Les régicides de France inspireront ceux de Russie. On retrouve les mêmes traits par la suite, avec les campagnes de dénigrement haineux, de diffamation post-mortem. Jusque dans nos manuels scolaires. Arracher tout ce qui est au Christ ici bas, tel est leur but.
« L’attentat contre la personne de Louis XVI vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. » (Albert Camus)
« Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.
Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau. »
Albert Camus in L’homme révolté, La Pléïade, p. 528-529
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
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21 janvier 2017
17 juillet 2014
saint Nicolas II, ou préférer le Royaume des Cieux au royaume terrestre (s. Nicolas Velimirovic)
A notre propre époque, les Russes ont rejoué la Bataille du Kosovo. Si le tsar Nicolas II avait tenu à un royaume terrestre, un royaume aux motivations égocentriques et aux calculs mesquins, selon toute probabilité, il serait encore aujourd'hui sur son trône à Saint Petersbourg. Mais il tenait au Royaume des Cieux, au Royaume du céleste sacrifice et de la moralité de l'Évangile, et suite à cela, lui-même avec ses enfants et des millions de ses frères furent privés de la vie.
Saint Nicolas Velimirovic, évêque de Zica, 1932.
"In our own times the Russians have repeated the Battle of Kosovo. If Tsar Nicholas had held onto an earthly kingdom, a kingdom of selfish motives and petty calculations, in all probability he would today be sitting on his throne in Petersburg. But he held onto the Kingdom of Heaven, to the Kingdom of heavenly sacrifice and Gospel morality, and as a result was himself with his children and millions of his brethren deprived of life."
Saint Nicholas of Zhicha, 1932.
Saint Nicolas Velimirovic, évêque de Zica, 1932.
"In our own times the Russians have repeated the Battle of Kosovo. If Tsar Nicholas had held onto an earthly kingdom, a kingdom of selfish motives and petty calculations, in all probability he would today be sitting on his throne in Petersburg. But he held onto the Kingdom of Heaven, to the Kingdom of heavenly sacrifice and Gospel morality, and as a result was himself with his children and millions of his brethren deprived of life."
Saint Nicholas of Zhicha, 1932.
14 février 2014
Grecs & Russes: construction de la première cathédrale à Kiev (1073)
Après l'archevêque "latin" mandé par sainte Olga, ce furent les Grecs mandés par saint Vladimir. L'Église n'est pas née "par hasard" ou "ex nihilo", non plus en terre des Rus'.. Face aux mythes modernes, fabliaux de "renaissance" et autres propagandes "poudre aux yeux" de "renouveau incroyable de la foi", il est bon de se souvenir de temps à autres de qui a apporté l'Église à qui, ce me semble...
L'icône kiévaine de la très sainte Mère de Dieu (fête le 3 mai) est une des plus anciennes icônes dans l'Église Orthodoxe en Russie. La Mère de Dieu l'avait confiée à 4 architectes Grecs qui, en 1073, l'avaient apportée aux saints Antoine et Théodose aux Grottes de Kiev. Les architectes arrivant à la caverne des moines demandèrent "où voulez-vous que l'église soit construite?" Les saints répondirent "Allez, Dieu vous indiquera l'endroit."
"Comment se fait-il que vous, qui êtes sur le point de mourir, vous n'ayez pas encore décidé de l'endroit", demandèrent les architectes. "Et ils nous donnèrent beaucoup d'or."
Ensuite les moines rassemblèrent tous les frères et ils commencèrent à questionner les Grecs, disant "Dites-nous la vérité. Qui vous a envoyé, et comment êtes-vous arrivés ici?"
Les architectes répondirent : "Un jour, alors que chacun d'entre nous dormait chez lui, de beaux jeunes sont venus nous voir à l'aube et dirent 'La Reine vous convoque à Blachernae'. Nous sommes arrivés en même temps, et en nous interrogeant l'un l'autre, nous avons ainsi apprit que chacun d'entre nous avait entendu cet ordre de la Reine, et que les jeunes étaient venus nous voir chacun d'entre nous. Soudain, nous avons vu la Reine des Cieux avec une multitude de guerriers. Nous nous sommes prosternés devant elle, et elle nous a dit 'Je veux qu'on me construise une église dans la Rus', à Kiev, et je vous demande de le faire. Prenez assez d'or pour trois ans."
