est refroidi," nous espérons que ce livre continuera d'être une source d'inspiration, d'édification et de guidance vers le Salut pour les Chrétiens pieux et Orthodoxes, de même que pour tous ceux qui ne sont pas dans la Foi Orthodoxe (extrait de la préface de l'édition anglaise)

NDT :
Dans une autre partie de son ouvrage, Alexander Kalomiros reproche aux "convertis" occidentaux un manque d'humilité quand ils font étalage de connaissances face aux Orthodoxes "de naissance" – concept répandu mais inepte puisqu'on ne l'est pas sans le Baptême, passons. Il reproche les "leçons" qu'on donnerait, et qu'on ferait mieux de, nous, apprendre ce que c'est. L'auteur s'étant endormi dans le Seigneur, je ne saurais en discuter avec lui. J'invite cependant le lecteur à prendre connaissance de ce que dit le théologien et canoniste Orthodoxe "de souche", le p. Grigorios :
Culturalisme ecclésiastique : l’aliénation de la Culture et l’anéantissement de l’Église (La dérive culturaliste au niveau ecclésiastique : Le monisme de l’Église nationale)
Archimandrite Grigorios D. PAPATHOMAS, Paris, le 15 janvier 2010
http://www.orthodoxa.org/FR/orthodoxie/theologie/culturalisme.htm
Quelle Orthodoxie doit suivre un Occidental qui rentre dans l'Eglise? Voilà LA bonne question. Si au moins on lui donnait une version "nature", mais non, partout ce n'est qu'ethno-phylétisme. Alors nous avons plein droit à faire remarquer que ça, ce n'est pas l'Eglise. N'en déplaise aux zélateurs du culturalisme. Hormis ce genre de remarque, les textes d'Alexander Kalomiros sont d'une grande profondeur et richesse.
Afin de les comprendre, il faut avoir soi-même progressé à un certain degré d'initiation dans les mystères de Dieu, en goûtant, sentant et voyant personnellement. Vous pouvez lire les livres des saints et devenir particulièrement féru à leur égard, d'une connaissance "cérébrale", sans jamais l'ombre d'un instant goûter ce que les saints ont goûté, eux qui ont écrit ces livres à travers leur expérience personnelle.
Afin de comprendre les saints de manière essentielle et non pas intellectuelle, vous devez avoir expérimenté tout ce dont ils parlent. Vous devez avoir goûté, au moins en partie, les mêmes choses qu'eux. Vous devez avoir vécu dans le fervent environnement de l'Orthodoxie, vous devez y avoir grandit.. Un monde entièrement nouveau doit naître dans le coeur d'un Occidental afin de comprendre quelque chose de l'Orthodoxie.
Alexandar Kalomiros, Against False Union, chapitre 23 "le grand fossé", 1959
"AGAINST FALSE UNION" (Contre la fausse union)
Auteur: Alexander Kalomiros
1ère édition: Astir, 1964.
2ème édition, Zefyros, 1995
Prologue par le bienheureux Photios Kontoglou
édition anglaise originale St. Nectarios Orthodox Press, traduite par George Gabriel.

Pensées d'un Chrétien Orthodoxe au sujet des tentatives d'union de l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, avec les prétendues églises occidentales.
Depuis sa première parution en 1964, ce document d'Alexander Kalomiros a été largement applaudi. Aussi bien Orthodoxes que non-Orthodoxes y font référence, citant particulièrement ses chapîtres sur l'ecclésiologie, le Salut, et la participation de l'Église au "Conseil Mondial des églises."
En ces jours où, "du fait de l'abondance d'iniquité, l'amour de nombreux s'est refroidi," nous espérons que ce livre continuera d'être une source d'inspiration, d'édification et de guidance vers le Salut pour les Chrétiens pieux et Orthodoxes, de même que pour tous ceux qui ne sont pas dans la Foi Orthodoxe (extrait de la préface de l'édition anglaise)

NDT :
Dans une autre partie de son ouvrage, Alexander Kalomiros reproche aux "convertis" occidentaux un manque d'humilité quand ils font étalage de connaissances face aux Orthodoxes "de naissance" – concept répandu mais inepte puisqu'on ne l'est pas sans le Baptême, passons. Il reproche les "leçons" qu'on donnerait, et qu'on ferait mieux de, nous, apprendre ce que c'est. L'auteur s'étant endormi dans le Seigneur, je ne saurais en discuter avec lui. J'invite cependant le lecteur à prendre connaissance de ce que dit le théologien et canoniste Orthodoxe "de souche", le p. Grigorios :
Culturalisme ecclésiastique : l’aliénation de la Culture et l’anéantissement de l’Église (La dérive culturaliste au niveau ecclésiastique : Le monisme de l’Église nationale)
Archimandrite Grigorios D. PAPATHOMAS, Paris, le 15 janvier 2010
http://www.orthodoxa.org/FR/orthodoxie/theologie/culturalisme.htm
Quelle Orthodoxie doit suivre un Occidental qui rentre dans l'Eglise? Voilà LA bonne question. Si au moins on lui donnait une version "nature", mais non, partout ce n'est qu'ethno-phylétisme. Alors nous avons plein droit à faire remarquer que ça, ce n'est pas l'Eglise. N'en déplaise aux zélateurs du culturalisme. Hormis ce genre de remarque, les textes d'Alexander Kalomiros sont d'une grande profondeur et richesse.
06 octobre 2009
Home sweet home - foyer doux foyer
L'Église, ou l'anti-chambre du Royaume, notre véritable patrie sur terre, où le "déjà là et pas encore là" sont la réalité quotidienne, où nous préparons notre éternité... ou la défaisons..

Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, merci pour Ta sainte Église, que Tu as fondée à Jérusalem à la Pentecôte, et qui par Tes saints Apôtres s'est répandue à travers le monde pour l'amener à la repentance et à accepter la sanctification que Tu offres à toute la Création.

Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, merci pour Ta sainte Église, que Tu as fondée à Jérusalem à la Pentecôte, et qui par Tes saints Apôtres s'est répandue à travers le monde pour l'amener à la repentance et à accepter la sanctification que Tu offres à toute la Création.
01 septembre 2008
Bonne année ... ecclésiale ;-) [oca & Dynamis]

http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSM=9&FSD=1
Le premier jour de la l'An Neuf ecclésial est aussi appelé le début de l'Indiction. Le mot "indiction" provient d'un mot latin signifiant "imposer." A l'origine, il était appliqué à l'imposition des taxes en Égypte. La première Indiction dans le monde entier eu lieu en 312, lorsque l'empereur Constantin le Grand eu sa vision miraculeuse de la Croix dans le ciel. Avant l'introduction du calendrier Julien, Rome commençait sa nouvelle année le 1er septembre.
Selon la sainte Tradition, le Christ entra dans la synagogue un 1er septembre afin d'annoncer Sa mission à l'humanité (Luc 4,16,22). Citant Isaïe 61,1-2, le Sauveur proclama "L'Esprit du Seigneur est sur Moi, parce qu'Il M'a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Il M'a envoyé guérir ceux qui ont le coeur brisé, proclamer aux captifs la délivrance, aux aveugles le retour à la vue, libérer les opprimés, publier l'année favorable du Seigneur."
Cette scène est dépeinte dans un manuscrit détenu au Vatican (Biblioteca. Cod. Gr. 1613, p.1).

La Tradition dit que les Hébreux entrèrent en Terre Promise en septembre.
Prière pour la rentrée scolaire:
http://stmaterne.blogspot.com/2007/09/prire-pour-la-rentre-scolaire.html
Indiction et nouvel-an ecclésial dans l'Orthodoxie de rite byzantin – long article avec les explicatifs historiques et spirituels, iconographie :
http://stmaterne.blogspot.com/2006/09/indiction-nouvel-ecclsial-byzantin.html

Dynamis: Évangile pour l'Indiction ou début du Nouvel An ecclésiastique
http://groups.yahoo.com/group/orthodoxdynamis/message/3319
http://groups.yahoo.com/group/orthodoxdynamis/message/3319
Saint Luc 4,16-22 : Jésus vint à Nazareth, où Il avait été élevé. Selon Son habitude, Il entra, le jour du sabbat, dans la synagogue, et Se leva pour faire la lecture. On Lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il le déroula et choisit le passage où il est écrit (Is 61,1-2): "L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé guérir ceux qui ont le coeur brisé, proclamer aux captifs la délivrance, aux aveugles le retour à la vue, libérer les opprimés, publier l'année favorable du Seigneur." Puis Il roula le livre, le rendit au servant et S'assit; et
tous dans la synagogue de fixer les yeux sur Lui. Il commenta par ces mots: "Aujourd'hui est accompli cet oracle que vous venez d'entendre." Et tous débattaient à Son sujet: ils étaient surpris des paroles de grâce qui sortaient de ses lèvres.
Ce que l'An Neuf nous apporte –saint Luc 4,16-22, en particulier le verset 21 : Il commenta par ces mots: "Aujourd'hui est accompli cet oracle que vous venez d'entendre."
En 325, le premier Concile Oecuménique a décrété que l'année ecclésiale commencerait le 1er septembre. Le Concile avait nombre de raisons pour choisir cette date. Le 1er septembre était déjà début de l'année civile dans l'empire romain. Les Juifs célébraient depuis longtemps une date correspondante comme nouvel an (Exode 12,2), un jour pour célébrer la récolte des fruits de la terre et rendre grâce à Dieu. De manière plus significative, ce fut à Nazareth, durant cette fête de l'ancien peuple de Dieu, que le Seigneur annonça Son onction dans l'Esprit pour le Salut de l'humanité toute entière.
Lorsque le Christ notre Dieu annonça pour la première fois le but de Son onction par le Saint Esprit, Il choisissit pour ce faire Son village de Nazareth. Comme le fait remarquer saint Cyrille d'Alexandrie, Il le fit avec sagesse, "afin que Sa renommée puisse dès lors être répandue," accordant cette faveur "tout d'abord au peuple de Nazareth, parce qu'humainement parlant, Il avait grandit parmi eux." On voit ici une merveilleuse annonce de l'union de Dieu avec notre race arriérée, un message qui continue depuis le jour de ce Nouvel An-là jusqu'à nos jours. Ce jour est une joie pour nous, comme il aurait dû l'être pour les voisins du Seigneur à Nazareth. Cependant, Ses parents selon la chair déclinèrent l'opportunité (Lc 4,28-29). Dès lors que nous, qui connaissons le Christ comme étant notre Sauveur, continuons à partager joyeusement la grande espérance qu'Il apporte à toute l'humanité : Dieu est uni à notre humanité en cette vie-ci et à jamais.
Dans les temps anciens, notre race avait perdu l'Esprit et s'était retrouvée privée de la sainte Communion par l'ordre divin : "Mon Esprit ne demeurera assurément pas à jamais parmi ces hommes, car ils sont chair..." (Gen. 6,4); et cependant, le jour du Nouvel An à Nazareth, Dieu le Verbe annonça le retour du Saint Esprit auprès de l'humanité. Parler pour Lui d'être oint de l'Esprit en tant que Dieu le Verbe serait absurde, puisqu'Il est Un en substance avec l'Esprit, éternellement, en la divinité; mais en Son humanité, Il annonça Son onction avec l'Esprit – une proclamation chargée de grande importance pour toute l'humanité.
C'est pourquoi le Seigneur Jésus révéla que quiconque croirait en Lui aurait ".. des flots d'eau vive" surgissant de son coeur (Jn 7,38). C'était Sa manière de faire comprendre qu'après qu'Il aurait été glorifié, ceux qui croiraient en Lui recevraient le Saint Esprit (Jn 7,39). Après Sa Passion et Résurrection, le jour de la Pentecôte, la venue du Saint Esprit commença et elle continue jusqu'à nos jours. Ne restez pas loin de Lui. Il vous appelle. Efforcez-vous d'acquérir le Saint Esprit, d'être vous-mêmes oints par Lui, d'avoir votre vie et la vie de chacun d'entre nous rendue à Dieu conformément à la promesse du Christ, vraie, éprouvée et démontrée (Lc 4,18).
En ce jour, il y longtemps d'ici, le Seigneur Jésus annonça que le temps favorable allait arriver (v. 19). A présent, chaque minute, heure et jour est mûr pour partager la nouvelle de la Lumière avec ceux qui demeurent dans les ténèbres, pour libérer ceux qui sont enchaînés et réduits en esclavage par les habitudes et les illusions, à enrichir toutes les pauvres âmes de ce monde qui sont faibles et brisées par l'appauvrissement qui découle du fait que nous naissons dans la mort, dans l'existence actuelle (v. 18). C'est maintenant qu'est "... l'année favorable du Seigneur" (v. 19). Vous qui vous êtes unis au Christ, saisissez l'événement et la joie sans limite de ce nouveau jour qui survient. Élevez la voix avec Lui, pour proclamer notre Nouvel An.
C'est vrai, comme le dit saint Cyrille d'Alexandrie : Christ notre Dieu a "jeté à bas le tyran apostat, Satan, et c'est Lui-même Qui répand la Lumière divine et spirituelle sur ceux dont le coeur était enténébré : c'est pour cela qu'Il dit 'Je Suis la Lumière qui vient en ce monde' (Jn 12,46); Il est Celui Qui délivre des chaînes du péché ceux dont le coeur en était auparavant écrasé.." Gloire au Christ!
O Dieu de tout l'univers, transcendant en essence, Créateur des âges et Maître de tout, bénit la couronne de cette année, sauvant par Ton insondable miséricorde, Ô Tout compatissant, tout ceux qui T'adorent. Amen.

