Saint Materne: Vagues-à-l'âme d'un ami des vraies racines de la Belgique Chrétienne
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée,
parfois sous une couche de poussière.
Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
S'il n'y avait pas du repentir, la race humaine aurait disparu depuis longtemps. Saint Ephrem le Syrien 'Ἄν δέν ὑπῆρχε η μετάνοια, θά εξαφανίζονταν ἀπό παλιά τό ανθρώπινο γένος...' Ἅγιος Ἐφραίμ ο Σῦρος (Τ. 5, σελ, 18)
If there was no repentance , the human race would have disappeared long ago. Saint Ephraim the Syrian
"Les anges ont tendance à ne jamais chuter et à ne jamais se repentir, Satan a tendance à chuter et à ne jamais se lever, mais un humain peut chuter et se relever, pécher et se repentir. Aide-nous, Seigneur, à parcourir ce chemin avec humilité et prière.. ” P. Seraphim (Romantsov; † 1976), confesseur du désert de Glinsky https://orthodoxwiki.org/Seraphim_(Romantsov)
"Angels tend to never fall and never repent, Satan has a tendency to fall and never get up, but a person can fall and get up, sin and repent. Help us, Lord, to walk this path with humility and prayer. ”
Il me semble que c'est une des choses les plus émouvantes que j'aie vues depuis un certain temps. Quant au contexte, je crois qu'il s'agit d'une prison de haute sécurité en Russie, donc une prison réservée aux pires criminels (gangsters, tueurs en série, etc.).
Quoi qu'il en soit, que cela nous rappelle à tous qu'il n'y a pas de péché trop grand pour à même d'empêcher notre Seigneur de pardonner. Silouan Plevell
I feel like this needs to be shared here as it's one of the most moving things I've seen in awhile. For some context I do believe this is a maximum security prison in Russia, a.k.a a prison reserved for the worst of offenders(gangsters, serial killers, etc.).
Anyway, let this be a reminder to us all that there is no sin too large for our Lord to forgive.
"Puisqu'il est probable qu'étant des hommes, ils pécheraient tous les jours, saint Paul console ses auditeurs en disant'renouvelez-vous' de jour en jour. C'est ce que nous faisons avec les maisons : nous ne cessons de les réparer au fur et à mesure qu'elles vieillissent. Vous devriez faire la même chose avec vous-même. Avez-vous péché aujourd'hui ? Avez-vous fait vieillir votre âme? Ne désespérez pas, ne désespérez pas, mais renouvelez votre âme en vous repentant, en pleurant, en vous confessant et en faisant le bien. Et ne cessez jamais d'agir ainsi." Saint Jean Chrysostome
"Since it is likely that, being men, they would sin every day, St. Paul consoles his hearers by saying ‘renew yourselves’ from day to day. This is what we do with houses: we keep constantly repairing them as they wear old. You should do the same thing to yourself. Have you sinned today? Have you made your soul old? Do not despair, do not despond, but renew your soul by repentance, and tears, and Confession, and by doing good things. And never cease doing this." Saint John Chrysostom
La simplicité du coeur humain est d'une grande valeur auprès de la nature simple du Dieu tout-puissant. Saint Grégoire le Grand, Dialogues, livre 3, chapitre 15
Tropaire de Saint Paul le Simple ton 8 En toi, Ô Vénérable Père Paul, L'Image de Dieu brilla alentour, Car tu portas ta Croix et suivis le Christ. Ce faisant, tu nous enseignes à ne pas nous attacher à la chair qui passe, Mais de prendre soin de notre âme qui est immortelle, Et c'est pour cela que ton âme se réjouit à jamais avec les Anges!