Nous nous sommes à nouveau prosternés et avons demandé "Notre Dame! Tu nous envoie vers une terre étrangère. Vers qui sommes-nous envoyés?" Elle répondit "Je vous envoie auprès des moines Antoine et Théodose."
Nous nous sommes étonnés "Notre Dame, pourquoi alors nous donner de l'or pour trois an? Expliquez-nous ce qui nous concerne, que mangerons et boirons-nous, et aussi ce que vous en savez."
La Reine nous a répondu "Antoine vous donnera la bénédiction, puis il partira de ce monde pour le repos éternel. L'autre, Théodose, le suivra deux ans plus tard. Dès lors, prenez assez d'or. De plus, nul ne saurait faire ce que je vais faire pour vous honorer. Je vais vous donner ce que nul oeil n'a vu, nulle oreille entendu, et qui n'est entré dans le coeur d'aucun homme (1 Co 2,9). Je vais moi-même venir dans l'église, et j'y demeurerai."
Elle nous donna aussi les reliques des saints martyrs Menigne, Polyeucte, Léonce, Acace, Arethas, Jacques et Théodore, priant "s'il vous plaît, placez-les dans les fondations." Nous avons pris plus qu'assez d'or, et elle a dit " Venez et voyez la resplendissante église." Nous sommes sortis et avons eu la vision d'une église dans le ciel. Revenant à l'intérieur, nous nous sommes prosternés et avons dit "Notre Dame, quel sera le nom de cette église?"
Elle nous a répondu "Je veux qu'elle soit appelée de mon propre nom." Nous n'avons pas osé demander quel était son nom, mais elle a rajouté "Ce sera l'église de la Mère de Dieu." Après nous avoir donné cette icône, elle dit "et ceci y sera placé." Nous nous sommes prosternés devant elle et sommes repartis dans nos maisons respectives, emportant l'icône reçue des mains de la Reine.
Après avoir entendu ce récit, tout le monde glorifia Dieu et saint Antoine dit "mes enfants, nous ne quitterons jamais cet endroit. Les jeunes qui entouraient étaient les saints anges, et la Reine à Blachernae la très sainte Mère de Dieu. Quant à ceux qui sont venus à nous, et l'or qu'ils vous ont donné, le Seigneur seul sait comment Il a daigné agir ainsi avec Ses serviteurs. Bénie soit votre arrivée! Vous êtes en bonne compagnie : la vénérable icône de la Vierge." Trois jours durant, saint Antoine pria pour que le Seigneur lui indique l'emplacement de l'église.
Après la première nuit, la rosée était tombée sur toute la terre, mais le saint endroit était resté sec. Le lendemain, tout le pays était sec, mais le saint endroit était trempé de rosé. Et le troisième matin, ils ont prié et béni l'endroit, et l'ont mesuré avec une ceinture d'or (cette ceinture avait été apportée bien longtemps avant par le varangue Shimon, qui avait eu une vision de la construction de l'église). Un arc de foudre s'abattit du ciel à la prière de saint Antoine, indiquant au sol l'endroit qui plaisait à Dieu. Et c'est là qu'ils ont posé la fondation de l'église.
L'icône de la Mère de Dieu y fut glorifiée de nombre de miracles
OCA.ORG
L'icône kiévaine de la très sainte Mère de Dieu (fête le 3 mai) est une des plus anciennes icônes dans l'Église Orthodoxe en Russie. La Mère de Dieu l'avait confiée à 4 architectes Grecs qui, en 1073, l'avaient apportée aux saints Antoine et Théodose aux Grottes de Kiev. Les architectes arrivant à la caverne des moines demandèrent "où voulez-vous que l'église soit construite?" Les saints répondirent "Allez, Dieu vous indiquera l'endroit."
"Comment se fait-il que vous, qui êtes sur le point de mourir, vous n'ayez pas encore décidé de l'endroit", demandèrent les architectes. "Et ils nous donnèrent beaucoup d'or."
Ensuite les moines rassemblèrent tous les frères et ils commencèrent à questionner les Grecs, disant "Dites-nous la vérité. Qui vous a envoyé, et comment êtes-vous arrivés ici?"