.
31 août 2008
Saint Cyprien de Carthage et la véritable unité de l'Église

http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?SID=4&ID=1&FSID=102443
Le hiéromartyr Cyprien, évêque de Carthage, naquit vers 200 dans la ville de Carthage (Afrique du Nord, presqu'île de l'actuelle ville de Tunis, en Tunisie), où toute sa vie et son oeuvre se dérouleront. Thascius Cyprianus était le fils d'un riche sénateur païen, et reçut une belle éducation séculière, devenant un fameux orateur, et enseignant rhétorique et philosophie à l'école de Carthage. Il vint souvent dans les tribunaux pour défendre ses concitoyens.
Cyprien se rappellera par la suite que longtemps durant, "il demeura dans un épais et obscur brouillard... loin des lumières de la Vérité." Sa fortune, reçue de ses parents et de son travail, fut dépensée en somptueux banquets, mais cela n'arriva pas à étancher sa soif de vérité. Il en vint à découvrir les écrits de l'Apologiste Tertullien, et devint convaincu de la vérité du Christianisme. Le saint évêque écrira plus tard qu'il lui serait impossible d'atteindre la régénération promise par le Sauveur à cause de son vécu.
Il fut aidé par son ami et guide, le prêtre Cecilius, qui l'assura de la puissance de la grâce de Dieu. A l'âge de 46 ans, le studieux païen fut reçut dans la communauté Chrétienne comme catéchumène. Avant d'accepter le Baptême, il distribua ses biens aux pauvres et emménagea dans la maison du prêtre Cecilius.
Lorsque saint Cyprien fut enfin baptisé, il rédigea le Traité à Donatus : "Quand les eaux de la régénération eurent nettoyé les impuretés de ma vie passée, la lumière jaillit d'en haut dans mon coeur.. et l'Esprit me transforma en homme nouveau par une seconde naissance. Alors d'un coup, d'une manière miraculeuse, la certitude remplaça le doute, les mystères furent révélés, et la ténèbre devint lumière.. Alors il fut possible de reconnaître que ce qui était né de la chair et avait vécut dans le péché était terrestre, mais que ce que l'Esprit Saint avait vivifié devenait de Dieu.. En Dieu et de Dieu vient toute notre force.. A travers Lui, pendant que nous vivons sur terre, nous voyons l'ébauche de la future béatitude."
Deux ans après son Baptême, le saint fut ordonné à la prêtrise. Quand l'évêque Donat de Carthage mourût, saint Cyprien fut unanimement choisit comme évêque. Il donna son consentement, obéissant en cela à la demande de son père spirituel, et fut consacré évêque de Carthage en 248.
Le saint se préoccupa d'abord des intérêts de l'Église et avec l'éradication des vices dans le clergé et chez les fidèles. La sainteté de vie de leur archipasteur fut une invitation pour chacun à imiter sa piété, son humilité et sa sagesse. Les activités fructueuses de saint Cyprien furent connues hors des limites de son diocèse. Des évêques d'autres sièges se tournèrent régulièrement vers lui pour des conseils sur comment traiter différents problèmes.
Dans une vision, la persécution de l'empereur Dèce (249-251) lui fut révélée à l'avance, le forçant à se cacher. Sa vie était nécessaire à son troupeau pour renforcer la Foi et le courage au coeur des persécutions. Avant de quitter son diocèse, le saint distribua les fonds d'église parmi le clergé pour l'aide aux nécessiteux, et par la suite il envoya d'autres fonds.
Il garda une relation permanente avec les Chrétiens de Carthage à travers ses épîtres, et il écrivit des lettres aux prêtres, confesseurs et martyrs. Certains Chrétiens, brisés par les tortures, offrirent des sacrifices aux divinités païennes. Ces Chrétiens "lapsi" firent appel aux Confesseurs (= Chrétiens ayant souffert les tortures sans plier), leur demandant de leur donner une lettre de réconciliation, c'est à dire un certificat les réadmettant dans l'Église. Saint Cyprien écrivit une lettre encyclique à tous les Chrétiens Carthaginois, stipulant que ceux qui avaient chuté durant la persécution pourraient être réadmis dans l'Église, mais qu'auparavant il faudrait enquêter sur les circonstances dans lesquelles ils avaient chuté. Ceci était nécessaire pour déterminer la sincérité de la contrition du lapsi. Leur réadmission n'était de plus possible qu'après pénitence, et avec autorisation de l'évêque. Certains des lapsis demandèrent avec insistance leur réadmission immédiate dans le sein de l'Église et causèrent des troubles dans toute la communauté. Saint Cyprien écrivit aux évêques des autres diocèses pour demander leur opinion, et de tous il reçut pleine approbation pour ses directives.
Durant son absence, le saint autorisa un collège de 4 prêtres à examiner la vie des personnes se préparant à l'ordination presbytérale et au diaconat. Ce qui provoqua la résistance du laïc Felicissimus et du prêtre Novatius, suscitant de l'indignation contre leur évêque. Saint Cyprien excommunia Felicissimus et 6 de ses disciples. Dans sa lettre aux fidèles, le saint conseilla fortement et de manière très touchante à ne pas se séparer de l'unité de l'Église, de rester obéissants aux recommandations et justes décisions de leur évêque et d'attendre son retour. Cette lettre fit que la majorité des Chrétiens Carthaginois demeura fidèle à l'Église.
Peu de temps après, saint Cyprien put rejoindre son troupeau. L'insubordination de Felicissimus trouva son terme lors d'un Concile local en 251. Ce Concile décréta qu'il était possible de recevoir les Lapsis à nouveau au sein de l'Église après pénitence, et confirma l'excommunication de Felicissimus.
A cette époque, un nouveau schisme éclata, dirigé par le prêtre romain Novatien, rejoint par le prêtre Carthaginois Novatus, qui avait précédemment suivit Felicissimus. Novatien affirma que ceux qui avait chuté durant les persécutions ne pouvaient pas être réadmis, même s'ils s'étaient repentis de leur péché. De plus, à l'époque du juste évêque de Rome Célérin, Novatien, aidé de Novatus, parvint à convaincre 3 évêques d'Italie à placer un autre évêque sur le siège de l'évêque de Rome. Contre une telle iniquité, saint Cyprien rédigea une série de lettres encycliques aux évêques d'Afrique, et plus tard rédigea un livre, "SUR L'UNITE DE L'ÉGLISE".
Quand la discorde au sein de l'Église de Carthage commença à s'apaiser, une nouvelle calamité s'abattit : une peste abominable éclata. Des centaines de gens fuirent hors de la ville, abandonnant les malades sans aide, et les morts sans sépulture. Saint Cyprien, démontrant sa fermeté et son courage, s'occupa des malades et enterra lui-même les morts, pas seulement les Chrétiens mais aussi les païens. La peste fut de plus accompagnée d'une sécheresse et d'une famine. Une horde de barbares Numides, profitant de cette catastrophe, se jetèrent sur les habitants, les emmenant en captivité. Saint Cyprien exhorta nombre de riches Carthagineois à lui offrir les moyens de nourrir les affamés et racheter les captifs.
Quand éclata une nouvelle persécution contre les Chrétiens, sous l'empereur Valérien (253-259), le proconsul Carthagineois Paterne ordonna au saint d'offrir le sacrifice aux idoles. Il refusa fermement. Il refusa aussi de donner les noms et adresses des presbytres de l'Église de Carthage. Alors ils envoyèrent le saint à la ville de Curubis et le diacre Pontus suivit volontairement son évêque dans l'exil.
Le jour de son arrivée à son lieu d'exil, le saint fut gratifié d'une vision, lui annonçant une rapide fin en martyr. Pendant l'exil, saint Cyprien rédigea nombre de lettres et de livres. Désirant souffrir à Carthage, il y retourna. Amené devant la cour, il fut laissé en liberté surveillée jusqu'à l'année suivante. Presque tous les Chrétiens de Carthage vinrent prendre congé de leur évêque et recevoir sa bénédiction.
Lors du procès, saint Cyprien refusa calmement et fermement d'offrir le sacrifice aux idoles et fut condamné à la décapitation par l'épée. Entendant la sentence, saint Cyprien s'écria : "Grâces soient rendues à Dieu!" Tout le peuple cria d'une voix : "laissez-nous aussi être décapités avec lui!"
Arrivant au lieu d'exécution, le saint donna sa bénédiction à tous et s'arrangea pour donner 25 pièces d'or au bourreau. Puis il tint un mouchoir devant ses yeux, et donna ses mains à lier au prêtre et à l'archidiacre se tenant près de lui et abaissa sa tête. Les Chrétiens placèrent des tissus et des draps en face de lui pour récolter le sang du martyr. Saint Cyprien fut exécuté en 258. Le corps du saint fut emporté de nuit et enseveli dans une crypte privée du procurateur Macrobius Candidianus.
Certains disent que ses reliques furent transférées en France à l'époque de Charlemagne (771-814).
Saint Cyprien de Carthage laissa à l'Église un précieux héritage : ses écrits et 80 lettres. Les oeuvres de saint Cyprien furent acceptées par l'Église comme un modèle de confession Orthodoxe et lus à 2 Conciles Oecuméniques (Ephèse et Chalcédoine).
Dans les écrits de saint Cyprien, l'enseignement Orthodoxe à propos de l'Église est précisé : Elle est fondée sur le Seigneur Jésus-Christ, et fut proclamée et bâtie par les Apôtres. L'unité interne est exprimée dans une unité de Foi et d'amour, et l'unité externe est manifestée par la hiérarchie et les Sacrements de l'Église.
Dans l'Église du Christ se trouve la plénitude de la vie et du Salut. Ceux qui se sont séparés d'eux-mêmes de l'unité de l'Église n'ont pas la vraie vie en eux. L'amour Chrétien est montré comme étant le lien qui tient l'Église ensemble. "L'amour est le fondement de toutes les vertus, et il continue avec nous éternellement dans le Royaume Céleste."