Ce Saint fut surnommé le Simple, parce qu'il était exempt de toute malveillance et à cause de son ignorance de toutes les connaissances humaines. Il fut un des plus célèbres disciples de saint Antoine le grand, et peut-être le plus ancien. Il embrassa fort tard la vie monastique, ayant vécu dans le mariage jusqu'à l'âge de soixante ans ou environ, dans un village de la Thébaïde, où il faisait le métier de laboureur. L’ayant surprise en adultère, la mauvaise conduite de sa femme le détermina à se retirer dans la solitude. Après avoir erré huit jours dans le désert, il arriva au lieu où saint Antoine demeurait et prit la résolution d'être le disciple d'un si excellent maître. Il frappa à la porte de la cellule du Saint, et lui exposa son projet d’embrasser la vie monastique. Mais Antoine, jugeant qu'il était trop vieux pour imiter sa vie à cet âge, lui dit d'aller plutôt dans quelque village gagner sa vie du travail de ses mains, ou s'il avait absolument résolu de quitter le monde, d'entrer chez des moines conventuels, dont les pratiques étaient moins austères que celles des anachorètes, et dont il serait encore mieux secouru dans sa vieillesse. Et après cette réponse, il se renferma dans sa cellule. Paul ne se rebuta point: il demeura au même endroit, en attendant que le Saint ouvrit de nouveau sa porte, et qu'il accordât à sa persévérance ce qu'il lui avait d'abord refusé. Il passa aussi trois jours et trois nuits à attendre avec une humble patience, jusqu'à ce qu'au quatrième jour saint Antoine étant sorti, il se présenta encore devant lui, lui adressa de nouvelles demandes, et protesta qu'il voulait mourir en ce lieu. Le Saint, qui s'aperçut qu'il n'avait aucune nourriture en provision, craignit qu'un si long jeûne, auquel il n'était pas accoutumé, ne mit Paul en danger de mourir, et que sa conscience n'en fût chargée. Il le reçut donc, mais dans la résolution de l'obliger à se retirer ensuite de lui-même, en le dégoûtant par les rudes épreuves auxquelles il le soumettrait, car il ne pouvait se persuader qu'il supporterait les travaux de la vie solitaire dans un âge si avancé. Il lui dit donc qu'il pouvait réussir à se sanctifier, s'il voulait se soumettre entièrement à l'obéissance; ce que Paul lui promit dans la sincérité de son coeur. La première preuve qu'il exigea de sa soumission fut de demeurer en prière hors de la cellule, et de n'en pas bouger jusqu'à ce qu'il vint lui apporter de quoi travailler; pendant ce temps-là, il se renferma dans sa cellule, observant discrètement par sa fenêtre s'il s'acquittait bien de ce qu'il lui avait prescrit. Il le laissa ainsi exposé à l'ardeur du soleil dans le jour, et à la fraîcheur de la nuit, sans que Paul changeât jamais de situation, ni se détournât de sa prière. Après cette longue et pénible épreuve où le Saint eut tout lieu d'admirer sa docilité et sa patience, il apporta des branches de palmier, et lui dit de travailler de la manière qu'il lui verrait faire; et quand il eut fini l'ouvrage, il lui montra qu'il n'avait pas bien travaillé, et lui ordonna de le défaire, pour le refaire en mieux, ce qui rendit le travail encore plus long et plus pénible; ce que Paul fit, sans qu'il parût sur son visage la moindre marque d'inquiétude. Saint Antoine lui proposa ensuite de manger, et lui ordonna de dresser la table, sur laquelle il mit quatre pains de 200g qui devaient faire tout le repas. Il était naturel qu'après un si rude travail et un si long jeûne, Paul s'y portât avec avidité; et c'était où le Saint l'attendait pour bien juger de son obéissance; mais le disciple, qui voulait se conformer en tout à son maître, l'observait autant qu'il en était observé, afin de se régler sur lui, et ne montra pas moins d'indifférence que le Saint pour les pains qui étaient devant ses yeux. Il attendit sans peine que son maître eût récité douze Psaumes et douze prières, qu'il fit aussi avec