Saint Mélèce, originaire de Mélitène en Petite Arménie, appartenait à une noble famille du pays. Il devint un prêtre recommandable par sa science et sa vertu et sut garder un attachement inviolable à la vraie Foi en un temps où l'hérésie arienne jetait le trouble en Occident comme en Orient. Il fut d'abord élu évêque de Sébaste pour succéder au semi-arien Eustathe en 358. Comme les ariens qui avaient déposé Eustathe furent les promoteurs de cette élection, l'orthodoxie de Mélèce fut tenue en suspicion. Le nouvel évêque, trouvant à Sébaste un peuple agité par les divisions, ne put demeurer longtemps au milieu de ce trouble et se retira à Bérée, en Syrie.
Après la déposition de l'arien Eudoxe, le clergé et le peuple d'Antioche se trouvèrent profondément divisés. Mélèce cependant réunit tous les suffrages parce que les ariens le croyaient favorable à leur erreur et que les Orthodoxes avaient confiance dans l'intégrité de sa Foi et la pureté de sa vertu. L'empereur Constance confirma cette élection. Mélèce, avec une grande habileté, fortifia les Orthodoxes dans la vraie foi et combattit l'erreur des hérétiques. L'archidiacre de son église, qui était arien, essaya bien de lui fermer la bouche, mais il ne parvint pas à l'empêcher de déclarer formellement qu'on devait s'en tenir à la définition du concile de Nicée sur la divinité du Fils dans le mystère de la sainte Trinité. Cette courageuse profession de Foi réjouit les Chrétiens, mais elle valut à Mélèce une première sentence d'exil; il fut relégué en Arménie. Déjà le peuple l'affectionait tellement que, pour éviter du trouble, il fallut faire sortir Mélèce pendant la nuit. Les ariens réussirent à choisir un nouveau patriarche d'Antioche dans la personne d'Euzoïus. Constance, qui les soutenait, ne tarda pas à mourir (nov. 361). Julien l'Apostat, son successeur permit l'exercice de toutes les religions, et les évêques exilés purent rentrer dans leurs diocèses. Ainsi Mélèce revint à Antioche, mais il se trouva aux prises avec une partie des Orthodoxes qui refusaient de reconnaître son élection parce que les ariens y avaient participé. Ces dissidents avaient leurs assemblées à part depuis la mort d'Eustathe; un des principaux parmi eux était le prêtre Paulin; ils n'admettaient aucun compromis dans l'acceptation du symbole de Nicée: ce schisme entre les Chrétiens d'Antioche devait durer 85 ans.
Vainement, Athanase tenta de rétablir l'union dans un concile d'Alexandrie en 362 : une lettre synodale rédigée probablement par Athanase à la suite de ce concile fut apportée à Antioche par Eusèbe de Verceil et Astérius de Petra. Mais Lucifer de Cagliari avait devancé ceux-ci à Antioche, prêchant aux 2 partis Chrétiens l'union tout en se montrant sympathique aux eustathiens, ceux du parti de Mélèce lui faisant opposition, il sacra Paulin patriarche d'Antioche. C'était prolonger le schisme. Une seconde sentence d'exil fut prononcée contre Mélèce par Julien, qui ne tarda pas à mourir. Mais Jovien, le nouvel empereur, qui avait Mélèce en haute estime annula la sentence. Les ariens, dont Acace était le chef, cachèrent leur jeu, acceptèrent en apparence la doctrine de Nicée jusqu'à la mort de Jovien, survenue en 364. Sous Valens, la sentence d'exil fut renouvelée, et il lui fallut quitter Antioche. Il y laissait néanmoins de fidèles disciples, dont le plus célèbre fut saint Jean Chrysostome. Une troisième sentence d'exil contre Mélèce montra à quel point le peuple lui était affectionné; son ineffable douceur lui gagna de nouvelles sympathies. Pendant les 14 ans que Mélèce fut éloigné de son troupeau, les anachorètes, par de fréquentes visites à Antioche, entretinrent les Chrétiens persécutés dans la fidélité à leur patriarche.
En 378, Gratien parvenu à l'empire, proclama un édit de tolérance pour tous les partis. Mélèce put rentrer à Antioche; il y reprit l'instruction de son peuple, et s'appliqua à pourvoir les églises de dignes pasteurs et à assurer le triomphe de l'orthodoxie. En 379, il réunit un concile de 150 évêques et publia une profession de Foi qui devait être approuvée par le Concile de Constantinople (381).
Théodose, associé à l'empire par Gratien, désirait voir traiter en Concile général un certain nombre d'affaires ecclésiastiques, notamment la translation de saint Grégoire de Nazianze sur le siège de Constantinople. Ce fut l'objet du 2ième Concile Oecuménique tenu en cette ville; il fut présidé d'abord par Mélèce, pour qui Théodose avait une affection particulière. Le patriarche d'Antioche montra aisément que la translation de Grégoire n'était pas contraire aux saints Canons, car elle était faite pour le plus grand bien de l'Église; son sentiment fut partagé par tous les membres du Concile. Ce fut le dernier acte de Mélèce; peu de temps après, avant même la fin du concile (381), il mourut presque subitement.
Théodose lui fit faire des funérailles solennelles et voulut que le corps fût transféré à Antioche, puis déposé près de celui du martyr saint Babilas. Quelques années plus tard, en 386, Jean Chrysostome, prononça le panégyrique de Mélèce : il donnait au patriarche d'Antioche le titre de martyr, comme ayant beaucoup souffert pour la Foi. Plus communément le nom de Mélèce est inscrit au 12 février, par exemple au Synaxaire de Constantinople, dans les menées grecques, au martyrologe romain (seulement à partir du 16ième siècle). On ne saurait dire si cette date marque le dies natalis ou une translation.
Bibl. L'éloge de Mélèce a été fait par saint Grégoire de Nysse, P.G., t.46 col 852; par saint Jean Chrysostome, ibid., t. 50, col. 515 - Les bollandistes (Acta sanct., au 12 févr.) donnent de plus un commentaire historique. - Tillemont, Mémoires pour servir..., t.6, p. 498, 517, etc. - Dict. of christ. biogr., t. 3, p. 891. -- The cath. encycl., t. 10, p. 161. Dict. de théol.. cath., t. 10, col. 520.
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
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12 février 2016
07 mars 2014
Un 11ème Concile Oecuménique en 2016?! (Synaxe Constantinople 7.3.2014)
D'après le site internet grec "amen.gr", généralement bien informé, l'intention générale affirmée à la Synaxe des hiérarques qui a lieu en ce moment à Istanbul (voir photo ici) serait de tenir un Concile Oecuménique, aussi appelé "pan-orthodoxe" pour ne pas choquer le monde entier hum hum, et ce à Istanbul en 2016. Le principe serait que chacun des 20 primats invités à participer aurait une et une seule voix de vote, que la majorité suffirait pour obtenir une décision mais que l'unanimité serait recherchée.
http://www.amen.gr/article17153 L'article précise que ce Concile aurait lieu à l'ancienne cathédrale Sainte Irène, où aurait eu lieu le 2ème Concile Oecuménique. Une église située près d'Agia Sofia. Ce détail me surprend puisque c'est depuis longtemps un musée et les mulsumans oeuvrent pour faire de toutes les églises du pays des musées ou des mosquées, étonnant donc. Ou alors ça sera payé très cher... Wait and see.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Ir%C3%A8ne_%28Constantinople%29
Le message d'ouverture de cette Synaxe prononcé par le patriarche Bartholomeos est étonnament équilibré. Sauf à oublier de mentionner son propre rôle dans divers problèmes internes à l'Église, ses refus de respect de territoires canoniques, ses annexions non-canoniques, etc. N'en demandons pas trop, le restant est positif, y compris dans les propositions qu'on ne peut qu'espérer ne pas rester lettre morte :
http://www.patriarchate.org/documents/synaxis-2014-patriarchal-address
D'un autre côté, selon Romfea.gr, autre site grec bien informé, ce même patriarche de Constantinople qui invite pour ce Concile Oecuménique, relancerait en même temps de plus belle l'hérésie ethno-phylétiste (condamnée au 10ème Concile Oecuménique), cette hérésie qui fait tant de dégâts dans l'Église. Les informations synodales annonceraient (conditionnel tant que le tomos n'est pas public) un "tour de vis" pour interdire tout simplement aux moines non-Grecs de vivre dans monastère "grec" sur le Mont Athos, et dans cette même république monastique qui n'est pas en Turquie et donc ne devrait pas dépendre de lui, il voudrait limiter à maximum 10% le nombre de non-Grecs présents sur la péninsule monastique.
Si cela devait être confirmé par le "gouvernement athonite", ce serait un scandale de plus dans l'Église, et de très mauvais aloi avant le prochain Concile Oecuménique. Oremus.
http://www.pravoslavie.ru/english/69025.htm
Istanbul: assemblée pré-conciliaire des primats des Églises locales (6-9 mars 2014)
Réunions des patriarches et primats des Églises Locales chrétiennes-orthodoxes en ce moment à Istanbul, pour préparer (épisode X depuis 50 ans...) le prochain (et 11ème) Concile Oecuménique : Jérome II de Grèce, Chrisostomos II de Chypre, Neophyte de Bulgarie, Irénée de Serbie, Theophilos III de Jérusalem, Theodore II d'Alexandrie, Bartholomeos de Constantinople, Silouane d'Argentine représentant Jean X d'Antioche (empêché vu la situation en Syrie), Cyril de Russie, Daniel de Roumanie, Savva de Pologne, et Anastase d'Albanie. Manquent les métropolites-primats des Églises locales des pays d'Europe occidentale, d'Amérique du Nord, d'Asie, etc, anti-canoniquement considérés par les primats orientaux comme des supplétifs, nil novi sub sole.
source Hyperdox Herman
23 avril 2013
Obéir à Dieu tout en respectant son épouse: Jacob (p. John)
Lectures des Vêpres : Genèse 31,3-16 & Proverbes 21,3-21
Lorsque Dieu dit à Jacob de rompre son lien avec son beau-père Laban et de retourner en terre de Canaan, au lieu de simplement agir comme le chef de la maisonnée et de demander à sa famille de faire les bagages et de partir, Jacob consulte affectueusement ses épouses (Leah et Rachel) à propos de cette décision qui va grandement et définitivement affecter leur famille. En agissant de la sorte, Jacob ne fait pas qu'adoucir le choc d'un tél déménagement radical, mais il montre aussi du respect en sollicitant leurs opinions.
P. John
Today's Scripture Readings:
Genesis 31:3-16 & Proverbs 21:3-21
When God directs Jacob to break ties with his father-in-law Laban and return to the land of Canaan, instead of simply acting as the head of a household and demanding his family pack up and leave, Jacob lovingly consults with his wives (Leah and Rachel) on this decision that would greatly affect their family forever. In doing so, Jacob not only softens the blow of such a drastic move, but also shows respect by seeking their opinion.
Fr. John
Archangel Michael Orthodox Church
Lorsque Dieu dit à Jacob de rompre son lien avec son beau-père Laban et de retourner en terre de Canaan, au lieu de simplement agir comme le chef de la maisonnée et de demander à sa famille de faire les bagages et de partir, Jacob consulte affectueusement ses épouses (Leah et Rachel) à propos de cette décision qui va grandement et définitivement affecter leur famille. En agissant de la sorte, Jacob ne fait pas qu'adoucir le choc d'un tél déménagement radical, mais il montre aussi du respect en sollicitant leurs opinions.
P. John
Today's Scripture Readings:
Genesis 31:3-16 & Proverbs 21:3-21
When God directs Jacob to break ties with his father-in-law Laban and return to the land of Canaan, instead of simply acting as the head of a household and demanding his family pack up and leave, Jacob lovingly consults with his wives (Leah and Rachel) on this decision that would greatly affect their family forever. In doing so, Jacob not only softens the blow of such a drastic move, but also shows respect by seeking their opinion.
Fr. John
Archangel Michael Orthodox Church
10 avril 2013
Martyre du patriarche Grégoire V de Constantinople
Le 10 avril, l'Église commémore le martyre du patriarche Grégoire V de Constantinople, qui fut pendu par les Turcs aux portes du Phanar, le bâtiment patriarcal, sur ordre du sultan qui l'accusait de soutenir la révolution grecque qui avait commencé quelques jours plus tôt, le 25 mars 1821. Saint Grégoire est représenté en habits liturgiques car il avait été traîné hors de l'église Saint-Georges à quelques mètres de là, à la fin de la Divinie Liturgie du Samedi Saint qu'il venait de célébrer.
Στις 10 Απριλίου 1821, μετά το τέλος της Αναστάσιμης θείας Λειτουργίας, συνελήφθη με διαταγή του Σουλτάνου και απαγχονίστηκε στην κεντρική είσοδο του Πατριαρχείου ο Πατριάρχης Γρηγόριος ο Ε᾽.
31 janvier 2009
Canonicité de l'EORHF vue par le Mont Athos en 1991