En traduction française sur le site du hiéromoine Cassien, ce texte capital de saint Cyprien de Carthage, sur l'Unité de la véritable Église Catholique :
http://www.orthodoxievco.fr/ecrits/peres/cyprien/unite.htm
Prologue d'Ochrid : hymne de louange - saint évêque-martyr Cyprien de Carthage (+ 258)
Ornement de l'Église, fierté de Carthage,
Avant et après la mort, l'évêque Cyprien,
En paroles et en actes, instruisit le fidèle,
Louant particulièrement les purs et les chastes :
La chasteté, disait-il, est la sainteté des organes,
Libérant des chaînes des passions
Et source de la pureté, ornement de la moralité.
La dignité du corps et le cordon de la modestie,
La paix de la maison, la chasteté est la couronne de l'harmonie,
La chasteté est silence, absence d'anxiété.
Quand du corps, l'esprit de l'homme se retire,
Et entre dans son propre royaume,
Et de ce monde intérieur, perçoit la luxure,
Alors sur le corps il agit, ne lui permettant plus
Les passions malsaines, les désirs insensés,
Étant privé des passions et vide de luxure,
Luxure pour nous, une femme aguichante n'attire pas
Mais montre une âme impure et son plein de péché.
O liberté en or, des désirs de la vanité,
Précieux trésor rien que pour le saint!
Chasteté est liberté, chasteté est silence,
Du Fils de Dieu, tous deux sont donnés.
O Fils de Dieu! O Bon Dieu!
Accorde-nous la gloire de la chasteté et la liberté!
Amen!
Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958)

18 mars 2008
Balkans: premières explosions de l'incendie allumé par le lobby du pétro-dollar et ses alliés...
AVERTISSEMENT : PAGE CONTENANT DES PHOTOS TERRIBLES DE VICTIMES DE MASSACRES EN SERBIE!!
Mais pourquoi donc ce 17 mars 2008, les forces d'occupations militaires européennes ont-elles lancé une opération de police contre les Serbes occupant un de leurs bâtiments publics volé par l'ONU? Et pourquoi nos médias restent-ils si silencieux sur les raisons profondes de la juste colère des Serbes, qui a donc commencé à éclater hier?

Un Serbe passe près d'un panneau où on lit "Le Kosovo est le coeur de la Serbie," dans la ville de Zubin Potok, au nord de la province serbe du Kosovo, 16 mars 2008. Reuters/Marko Djurica

Manifestants Serbes lançant des pierres et autres projectiles contre les forces françaises "OTAN" de maintien de la paix, durant les affrontements dans la partie à majorité Serbe de la ville ethniquement divisée de Mitrovica, Kosovo, lundi 17 mars 2008. La force spéciale de police de l'ONU venait de pénétrer de force dans le bâtiment du tribunal ONU de Mitrovica, arrêtant les manifestants Serbes qui occupaient le bâtiment depuis la semaine dernière pour protester contre la déclaration d'indépendance du Kosovo. Des milliers de Serbes, jetant des pierres, ont alors encerclé le bâtiment, qui se trouve dans la partie Serbe de Mitrovica, et se sont affrontés à la police anti-émeute soutenue par les troupes de l'OTAN, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et des grenades cataplexiantes (assommantes). (AP Photo/Zveki)
Français & OTAN – étonnant : la France ne fait pas partie de l'OTAN, et pourtant, partout elle est indiquée comme membre et pire, participe aux exactions sous pavillon bleu. De Gaule doit se retourner dans sa tombe.

(AFP/Dimitar Dilkoff)

Véhicules en flammes après les affrontements des Serbes avec les soldats de la KFOR dans la ville ethniquement divisée de Mitrovica. La police de l'ONU a été forcée de se retirer de la partie Serbe de ce point chaud de la ville. (AFP/Dimitar Dilkoff)

Forces françaises de maintien de la paix de l'OTAN, Mitrovica, 17 mars 2008. Un porte-parole Français de l'OTAN a déclaré à l'agence de presse Reuters que les troupes de l'OTAN s'étaient retrouvées prises sous des tirs d'armes automatiques pendant les émeutes des Serbes dans la partie sensible de la ville de Mitrovica, ce lundi. Reuters/Nebojsa Markovic

Manifestants brandissant des drapeaux Serbes tout en portant une bannière où on lit "cela restera à nous," au court d'une manifestation devant le bâtiment du parlement de Serbie, Belgrade, 17 mars 2008. La manifestation marquait le 4ème anniversaire des émeutes sanglantes contre les Serbes dans le Kosovo dominé par les Albanais, et coïncidait avec une journée d'affrontements entre les Serbes et les forces de maintien de la paix de l'OTAN dans la ville de Mitrovica, au nord du Kosovo. Reuters/Ivan Milutinovic
source & (c) news.yahoo.com
A l'époque, ONU & OTAN ont laissé faire, sans bouger le petit doigt. Ca fait partie du plan que nous, pauvres désinformés d'Occidentaux que nous sommes, devons ignorer. Car il faut faire évacuer le Kosovo par ses habitants multi-séculaires, les Serbes. Pourquoi? Parce qu'il y a cette base américaine de Bondsteel Camp, avec sept mille soldats installés dans le flanc sud de l'Europe. Base militaire installée sur le territoire d'un pays souverain... grâce à la couverture offerte par la Résolution ONU 1244 qui obligeait l'armée et la police du pays à évacuer les lieux. Voilà la démocratie à l'américaine (en plus de privatiser les bénéfices de ses banques et d'ensuite étatiser leurs déficits dûs aux spéculations ratées), et voilà ce que nos élus soutiennent :
Camp Bondsteel, une forteresse américaine au coeur de la Serbie, installée grâce aux politiciens européens!

A 30km de là se trouve le pipeline principal (AMCO) Bulgarie-Albanie – gaz et pétrole. Étrange, non?
Grâce aux politiciens européens qui ont laissé faire, les Américains
sont aussi installés durablement ailleurs dans la région : "Camp Eagle" à Tuzla en république musulmane de Bosnie (ex-Yougoslavie), et en ex-république yougoslave de Macédoine, et 2 bases en Bulgarie et 3 en Roumanie. Avec les autorités américaines (à ne pas confondre avec le peuple américain, qui est lui aussi victime), c'est facile : les anciens dirigeants au lourd passé de dictature savent toujours trouver un arrangement $$$$, et sont toujours très conciliants pour laisser s'installer ce qu'on veut chez eux pourvu que leur passé soit oublié... tant qu'ils peuvent servir... voir Kurt Waldheim en Autriche.. Et on voit ensuite qui soutient en Europe le gouvernement US pour ses sales guerres du pétrole et des minerais précieux (uranium, etc) partout dans le monde.
Et crèvent les peuples, pourvu que leurs caisses se remplissent de leurs maudits dollars!
Et les malheureux bidasses d'Amérique du Nord envoyés partout pour de prétendues "guerres pour la liberté," s'y font trouer la panse ou lourdement handicaper, moralement laminés, et tout ça pour que le Veau d'Or, Wall Street, puisse s'engraisser..