Les architectes répondirent : "Un jour, alors que chacun d'entre nous dormait chez lui, de beaux jeunes sont venus nous voir à l'aube et dirent 'La Reine vous convoque à Blachernae'. Nous sommes arrivés en même temps, et en nous interrogeant l'un l'autre, nous avons ainsi apprit que chacun d'entre nous avait entendu cet ordre de la Reine, et que les jeunes étaient venus nous voir chacun d'entre nous. Soudain, nous avons vu la Reine des Cieux avec une multitude de guerriers. Nous nous sommes prosternés devant elle, et elle nous a dit 'Je veux qu'on me construise une église dans la Rus', à Kiev, et je vous demande de le faire. Prenez assez d'or pour trois ans."
Nous nous sommes à nouveau prosternés et avons demandé "Notre Dame! Tu nous envoie vers une terre étrangère. Vers qui sommes-nous envoyés?" Elle répondit "Je vous envoie auprès des moines Antoine et Théodose."
Nous nous sommes étonnés "Notre Dame, pourquoi alors nous donner de l'or pour trois an? Expliquez-nous ce qui nous concerne, que mangerons et boirons-nous, et aussi ce que vous en savez."
La Reine nous a répondu "Antoine vous donnera la bénédiction, puis il partira de ce monde pour le repos éternel. L'autre, Théodose, le suivra deux ans plus tard. Dès lors, prenez assez d'or. De plus, nul ne saurait faire ce que je vais faire pour vous honorer. Je vais vous donner ce que nul oeil n'a vu, nulle oreille entendu, et qui n'est entré dans le coeur d'aucun homme (1 Co 2,9). Je vais moi-même venir dans l'église, et j'y demeurerai."
Elle nous donna aussi les reliques des saints martyrs Menigne, Polyeucte, Léonce, Acace, Arethas, Jacques et Théodore, priant "s'il vous plaît, placez-les dans les fondations." Nous avons pris plus qu'assez d'or, et elle a dit " Venez et voyez la resplendissante église." Nous sommes sortis et avons eu la vision d'une église dans le ciel. Revenant à l'intérieur, nous nous sommes prosternés et avons dit "Notre Dame, quel sera le nom de cette église?"
Elle nous a répondu "Je veux qu'elle soit appelée de mon propre nom." Nous n'avons pas osé demander quel était son nom, mais elle a rajouté "Ce sera l'église de la Mère de Dieu." Après nous avoir donné cette icône, elle dit "et ceci y sera placé." Nous nous sommes prosternés devant elle et sommes repartis dans nos maisons respectives, emportant l'icône reçue des mains de la Reine.
Après avoir entendu ce récit, tout le monde glorifia Dieu et saint Antoine dit "mes enfants, nous ne quitterons jamais cet endroit. Les jeunes qui entouraient étaient les saints anges, et la Reine à Blachernae la très sainte Mère de Dieu. Quant à ceux qui sont venus à nous, et l'or qu'ils vous ont donné, le Seigneur seul sait comment Il a daigné agir ainsi avec Ses serviteurs. Bénie soit votre arrivée! Vous êtes en bonne compagnie : la vénérable icône de la Vierge." Trois jours durant, saint Antoine pria pour que le Seigneur lui indique l'emplacement de l'église.
Après la première nuit, la rosée était tombée sur toute la terre, mais le saint endroit était resté sec. Le lendemain, tout le pays était sec, mais le saint endroit était trempé de rosé. Et le troisième matin, ils ont prié et béni l'endroit, et l'ont mesuré avec une ceinture d'or (cette ceinture avait été apportée bien longtemps avant par le varangue Shimon, qui avait eu une vision de la construction de l'église). Un arc de foudre s'abattit du ciel à la prière de saint Antoine, indiquant au sol l'endroit qui plaisait à Dieu. Et c'est là qu'ils ont posé la fondation de l'église.
L'icône de la Mère de Dieu y fut glorifiée de nombre de miracles
OCA.ORG
24 décembre 2013
Discours de Noël du roi Philippe de Belgique 24.12.2013
http://www.monarchie.be/fr/node/16097
« En cette veille de Noël et de Nouvel An, je suis heureux de pouvoir m’adresser à vous.
Lors de mon accession au trône, vous m’avez réservé un accueil inoubliable. J’ai été frappé par l’intensité des échanges entre les personnes participant massivement à cette journée. Votre enthousiasme et votre confiance m’ont véritablement ému.
Depuis le 21 juillet, mon épouse et moi avons rencontré un très grand nombre d’entre vous. Nos Joyeuses Entrées et nos contacts nous ont permis d’aborder avec vous vos soucis et vos espoirs. Nous nous sommes imprégnés davantage de ce qui vit dans les secteurs les plus divers de la société. J’ai réuni par exemple les Ministres de la Culture et des artistes du Nord et du Sud du pays pour un échange de grande richesse à la suite de l’accord culturel entre la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Flandre. Je souhaite poursuivre et approfondir ce dialogue que nous avons commencé à nouer avec vous.