lui avant de se mettre à table, et par surcroît de modération, il se soumit avec la même docilité, quand le Saint, au lieu de lui permettre de manger, voulut qu'il se contentât d'avoir vu la table dressée, lui ordonna d'aller se coucher, sans avoir pris aucune nourriture, l'éveilla à minuit pour prier, et ne lui dit enfin de manger que le lendemain au soir, après avoir récité de nouveau les douze Psaumes et les autres prières. Il fut permis alors à Paul de prendre son repas. Mais toujours plus attentif à imiter son maître, il ne voulut manger qu'un pain comme il lui vit faire, quoique le Saint le pressât d'en manger davantage, alléguant pour raison qu'il voulait être moine comme lui; parce que saint Antoine lui avait dit qu'il ne mangeait qu'un pain du fait qu'il était moine. Après quelque temps passé en de pareilles épreuves, pendant lesquelles saint Antoine avait augmenté ses austérités, pour voir s'il n'en serait pas découragé, et ayant eu tout sujet d'être satisfait de son obéissance et de sa ferveur, il lui dit enfin: "Mon frère, si tu peux vivre tous les jours comme tu l’as ces jours-ci, j’accepte que tu demeure avec moi». A quoi il répondit: "Je ne sais pas si vous avez quelque chose de plus difficile à me prescrire; mais je ne sens pas de peine à pratiquer ce que je vous ai vu faire jusqu'à présent". Alors saint Antoine, ne doutant plus que Dieu ne le lui eût envoyé pour imiter son genre de vie, le reçut tout à fait sous sa conduite par ces consolantes paroles qu'il lui dit: " Mon frère, te voilà devenu moine au nom de notre Seigneur!" Paul, ainsi déclaré moine par son bienheureux Père, s'appliqua de toute l'affection de son coeur à se conformer à ses avis salutaires, et le Saint de son côté lui donna tous ceux qui pouvaient le conduire à la perfection monastique. Il lui recommanda, entre autres choses, d'adoucir par le travail des mains les peines de la solitude; d'élever fréquemment son esprit à Dieu, tandis que ses doigts seraient occupés à des ouvrages matériels; de ne manger que le soir, et de ne se rassasier jamais, surtout concernant la boisson, ne fût-ce qu'avec de l'eau. Comme saint Antoine comprenait qu'il devait le faire marcher par la voie de l'obéissance, il ne cessa de l'éprouver sur cette vertu, et de lui en faire produire des actes, lui commandant souvent des choses qui paraissaient choquer la raison, afin qu'il ne trouvât jamais à redire à ce qu'il lui commanderait, et qu'il parvint à ce parfait renoncement du jugement propre, qui fait qu'on ne discute pas ce qu’a recommandé son père spirituel. Ainsi il lui ordonna une fois de tirer durant tout un jour de l'eau d'un puits, et de la répandre à terre. Il lui dit de même de défaire des paniers qu'il avait faits, et de les refaire à nouveau; de découdre son habit, puis de le coudre, et après de le découdre encore; et dans une rencontre, comme on lui avait porté un pot de miel, il lui ordonna de le casser, de laisser répandre le miel, et ensuite de le ramasser avec une coquille, lui recommandant de prendre garde qu'il ne s'y mettait aucun déchet; et dans toutes ces choses l'obéissance de Paul fut toujours rapide et décidée. Il était même si attentif aux moindres signes de saint Antoine, qu'il les prenait tous à la lettre, comme s'ils eussent été des ordres de Dieu. Quelques solitaires des plus renommés étant venus voir le Saint, on vint à parler des matières les plus élevées de la vie spirituelle, et on entra ensuite dans un long échange au sujet de Jésus-Christ et des prophètes. Paul était présent, et demanda avec simplicité si les prophètes étaient avant Jésus-Christ, ou Jésus-Christ avant les prophètes. Saint Antoine rougit pour lui d'une demande si peu sensée; lui fit signe avec beaucoup de douceur, selon qu'il avait coutume d'en user envers des plus simples, de se retirer et de se tenir dans la silence. Paul obéit si scrupuleusement à cet ordre, qu'il