A présent, les sbires du Vatican proposent leur "intercession" pour le Kosovo. Afin d'éviter mes réguliers dérapages verbaux dès qu'il s'agit d'aborder le sujet de cette autre engeance planétaire, la parole est laissée au diacre Steven Hayes (Église Orthodoxe, à Prétoria), qui réagissait sur l'article d'une lectrice qui avait republié l'annonce de cette entremise vaticane:
Church in the World - 15 March 2008
Serbia : Catholics offer to mediate over Kosovo
by Jonathan Luxmoore
http://www.thetablet.co.uk/articles/11164
De : Steve Hayes
Date : Tue, 18 Mar 2008 07:04:50 +0200
Forum : alt.religion.christian.east-orthodox
Objet : Re: Catholics offer to mediate over Kosovo
"C'est un peu de l'ironie, quand on considère le rôle que l'église catholique-romaine a joué en provoquant les Guerres de Succession de Yougoslavie, qui ont commencé il y a quelque 20 ans d'ici et se sont prolongées jusqu'à nos jours, avec d'énormes bains de sang et une violence continuelle.
Source: Huntington 1998:282.
"L'éclatement de la Yougoslavie commença en 1991, lorsque la Slovénie et la Croatie voulurent l'indépendance et plaidèrent leur cause auprès des puissances européennes occidentales pour obtenir le soutien. La réponse de l'Occident fut définie par l'Allemagne, et la réponse de l'Allemagne fut en grande partie définie par la connection catholique. Le gouvernement de Bonn fut mis sous pression pour agir par la hiérarchie catholique allemande, son partenaire de coalition l'Union Sociale Chrétienne en Bavière, et le "Frankfurter Allgemeine Zeitung" et d'autres médias. Les médias de Bavière tinrent en particulier un rôle crucial pour le développement d'un sentiment public allemand en faveur de la reconnaissance.
Comme l'a fait remarquer Flora Lewis, "La TV Bavaroise a beaucoup pesé sur le très conservateur gouvernement bavarois, et la puissante et fortement implantée église catholique bavaroise, qui a des liens étroits avec l'église en Croatie, ont ensemble fournit des rapports télévisés pour toute l'Allemagne lorsque la guerre (avec les Serbes) a commencé à s'aggraver. La couverture était très partiale"... L'Allemagne fit pression sur l'Union Européenne afin de reconnaître l'indépendance de la Slovénie et de la Croatie, et ensuite, s'en étant assuré, elle alla plus loin en les reconnaissant elle-même avant que l'Union ne le fasse en décembre 1991.
L'Autriche et l'Italie s'empressèrent de reconnaître les 2 nouveaux États (1991: Slovénie et Croatie, après la reconnaissance et la pression par l'Allemagne), et très rapidement, les autres pays occidentaux suivirent, y compris les États-Unis. Le Vatican joua aussi un rôle central. Le pape déclara que la Croatie était un "rempart du christianisme," et s'empressa d'étendre la reconnaissance diplomatique aux 2 états avant que l'Union Européenne ne l'ait fait. Le Vatican devint donc un partisan dans le conflit, ce qui eu ses conséquences lorsque le pape planifia en 1994 une visite aux 3 républiques. L'opposition par l'Église Orthodoxe de Serbie l'empêcha de venir à Belgrade, et la réticence des Serbes à garantir sa sécurité l'amena à annuler sa visite à Sarajevo. Il se rendit cependant à Zagreb, où il honora le cardinal Alojzieje Stepinac, qui fut associé au régime fasciste Croate durant la deuxième guerre mondiale, régime qui persécuta et massacra Serbes, Gitans et Juifs."
De l'ouvrage de Samuel Huntington "The clash of civilizations and the remaking of the world order".
[en français : "Le choc des civilisations," éditions Odile Jacob, 1997, isbn 2738104991]
Et ce qui se déroule au Kosovo est simplement l'étape suivante.
La "thèse Huntington" est que dans le monde de l'après Guerre Froide, les conflits ne seront plus entre des idéologies, comme l'était la Guerre Froide, mais entre les civilisations, et il en cita 9:
Occidentale
Orthodoxe
Musulmane
Chinoise
Hindoue
Bouddhiste
Africaine
Latino-Américaine
Japonaise
Il dit que ces conflits se dérouleraient le long des "lignes de ruptures" où ces civilisations se rencontrent, et les compara aux plaques tectoniques de la terre.
Et les événements ont largement prouvé qu'il avait raison.
Conflit au Tibet : Chinois - Bouddhiste
Conflit en Yougoslavie : Occidental – Orthodoxe - Musulman
Conflits Caucasiens : Orthodoxe - Musulman
Conflits au Soudan : Musulman – Chrétien - Africain
Conflits inter-Anglicans : Africain - Occidental
Je ne dit pas que sa thèse est absolument exacte, mais les événements semblent se dérouler grosso modo comme il l'avait prédit.
Diacre Stephen Methodius Hayes
Orthodox mission pages: http://www.orthodoxy.faithweb.com/
Samuel P. Huntington est professeur à l’Université de Harvard. Il dirige le "John M. Olin Institute for Strategic Studies." Il a été expert auprès du NSC (Conseil National Sécurité des États-Unis d'Amérique) sous l’administration Carter (1977-1981). Il est le fondateur et l’un des directeurs de la revue Foreign Policy.
Et en effet, rien d'étonnant quand on voit qu'à l'intérieur même de la Serbie, la hiérarchie catholique-romaine justifie les exactions, et ses fidèles y prennent bonne part. Ce qui explique d'ailleurs aussi "l'étrange" passivité des troupes ONU : le vatican a son siège à l'ONU, et ses puissants alliés pour les votes.. Et Dieu dans tout ça?... Un beau prétexte, hein! Depuis le temps que je le répète...
Voici quelques éléments jamais médiatisés, afin de mieux comprendre le drame et les vrais enjeux, extraits de
"Memorandum sur le Kosovo et la Metochie," de l'assemblée des évêques de l'Église Orthodoxe de Serbie, Paris, 2004, un livre capital à acquérir.
"Une raison-clé de cette absence d'activité de la KFOR et de la MINUK tenait non seulement à leur impréparation à cette situation sur le terrain, mais avant tout à leur volonté ferme d'éviter à tout prix un conflit armé avec les Albanais eux-mêmes. La KFOR n'a jamais établi un contrôle effectif des frontières avec l'Albanie et la Macédoine, ce qui a permis l'expansion de la contrebande, de la prostitution, du trafic de drogue et des armes.
Dans cette situation nouvelle, le peuple serbe se retrouvait sans direction, car les hauts fonctionnaires du régime de Milosevic avaient été parmi les premiers à abandonner leurs compatriotes. Seule, au milieu de conditions très difficiles, l'Église fonctionnait effectivement, essayant, par l'intermédiaire des paroisses et des monastères, de rassembler la population et de l'encourager à rester dans ses foyers en dépit de ces circonstances si difficiles. Ce n'est qu'à l'automne 1999 que s'est manifesté un certain engagement du Comité pour le Kosovo et la Métochie de Belgrade, qui a joué, jusqu'au départ de Milosevic du pouvoir, un rôle globalement très négatif pour la Province, lançant de fausses promesses à la population et restaurant l'influence des vieilles structures politiques. Le rôle de ce Comité s'est même réduit à la fin à la vente de certificats de confirmation de la nationalité yougoslave et de la délivrance de passeports à des Albanais du Kosovo. Ce n'est qu'après le changement de pouvoir en Serbie (le 5 octobre 2000) que s'est constitué le Centre de Coordination du gouvernement de Serbie, dirigé par Nebojsa Covié, qui sera à l'origine de toute une série d'activités destinées à normaliser tant bien que mal la vie dans les enclaves serbes du Kosovo et de la Métochie.
Au cours de l'été 1999, la répression sur ce qui restait de la population serbe s'est trouvée accrue, en particulier dans la région du Pomoravlje du Kosovo. Assassinats, enlèvements, attaques des maisons individuelles et menaces de toutes sortes sont devenus un fait quotidien à Gnjilane et à Vitina, où les Serbes qui y étaient restés vivaient encore aux côtés des Albanais. A l'issue de toute une série d'agressions, un nombre significatif de Serbes décida de quitter Vitina le 19 juillet 1999. Ce jour-là, des extrémistes albanais jetèrent une bombe sur les Serbes à proximité de l'église orthodoxe de Vitina, ce qui fit deux blessés.
Ce même jour, dans un autre secteur, en Métochie, le hiéromoine Stéphane Purié, chargé du service liturgique dans la dépendance du Patriarcat de Pec à Budisavci, fut enlevé en compagnie d'un instituteur serbe par des extrémistes albanais de confession catholique-romaine. Aucun renseignement fiable n'a pu être obtenu à ce jour à leur propos, bien que le moine David Perovic, qui séjournait à l'époque au Patriarcat de Pec, ait été informé par des Albanais que le hiéromoine Stéphane avait été amené, après sa capture, dans la région d'Istok ou à Istok même, où il aurait été torturé et maltraité par des Albanais avant d'être égorgé et jeté dans un puits à Istok, en compagnie d'autres Serbes qui venaient d'être tués. En dépit de tous les efforts pour retrouver la trace du hiéromoine Stéphane et d'autres Serbes, kidnappés dans cette région par des extrémistes albanais, ni le diocèse de Raska-Prizren ni le Patriarcat n'ont, jusqu'à aujourd'hui, rien appris concernant le destin du hiéromoine Stéphane.
Les nouvelles d'enlèvements de Serbes et de Roms arrivaient quotidiennement, de sorte que le diocèse installé à Gracanica commença dès les premiers jours à tenir à jour les listes des personnes disparues, qui étaient systématiquement adressées aux représentants de la MINUK et de la KFOR, en les appelant constamment à entreprendre quelque chose pour les retrouver et les libérer. De diverses sources arrivaient des nouvelles de personnes enlevées, qui, quand elles n'étaient pas tuées aussitôt, étaient conduites dans des centres pénitentiaires de l'UCK, dirigés par des membres de l'UCK officiellement dissoute, mais en fait jamais dispersée. De telles informations n'étaient jamais officiellement confirmées, mais non plus totalement démenties. Quant à la localisation de ces camps, la KFOR se contentait d'y répondre à l'avance par des démentis. Comme dans d'autres secteurs de la Province, les principaux organisateurs des enlèvements et des tortures des Serbes étaient les chefs locaux de l'UCK [...]"
memorandum p.76-77