En 2013, notre pays s’est mis en valeur dans plusieurs domaines. La qualité de notre recherche scientifique a été récompensée et encouragée par l’attribution du Prix Nobel de physique. Nos équipes B-Fast ont apporté une aide d’urgence très efficace aux Philippines. Nos militaires sont engagés avec succès dans des opérations de maintien de la paix. Nos sportifs de haut niveau remportent des succès mérités. Avec vous, je me réjouis de ce que nos Diables Rouges participeront à la Coupe du monde de football. A côté de cela, il y a aussi le résultat du travail quotidien de chacun d’entre vous.
Toutes ces réussites ne peuvent occulter les difficultés. Dans notre pays, un jeune sur quatre ne trouve pas de travail et une personne sur sept vit dans la pauvreté. Des fermetures et restructurations d’entreprises nous ont très durement touchés. Trop de gens vivent dans l’isolement.
Dans un contexte socioéconomique difficile, le gouvernement fédéral et les gouvernements régionaux ont pris des mesures encourageantes visant à consolider nos finances publiques, protéger notre pouvoir d’achat et notre compétitivité, soutenir nos entreprises et préserver notre modèle social. Je suis confiant que cet effort sera poursuivi.
Ces derniers mois et ces dernières années, mon épouse et moi avons rencontré quantité de jeunes Belges débordant de créativité et d’énergie. Nous avons aussi rencontré des personnes dont les talents n’ont pas pu se manifester ou être reconnus.
Faire s’épanouir les qualités de chacun est notre responsabilité à tous. L’enseignement et la formation sont pour cela des leviers essentiels. Ils transmettent le savoir, préparent à l’emploi, à l’insertion dans la société et à l’exercice de la citoyenneté. En développant l’esprit critique et le travail en équipe, ils donnent aux jeunes la possibilité de devenir des hommes et des femmes engagés et responsables. En tant que parents, mon épouse et moi saluons avec vous le travail admirable des enseignants et des éducateurs. Nous savons que leur tâche est difficile.
Il est tout aussi important de tisser des liens entre toutes les composantes de notre société. Les liens entre l’école et le monde du travail. Parce que chaque fois que l’enseignement et les entreprises s’ouvrent l’un à l’autre, de nouvelles opportunités d’emploi voient le jour. Les liens entre les générations. Les personnes âgées sont une source considérable d’expérience et de sagesse pour les jeunes. Et enfin, les liens entre tous les Belges.
Il y a quinze jours, j’étais en Afrique du Sud pour rendre hommage à Nelson Mandela, qui a si bien personnifié cette volonté de jeter des ponts. Mandela nous a montré que le dialogue et la réconciliation peuvent changer le monde. Puisse cette force intérieure être aussi la nôtre.
Mesdames, Messieurs, en ces moments de fête où nous resserrons les liens avec nos proches, nos pensées vont d’abord vers tous ceux qui souffrent et qui sont seuls. Nous vous souhaitons à toutes et à tous un joyeux Noël et une très heureuse nouvelle année. »
15 novembre 2013
Te Deum, fête du Roi et de la Dynastie, et fêtes civiles
Te Deum
oeuvre de saint Ambroise, évêque de Milan
(extrait du Sacramentaire du p. Denis, p. 387)
A Toi, notre Dieu, la louange de nos chants, * à Toi notre action de grâces, Seigneur.
Pères d'avant les siècles, c'est Toi * que la terre entière magnifie.
A Toi tous les Anges du ciel * et toutes les Puissances d'en-haut,
à Toi les Chérubins, les Séraphins * crient sans que cesse leur voix:
Saint, saint, saint, Seigneur Dieu Sabaoth, * de Ton immense gloire sont remplis la terre et les Cieux.
L'illustre choeur des Apôtres, * le vénérable groupe des Prophètes
Te chantent en l'éclatante compagnie des Martyrs * et la sainte Église Te confesse par tout l'univers,
Père d'immense majesté * avec Ton véritable, unique Fils,
digne de toute adoration, * et l'Esprit Saint, Consolateur.
Tu es le Roi de gloire, ô Christ, * du Père Tu es le Fils éternel.