ne parlait plus du tout, et ne paraissait pas même avec les autres frères. On en avertit saint Antoine, qui lui en demanda la raison, et quand il l'eut apprise de sa bouche, admirant son exactitude à obéir à un ordre qu'il n'avait pas prétendu étendre si loin, il dit aux autres solitaires: " En vérité, celui-ci nous condamne tous; car au lieu que nous n'écoutons pas Dieu qui nous parle du haut du Ciel, vous voyez comment il observe la moindre parole qui sort de ma bouche". Le Saint se servait aussi souvent de l'exemple de Paul auprès des frères, pour montrer que ceux qui veulent se rendre parfaits, ne doivent pas se conduire par eux-mêmes, ni suivre trop leurs propres sentiments, bien qu'ils leur paraissent justes; mais qu'il faut avant toutes choses s'accoutumer à renoncer à soi-même, surtout à sa propre volonté, conformément à l'exemple de notre Seigneur Jésus-Christ, qui disait qu'Il n'était pas venu dans le monde pour faire Sa volonté, mais pour accomplir celle de Son Père céleste. Ce fut en effet par les grands progrès que son bienheureux disciple fit dans ce renoncement, qu'il arriva à une si haute perfection, que saint Antoine ne le regarda plus comme un élève, mais comme un solitaire qui pouvait vivre seul, et il lui bâtit pour cela une cellule à 1km environ de la sienne, en lui disant: "Te voilà devenu moine par la grâce de Jésus-Christ, demeure donc maintenant en solitaire, afin que tu apprennes à combattre contre les démons, et souviens-toi que ces fréquents combats qu'il faut soutenir dans le désert, nous obligent à une prière perpétuelle, qui est d'ailleurs un grand moyen pour acquérir la perfection". Après cette séparation, le Saint ne cessait pas de venir le voir de temps en temps dans sa nouvelle retraite; et il avait la consolation de le trouver toujours occupé à exécuter fidèlement tout ce qu'il lui avait prescrit. Paul eut passé à peine un an dans sa nouvelle cellule, que Dieu voulut manifester en lui l’appréciation qu’Il fait de la simplicité et de l'obéissance, et confirmer avec éclat l'estime que saint Antoine avait de sa vertu. Il lui accorda le don des miracles, et surtout une grâce si puissante pour chasser toutes sortes de démons des corps des possédés, qu'il faisait de plus grands prodiges, et même en plus grand nombre, que son bienheureux maître; en sorte qu'il devint très célèbre en peu de temps et qu'on venait à lui de bien loin pour être guéri. Saint Antoine craignit que cette foule n'obligeât Paul à fuir dans le fond du désert, depuis qu'il avait goûté les ravissantes douceurs de la contemplation et de la solitude. Il lui recommanda de ne pas le quitter et se chargea de recevoir ceux qui venaient le voir; mais lorsqu'il se trouvait des malades ou des possédés qu'il ne pouvait guérir, il les lui envoyait, étant persuadé qu'il avait reçu en cela une grâce plus étendue; et en effet, Paul ne manquait jamais de les guérir. Sa simplicité lui faisait avoir une extrême confiance en Dieu : on lui amena un jour un jeune homme possédé d'un démon des plus opiniâtres, et si furieux qu'il proférait des blasphèmes contre le ciel, et déchirait tous ceux qui osaient l'approcher. Le Saint, après avoir longtemps prié en vain avec ferveur, dit à Dieu: "En vérité, je ne mangerai à partir d'aujourd'hui si Tu ne le guéris pas." Et aussitôt, Dieu exauça cette personne qui l'aimait avec tendresse et qui Lui était si chère, et le possédé fut délivré. Paul avait encore reçu la grâce particulière de connaître le fond du coeur de ceux qui entraient dans l'église, et l'état de leur conscience, qu'il voyait aussi clairement que les autres voient leur visage. Se trouvant à un monastère, où plusieurs des frères étaient assemblés pour parler des choses spirituelles, on se rendit à l'église après la conférence afin d’y célébrer les saints mystères. Paul observa ceux qui entraient, et il les voyait tous avec un visage lumineux, par