"On note une évolution semblable en ce qui concerne le nombre d'immeubles détruits, en particulier d'églises et de monastères, car au cours de 2000, quoiqu'avec moins d'intensité, on a continué à détruire des églises et à ravager les cimetières, de sorte que le nombre de Sanctuaires détruits a largement dépassé le chiffre de 100. Il reste toutefois à établir, par des recherches détaillées et la mise en évidence des dommages subis, le nombre exact d'églises détruites. Jusqu'à aujourd'hui, on a pu déterminer qu'il y a eu 112 Sanctuaires détruits et profanés. Car il faut savoir que l'Église orthodoxe serbe ne dispose pas, jusqu'à aujourd'hui, d'un accès aux nombreuses églises situées dans des localités à majorité albanaise, puisque la KFOR évite de donner des assurances permettant des visites techniques et l'examen approprié de toutes les églises et sanctuaires considérés.
On a souvent répété la déclaration de l'évêque Artemije affirmant que même les églises qui ont survécu à 500 ans de joug turc, n'ont pu survivre à dix-huit mois de paix internationale! Bien que la KFOR ait mis en place dès août 1999 une protection active de plusieurs églises et monastères, les Albanais ont mis à profit tout moment d'inattention ou de négligence pour détruire des sanctuaires serbes, faisant ainsi clairement savoir aux Serbes qu'il n'y a pas de place pour eux aux côtés des Albanais au Kosovo et en Métochie, et qu'il ne peut pas y en avoir.
C'est ainsi que, malgré la présence de la KFOR et en dépit de sa protection, on a détruit les églises à Pomazatin, à Banjska près de Vucitrn et quelques autres. La destruction des églises et monastères orthodoxes serbes et la dévastation des cimetières et des monuments culturels font partie d'une stratégie albanaise plus large, dont le but est de modifier non seulement la situation démographique, mais l'identité culturelle et historique de la Province. Simultanément, la nouvelle science historique albanaise ainsi que le système d'enseignement correspondant, imposent une pseudo-identité à certains grands sanctuaires serbes, tels que Decani et le Patriarcat de Pec.
Dans cette entreprise, un rôle déshonorant est joué par certains groupes catholiques, notamment parmi les Albanais eux-mêmes, qui affirment que les Serbes "ont occupé" les soi-disant églises catholiques albanaises qui auraient été bâties par des monarques illyriens et albanais (!?). Une telle affirmation a été soutenue à plusieurs reprises devant des représentants internationaux par le prêtre catholique don San Zefi et une telle pseudo-instruction est enseignée aux élèves albanais dans la Province. L'évêque catholique de Prizren, Mgr Marco Sopi, a, dans un entretien accordé à propos du Kosovo et publié en 2001 par Caritas-Vincenza, justifié ouvertement la destruction d'églises orthodoxes serbes construites après la guerre, sous le prétexte qu'il s'agissait d'églises "politiques." Dans la même interview, l'évêque Sopi a proféré une contre-vérité en soutenant que le siège de l'Église Orthodoxe serbe n'a été transféré au Kosovo et en Métochie qu'au XIX ème siècle, après le congrès de Berlin, à l'évidence dans le but de tromper l'opinion. En dépit des demandes du diocèse de Raska-Prizren ainsi que des représentants de l'organisation américaine "Conférence des religions mondiales pour la paix" de New York, qui est active dans le dialogue entre les religions, l'évêque Sopi n'a jamais voulu revenir sur ses affirmations. Dans cette entreprise malhonnête de capture de l'histoire et de la culture d'autrui, les musulmans et les catholiques albanais se présentent unis, alors que la jeune génération des Albanais du Kosovo croit fermement que le Patriarcat de Pec, Decani, Gracanica et d'autres sanctuaires orthodoxes serbes ont été construits par des individus dénommés Gai, Prend, Agron et d'autres figures obscures et imaginaires de la nouvelle "histoire kosovare." Ajoutons que les terroristes albanais ont essayé à plusieurs reprises d'atteindre avec des grenades les monastères de Decani (2 fois) et le Patriarcat de Pec.
La tragédie des Serbes du Kosovo et de la Métochie est visible à chaque pas, mais elle est particulièrement notable à Pristina, où la population serbe atteignait 40.000 habitants avant la guerre, mais où ne subsistaient plus à la mi-2000, que 200 à 300 personnes, qui continuent pour la plupart à vivre dans un immeuble résidentiel (YU
Programme) entouré de fils de fer barbelé, sous la protection des gardes de la KFOR en armes. Il est heureux de pouvoir noter que la vieille église paroissiale de Saint Nicolas à Pristina est restée active tout le temps, avec son prêtre, l'archiprêtre Miroslav Popadic qui a souvent risqué sa vie en se rendant chez les fidèles à Prigtina et dans les environs. Mais, comme on le verra plus tard, cette église et son prêtre sont la cible d'attaques de plus en plus fréquentes d'Albanais en colère. Le nombre d'habitants à Gnjilane et à Orahovac s'est sensiblement réduit au cours de 2000, tombant au début de 2001 à 400 à Gnjilane (contre 12.000 avant la guerre) et à 450 à Orahovac. C'est ainsi qu'à la veille de la guerre le petit village de Gorazdevac, avec le retour d'un certain nombre de réfugiés, devint pratiquement le centre démographique le plus important de Métochie, où vivent maintenant environ 1000 habitants. A Pec, il ne subsiste plus de Serbes, alors que le nombre de Serbes à Prizren est tombé au-dessous de 200, avant de se réduire à 68 personnes, essentiellement âgées. A Djakovica, 6 vieilles Serbes continuent à végéter."
memorandum p.87-88
L'ONU n'a jamais reconnu publiquement que les civils du Kosovo étaient victimes de véritables chasse à l'homme pour raisons raciale et religieuse. Pourtant, des preuves, il y en a. Le bouquin cité plus haut publie la liste (arrêtée en 2004) des victimes, par nom, village, et circonstances de la disparition. C'est effarant.
Car voyez par exemple cette photo-choc, terrible, forte et éloquente.
observez-la bien
a. les victimes ont toutes reçu au moins une balle dans la tête
b. elles sont en civil - ce sont tout simplement des civils
c. celle de droite a les mains liées: c'est une exécution.
Jeunes et vieux, tout convient aux barbares avides de massacres, sous l'oeil indifférent voire complice de certains militaires occidentaux. Ach, la guerre, gross katastrof, aber les ordres sont les ordres, comme chez Adolf Hahahaha!
C'est diabolique, mais ça continue..
Dimitrije Popovic, un gamin Serbe, tué dans un resto' à hamburger par des extrémistes Albanais du Kosovo à Granica, 5 juin 2004.
Mme Borka Jovanovic, 75 ans, blessée par les émeutiers Albanais à Pristina, 29 novembre. Son beau-fils, le professeur Dragoslav Basic, fut tué et sa femme blessée dans la même émeute. Madame Borka mourut quelques jours plus tard de ses blessures.
Un garçonnet Rom (gitan) blessé par des extrémistes Albanais.
Car il n'y a pas que les Serbes et nos médias n'en pipent mot : l'épuration ethnique réelle vise toutes les ethnies et religions qui ne plaisent pas aux Albanais. C'est ainsi que les Roms' ont été quasiment totalement exterminés et chassés par les Albanais du Kosovo. Ca fait partie de la Résolution 1244 de l'ONU sur le Kosovo? Au moins dans un codicille secret?
[vu copie sur divers blogues, je mentionne cependant le site d'origine à qui appartient le (c)]
Alexandre del Valle, le lundi 3 mars 2008 à 04:00
Auteur d’un rapport sur le Kosovo pour le Parlement européen (*), Alexis Troude est chercheur à l’Académie internationale de géopolitique. Il décrypte la situation inédite née de la récente proclamation d’indépendance de l’ex-province serbe.
FRANCESOIR. L’Europe est-elle divisée sur le Kosovo ? La Kfor demeurera-t-elle indéfiniment ?
Alexis Troude. L’Europe est divisée : dix pays de l’UE l’ont reconnu, six l’ont refusé, et les autres sont dans l’embarras. Paradoxe : on a donné l’indépendance au Kosovo en envoyant l’Eulex (composée de policiers, de gendarmes et de juges), doublon européen de la Minuk (Mission des Nations unies au Kosovo) qui lui a transféré ses pouvoirs, comme si le Kosovo demeurait un protectorat ! Le Premier ministre Kostunica a qualifié Eulex « d’hold-up », car elle contourne la résolution 1.244 de l’ONU confirmant le Kosovo comme province serbe. Quant à la Kfor (Force de l’Otan au Kosovo), elle aura moins de soldats sur le terrain (16.000 aujourd’hui) mais demeurera très longtemps.
Peut-on parler d’une réaction civilisationnelle et géo-économique orthodoxe ?
Oui ! Les pays orthodoxes de l’UE ont refusé la reconnaissance du Kosovo. Position appuyée sur des liens historiques de solidarité forts. En 1999, durant les bombardements de l’Otan sur la Serbie, la Roumanie refusa l’utilisation de ses bases aériennes de l’Otan, qu’elle venait pourtant d’intégrer. Son président actuel, Traian Basescu, demeure l’un des plus ardents défenseurs des Serbes dans la région. La Slovaquie, en partie orthodoxe, la Roumanie, Chypre, la Grèce et la Bulgarie sont les premiers à avoir dit que la sécession est « illégale » bien que membres de l’UE et en opposition avec la position de la Commission de Bruxelles. La Grèce avait dénoncé « l’agression de l’Otan » en Bosnie en 1994 contre les forces serbes, puis contre la Serbie en 1999. En décembre dernier, le Parlement slovaque a voté une résolution rejetant l’indépendance du Kosovo. A cela s’ajoute un groupe d’Etats orthodoxes (ou en partie) hors Union européenne : Russie, Biélorussie et Ukraine, opposés à la reconnaissance du Kosovo.
Mais ce bloc orthodoxe est-il vraiment solidaire ?
Dans les manifestations massives contre l’indépendance du Kosovo dans le monde, on note l’engouement des jeunes Serbes de Bosnie, du Kosovo, du Monténégro et de Serbie centrale, brandissant des photos… de Poutine ! Parmi eux, nombre de Russes et de Grecs. Les peuples « frères » sont pro-Serbes. Mais les gouvernements grec et russe ne sont pas prêts à faire la guerre.
Les Russes concoctent-ils un plan de partition du Nord-Kosovo ?
C’est possible. On peut craindre une partition du Kosovo et un émiettement de toute la région. Le lendemain de la Déclaration d’indépendance, le 18 février, les maires albanais de trois communes de Serbie du sud ont déclaré vouloir se rattacher au Kosovo. Les Albanais de Macédoine ont demandé au Parlement de Skopje une quasi-indépendance, alors qu’ils jouissent d’une autonomie. Les Serbes de Bosnie songent à un référendum sur l’indépendance, et les Hongrois de Roumanie pourraient être tentés…
Se dirige-t-on vers la réalisation du « Grand Kosovo » ?
L’indépendance du Kosovo est une étape dans le développement du nationalisme albanais dans la région. En Macédoine, le mouvement terroriste UCPMB a lancé des roquettes en décembre 2007 sur une enclave serbe au sud du Kosovo. But : ouvrir la frontière entre le Kosovo et la partie albanophone de la Macédoine. Des anciens de l’UCK (l’UCK a disparu officiellement en 2001) sont entrés dans la nouvelle police du Kosovo, la TMK, qui est tout sauf impartiale. Ces ex-UCK ont créé une zone d’instabilité au nord du Kosovo : ils ont des camps au Monténégro, avec leur mouvement terroriste local, l’ANA, au nord-est du Monténégro. D’autres ex-membres de l’UCK agissent dans le couloir entre le Monténégro et le Kosovo qui passe au sud de la Serbie (Sandjak), où la police serbe a pris d’assaut en 2007 des camps d’entraînement wahhabites soutenus par al-Qaida…
Y a-t-il eu purification ethnique des Serbes du Kosovo ?
Oui, depuis 1999, les 18.000 soldats de la Kfor et l’administration de la Minuk n’ont pas pu l’empêcher. Sur 2 millions d’habitants répartis en 22 communautés, 235 000 non-Albanais, (Serbes, Goranis, Tziganes, Egyptiens, Turcs, Juifs) ont été expulsés. On dénombre 1.700 meurtres ethniques et 3.000 disparus non-Albanais (rapport 2006 de l’OSCE). Depuis les années 1990, 650.000 Serbes ont été déplacés et réfugiés dans l’ex-Yougoslavie, ce qui est énorme sur 8 millions de Serbes. Les institutions albanaises de Pristina ont supprimé les enseignements en serbe, en turc et en rom à l’université de Pristina, alors qu’avant, même sous Milosevic, toutes les langues y étaient représentées. La régression est terrifiante…
Peut-on parler d’un Etat mafieux ?
Un quasi-Etat aux mains de la Mafia albanaise s’est installé au Kosovo. 80 % de l’héroïne consommée en Europe passe par là. 100.000 filles d’Europe de l’Est, y compris Albanaises, sont kidnappées par la Mafia albanaise et « conditionnées » au Kosovo, zone de non-droit. Sur 18.000 plaintes enregistrées, selon le médiateur du Kosovo (l’Ombudsperson), par des Serbes, dont les maisons ont été confisquées, une dizaine a été traitée ! Les juges de la Minuk ne sont pas soutenus par la Kfor. Ils sont impuissants et leur police est doublée par la police kosovare, la KPS. C’est l’échec du « Kosovo multiethnique » et d’un « Building State ». L’Europe a renié ses valeurs en consacrant cet Etat mafieux dirigé par des gens recherchés pour crimes de guerre…
* « Rapport 2008 sur le Kosovo-Métochie au Parlement européen », du Collectif pour la paix au Kosovo-Métochie.
Edition France Soir du lundi 3 mars 2008 n°19736 page 16
"Alexis Troude, professeur d’histoire-géographie, a travaillé à l’IEP de Paris sur le processus d’intégration nationale des musulmans de l’espace yougoslave et à l’Institut national des langues orientales sur la question nationale serbe. Expert international à la deuxième conférence internationale sur le " Génocide dans l’Etat oustachi (1941-1945) ", il a participé aux travaux de la commission d’histoire socio-culturelle des armées du CEHD sur le thème « guerre et société dans les Balkans ». Cet ouvrage offre une synthèse précieuse, parfaitement documentée et toujours d’actualité car les guerres yougoslaves ne sont pas terminées. Plus de dix ans après les accords de Dayton les questions de réfugiés, de frontières nationales, d’oppositions identitaires restent posées. Sur cet échiquier balkanique explosif, la Serbie, grande perdante de l’explosion de la Yougoslavie et entourée de voisins au seuil de l’Union européenne, cherche sa place. Preuves historiques à l’appui, Alexis Troude soutient que cet Etat a été la victime plus que le bourreau dans les guerres de décomposition de la Yougoslavie ; agressé par les géopolitiques allemande, américaine et islamique, c’est en cherchant à se défendre qu’il a été entraîné sur la pente de la radicalisation extrême. Menacé de minorisation, le peuple serbe va devoir affronter de nombreux défis. La transition économique vers l’économie de marché, les relations avec le Monténégro indépendant, le statut du Kosovo-Métochie, la perspective de l’Union européenne...
4/02/2008
Sources : SGA/CEHD"
M. Alexis Troude a visité la Serbie & Montenegro pendant 20 mois (2003-2004), et en marge de son étude de géopolitique, il a apporté le matériel pour la réalisation du premier guide touristique en français à avoir été publié après 1999.
(voir sur Amazon.fr)
"Vara"


Prêtre Orthodoxe bénissant des soldats Grecs. Si le conflit devait éclater, les Grecs sont à 97% derrière la Serbie.. Bush et Rice auraient bien fait d'en prendre conscience.
Mais pourquoi donc ce 17 mars 2008, les forces d'occupations militaires européennes ont-elles lancé une opération de police contre les Serbes occupant un de leurs bâtiments publics volé par l'ONU? Et pourquoi nos médias restent-ils si silencieux sur les raisons profondes de la juste colère des Serbes, qui a donc commencé à éclater hier?