L'Ancien Ephrem, à propos de l'Église Orthodoxe Russe Hors Frontières (EORHF)
http://www.orthodoxinfo.com/ecumenism/ephraim_roca.aspx
Dans une série d'événements étranges qui ont eu lieu l'an dernier [1991], l'higoumène du monastère Philotheou sur le mont Athos, l'archimandrite Ephrem, a quitté la juridiction du patriarcat de Constantinople, rejoint l'EORHF, et pour finir est retourné à la juridiction de Constantinople. Bien qu'il existe divers comptes-rendus contradictoires sur ses raisons d'agir de la sorte, et bien que ses actions ont perturbé et déçu nombre de gens, le séjour du p. Ephrem dans l'EORHF nous a laissé une très intéressante déclaration à propos de cette Église-là. Forcé de répondre à des voix polémiques et hostiles venant des nouveaux calendristes grecs lorsqu'il rejoignit l'EORHF, le p. Ephrem rédigea une brève notice sur la validité de cette Église. Puisque les évêques de l'EORHF ont consacré des évêques pour nous, vieux calendristes, lorsque notre dernier hiérarque en Grèce s'est endormit éternellement, ses commentaires sur la validité de l'EORHF sont d'importance spéciale pour nous – et même plus encore, puisqu'ils proviennent d'un membre du patriarcat de Constantinople qui fut forcé par des circonstances inhabituelles de parler objectivement et en vérité à propos de l'EORHF. Une telle objectivité et une telle vérité sont en effet suffisamment rares parmi les modernistes, qui se sont tant compromis par intérêt politique et pour répondre aux exigences du mouvement oecuménique. Nous avons traduit les commentaires du p. Ephrem du texte original grec, qui a été distribué l'an dernier aux USA par le p. Ephrem lui-même.http://www.orthodoxinfo.com/ecumenism/ephraim_roca.aspx
Mon point de vue sur l'Église Orthodoxe Russe Hors Frontières
Succession apostolique
La succession apostolique des évêques de l'EORHF ne serait être mise en doute, puisque tous ses actuels évêques tiennent leur consécration canonique des évêques d'avant l'ère révolutionnaire et de leurs successeurs.
Canonicité
La canonicité – à savoir la conformité intégrale d'une Église locale aux saints Canons dans sa constitution et son fonctionnement administratif – est matière rare dans presque tous les patriarcats et Églises autocéphales d'aujourd'hui. Le système synodal a été sérieusement affaibli par diverses intrusions de l'intérieur comme de l'extérieur, et on voit partout apparaître une tendance au despotisme chez les principaux hiérarques ou synodes locaux. Si nous devions commencer avec un examen approfondi des empêchements canoniques à la prêtrise et ainsi de suite, je ne crois pas que nous aurions des occasions de trouver la canonicité absolue où que ce soit. Je ne peux que dire que l'EORHF constitue une exception à cela, du fait de son attachement strict aux saints Canons et à sa liberté par rapport aux liens avec toutes les puissances humaines. En réponse aux allégations que nombreux ont émises contre l'apparent statut non-canonique de cette Église en tant que corps ecclésial autonome, on peut faire les observations suivantes :
Le patriarche Tikhon, prévoyant un avenir sombre pour l'Église de Russie, a écrit un décret pour les évêques se trouvant hors de Russie soviétique, leur accordant le droit d'organiser des synodes autonomes. Malgré cela, les hiérarques russes exilés, ayant vécu dans une atmosphère de suprême loyauté envers la loi et l'obéissance sous le Tsar, insistèrent au cours de leurs premières années d'exil pour maintenir le contact avec leur base (patriarche Tikhon et ses successeurs), et cherchèrent à obtenir leur approbation au moins pour leurs décisions les plus capitales- bien que ceci était très difficile sous les circonstances de l'époque (persécutions, bannissement, etc). Cette communion fut abruptement rompue par la capitulation du locum tenens et par la suite patriarche Tikhon (Stragorodsky)* dans son infamante déclaration – quelque chose de totalement inacceptable pour les évêques en exil – assurant la pleine soumission de l'Église au régime athée, et ordonnant aux fidèles de faire preuve d'obéissance et de prier pour les autorités soviétiques. A mon avis, cette rupture de communion était justifiée par les Canons, qui ordonnent la cessation de toute commémoration du premier hiérarque d'une Église locale dans le cas où il prêche des enseignements hérétiques; et le marxisme n'étant pas seulement un système politique, mais aussi comportant une vue sécularisée du monde, est en effet une hérésie.
Les actuels évêques de l'EORHF, du fait de leur isolement par rapport aux autres Églises Orthodoxes, se soumettent avec une authentique révérence spirituelle à ces événements, directives, contacts, etc, ce qui démontre le légitime et canonique fondement de leur corps ecclésial.