lequel éclataient la joie et le bon état de leur âme, ayant chacun leur ange qui témoignait un grand contentement de leur sainte disposition. Mais il en vit un, dont la conscience souillée du péché le fit paraître à ses yeux le corps noir et couvert d'un sombre nuage, le démon le tenant lié, et son ange le suivant de loin en loin triste et abattu. Quelque consolation qu'il eût de la vertu des autres, le déplorable état de celui-ci le toucha si fort, qu'il se mit à pleurer et à gémir, et demeura hors de l'église sans y vouloir entrer. Ceux des solitaires qui virent son affliction crurent que Dieu lui avait fait connaître que leur conscience était en mauvais état, et s'empressèrent de le lui demander, afin d'en faire pénitence. Mais il ne voulut rien dire, et demeura prosterné contre terre à la porte de l'église, ne cessant de pleurer et de gémir. Il attendit que la sainte eucharistie fût achevée, pour voir si celui qui y avait assisté dans ces mauvaises dispositions n'en sortirait pas transformé. Mais Dieu, attentif à ses prières et à ses larmes, avait accordé à ce pécheur la grâce de la contrition et du repentir durant la Liturgie, et Paul le vit sortir avec une sainte joie peinte sur le visage, le corps aussi blanc qu'il lui avait paru noir auparavant; le démon ne le suivait plus que de loin, et son bon ange, qui était à son côté, témoignait un extrême contentement de sa conversion. A cette vue, Paul se leva transporté hors de lui-même, dans l'admiration des miséricordes du Seigneur, et s'écria de toutes ses forces: "O bonté ineffable de Dieu ! O que sa compassion est grande ! O que son amour pour nous est immense !" Il courut en même temps se mettre sur un lieu éminent, et élevant sa voix de toutes ses forces, il disait: " Venez, venez voir les oeuvres de Dieu, combien elles sont merveilleuses. Venez voir comment il veut que tous soient sauvés, et qu'ils viennent à la connaissance de la vérité. Venez, adorons la Seigneur; prosternons-nous devant Lui, et disons: C'est Toi seul, ô mon Dieu, qui peut remettre les péchés ". Tout le monde accourut autour de lui pour savoir ce que c'était. Il leur rapporta ce que Dieu lui avait fait connaîte et pria celui en qui il avait vu un si heureux changement, de dire comment il s'était fait en lui. Celui-ci ne put désavouer la vérité : il déclara qu'il avait vécu jusqu'alors dans le péché, mais qu'ayant entendu lire dans l'église un passage d'Isaïe, où Dieu promet de pardonner à ceux qui se convertiront sincèrement, il était rentré en lui-même, et avait adressé à Dieu cette prière dans le sentiment d'un vif repentir: " Mon Dieu, qui es venu en ce monde pour sauver les pécheurs, et qui nous a fait, par Ton prophète, les promesses que je viens d'entendre; fais-m'en ressentir l'effet, quoique je sois un grand pécheur et très indigne de Ta grâce. Je Te promets de tout mon coeur que dès ce moment je renonce au péché, que je n'y retomberai plus, et que je Te servirai désormais avec une conscience pure. Reçois-moi donc à présent, ô mon Dieu! puisque je veux faire pénitence. Pardonne à un pécheur qui Te supplie de lui remettre son péché, et qui renonce sincèrement au péché ". La confession publique de ce pénitent édifia tous les assistants, ils n'admirèrent pas moins la miséricorde de Dieu, que la connaissance qu'Il avait donnée à Son serviteur de l'état de cet homme, et de la grâce qu'Il lui avait faite ; et ils en rendirent au Seigneur, à haute voix, de grandes actions de grâces. Dieu révéla encore à Son serviteur le pardon qu'il avait accordé à la pénitente Thaïs. (1)
Pourquoi Dieu m'a-t'Il donné la vie? Afin que je me tourne vers Dieu de tout mon coeur, pour ma purification et mon repentir. Souvenez-vous en et amendez-vous. Saint Jean de Cronstadt