Prenant l'humanité pour la sauver, * Tu n'as pas dédaigné le sein virginal.
Ayant brisé l'aiguillon de la mort, * Tu ouvris aux croyants le royaume des Cieux.
Assis à la droite du Père en Sa gloire, * Tu reviens comme juge, nous le croyons.
Viens en aide à Tes serviteurs, nous T'en prions, * que Tu rachetas au prix de Ton sang.
Rends-les dignes de régner * en l'éternelle gloire avec Tes Saints.
Sauve, Seigneur, Ton peuple et bénis Ton héritage, * conduis-le, exalte-le dans les siècles.
Chaque jour nous Te bénissons, louant Ton Nom * toute l'éternité et dans les siècles des siècles.
Daigne, Seigneur, en ce jour nous garder sans péché, * pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous.
Vienne sur nous Ta miséricorde, Seigneur, * comme sur Toi repose notre espoir.
En Toi notre espérance, Seigneur: * puissions-nous ne pas rougir dans les siècles! Amen.
Diacre: Sagesse!
Le Prêtre: Très sainte Mère de Dieu, sauve-nous.
Ch. Plus vénérable que les Chérubins.
Prêtre: Gloire à Toi, Christ Dieu, notre espérance, gloire à Toi.
Ch. Gloire au Père...
Le Prêtre dit le Congé:
Que le Christ notre vrai Dieu, par l'intercession de Sa Mère toute pure et immaculée, des saints, glorieux et illustres Apôtres, de nos Pères vénérables et théophores, des saints et justes aïeux du Seigneur, Joachim et Anne, et de tous les Saints, ait pitié de nous et nous sauve, Lui qui est bon et ami des hommes.
Puis on chante les souhaits de longues années aux autorités ecclésiastiques et civiles.
--------------------------------------------------------------------
office chanté pour la Fête du Roi (et de la dynastie) le 15 novembre, pour l'An Neuf civil (1er janvier), pour la Fête Nationale (21 juillet), pour l'Armistice 14-18 (11 novembre), et autres circonstances patriotiques ou religieuses recommandées par l'Église.
Office complet
29 août 2011
Salut et libre-arbitre (Saint Clément d'Alexandrie)

Sauver les hommes malgré eux, serait le fait de la contrainte. Les sauver par le libre choix de leur volonté, c’est l'effet de (Celui Qui accorde) la grâce. Le Royaume de Dieu n’appartient pas à ceux qui s’endorment dans la paresse, mais "ce sont les violents qui l'emportent de force" (Mt 11,12). La seule violence agréable à Dieu est celle qui consiste à Lui arracher le don de la vie éternelle.
Saint Clément d'Alexandrie, "Le Salut des riches", 21
10 avril 2011
Introduction à la Prière de Jésus (princesse Ileana de Roumanie / abbatissa Alexandra)

Mère Alexandra, abbesse / abbatissa / higoumena
Ileana, Princesse de Roumanie, 1909-1991
La princesse Ileana était la fille du roi Ferdinand et de la reine Marie de Roumanie. Après s'être mariée et avoir élevé 6 enfants, elle est rentrée comme novice au monastère du Voile à Bussy-en-Otte, France, en 1961. Elle y fit profession monastique en 1967, et plus tard dans l'année, elle fonda le monastère de la Transfiguration à Ellwood City, Pennsylvanie, le premier monastère anglophone pour femmes aux États-Unis d'Amérique. Elle s'endormit dans le Seigneur le 21 janvier 1991, et est enterrée dans le monastère qu'elle a fondé.

http://www.deathtotheworld.com/writings/writings/princessileana/introtojesusprayer.html
INTRODUCTION À LA "PRIÈRE DE JÉSUS"
par son altesse royale la princesse Ileana de Roumanie
Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur.
J'ai souvent lu la Prière de Jésus dans des livres de prière, et l'ai entendue à l'église, mais mon attention n'a été attirée sur elle qu'il y a quelques années, en Roumanie, dans un petit monastère à Sâmbata, blotti au pied des Carpathes, au coeur d'une profonde forêt, avec sa petite église blanche qui se reflète dans une étendue d'eau montagneuse claire comme le cristal. J'y avais rencontré un moine qui pratiquait "la prière du coeur." Une paix profonde et un grand silence régnaient à l'époque à Sâmbata. C'était un lieu de repos et de force – je prie Dieu qu'il en soit toujours ainsi.