L'argument le plus fort soutenant la canonicité de l'EORHF, un sur lequel on n'insiste jamais assez dans ce problème, c'est qu'au départ, le patriarcat de Constantinople et les autres Églises locales ont maintenu des bonnes relations avec le Synode en exil, qui comportait en son sein, et il est important de le faire remarquer, "l'élite" des hiérarques et théologiens russes. Des hommes de la stature du métropolite Antoine (Khrapovitsky) de Kiev, qui a laissé une durable impression avec ses mémorables homélies prêchées à la cathédrale d'Athènes et à qui n'équivaudront pas le moindre de nos propres hiérarques [Grecs néo-calendristes], suscitait le respect et la reconnaissance de facto de la part de tous.
La position du patriarcat de Constantinople au sujet de l'EORHF a changé radicalement après la première conférence pan-orthodoxe en 1923, lorsque le premier hiérarque de l'EORHF à l'époque, le métropolite Anastassy (**), s'est fait remarquer comme personnalité de premier plan par sa résistance aux innovations du franc-maçon avéré (le patriarche) Meletios Metaxakis. [1] Les choses s'améliorèrent quelque peu sous les successeurs de Metaxakis, jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale et la rupture complète des relations, lorsque les forces politiques soviétiques commencèrent, par différents moyens, à exhorter toutes les Églises Orthodoxes à cesser la communion avec l'EORHF et à ne reconnaître que le patriarche de Moscou, qui était sous contrôle intégral des forces politiques soviétiques, et que ces forces utilisaient pour parvenir à leurs propres fins. Le patriarche de Moscou prit l'isolement de l'EORHF comme une opportunité pour établir des relations avec les autres patriarcats et Églises autocéphales : "Soit eux soit nous." C'est donc pour des raisons politiques et d'intérêt personnel, mais aussi pour des raisons idéologiques, comme nous l'avons vu, que le Phanar a coupé toute relation officielle avec le Synode en exil et, l'imitant, la plupart des autres Églises locales l'ont aussi fait, à l'exception des Églises de Jérusalem et de Serbie [2], qui ont maintenu des relations semi-officielles avec l'EORHF jusqu'à nos jours.
L'isolement de l'EORHF des autres Églises locales – bien qu'il ne soit pas un isolement complet (saint Justin Popovic et ses disciples et l'actuel patriarche de Serbie ont toujours été favorables à l'EORHF) – ne peut en aucune manière être prit pour une preuve de doute quant à la canonicité de cette Église locale, d'autant qu'on peut retrouver quantité d'exemples similaires dans l'Histoire de l'Église.
* Il veut bien entendu parler du patriarche Serge.
** Autre petite erreur, le métropolite n'était pas encore à l'époque le premier hiérarque des évêques exilés.
From Orthodox Tradition, VOL. IX, NO. 1, pp. 17-18