Étant des hommes, nous péchons tous les jours, mais saint Paul nous console en disant "renouvelez-vous" jour après jour. C'est ce que nous faisons avec les maisons : nous les réparons constamment au fur et à mesure qu'elles s'abiment. Vous devriez faire la même chose avec vous-mêmes. Saint Jean Chrysostome
"De bons hommes et de mauvais hommes sont capables de faiblesse de la même façon. La différence est simplement qu'un mauvais homme sera fier toute sa vie d'une bonne action, tandis qu'un homme honnête est à peine conscient de ses bons actes, mais se rappelle un unique péché pendant des années et jusqu'à la fin!" Vasily Grossman
"Good men and bad men alike are capable of weakness. The difference is simply that a bad man will be proud all his life of one good deed, while an honest man is hardly aware of his good acts, but remembers a single sin for years on end!" Vasily Grossman
Le repentir est l'abandon de toutes les fausses pistes qui ont été parcourues par les pieds des hommes, les pensées et les désirs des hommes, et un retour vers le nouveau chemin : la voie du Christ. Mais comment un pécheur peut-il se repentir, à moins que dans son coeur, il ne rencontre le Seigneur et qu'il prenne conscience de son état honteux? Avant que le petit Zachée n'aie vu le Seigneur de ses yeux, il l'avait rencontré dans son cœur et a eu honte de toutes ses actions. Saint Nicolas Velimirović
Repentance is the abandoning of all false paths that have been trodden by men’s feet, and men’s thoughts and desires, and a return to the new path: Christ’s path. But how can a sinful man repent unless he, in his heart, meets with the Lord and knows his own shame? Before little Zacchaeus saw the Lord with his eyes, he met Him in his heart and was ashamed of all his ways. St. Nikolai Velimirovic
(Le souvenir de) L'éternité freine l'homme de pécher, calme ses passions, le détourne de ce monde-ci avec toutes ses vanités, lui apporte la contrition, fait naître les larmes de repentance, et le pousse à la prière. Saint Tikhon de Zadonsk
"Produisez donc un fruit digne du repentir et ne vous avisez pas de dire en vous-mêmes: "Nous avons pour père Abraham." Car Je vous le dis, Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu." Mt 3,8-10 3,8 : Le repentir, la confession et le baptême conduisent à des fruits dignes de repentir, un mode de vie cohérent avec le royaume de Dieu (Voir Gal 5,22-25). Si une vie féconde ne suit pas, sacrements et discipline spirituelle sont inutiles. Ainsi, dans de nombreuses icônes du Baptême du Christ, on voit une hache est en train de découper un arbre stérile (v. 10). 3,9 : L'avertissement "de ces pierres (hébr. "ebanim") Dieu peut suciter des enfants (hébr. "banim") est jeu de mots. Dieu n'admettra pas des enfants stériles dans Sa maison, mais adopte d'autres enfants, ceux du monde des païens." Orthodox Study Bible
"Acquérons des fruits de repentance, une vraie humilité, le regret spirituel, un coeur doux et miséricordieux qui aspire à la pureté." Saint Grégoire Palamas
Matthew 3:8-10 Therefore bear fruits worthy of repentance,† and do not think to say to yourselves, ‘We have Abraham as our father.’ For I say to you that God is able to raise up children to Abraham from these stones.† And even now the ax is laid to the root of the trees. Therefore every tree which does not bear good fruit is cut down and thrown into the fire.
'3:8 Repentance, confession, and baptism lead to fruits worthy of repentance, a way of life consistent with the Kingdom of God (see Gal 5:22-25). If a fruitful life does not follow, sacramental acts and spiritual discipline are useless. Thus in many icons of the Baptism of Christ, an ax is pictured chopping a fruitless tree (v. 10). 3:9 The warning that from these stones (Heb. 'ebanim) God can raise up children (Heb. banim) is a play on words. God will not admit fruitless children into His house, but adopts other children from the Gentiles.' (The Orthodox Study Bible - Thomas Nelson)
Dans un monde avachi par le matérialisme, qui entend encore?