Un Serbe passe près d'un panneau où on lit "Le Kosovo est le coeur de la Serbie," dans la ville de Zubin Potok, au nord de la province serbe du Kosovo, 16 mars 2008. Reuters/Marko Djurica

Manifestants Serbes lançant des pierres et autres projectiles contre les forces françaises "OTAN" de maintien de la paix, durant les affrontements dans la partie à majorité Serbe de la ville ethniquement divisée de Mitrovica, Kosovo, lundi 17 mars 2008. La force spéciale de police de l'ONU venait de pénétrer de force dans le bâtiment du tribunal ONU de Mitrovica, arrêtant les manifestants Serbes qui occupaient le bâtiment depuis la semaine dernière pour protester contre la déclaration d'indépendance du Kosovo. Des milliers de Serbes, jetant des pierres, ont alors encerclé le bâtiment, qui se trouve dans la partie Serbe de Mitrovica, et se sont affrontés à la police anti-émeute soutenue par les troupes de l'OTAN, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et des grenades cataplexiantes (assommantes). (AP Photo/Zveki)
Français & OTAN – étonnant : la France ne fait pas partie de l'OTAN, et pourtant, partout elle est indiquée comme membre et pire, participe aux exactions sous pavillon bleu. De Gaule doit se retourner dans sa tombe.

(AFP/Dimitar Dilkoff)

Véhicules en flammes après les affrontements des Serbes avec les soldats de la KFOR dans la ville ethniquement divisée de Mitrovica. La police de l'ONU a été forcée de se retirer de la partie Serbe de ce point chaud de la ville. (AFP/Dimitar Dilkoff)

Forces françaises de maintien de la paix de l'OTAN, Mitrovica, 17 mars 2008. Un porte-parole Français de l'OTAN a déclaré à l'agence de presse Reuters que les troupes de l'OTAN s'étaient retrouvées prises sous des tirs d'armes automatiques pendant les émeutes des Serbes dans la partie sensible de la ville de Mitrovica, ce lundi. Reuters/Nebojsa Markovic

Manifestants brandissant des drapeaux Serbes tout en portant une bannière où on lit "cela restera à nous," au court d'une manifestation devant le bâtiment du parlement de Serbie, Belgrade, 17 mars 2008. La manifestation marquait le 4ème anniversaire des émeutes sanglantes contre les Serbes dans le Kosovo dominé par les Albanais, et coïncidait avec une journée d'affrontements entre les Serbes et les forces de maintien de la paix de l'OTAN dans la ville de Mitrovica, au nord du Kosovo. Reuters/Ivan Milutinovic
source & (c) news.yahoo.com
Que commémoraient donc les Serbes?
Dans la province serbe du Kosovo ont eu lieu des pogroms anti-Serbes du 15 au 20 mars 2004, avec paroxysme des massacres le 17 mars. Ces massacres sont restés totalement impunis depuis lors. Pas de tribunal pénal international, pas d'intervention de l'OTAN, l'Albanie et les repaires de brigands Albanais au Kosovo n'ont pas été bombardés.A l'époque, ONU & OTAN ont laissé faire, sans bouger le petit doigt. Ca fait partie du plan que nous, pauvres désinformés d'Occidentaux que nous sommes, devons ignorer. Car il faut faire évacuer le Kosovo par ses habitants multi-séculaires, les Serbes. Pourquoi? Parce qu'il y a cette base américaine de Bondsteel Camp, avec sept mille soldats installés dans le flanc sud de l'Europe. Base militaire installée sur le territoire d'un pays souverain... grâce à la couverture offerte par la Résolution ONU 1244 qui obligeait l'armée et la police du pays à évacuer les lieux. Voilà la démocratie à l'américaine (en plus de privatiser les bénéfices de ses banques et d'ensuite étatiser leurs déficits dûs aux spéculations ratées), et voilà ce que nos élus soutiennent :
Camp Bondsteel, une forteresse américaine au coeur de la Serbie, installée grâce aux politiciens européens!
A 30km de là se trouve le pipeline principal (AMCO) Bulgarie-Albanie – gaz et pétrole. Étrange, non?
Grâce aux politiciens européens qui ont laissé faire, les Américains
sont aussi installés durablement ailleurs dans la région : "Camp Eagle" à Tuzla en république musulmane de Bosnie (ex-Yougoslavie), et en ex-république yougoslave de Macédoine, et 2 bases en Bulgarie et 3 en Roumanie. Avec les autorités américaines (à ne pas confondre avec le peuple américain, qui est lui aussi victime), c'est facile : les anciens dirigeants au lourd passé de dictature savent toujours trouver un arrangement $$$$, et sont toujours très conciliants pour laisser s'installer ce qu'on veut chez eux pourvu que leur passé soit oublié... tant qu'ils peuvent servir... voir Kurt Waldheim en Autriche.. Et on voit ensuite qui soutient en Europe le gouvernement US pour ses sales guerres du pétrole et des minerais précieux (uranium, etc) partout dans le monde.Et crèvent les peuples, pourvu que leurs caisses se remplissent de leurs maudits dollars!
Et les malheureux bidasses d'Amérique du Nord envoyés partout pour de prétendues "guerres pour la liberté," s'y font trouer la panse ou lourdement handicaper, moralement laminés, et tout ça pour que le Veau d'Or, Wall Street, puisse s'engraisser..