[1] Si vous ignoriez le détail, pour lequel nombre de preuves formelles existent, vous n'aurez alors pas manqué de sursauter en lisant "franc-maçon et patriarche." Hé oui. Cependant, le second qualificatif n'est que pour l'apparence, l'excommunication étant de facto. Réponse de la revue de l'archidiocèse grec-orthodoxe antiochien aux USA, diocèse dirigé par le très fidèlement Orthodoxe et pieux métropolite Philip, colonne de la Tradition et bête noire de tous les modernistes :
DIALOGUE
QUESTION: Cette question concerne la pratique de la franc-maçonnerie (francs-maçons, Shrine, Blue Lodge, Eastern Star, DeMolay, job's Daughters, etc.) chez les Chrétiens Orthodoxes. Il m'a été fait remarquer que la franc-maçonnerie était contraire aux Canons de l'Église Orthodoxe et est incompatible avec les enseignements de l'Église.
RÉPONSE: Tous les membres de la sainte Église Orthodoxe doivent adhérer à ses doctrines, croyances et pratiques, et doivent vivre en conformité (avec l'enseignement ecclésial). Parmi ces points de foi fondamentaux nous avons : (1) nous croyons dans un Dieu trinitaire, révélé à l'humanité comme étant le Père Créateur, le Fils de Dieu Jésus-Christ, et le Saint Esprit de Dieu, tous les Trois étant unis en une essence et indivis. L'Orthodoxie enseigne que Dieu le Père est le Créateur de toutes choses visibles et invisibles. L'Orthodoxie enseigne aussi au sujet de l'Incarnation du Fils de Dieu, en la mort et la Résurrection duquel l'humanité est appelée à un nouveau niveau d'existence, à accomplir une fraternité entière, et à être incorporé dans une famille spirituelle, qui est réalisée dans l'Église, au Nom de Jésus, et par les dons et la puissance du Saint Esprit.
(..) Cette distinction pourrait clarifier notre vision du problème et nous aiderait à mieux évaluer la franc-maçonnerie, non pas comme nous voudrions qu'elle soit, mais comme elle est réellement. Bien des fois, nous avons entendu des déclarations telles que "les franc-maçons sont les réformateurs de la société;" ou que "pour la franc-maçonnerie, le Christianisme est une simple structure sociale;" ou que "les franc-maçons nient la divinité de Jésus," ou que pour eux, "le Christ est simplement un sage, semblable aux sages de l'antiquité tels que Platon, Socrate ou Pythagore."
Tout au long de son histoire, l'Église Orthodoxe a rejeté avec véhémence et anathémisé toutes les tentatives de rendre le Christ inférieur à Dieu le Père, ou de Le réduire à n'être qu'une créature, adoptée par Dieu pour une mission précise. Si un Orthodoxe franc-maçon voit en Christ rien de plus qu'un "sage", alors sa foi est remise en question, et il faut aussi remettre en question son appartenance à l'Église. D'un autre côté, le fidèle Orthodoxe doit être d'un esprit ouvert, et prêt à apprendre toujours plus sur tout, y compris la franc-maçonnerie, sans pour autant compromettre sa Foi Chrétienne, son allégeance au Christ.(..)
[2] Jérusalem, Serbie, mais aussi le patriarcat du Mont-Sinaï, qui bien que numériquement faible, représente une des plus anciennes Églises locales avec tradition ininterrompue, une force spirituelle immense, une autorité morale authentique.
05 décembre 2008
Décès du patriarche Alexis II de Moscou (5/12/2008)

(c) agences photos via news.yahoo.com

http://www.interfax-religion.com/?act=news&div=5452
Moscou, 5 décembre 2008, 12h17, Interfax – Le patriarche Alexis II de Moscou est décédé à sa résidence à Peredelkino, dans la région de Moscou, "il y a une heure, une heure et demi d'ici," a déclaré le responsable des relations publiques du patriarcat de Moscou, le prêtre Vladimir Vigilyansky.
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Sur cette photo du 20 avril 1999, le patriarche Alexis II de Moscou, Russie, à gauche, en compagnie du patriarche Pavle de Belgrade, Serbie, pendant les bombardements de l'OTAN. Alexis II était venu montrer concrètement son soutien aux Serbes en état de guerre.
(AP Photo/Srdjan Ilic,file)

Le patriarche Alexis II célèbre à la cathédrale Yelokhovsky, Moscou, 30 avril 2000.
REUTERS/Vladimir Suvorov
Laur & Alexis: les voilà à nouveau réunis, éternellement cette fois.
Sur cette photo du 17 mai 2007, à gauche, le métropolite Laur, primat de l'Église Orthodoxe Russe Hors Frontières, et à droite, le patriarche Alexis II, primat de l'Église Orthodoxe de Russie, ensemble à la cathédrale du Christ-Sauveur, Moscou.(AP Photo/Misha Japaridze, file)
Le président russe Dmitry Medvedev et le patriarche Alexis II, pendant une célébration au monastère Danilovsky, Moscou, septembre 2008.(AFP/Pool/Vladimir Rodionov)
28 juin 2008, le premier ministre russe Vladimir Poutine reçoit le patriarche Alexis II au Kremlin de Moscou.(AP Photo/RIA Novosti, Alexei Nikolsky, pool, file)
Le président russe Boris Yeltsin (Eltsine) et le patriarche Alexis II participe à la cérémonie d'inauguration de la restitution du terrain de la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, 3 septembre 1997.REUTERS/Yuri Gripas/Files (RUSSIA)
http://www.interfax-religion.com/?act=news&div=5467
Moscou, 05 Décembre 2008, 22h19, Interfax – La veuve de l'ancien président russe Boris Eltsine dit que le primat de l'Église Orthodoxe de Russie, le patriarche Alexis II, qui est mort ce vendredi, a réalisé un travail inestimable pour la Russie, et "était pour tous un homme qui insufflait l'espérance dans le coeur."
"Il a tant fait. C'est son oeuvre, si la spiritualité a repris vie et est si vivante ici en Russie – des milliers d'églises, de monastères, la cathédrale du Christ Sauveur. Il a insufflé cette spiritualité dans le coeur de chaque Russe, ceux qui louent Dieu et même ceux qui n'y croient pas; il a insufflé la Foi," a déclaré Naina Yeltsina à la télévision russe Vesti.
Et d'ajouter "qu'il y avait une merveilleuse entente" entre son mari et Alexis, et "qu'ils se voyaient fort souvent."

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http://www.guardian.co.uk/world/2008/dec/05/russia-religion-patriarch-alexy