J'ai parcouru bien du chemin depuis que j'ai été à Sâmbata, et depuis lors la Prière de Jésus repose en mon coeur comme un précieux don. Elle y était restée inactive jusqu'il y a quelques années, jusqu'à ce que je lise le "Récit du Pèlerin Russe." Depuis lors, j'ai cherché à la pratique continuellement. Parfois je la manque; néanmoins, la prière a ouvert en mon coeur et en mon âme d'incroyables panoramas.
La Prière de Jésus, ou Prière du Coeur, se centre sur le Saint Nom. On peut la dire en entier, "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur." On peut changer en "de nous, pécheurs," ou nommer quelqu'un, ou elle peut être abrégée. Sa puissance se trouve dans le Nom de Jésus. Ainsi, "Jésus" pourrait, seul, suffire à combler celui qui prie.
Cette prière remonte au Nouveau Testament, et a une longue tradition d'utilisation. La méthode de contemplation basée sur le Saint Nom est attribuée à saint Syméon, appelé "le Nouveau Théologien" (949-1022). A l'âge de 14 ans, saint Syméon a eu la vision d'une lumière céleste, qui lui a donné la sensation d'être séparé de son corps. Surpris, et rempli d'une joie inexprimable, senti une humilité consummante s'emparer de lui, et il s'écria, empruntant la prière du Publicain (Lc 18,13) "Seigneur Jésus, aie pitié de moi." Bien après que la vision eu disparue, cette grande joie revint à saint Syméon à chaque fois qu'il répéta la prière, et il enseigna à ses disciples de prier de la même manière. La prière évolua vers sa forme plus complète : "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur." C'est sous cette forme qu'il nous est arrivé à travers des générations et générations de pieux moines et laïcs.
L'invocation du Saint Nom n'est pas une exclusivité de l'Église Orthodoxe, mais est aussi utilisée par des catholiques-romains, des anglicans, et des protestants, quoiqu'à un moindre degré. Sur le Mont Sinaï et sur le Mont Athos, les moines ont tout un schéma de contemplation basé sur cette simple prière, pratiquée dans un complet silence. Ces moines sont appelés les hésychastes.
Saint Grégoire Palamas (1296-1359), le dernier parmi les grands Pères de l'Église, est devenu le grand promoteur des hésychastes. Il gagna, après une longue et difficile bataille, une place incontestable pour la Prière de Jésus et l'hésychasme dans l'Église. Au 18ème siècle, lorsque tsarisme frappa durement le monachisme en Russie, et que les Turcs écrasèrent l'Orthodoxie en Grèce, le monastère de Neamtzu en Moldavie (Roumanie) devint un des grands centres de la Prière de Jésus.
Cette Prière est tenue pour être magnifiquement spirituelle car elle se concentre pleinement sur Jésus: toutes les pensées, les efforts, les espoirs, la foi et l'amour sont répandus en dévotion à Dieu le Fils. Cela accompli 2 directions basiques du Nouveau Testament. Dans l'une, Jésus dit : "Je vous le dit, tout ce que vous demanderez au Père en Mon Nom, Il vous le donnera. Jusqu'à présent, vous n'avez rien demandé en Mon Nom : demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit complète" (Jn 16,23-24). Dans l'autre, nous avons l'invitation de saint Paul à prier sans cesse (1 Thess. 5,17). De plus, elle suit les instructions du comment prier données par Jésus (qu'Il donna à Ses disciples lorsqu'Il leur apprit le Notre Père) : "quand tu prie, retire-toi dans ta chambre la plus haute, ferme ta porte, et prie ton Père qui est dans le secret, et ton Père qui te voit dans le secret te récompensera grandement" (Mt 6,6).
Et Jésus a enseigné que toute inspiration, bonne ou mauvaise, provient du coeur de l'homme : "L’homme bon, du bon trésor de son coeur, tire ce qui est bon, et celui qui est mauvais, de son mauvais fond, tire ce qui est mauvais; car c’est du trop-plein du coeur que parle sa bouche" (Lc 6,45).
Sur ces préceptes-là, ainsi que beaucoup d'autres du Nouveau comme de l'Ancien Testament, les saints Pères, déjà bien avant saint Syméon, se sont basés pour une prière fervente et simple. Ils ont développé une méthode de contemplation dans laquelle la prière incessante devient aussi naturelle que la respiration, suivant la cadence du rythme cardiaque.