A présent, les sbires du Vatican proposent leur "intercession" pour le Kosovo. Afin d'éviter mes réguliers dérapages verbaux dès qu'il s'agit d'aborder le sujet de cette autre engeance planétaire, la parole est laissée au diacre Steven Hayes (Église Orthodoxe, à Prétoria), qui réagissait sur l'article d'une lectrice qui avait republié l'annonce de cette entremise vaticane:
Church in the World - 15 March 2008
Serbia : Catholics offer to mediate over Kosovo
by Jonathan Luxmoore
http://www.thetablet.co.uk/articles/11164
**********
De : Steve Hayes
Date : Tue, 18 Mar 2008 07:04:50 +0200
Forum : alt.religion.christian.east-orthodox
Objet : Re: Catholics offer to mediate over Kosovo
"C'est un peu de l'ironie, quand on considère le rôle que l'église catholique-romaine a joué en provoquant les Guerres de Succession de Yougoslavie, qui ont commencé il y a quelque 20 ans d'ici et se sont prolongées jusqu'à nos jours, avec d'énormes bains de sang et une violence continuelle.
Source: Huntington 1998:282.
"L'éclatement de la Yougoslavie commença en 1991, lorsque la Slovénie et la Croatie voulurent l'indépendance et plaidèrent leur cause auprès des puissances européennes occidentales pour obtenir le soutien. La réponse de l'Occident fut définie par l'Allemagne, et la réponse de l'Allemagne fut en grande partie définie par la connection catholique. Le gouvernement de Bonn fut mis sous pression pour agir par la hiérarchie catholique allemande, son partenaire de coalition l'Union Sociale Chrétienne en Bavière, et le "Frankfurter Allgemeine Zeitung" et d'autres médias. Les médias de Bavière tinrent en particulier un rôle crucial pour le développement d'un sentiment public allemand en faveur de la reconnaissance.
Comme l'a fait remarquer Flora Lewis, "La TV Bavaroise a beaucoup pesé sur le très conservateur gouvernement bavarois, et la puissante et fortement implantée église catholique bavaroise, qui a des liens étroits avec l'église en Croatie, ont ensemble fournit des rapports télévisés pour toute l'Allemagne lorsque la guerre (avec les Serbes) a commencé à s'aggraver. La couverture était très partiale"... L'Allemagne fit pression sur l'Union Européenne afin de reconnaître l'indépendance de la Slovénie et de la Croatie, et ensuite, s'en étant assuré, elle alla plus loin en les reconnaissant elle-même avant que l'Union ne le fasse en décembre 1991.
L'Autriche et l'Italie s'empressèrent de reconnaître les 2 nouveaux États (1991: Slovénie et Croatie, après la reconnaissance et la pression par l'Allemagne), et très rapidement, les autres pays occidentaux suivirent, y compris les États-Unis. Le Vatican joua aussi un rôle central. Le pape déclara que la Croatie était un "rempart du christianisme," et s'empressa d'étendre la reconnaissance diplomatique aux 2 états avant que l'Union Européenne ne l'ait fait. Le Vatican devint donc un partisan dans le conflit, ce qui eu ses conséquences lorsque le pape planifia en 1994 une visite aux 3 républiques. L'opposition par l'Église Orthodoxe de Serbie l'empêcha de venir à Belgrade, et la réticence des Serbes à garantir sa sécurité l'amena à annuler sa visite à Sarajevo. Il se rendit cependant à Zagreb, où il honora le cardinal Alojzieje Stepinac, qui fut associé au régime fasciste Croate durant la deuxième guerre mondiale, régime qui persécuta et massacra Serbes, Gitans et Juifs."
De l'ouvrage de Samuel Huntington "The clash of civilizations and the remaking of the world order".
[en français : "Le choc des civilisations," éditions Odile Jacob, 1997, isbn 2738104991]
Et ce qui se déroule au Kosovo est simplement l'étape suivante.
La "thèse Huntington" est que dans le monde de l'après Guerre Froide, les conflits ne seront plus entre des idéologies, comme l'était la Guerre Froide, mais entre les civilisations, et il en cita 9:
Occidentale
Orthodoxe
Musulmane
Chinoise
Hindoue
Bouddhiste
Africaine
Latino-Américaine
Japonaise
Il dit que ces conflits se dérouleraient le long des "lignes de ruptures" où ces civilisations se rencontrent, et les compara aux plaques tectoniques de la terre.
Et les événements ont largement prouvé qu'il avait raison.
Conflit au Tibet : Chinois - Bouddhiste
Conflit en Yougoslavie : Occidental – Orthodoxe - Musulman
Conflits Caucasiens : Orthodoxe - Musulman
Conflits au Soudan : Musulman – Chrétien - Africain
Conflits inter-Anglicans : Africain - Occidental
Je ne dit pas que sa thèse est absolument exacte, mais les événements semblent se dérouler grosso modo comme il l'avait prédit.
Diacre Stephen Methodius Hayes
Orthodox mission pages: http://www.orthodoxy.faithweb.com/
**********
Samuel P. Huntington est professeur à l’Université de Harvard. Il dirige le "John M. Olin Institute for Strategic Studies." Il a été expert auprès du NSC (Conseil National Sécurité des États-Unis d'Amérique) sous l’administration Carter (1977-1981). Il est le fondateur et l’un des directeurs de la revue Foreign Policy.
Et en effet, rien d'étonnant quand on voit qu'à l'intérieur même de la Serbie, la hiérarchie catholique-romaine justifie les exactions, et ses fidèles y prennent bonne part. Ce qui explique d'ailleurs aussi "l'étrange" passivité des troupes ONU : le vatican a son siège à l'ONU, et ses puissants alliés pour les votes.. Et Dieu dans tout ça?... Un beau prétexte, hein! Depuis le temps que je le répète...
Voici quelques éléments jamais médiatisés, afin de mieux comprendre le drame et les vrais enjeux, extraits de
"Memorandum sur le Kosovo et la Metochie," de l'assemblée des évêques de l'Église Orthodoxe de Serbie, Paris, 2004, un livre capital à acquérir.
"Une raison-clé de cette absence d'activité de la KFOR et de la MINUK tenait non seulement à leur impréparation à cette situation sur le terrain, mais avant tout à leur volonté ferme d'éviter à tout prix un conflit armé avec les Albanais eux-mêmes. La KFOR n'a jamais établi un contrôle effectif des frontières avec l'Albanie et la Macédoine, ce qui a permis l'expansion de la contrebande, de la prostitution, du trafic de drogue et des armes.
Dans cette situation nouvelle, le peuple serbe se retrouvait sans direction, car les hauts fonctionnaires du régime de Milosevic avaient été parmi les premiers à abandonner leurs compatriotes. Seule, au milieu de conditions très difficiles, l'Église fonctionnait effectivement, essayant, par l'intermédiaire des paroisses et des monastères, de rassembler la population et de l'encourager à rester dans ses foyers en dépit de ces circonstances si difficiles. Ce n'est qu'à l'automne 1999 que s'est manifesté un certain engagement du Comité pour le Kosovo et la Métochie de Belgrade, qui a joué, jusqu'au départ de Milosevic du pouvoir, un rôle globalement très négatif pour la Province, lançant de fausses promesses à la population et restaurant l'influence des vieilles structures politiques. Le rôle de ce Comité s'est même réduit à la fin à la vente de certificats de confirmation de la nationalité yougoslave et de la délivrance de passeports à des Albanais du Kosovo. Ce n'est qu'après le changement de pouvoir en Serbie (le 5 octobre 2000) que s'est constitué le Centre de Coordination du gouvernement de Serbie, dirigé par Nebojsa Covié, qui sera à l'origine de toute une série d'activités destinées à normaliser tant bien que mal la vie dans les enclaves serbes du Kosovo et de la Métochie.
Au cours de l'été 1999, la répression sur ce qui restait de la population serbe s'est trouvée accrue, en particulier dans la région du Pomoravlje du Kosovo. Assassinats, enlèvements, attaques des maisons individuelles et menaces de toutes sortes sont devenus un fait quotidien à Gnjilane et à Vitina, où les Serbes qui y étaient restés vivaient encore aux côtés des Albanais. A l'issue de toute une série d'agressions, un nombre significatif de Serbes décida de quitter Vitina le 19 juillet 1999. Ce jour-là, des extrémistes albanais jetèrent une bombe sur les Serbes à proximité de l'église orthodoxe de Vitina, ce qui fit deux blessés.
Ce même jour, dans un autre secteur, en Métochie, le hiéromoine Stéphane Purié, chargé du service liturgique dans la dépendance du Patriarcat de Pec à Budisavci, fut enlevé en compagnie d'un instituteur serbe par des extrémistes albanais de confession catholique-romaine. Aucun renseignement fiable n'a pu être obtenu à ce jour à leur propos, bien que le moine David Perovic, qui séjournait à l'époque au Patriarcat de Pec, ait été informé par des Albanais que le hiéromoine Stéphane avait été amené, après sa capture, dans la région d'Istok ou à Istok même, où il aurait été torturé et maltraité par des Albanais avant d'être égorgé et jeté dans un puits à Istok, en compagnie d'autres Serbes qui venaient d'être tués. En dépit de tous les efforts pour retrouver la trace du hiéromoine Stéphane et d'autres Serbes, kidnappés dans cette région par des extrémistes albanais, ni le diocèse de Raska-Prizren ni le Patriarcat n'ont, jusqu'à aujourd'hui, rien appris concernant le destin du hiéromoine Stéphane.
Les nouvelles d'enlèvements de Serbes et de Roms arrivaient quotidiennement, de sorte que le diocèse installé à Gracanica commença dès les premiers jours à tenir à jour les listes des personnes disparues, qui étaient systématiquement adressées aux représentants de la MINUK et de la KFOR, en les appelant constamment à entreprendre quelque chose pour les retrouver et les libérer. De diverses sources arrivaient des nouvelles de personnes enlevées, qui, quand elles n'étaient pas tuées aussitôt, étaient conduites dans des centres pénitentiaires de l'UCK, dirigés par des membres de l'UCK officiellement dissoute, mais en fait jamais dispersée. De telles informations n'étaient jamais officiellement confirmées, mais non plus totalement démenties. Quant à la localisation de ces camps, la KFOR se contentait d'y répondre à l'avance par des démentis. Comme dans d'autres secteurs de la Province, les principaux organisateurs des enlèvements et des tortures des Serbes étaient les chefs locaux de l'UCK [...]"
memorandum p.76-77