Luke Harding à Moscou
Vendredi 5 décembre 2008 10h38 GMT

Photographe: Yuri Kadobnov/AFP/Getty Images
Le primat de l'Église Orthodoxe de Russie, le patriarche Alexis II, qui joua un rôle influent en dénonçant le coup d'état du KGB contre Mikhaïl Gorbachev, est décédé.
L'Église a dit que l'homme, âgé de 79 ans, est mort à sa résidence dans la banlieue de Moscou ce vendredi. Elle n'a pas précisé la cause de la mort, mais le patriarche souffrait de problèmes cardiaques – et il était notoire qu'il était fortement malade depuis le début de cette année.
L'éminent évêque avait dirigé depuis 1990 la plus grande Église Orthodoxe du monde, présidant sur un peuple que la plupart estiment comporter les 2/3 de la population de Russie, qui compte 142 millions d'habitants.
Né Aleksey Ridiger, d'une famille d'aristocrates allemands émigrés, le patriarche a présidé pendant une des périodes les plus troublées de l'histoire de la Russie moderne. Il a aussi dû faire face à des accusations persistantes – déniées par l'Église – d'avoir été un agent du KGB. [*]
Il entra à l'Académie théologique de Leningrad en 1947, dont il fut diplômé en 1949. Il servit comme prêtre en Estonie, qui faisait alors partie de l'Union soviétique, et gravit rapidement les rangs hiérarchiques, devenant métropolite à l'âge de 39 ans, puis se voyant élu patriarche en 1990, alors que l'Union Soviétique s'effondrait.
Comme patriarche, Alexis II se fit le vigoureux avocat du retour de l'Église Orthodoxe au centre de la vie et de la spiritualité russe. Il veilla à un renouveau religieux majeur en Russie, avec des centaines d'églises construites ou reconstruites dans tout le pays.
Il protesta aussi contre ceux qui avaient tenté de renverser Gorbachev, le dirigeant soviétique, en août 1991.
Ce matin, Gorbachev a dit être choqué par ce décès. "Je le respectais profondément," a déclaré Gorbachev à l'agence de presse Interfax, ajoutant qu'il était "si bouleversé qu'il lui était très difficile de trouver les mots qui conviennent."
La télévision russe a aussitôt commencé à rediffuser des extraits de la dernière entrevue télévisée d'Alexis II, fin octobre 2008.
Selon un transfuge du KGB vivant en Angleterre, Oleg Gordievsky, Alexis aurait travaillé 40 ans durant pour le KGB, et était repris dans les archives du KGB sous le nom de code de Drozdov. Le patriarcat de Moscou a nié cette affirmation, mais Alexis II lui-même a reconnu que pendant le communisme, les évêques étaient forcés de se compromettre avec le pouvoir soviétique.
Les funérailles d'Alexis devraient avoir lieu à la cathédrale du Christ Sauveur – la monumentale église en face du Kremlin de Moscou, à côté du fleuve Moskva, détruite par Staline mais reconstruite au milieu des années 1990 sous Boris Eltsine. C'est en cette cathédrale qu'on eu lieu les propres funérailles d'Eltsine l'an dernier.
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[*] NDT: Il a reconnu les faits et demandé pardon, expliquant ce que tout le monde savait, c'est-à-dire que tous les évêques survivants des persécutions socialistes étaient forcés de coopérer avec l'État soviétique depuis la Révolution.
05/12/2008 13:50
Преставился ко Господу Святейший Патриарх Московский и всея Руси Алексий II
http://www.mospat.ru/index.php?page=43505

05/12/2008 09:52
Фоторепортаж с богослужения в день празника Введения Пресвятой Богородицы во храм
http://www.mospat.ru/index.php?page=43507
http://www.interfax-religion.com/?act=news&div=5454
Moscou, 05 Décembre 2008, 15h20, Interfax – Le Saint-Synode va avoir une réunion extraordinaire ce samedi pour organiser les funérailles du patriarche Alexis II de Moscou, a déclaré à Interfax l'évêque Marc de Yegoryevsk, vice-président du département des affaires extérieurs du patriarcat de Moscou.
Un "locum tenens" patriarcal sera élu pendant la réunion, a-t'il dit.
Tous les membres du Synode se sont rassemblés à la résidence patriarcale à Peredelkino, région de Moscou, où Alexis II est mort ce vendredi matin, a-t'il ajouté.
D'après les statuts de l'Église Orthodoxe de Russie, le Saint-Synode élit un locum tenens patriarcal issu de ses membres permanents lorsque le siège patriarcal est vacant.
Toujours selon les statuts, le locum tenens patriarcal et le Saint-Synode devraient convoquer un Concile de l'Église pour élire un nouveau patriarche de Moscou moins de 6 mois après que le siège patriarcal se soit retrouvé vacant.
Les candidats au patriarcat doivent être des évêques âgés de plus de 40 ans, diplômés en théologie et avec une expérience suffisante de gouvernance éparchique.
Vue de la résidence patriarcale à Peredelkino, près de Moscou, 5 décembre 2008(AP Photo/Mikhail Metzel)
Des prêtres viennent pour un Office / Litie pour feu le patriarche Alexis II, Riga, Estonie, 5 décembre 2008.REUTERS/Stringer (LATVIA)
Des moines attendent pour entrer dans la résidence patriarcale à Peredelkino, ce vendredi 5 décembre 2008.(AP Photo/Mikhail Metzel)
Une femme allume un cierge à la mémoire de feu le patriarche Alexis II, dans une église de Kiev, 5 décembre 2008. Fortement conservateur, le patriarche Alexis II avait fait renaître l'Église Orthodoxe de Russie après l'effondrement du communisme et s'était fermement affronté avec Rome concernant l'activité prosélyte catholique-romaine en Russie. Il est mort ce vendredi à l'âge de 79 ans.REUTERS/Konstantin Chernichkin (UKRAINE)
Une femme pose une gerbe de fleurs à l'extérieur du bureau de feu le patriarche Alexis II de Moscou, 5 décembre 2008.REUTERS/Sergei Karpukhin (RUSSIA)
Des fidèles Chrétiens allument des cierges pendant un Office à la mémoire du patriarche Alexis II, à la cathédrale du Christ Sauveur, Moscou, 5 décembre 2008.(AP Photo/Alexander Zemlianichenko)

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Le patriarche-catholicos de Géorgie, Ilia II, embrasse & bénit feu le patriarche Alexis II, qui repose dans son cercueil, posé au centre de la cathédrale du Christ Sauveur, Moscou, Russie, lundi 8 décembre 2008. Le primat de l'Église de Géorgie a loué la mémoire de feu le patriarche russe Alexis II et exprimé l'espoir que les relations russo-géorgiennes iront en s'améliorant, maintenant que la guerre d'août appartient au passé. Le patriarche-catholicos Ilia II s'est joint aux cérémonies funèbres à Moscou ce lundi. (AP Photo)

AP Photo/Misha Japaridze

La première dame de Russie, Svetlana Medvedeva, très pieuse fidèle Orthodoxe, vient prier et allumer un cierge près du cercueil du défunt patriarche Alexis.
AP


Le mufti principal de Russie, dirigeant religieux islamique, Talgan Tadzhuddin, vient se receuillir près du cercueil du défunt patriarche russe Alexis.