Apoc. 3,19b-22 : Allons! Un peu d’ardeur, et repens-toi! Voici, Je me tiens à la porte et Je frappe; si quelqu’un entend Ma voix et ouvre la porte, J’entrerai chez lui pour souper, Moi près de lui et lui près de Moi. Le vainqueur, Je lui donnerai de siéger avec Moi sur Mon Trône, comme Moi-même, après Ma victoire, J’ai siégé avec Mon Père sur Son Trône. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises.
Si vous voulez aider l'Église, il vaut mieux vous corriger vous-même, plutôt que de vouloir corriger les autres. Si vous vous efforcez de vous corriger, une petite partie de l'Église se trouvera ainsi immédiatement corrigée. Bien entendu, si tout le monde faisait pareil, le corps de l'Église serait en bonne santé. Mais de nos jours, les gens se mèlent de tout sauf d'eux-mêmes. Voyez-vous, juger autrui, c'est si facile, tandis que travailler sur soi-même, cela requiert de l'effort. Saint Païssios l'Athonite
Si ce n'est simplement que par habitude que vous allez chez le Médecin, vous n'en recevrez pas de guérison. Le Tout-miséricordieux attend de l'amour de la part de celui qui vient vers Lui, et si le demandeur vient avec amour et larmes, il reçoit librement le présent du pardon. Saint Ephrem le Syrien
If it is merely habit that sends you to the Physician, you will not receive healing. The all-merciful One wants love from the one who comes to Him, and if the supplicant brings love and tears he receives freely the gift of forgiveness. St Ephrem the Syrian
Ouvre-moi les portes du repentir, Ô Donateur de vie. Voici que veille mon esprit tourné vers Ton saint Temple, portant le temple de mon corps tout entier dans la souillure; mais purifie-moi, Compatissant, en Ta tendre miséricorde.
Aplanis-moi les chemins du Salut, ô Mère de Dieu. Voici que j'ai souillé mon âme par des péchés infâmes; négligemment j'ai dépensé ma vie toute entière. Par tes prières, délivre-moi de toutes les souillures.
Voyant la multitude de mes mauvaises actions, misérable que je suis, je tremble, songeant au terrible Jour du Jugement. mais confiant en la miséricorde de Ta compassion, comme David je Te crie : Aie pitié de moi, mon Dieu, en Ta grande miséricorde. (Tropaires des Dimanches de Grand Carême)
Et ce n'est pas une parodie de repentance qui nous amènera à purifier nos âmes enténébrées du péché...
Le mot “le repentir”, traduit du grec, signifie un changement dans le mode de vie. C'est-à-dire que ce qui nous est familier et quotidien, auquel nous nous sommes déjà habitués, nous avons besoin de le changer... Pour nous c'est familier et quotidien pour de juger autrui, familier et quotidien d'être irrité, familier et quotidien d'être spirituellement paresseux, parce que nous ne savons pas comment prier; parvenir à ce que nous entrions réellement dans la prière, c'est quelque chose d'inhabituel, parce que la prière réelle c'est quand le cœur humain, l'esprit humain et l'âme humaine se tournent complètement vers Dieu – et nous voyons, évidemment, que nous n'y parvenons pas. Archiprêtre Alexander Ganaba, prêtre russe contemporain
The word “repentance,” translated from Greek, means a change in way of life. That is, that which for us is familiar and everyday, that with which we have already gotten used to, we need to change...For us it is familiar and everyday to judge one another, familiar and everyday to get irritated, familiar and everyday to be spiritually slack, because we do not know how to pray; for us to get ourselves really to pray is something unusual, because real prayer is when the human heart, the human mind, and the human soul fully turn to God – and we see, of course, that we do not have this. Archpriest Alexander Ganaba, 21st Century Russian priest