"On note une évolution semblable en ce qui concerne le nombre d'immeubles détruits, en particulier d'églises et de monastères, car au cours de 2000, quoiqu'avec moins d'intensité, on a continué à détruire des églises et à ravager les cimetières, de sorte que le nombre de Sanctuaires détruits a largement dépassé le chiffre de 100. Il reste toutefois à établir, par des recherches détaillées et la mise en évidence des dommages subis, le nombre exact d'églises détruites. Jusqu'à aujourd'hui, on a pu déterminer qu'il y a eu 112 Sanctuaires détruits et profanés. Car il faut savoir que l'Église orthodoxe serbe ne dispose pas, jusqu'à aujourd'hui, d'un accès aux nombreuses églises situées dans des localités à majorité albanaise, puisque la KFOR évite de donner des assurances permettant des visites techniques et l'examen approprié de toutes les églises et sanctuaires considérés.
On a souvent répété la déclaration de l'évêque Artemije affirmant que même les églises qui ont survécu à 500 ans de joug turc, n'ont pu survivre à dix-huit mois de paix internationale! Bien que la KFOR ait mis en place dès août 1999 une protection active de plusieurs églises et monastères, les Albanais ont mis à profit tout moment d'inattention ou de négligence pour détruire des sanctuaires serbes, faisant ainsi clairement savoir aux Serbes qu'il n'y a pas de place pour eux aux côtés des Albanais au Kosovo et en Métochie, et qu'il ne peut pas y en avoir.
C'est ainsi que, malgré la présence de la KFOR et en dépit de sa protection, on a détruit les églises à Pomazatin, à Banjska près de Vucitrn et quelques autres. La destruction des églises et monastères orthodoxes serbes et la dévastation des cimetières et des monuments culturels font partie d'une stratégie albanaise plus large, dont le but est de modifier non seulement la situation démographique, mais l'identité culturelle et historique de la Province. Simultanément, la nouvelle science historique albanaise ainsi que le système d'enseignement correspondant, imposent une pseudo-identité à certains grands sanctuaires serbes, tels que Decani et le Patriarcat de Pec.
Dans cette entreprise, un rôle déshonorant est joué par certains groupes catholiques, notamment parmi les Albanais eux-mêmes, qui affirment que les Serbes "ont occupé" les soi-disant églises catholiques albanaises qui auraient été bâties par des monarques illyriens et albanais (!?). Une telle affirmation a été soutenue à plusieurs reprises devant des représentants internationaux par le prêtre catholique don San Zefi et une telle pseudo-instruction est enseignée aux élèves albanais dans la Province. L'évêque catholique de Prizren, Mgr Marco Sopi, a, dans un entretien accordé à propos du Kosovo et publié en 2001 par Caritas-Vincenza, justifié ouvertement la destruction d'églises orthodoxes serbes construites après la guerre, sous le prétexte qu'il s'agissait d'églises "politiques." Dans la même interview, l'évêque Sopi a proféré une contre-vérité en soutenant que le siège de l'Église Orthodoxe serbe n'a été transféré au Kosovo et en Métochie qu'au XIX ème siècle, après le congrès de Berlin, à l'évidence dans le but de tromper l'opinion. En dépit des demandes du diocèse de Raska-Prizren ainsi que des représentants de l'organisation américaine "Conférence des religions mondiales pour la paix" de New York, qui est active dans le dialogue entre les religions, l'évêque Sopi n'a jamais voulu revenir sur ses affirmations. Dans cette entreprise malhonnête de capture de l'histoire et de la culture d'autrui, les musulmans et les catholiques albanais se présentent unis, alors que la jeune génération des Albanais du Kosovo croit fermement que le Patriarcat de Pec, Decani, Gracanica et d'autres sanctuaires orthodoxes serbes ont été construits par des individus dénommés Gai, Prend, Agron et d'autres figures obscures et imaginaires de la nouvelle "histoire kosovare." Ajoutons que les terroristes albanais ont essayé à plusieurs reprises d'atteindre avec des grenades les monastères de Decani (2 fois) et le Patriarcat de Pec.
La tragédie des Serbes du Kosovo et de la Métochie est visible à chaque pas, mais elle est particulièrement notable à Pristina, où la population serbe atteignait 40.000 habitants avant la guerre, mais où ne subsistaient plus à la mi-2000, que 200 à 300 personnes, qui continuent pour la plupart à vivre dans un immeuble résidentiel (YU
Programme) entouré de fils de fer barbelé, sous la protection des gardes de la KFOR en armes. Il est heureux de pouvoir noter que la vieille église paroissiale de Saint Nicolas à Pristina est restée active tout le temps, avec son prêtre, l'archiprêtre Miroslav Popadic qui a souvent risqué sa vie en se rendant chez les fidèles à Prigtina et dans les environs. Mais, comme on le verra plus tard, cette église et son prêtre sont la cible d'attaques de plus en plus fréquentes d'Albanais en colère. Le nombre d'habitants à Gnjilane et à Orahovac s'est sensiblement réduit au cours de 2000, tombant au début de 2001 à 400 à Gnjilane (contre 12.000 avant la guerre) et à 450 à Orahovac. C'est ainsi qu'à la veille de la guerre le petit village de Gorazdevac, avec le retour d'un certain nombre de réfugiés, devint pratiquement le centre démographique le plus important de Métochie, où vivent maintenant environ 1000 habitants. A Pec, il ne subsiste plus de Serbes, alors que le nombre de Serbes à Prizren est tombé au-dessous de 200, avant de se réduire à 68 personnes, essentiellement âgées. A Djakovica, 6 vieilles Serbes continuent à végéter."memorandum p.87-88
-------------------------
L'ONU n'a jamais reconnu publiquement que les civils du Kosovo étaient victimes de véritables chasse à l'homme pour raisons raciale et religieuse. Pourtant, des preuves, il y en a. Le bouquin cité plus haut publie la liste (arrêtée en 2004) des victimes, par nom, village, et circonstances de la disparition. C'est effarant.
Car voyez par exemple cette photo-choc, terrible, forte et éloquente.
observez-la biena. les victimes ont toutes reçu au moins une balle dans la tête
b. elles sont en civil - ce sont tout simplement des civils
c. celle de droite a les mains liées: c'est une exécution.
Jeunes et vieux, tout convient aux barbares avides de massacres, sous l'oeil indifférent voire complice de certains militaires occidentaux. Ach, la guerre, gross katastrof, aber les ordres sont les ordres, comme chez Adolf Hahahaha!
C'est diabolique, mais ça continue..
Dimitrije Popovic, un gamin Serbe, tué dans un resto' à hamburger par des extrémistes Albanais du Kosovo à Granica, 5 juin 2004.
Mme Borka Jovanovic, 75 ans, blessée par les émeutiers Albanais à Pristina, 29 novembre. Son beau-fils, le professeur Dragoslav Basic, fut tué et sa femme blessée dans la même émeute. Madame Borka mourut quelques jours plus tard de ses blessures.
Un garçonnet Rom (gitan) blessé par des extrémistes Albanais.Car il n'y a pas que les Serbes et nos médias n'en pipent mot : l'épuration ethnique réelle vise toutes les ethnies et religions qui ne plaisent pas aux Albanais. C'est ainsi que les Roms' ont été quasiment totalement exterminés et chassés par les Albanais du Kosovo. Ca fait partie de la Résolution 1244 de l'ONU sur le Kosovo? Au moins dans un codicille secret?
Kosovo - "L’Europe a renié ses valeurs en consacrant un Etat mafieux"
http://www.francesoir.fr/etranger/2008/03/03/kosovo-l-europe-a-renie-ses-valeurs-en-consacrant-un-etat-mafieux.html[vu copie sur divers blogues, je mentionne cependant le site d'origine à qui appartient le (c)]
Alexandre del Valle, le lundi 3 mars 2008 à 04:00
Auteur d’un rapport sur le Kosovo pour le Parlement européen (*), Alexis Troude est chercheur à l’Académie internationale de géopolitique. Il décrypte la situation inédite née de la récente proclamation d’indépendance de l’ex-province serbe.
FRANCESOIR. L’Europe est-elle divisée sur le Kosovo ? La Kfor demeurera-t-elle indéfiniment ?
Alexis Troude. L’Europe est divisée : dix pays de l’UE l’ont reconnu, six l’ont refusé, et les autres sont dans l’embarras. Paradoxe : on a donné l’indépendance au Kosovo en envoyant l’Eulex (composée de policiers, de gendarmes et de juges), doublon européen de la Minuk (Mission des Nations unies au Kosovo) qui lui a transféré ses pouvoirs, comme si le Kosovo demeurait un protectorat ! Le Premier ministre Kostunica a qualifié Eulex « d’hold-up », car elle contourne la résolution 1.244 de l’ONU confirmant le Kosovo comme province serbe. Quant à la Kfor (Force de l’Otan au Kosovo), elle aura moins de soldats sur le terrain (16.000 aujourd’hui) mais demeurera très longtemps.
Peut-on parler d’une réaction civilisationnelle et géo-économique orthodoxe ?
Oui ! Les pays orthodoxes de l’UE ont refusé la reconnaissance du Kosovo. Position appuyée sur des liens historiques de solidarité forts. En 1999, durant les bombardements de l’Otan sur la Serbie, la Roumanie refusa l’utilisation de ses bases aériennes de l’Otan, qu’elle venait pourtant d’intégrer. Son président actuel, Traian Basescu, demeure l’un des plus ardents défenseurs des Serbes dans la région. La Slovaquie, en partie orthodoxe, la Roumanie, Chypre, la Grèce et la Bulgarie sont les premiers à avoir dit que la sécession est « illégale » bien que membres de l’UE et en opposition avec la position de la Commission de Bruxelles. La Grèce avait dénoncé « l’agression de l’Otan » en Bosnie en 1994 contre les forces serbes, puis contre la Serbie en 1999. En décembre dernier, le Parlement slovaque a voté une résolution rejetant l’indépendance du Kosovo. A cela s’ajoute un groupe d’Etats orthodoxes (ou en partie) hors Union européenne : Russie, Biélorussie et Ukraine, opposés à la reconnaissance du Kosovo.
Mais ce bloc orthodoxe est-il vraiment solidaire ?
Dans les manifestations massives contre l’indépendance du Kosovo dans le monde, on note l’engouement des jeunes Serbes de Bosnie, du Kosovo, du Monténégro et de Serbie centrale, brandissant des photos… de Poutine ! Parmi eux, nombre de Russes et de Grecs. Les peuples « frères » sont pro-Serbes. Mais les gouvernements grec et russe ne sont pas prêts à faire la guerre.
Les Russes concoctent-ils un plan de partition du Nord-Kosovo ?
C’est possible. On peut craindre une partition du Kosovo et un émiettement de toute la région. Le lendemain de la Déclaration d’indépendance, le 18 février, les maires albanais de trois communes de Serbie du sud ont déclaré vouloir se rattacher au Kosovo. Les Albanais de Macédoine ont demandé au Parlement de Skopje une quasi-indépendance, alors qu’ils jouissent d’une autonomie. Les Serbes de Bosnie songent à un référendum sur l’indépendance, et les Hongrois de Roumanie pourraient être tentés…
Se dirige-t-on vers la réalisation du « Grand Kosovo » ?
L’indépendance du Kosovo est une étape dans le développement du nationalisme albanais dans la région. En Macédoine, le mouvement terroriste UCPMB a lancé des roquettes en décembre 2007 sur une enclave serbe au sud du Kosovo. But : ouvrir la frontière entre le Kosovo et la partie albanophone de la Macédoine. Des anciens de l’UCK (l’UCK a disparu officiellement en 2001) sont entrés dans la nouvelle police du Kosovo, la TMK, qui est tout sauf impartiale. Ces ex-UCK ont créé une zone d’instabilité au nord du Kosovo : ils ont des camps au Monténégro, avec leur mouvement terroriste local, l’ANA, au nord-est du Monténégro. D’autres ex-membres de l’UCK agissent dans le couloir entre le Monténégro et le Kosovo qui passe au sud de la Serbie (Sandjak), où la police serbe a pris d’assaut en 2007 des camps d’entraînement wahhabites soutenus par al-Qaida…
Y a-t-il eu purification ethnique des Serbes du Kosovo ?
Oui, depuis 1999, les 18.000 soldats de la Kfor et l’administration de la Minuk n’ont pas pu l’empêcher. Sur 2 millions d’habitants répartis en 22 communautés, 235 000 non-Albanais, (Serbes, Goranis, Tziganes, Egyptiens, Turcs, Juifs) ont été expulsés. On dénombre 1.700 meurtres ethniques et 3.000 disparus non-Albanais (rapport 2006 de l’OSCE). Depuis les années 1990, 650.000 Serbes ont été déplacés et réfugiés dans l’ex-Yougoslavie, ce qui est énorme sur 8 millions de Serbes. Les institutions albanaises de Pristina ont supprimé les enseignements en serbe, en turc et en rom à l’université de Pristina, alors qu’avant, même sous Milosevic, toutes les langues y étaient représentées. La régression est terrifiante…
Peut-on parler d’un Etat mafieux ?
Un quasi-Etat aux mains de la Mafia albanaise s’est installé au Kosovo. 80 % de l’héroïne consommée en Europe passe par là. 100.000 filles d’Europe de l’Est, y compris Albanaises, sont kidnappées par la Mafia albanaise et « conditionnées » au Kosovo, zone de non-droit. Sur 18.000 plaintes enregistrées, selon le médiateur du Kosovo (l’Ombudsperson), par des Serbes, dont les maisons ont été confisquées, une dizaine a été traitée ! Les juges de la Minuk ne sont pas soutenus par la Kfor. Ils sont impuissants et leur police est doublée par la police kosovare, la KPS. C’est l’échec du « Kosovo multiethnique » et d’un « Building State ». L’Europe a renié ses valeurs en consacrant cet Etat mafieux dirigé par des gens recherchés pour crimes de guerre…
* « Rapport 2008 sur le Kosovo-Métochie au Parlement européen », du Collectif pour la paix au Kosovo-Métochie.
Edition France Soir du lundi 3 mars 2008 n°19736 page 16
===================
"Alexis Troude, professeur d’histoire-géographie, a travaillé à l’IEP de Paris sur le processus d’intégration nationale des musulmans de l’espace yougoslave et à l’Institut national des langues orientales sur la question nationale serbe. Expert international à la deuxième conférence internationale sur le " Génocide dans l’Etat oustachi (1941-1945) ", il a participé aux travaux de la commission d’histoire socio-culturelle des armées du CEHD sur le thème « guerre et société dans les Balkans ». Cet ouvrage offre une synthèse précieuse, parfaitement documentée et toujours d’actualité car les guerres yougoslaves ne sont pas terminées. Plus de dix ans après les accords de Dayton les questions de réfugiés, de frontières nationales, d’oppositions identitaires restent posées. Sur cet échiquier balkanique explosif, la Serbie, grande perdante de l’explosion de la Yougoslavie et entourée de voisins au seuil de l’Union européenne, cherche sa place. Preuves historiques à l’appui, Alexis Troude soutient que cet Etat a été la victime plus que le bourreau dans les guerres de décomposition de la Yougoslavie ; agressé par les géopolitiques allemande, américaine et islamique, c’est en cherchant à se défendre qu’il a été entraîné sur la pente de la radicalisation extrême. Menacé de minorisation, le peuple serbe va devoir affronter de nombreux défis. La transition économique vers l’économie de marché, les relations avec le Monténégro indépendant, le statut du Kosovo-Métochie, la perspective de l’Union européenne...4/02/2008
Sources : SGA/CEHD"
M. Alexis Troude a visité la Serbie & Montenegro pendant 20 mois (2003-2004), et en marge de son étude de géopolitique, il a apporté le matériel pour la réalisation du premier guide touristique en français à avoir été publié après 1999.
(voir sur Amazon.fr)
Quelques images de la crise... 12 mars 2008
Merci à Sasha Ressetar pour m'avoir fourni la plupart de ces images [..] Ce sont des photos qui valent plus que mille discours."Vara"


Prêtre Orthodoxe bénissant des soldats Grecs. Si le conflit devait éclater, les Grecs sont à 97% derrière la Serbie.. Bush et Rice auraient bien fait d'en prendre conscience.
Inscription à :
Articles (Atom)