AP Photo/Mikhail Metzel
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06 mars 2008
Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu (Matthieu 22,21)
Trois questions
1) un patriarche de l'Église rend-t'il gloire à Dieu quand il va honorer l'anniversaire de la fondation d'une institution qui est tout à fait précisément et sans le moindre doute possible vouée à la destruction de l'Église? Rend-t'il gloire à Dieu en acceptant d'être fait "docteur honoris causa" d'une institution qui a pour seul et unique programme de notamment détruire son siège épiscopal à lui, à défaut de pouvoir en faire une succursale d'un État étranger?
2) 45ème Canon Apostolique : "Que tout évêque ou prêtre ou diacre qui se serait ne fut-ce que joint à la prière avec des hérétiques soit suspendu. Mais s'il leur a permis de participer à un Office comme s'ils étaient du clergé, qu'il soit déposé."
46ème Canon Apostolique : "L’évêque, le prêtre ou le diacre qui a reconnu le Baptême ou l’oblation des hérétiques, nous prescrivons qu’il soit déposé."
65ème Canon Apostolique: "Que tout évêque ou prêtre ou diacre qui entrerait dans une synagogue de Juifs, ou d'hérétiques, afin de prier, soit déposé et excommunié."
vieilleries sans valeur, poussiéreuses, à oublier?
Alors les Conciles Oecuméniques eux aussi sont à jeter? Car par exemple à "In Trulo," les saints pères présidés et guidés par l'Esprit Saint déclaraient avec Lui :
2.- Confirmation des ordonnances apostoliques, de la tradition des pères et des Conciles précédents.
Ce saint concile a pris aussi la décision très belle et très importante, que resteront désormais sûrs et confirmés pour le salut des âmes et la guérison des passions les 85 canons reçus et confirmés par les saints et bienheureux pères qui nous ont précédé, et transmis à nous aussi sous le nom des saints et glorieux apôtres. Mais comme dans ces canons il nous est ordonné de recevoir aussi les constitutions des mêmes saints apôtres rédigées par Clément, dans lesquelles jadis les hérétiques ont interpolé au dam de l'Eglise des choses fausses et étrangères à la vraie foi, qui ont terni la noble beauté des vérités divines, nous avons décidé de rejeter, comme il convenait de le faire, ces mêmes Constitutions pour l'édification et la sécurité du peuple très chrétien, en désapprouvant absolument les élucubrations des mensonges hérétiques et nous appuyant sur le pur et complet enseignement des apôtres.
Nous confirmons aussi tous les autres saints canons, qu'édictèrent nos saints et bienheureux pères, c'est-à-dire, les trois cent dix huit saints pères réunis à Nicée, ceux d'Ancyre, de plus ceux de Néocésarée, de même ceux de Gangres, de plus ceux d'Antioche de Syrie, et aussi ceux de Laodicée de Phrygie ; de plus, les cent cinquante pères, qui se sont réunis dans cette ville impériale gardée de Dieu et les deux cents, rassemblés la première fois à Ephèse, et les six cent trente saints et bienheureux pères de Chalcédoine : de même ceux de Sardique, de plus ceux de Carthage, et aussi ceux qui de nouveau se sont réunis dans cette ville impériale gardée de Dieu sous Nectaire évêque de cette ville impériale et Théophile feu l'archevêque d'Alexandre.
Mais aussi les canons de Denys qui fut archevêque de la grande ville d'Alexandre et de Pierre qui fut archevêque d'Alexandrie et martyr, de Grégoire le thaumaturge, qui fut évêque de Néocésarée, d'Athanase archevêque d'Alexandre, de Basile archevêque de Césarée en Cappadoce, de Grégoire évêque de Nysse, de Grégoire le Théologien, d'Amphiloque d'Iconium, de Timothée le premier qui fut archevêque d'Alexandre, de Théophile archevêque de la même grande ville d'Alexandrie, de Cyrille archevêque de la même Alexandrie et de Gennade qui fut patriarche de cette ville impériale gardée de Dieu : de plus, le canon édicté par Cyprien, qui fut archevêque du pays de l'Afrique, et par son synode, canon qui resta en vigueur selon la tradition dans les territoires seuls de ces évêques. Il n'est permis à personne de falsifier les canons énumérés plus haut, ou de les déclarer nuls ou d'admettre d'autres canons que ceux-là, composés en contrefaçon par ceux qui ont essayé d'exploiter la vérité. Si quelqu'un est convaincu d'innover à propos de quelque canon ou d'essayer de le tourner, il aura à répondre de ce même canon, soumis à la peine que ce canon impose et guéri par ce canon même contre lequel il a péché.
3) In fine : le clergé est-il au-dessus des règles canoniques de l'Église, Épouse du Christ?
Car voilà, ce 6 mars 2008, "il" entre chez "eux" et ils "prient" ensemble... après avoir concélébré la Divine Liturgie le 30 novembre 2006 à Istanbul...
en français :
http://www.catho.be/newsletter/e-news_detail.asp?id_n=15020&id_c=148
en anglais :
http://www.earthtimes.org/articles/show/190485,pope-benedict-prays-with-orthodox-patriarch-bartholomew.html
et pourtant....

Évangile selon saint Matthieu 22,18-21:
Jésus, qui avait pénétré leur malice, répondit : "Pourquoi Me tendre un piège, hypocrites? Montrez-Moi la monnaie qui sert à payer l'impôt." Ils Lui présentèrent un denier. "De qui est cette effigie? leur dit-Il, et l'inscription?" - "De César," répondent-ils. Jésus leur dit alors : "Eh bien! rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu!"

"γνους δε ο ιησους την πονηριαν αυτων ειπεν τι με πειραζετε υποκριται
επιδειξατε μοι το νομισμα του κηνσου οι δε προσηνεγκαν αυτω δηναριον
και λεγει αυτοις τινος η εικων αυτη και η επιγραφη
λεγουσιν αυτω καισαρος τοτε λεγει αυτοις αποδοτε ουν τα καισαρος καισαρι και τα του θεου τω θεω."
(AP Photo/L'Osservatore Romano/h.o.)
source & (c) news.yahoo.com
Benoît 16 échange des cadeaux avec le patriarche orthodoxe Bartholomeos I, vatican, jeudi 6 mars 2008.
(AP Photo/L'Osservatore Romano/h.o.)
source & (c) news.yahoo.com
1) un patriarche de l'Église rend-t'il gloire à Dieu quand il va honorer l'anniversaire de la fondation d'une institution qui est tout à fait précisément et sans le moindre doute possible vouée à la destruction de l'Église? Rend-t'il gloire à Dieu en acceptant d'être fait "docteur honoris causa" d'une institution qui a pour seul et unique programme de notamment détruire son siège épiscopal à lui, à défaut de pouvoir en faire une succursale d'un État étranger?
2) 45ème Canon Apostolique : "Que tout évêque ou prêtre ou diacre qui se serait ne fut-ce que joint à la prière avec des hérétiques soit suspendu. Mais s'il leur a permis de participer à un Office comme s'ils étaient du clergé, qu'il soit déposé."
46ème Canon Apostolique : "L’évêque, le prêtre ou le diacre qui a reconnu le Baptême ou l’oblation des hérétiques, nous prescrivons qu’il soit déposé."
65ème Canon Apostolique: "Que tout évêque ou prêtre ou diacre qui entrerait dans une synagogue de Juifs, ou d'hérétiques, afin de prier, soit déposé et excommunié."
vieilleries sans valeur, poussiéreuses, à oublier?
Alors les Conciles Oecuméniques eux aussi sont à jeter? Car par exemple à "In Trulo," les saints pères présidés et guidés par l'Esprit Saint déclaraient avec Lui :
2.- Confirmation des ordonnances apostoliques, de la tradition des pères et des Conciles précédents.
Ce saint concile a pris aussi la décision très belle et très importante, que resteront désormais sûrs et confirmés pour le salut des âmes et la guérison des passions les 85 canons reçus et confirmés par les saints et bienheureux pères qui nous ont précédé, et transmis à nous aussi sous le nom des saints et glorieux apôtres. Mais comme dans ces canons il nous est ordonné de recevoir aussi les constitutions des mêmes saints apôtres rédigées par Clément, dans lesquelles jadis les hérétiques ont interpolé au dam de l'Eglise des choses fausses et étrangères à la vraie foi, qui ont terni la noble beauté des vérités divines, nous avons décidé de rejeter, comme il convenait de le faire, ces mêmes Constitutions pour l'édification et la sécurité du peuple très chrétien, en désapprouvant absolument les élucubrations des mensonges hérétiques et nous appuyant sur le pur et complet enseignement des apôtres.
Nous confirmons aussi tous les autres saints canons, qu'édictèrent nos saints et bienheureux pères, c'est-à-dire, les trois cent dix huit saints pères réunis à Nicée, ceux d'Ancyre, de plus ceux de Néocésarée, de même ceux de Gangres, de plus ceux d'Antioche de Syrie, et aussi ceux de Laodicée de Phrygie ; de plus, les cent cinquante pères, qui se sont réunis dans cette ville impériale gardée de Dieu et les deux cents, rassemblés la première fois à Ephèse, et les six cent trente saints et bienheureux pères de Chalcédoine : de même ceux de Sardique, de plus ceux de Carthage, et aussi ceux qui de nouveau se sont réunis dans cette ville impériale gardée de Dieu sous Nectaire évêque de cette ville impériale et Théophile feu l'archevêque d'Alexandre.
Mais aussi les canons de Denys qui fut archevêque de la grande ville d'Alexandre et de Pierre qui fut archevêque d'Alexandrie et martyr, de Grégoire le thaumaturge, qui fut évêque de Néocésarée, d'Athanase archevêque d'Alexandre, de Basile archevêque de Césarée en Cappadoce, de Grégoire évêque de Nysse, de Grégoire le Théologien, d'Amphiloque d'Iconium, de Timothée le premier qui fut archevêque d'Alexandre, de Théophile archevêque de la même grande ville d'Alexandrie, de Cyrille archevêque de la même Alexandrie et de Gennade qui fut patriarche de cette ville impériale gardée de Dieu : de plus, le canon édicté par Cyprien, qui fut archevêque du pays de l'Afrique, et par son synode, canon qui resta en vigueur selon la tradition dans les territoires seuls de ces évêques. Il n'est permis à personne de falsifier les canons énumérés plus haut, ou de les déclarer nuls ou d'admettre d'autres canons que ceux-là, composés en contrefaçon par ceux qui ont essayé d'exploiter la vérité. Si quelqu'un est convaincu d'innover à propos de quelque canon ou d'essayer de le tourner, il aura à répondre de ce même canon, soumis à la peine que ce canon impose et guéri par ce canon même contre lequel il a péché.
3) In fine : le clergé est-il au-dessus des règles canoniques de l'Église, Épouse du Christ?
Car voilà, ce 6 mars 2008, "il" entre chez "eux" et ils "prient" ensemble... après avoir concélébré la Divine Liturgie le 30 novembre 2006 à Istanbul...
en français :
http://www.catho.be/newsletter/e-news_detail.asp?id_n=15020&id_c=148
en anglais :
http://www.earthtimes.org/articles/show/190485,pope-benedict-prays-with-orthodox-patriarch-bartholomew.html
et pourtant....

Évangile selon saint Matthieu 22,18-21:
Jésus, qui avait pénétré leur malice, répondit : "Pourquoi Me tendre un piège, hypocrites? Montrez-Moi la monnaie qui sert à payer l'impôt." Ils Lui présentèrent un denier. "De qui est cette effigie? leur dit-Il, et l'inscription?" - "De César," répondent-ils. Jésus leur dit alors : "Eh bien! rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu!"

"γνους δε ο ιησους την πονηριαν αυτων ειπεν τι με πειραζετε υποκριται
επιδειξατε μοι το νομισμα του κηνσου οι δε προσηνεγκαν αυτω δηναριον
και λεγει αυτοις τινος η εικων αυτη και η επιγραφη
λεγουσιν αυτω καισαρος τοτε λεγει αυτοις αποδοτε ουν τα καισαρος καισαρι και τα του θεου τω θεω."
(AP Photo/L'Osservatore Romano/h.o.)
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Benoît 16 échange des cadeaux avec le patriarche orthodoxe Bartholomeos I, vatican, jeudi 6 mars 2008.source & (c) news.yahoo.com
SANS COMMENTAIRE!
21 janvier 2008
vie de saint Maxime le Confesseur
Saint Maxime réalisa cependant bien tôt que l'empereur et nombre d'autres avaient été corrompus par l'hérésie Monothélite, qui se répandait rapidement dans tout l'Orient. Il démissionna de ses charges à la cour et entra au monastère Chrysopolis, à Skutari, sur la rive opposée du Bosphore, monastère où il reçut la tonsure monastique. Du fait de son humilité et de sa sagesse, il gagna bien vite l'amour des frères et fut choisit comme higoumène du monastère après quelques années. Même dans cette position, il resta simple moine.
En 638, l'empereur Héraclius et le patriarche Serge tentèrent de minimiser l'importance des différences en matière de foi et ils publièrent un édit, le célèbre "Ekthesis tes pisteos" ou "Exposition de la Foi," dans lequel ils décrétaient que tout le monde devait accepter l'enseignement d'une unique volonté dans les 2 natures du Sauveur. En défendant l'Orthodoxie contre cet "Ekthesis," saint Maxime s'adressa à diverses couches de la population, et ces conversations eurent du succès. Non seulement le clergé et les évêques, mais aussi le peuple et certains officiels sentirent comme une sorte d'attraction invisible vers lui, comme nous le voyons dans sa Vie.
Lorsque saint Maxime vit le désarroi que cette hérésie causait à Constantinople et dans tout l'Orient, il décida de quitter son monastère et vint trouver refuge en Occident, où le Monothélisme avait été totalement rejeté. Chemin faisant, il visita les évêques d'Afrique, les renforçant dans l'Orthodoxie, et les encourageant à ne pas être trompés par les arguments fallacieux des hérétiques.
Le 4ème Concile Oecuménique avait condamné l'hérésie Monophysite, qui enseigne erronément que dans le Seigneur Jésus-Christ on ne trouve qu'une nature, la divine. Influencé par cette opinion erronée, les hérétiques Monothélites disent qu'en Christ, il n'y avait dont qu'une seule volonté divine ("thelema") et une seule divine énergie ("energia"). Les partisans du Monothélisme cherchaient à revenir par une autre voie à l'hérésie répudiée du Monophysisme. Le Monothélisme trouva de nombreux partisans en Arménie, Syrie et Égypte. L'hérésie, attisée de plus par des animosités nationalistes, devint une sérieuse menace pour l'unité de l'Église en Orient. La lutte de l'Orthodoxie contre l'hérésie était rendue particulièrement difficile parce qu'en 630, trois des sièges patriarcaux de l'Orient Orthodoxe étaient occupés par des Monothélites : Serge à Constantinople, Athanase à Antioche et Cyrus à Alexandrie.
Saint Maxime voyagea d'Alexandrie jusqu'en Crête, où il entama son activité de prédication. Il y affronta un évêque qui adhérait aux opinions hérétiques de Sevère et de Nestorius. Le saint passa 6 ans à Alexandrie et dans la région.
Le patriarche Serge mourut fin 638, et l'empereur Héraclius mourut aussi en 641. Le trône impérial finit par être occupé par son petit-fils Constance II (642-668), un partisan déclaré de l'hérésie Monothélite. Les assauts des hérétiques contre l'Orthodoxie s'intensifièrent. Saint Maxime partit pour Carthage, où il prêcha près de 5 ans durant. Lorsque le Monothélite Pyrrhus, successeur du patriarche Serge, y arriva, fuyant Constantinople à cause d'intrigues de cour, lui et saint Maxime passèrent de longues heures en débats. Suite à cela, Pyrrhus avoua publiquement son erreur, et il lui fut permit de conserver le titre de "patriarche." Il rédigea même un livre confessant la Foi Orthodoxe. Saint Maxime et Pyrrhus voyagèrent vers Rome pour rendre visite à l'évêque et pape de Rome, Théodore, qui reçut Pyrrhus en tant que patriarche de Constantinople.
En 647, saint Maxime repartit pour l'Afrique. Là, dans un concile local, le Monothélisme fut condamné comme hérésie. En 648, un nouvel édit fut publié, commandé par Constance et compilé par le patriarche Paul de Constantinople : le "Typos tes pisteos" ou "Modèle de la Foi," qui interdisait toute autre dispute à propos d'une ou deux volontés dans le Seigneur Jésus-Christ. Saint Maxime demanda alors à l'évêque saint Martin le Confesseur (14 avril), qui avait succédé à Théodore comme pape à Rome, d'examiner la question du Monothélisme dans un Concile de l'Église. Le Concile du Latran fut convoqué en octobre 649. Cent cinquante évêques (150) d'Occident et 37 représentants de l'Orient Orthodoxe y participèrent, avec saint Maxime le Confesseur parmi eux. Le Concile condamna le Monothélisme et le Typos. Les faux enseignements des patriarches Serge, Paul et Pyrrhus de Constantinople furent aussi anathémisés.
Lorsque Constance II reçut les décisions du Concile, il ordonna d'arrêter le pape Martin de Rome et saint Maxime. Les ordres de l'empereur ne furent exécutés qu'en 654. Saint Maxime fut accusé de trahison et jeté en prison. En 656, il fut envoyé en exil en Thrace, et par la suite ramené dans une prison de Constantinople. Le saint et 2 de ses disciples y furent soumis aux plus cruels tourments. La langue de chacun fut tranchée, et sa main droite fut aussi tranchée. Ensuite ils l'exilèrent à Skemarum, en Scythie, et il endura encore nombre de souffrances et d'épreuves durant le voyage.
Trois ans plus tard, le Seigneur révéla à saint Maxime le moment de sa mort (13 août 662). Trois cierges apparurent au dessus de la tombe de saint Maxime et s'allumèrent miraculeusement. Ceci fut le signe que saint Maxime était la balise radieuse de l'Orthodoxie durant sa vie terrestre, et il continue à briller comme un exemple de vertu pour tous. Nombre de guérisons ont eu lieu à sa tombe.
Dans le Prologue Grec (Synaxaire), le 13 août commémore la Translation des Reliques de saint Maxime à Constantinople, mais cela pourrait aussi être la date de son décès. Il se pourrait que sa mémoire soit célébrée le 21 janvier parce que le 13 août, c'est l'Après Fête de la Transfiguration du Seigneur.
Saint Maxime a laissé à l'Église un énorme héritage théologique. Son oeuvre exégétique contient des explications sur divers passages problématiques dans les saintes Écritures, et comporte un Commentaire sur la Prière du Seigneur et sur le Psaume 59, diverses "scholia" ou "marginalia" (commentaires écrits dans la marge de manuscrits), sur des traités du hiéromartyr Denys l'Aréopagite (3 octobre) et saint Grégoire le Théologien (de Nazianze, 25 janvier). Parmi les oeuvres exégétiques de saint Maxime on trouve aussi son explication des Offices divins, titrée "Mystagogia" ("Introduction au sujet du Mystère").
Les oeuvres dogmatiques de saint Maxime comprennent l'Exposition de ses débats avec Pyrrhus, et plusieurs traités et lettres à diverses personnes. Chacun comprend des explications sur l'enseignement Orthodoxe sur l'Essence Divine et les Hypostases / Personnes de la Sainte Trinité, sur l'Incarnation du Verbe de Dieu, et sur la "theosis" ou "déification" de la nature humaine.
"Rien dans la déification n'est le produit de la nature humaine," écrit saint Maxime à son ami Thalassisus, "car la nature ne saurait saisir Dieu. Seule la miséricorde de Dieu a la capacité d'accorder la déification à ce qui existe.. Dans la déification, l'homme (l'image de Dieu) devient ressemblance de Dieu, il se réjouit dans toute la plénitude qui ne lui appartient pas par nature, parce que la grâce de l'Esprit triomphe en lui, et parce que Dieu agit en lui" (Lettre 22).
Saint Maxime a aussi écrit des ouvrages anthropologiques (concernant l'humain). Il réfléchit à propos de la nature de l'âme et son existence consciente après la mort.
Parmi ses compositions morales, ses "Centuries sur la Charité" sont particulièrement remarquables. Saint Maxime le Confesseur a aussi écrit 3 hymnes dans la plus grande tradition de l'hymnographie ecclésiale, à l'exemple de saint Grégoire le Théologien.
La théologie de saint Maxime le Confesseur, basée sur l'expérience spirituelle de la connaissance des grands Pères du Désert, et utilisant les meilleurs techniques de l'art de la dialectique développés dans la philosophie pré-Chrétienne, trouvera son prolongement dans les oeuvres de saint Siméon le Nouveau Théologien (12 mars), et saint Grégoire Palamas (14 novembre).
*-*-*-*-*-*-*-*
Dans l'Occident encore (un peu) Orthodoxe à l'époque, les oeuvres de saint Maxime le Confesseur ont surtout été traduites par de grands moines Celtes, tel saint Jean Scot Erigène. Hélas elles n'ont pas eu grande diffusion. On connaît la terrible conséquence théologique de cette séparation de la source orientale et de la préférence donnée aux plus mauvaises sources et moins Orthodoxes sources occidentales...
Dans la "Philocalie des Pères Neptiques", volume 1 (collection épuisée), compilée par Olivier Clément.
Editions J.-C. Lattès, Paris, 1er Janvier 1995, ISBN: 2709615207, sont publiées les oeuvres suivantes de
saint Maxime :
p.369-372, présentation
p.373-420, Centuries sur la Charité (ou Amour)
p.421-548, Centuries sur la Théologie
p.549-565, Interprétation du "Notre Père"
(Philocalie, nouvelle version en 7 volumes aux Éditions de l'abbaye de Bellefontaine)

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