Toutes les voies qui mènent à Dieu sont parsemées d'embûches, car l'ennemi, satan, essaie toujours de nous faire chuter. Il attaque naturellement le plus fort lorsque nous sommes bien en chemin vers notre Salut, car c'est bien ce qu'il s'efforce le plus d'empêcher. Dans la prière mystique, les tentations que nous rencontrons dépassent toutes les autres en termes de danger. Car nos pensées se situent à un niveau plus élevé, d'où les illusions deviennent plus subtiles. Quelqu'un a dit que "la mystique a commencé dans le brouillard et s'est achevée dans le schisme." Cette remarque cynique, qui vient d'un incroyant, comporte cependant une part de vérité. La mystique n'est de valeur réelle que lorsqu'elle est pratiquée avec une absolue sobriété.
A une certaine époque, une controverse a éclaté à propos de certains hésychastes, qui avaient chuté et pratiquaient des actes de piété et de jeûne excessifs, car ils avaient perdu le sens de la modération, à propos duquel l'Église accorde une si grande importance. Nous ne devons pas nous arrêter aux mauvais usages de la Prière de Jésus, sinon pour réaliser que toutes les exagérations sont nuisibles, et que nous devrions toujours pratiquer avec retenue. "La pratique de la Prière de Jésus est la forme traditionnelle pour accomplir l'injonction de l'Apôtre Paul à 'prier sans cesse': elle n'a rien à voir avec le mysticisme qui est l'héritage d'un passé païen."
L'Église Orthodoxe est empreinte d'une profonde vie mystique, qu'elle garde et renforce de la solidité de ses règles traditionnelles. C'est pourquoi ses mystiques s'égarent rarement. "La 'vie ascétique' est une vie dans laquelle prévalent les vertus 'acquises', c-à-d les vertus résultant d'un effort personnel, uniquement accompagné de la grâce générale que Dieu accorde à toute bonne volonté. La "vie mystique" est une vie dans laquelle les dons de l'Esprit Saint prédominent sur les efforts humains, et dans laquelle les vertus "infuses" prédominent sur les vertus "acquises." L'âme est devenue plus passive qu'active. Prenons une comparaison classique. Entre la vie ascétique, c-à-d la vie dans laquelle l'action humaine prédomine, et la vie mystique, c-à-d la vie dans laquelle l'action de Dieu prédomine, il y a la même différence qu'entre un bateau à rames et un bateau à voiles. La rame est l'effort ascétique, la voile est la passivité mystique qui est déployée pour attraper le vent divin. La Prière de Jésus est le coeur de la prière mystique, et elle peut être utilisée par tout un chacun, à n'importe quel moment. Il n'y a rien de mystérieux en elle – ne confondons pas mystérieux et mystique. Nous commençons en suivant les préceptes et exemples fréquemment donnés par notre Seigneur. Tout d'abord, un endroit calme - "Venez vous-mêmes à l’écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu" (Mc 6,31); "mettant votre honneur à vivre calmes" (1 Thess 4,11). Puis priez en secret – seul et en silence.
Je pense qu'il serait utile que j'explique "prier en secret, seul et en silence."
"Secret" doit être comprit comme il est utilisé dans la Bible : par exemple, Jésus nous dit de donner la charité secrètement – que la main gauche ignore ce que donne la droite. Nous ne devrions pas faire étalage de nos dévotions, ni nous en vanter.
"Seul" signifie de nous séparer de notre environnement immédiat et des influences qui perturbent. Cependant, nous ne sommes en réalité jamais aussi bien entourés que lorsque nous prions ".. enveloppés que nous sommes d’une si grande nuée de témoins.." (Héb. 12,1). Les témoins sont tous ceux qui prient: les Anges, Archanges, saints et pécheurs, les vivants et les morts. C'est dans la prière, en particulier la Prière de Jésus, que nous devenons particulièrement conscients d'appartenir au Corps vivant du Christ.
"En silence", cela veut dire que nous n'exprimons pas notre prière de manière audible. Nous ne méditons pas non plus sur les paroles, nous les utilisons simplement pour aller au delà d'elles, vers l'essence en elle-même.
Ce n'est pas facile, avec nos vies surchargées, et pourtant on peut y parvenir – chacun d'entre nous peut arriver à trouver quelques minutes pendant lesquelles utiliser une prière qui n'est composée que de quelques paroles, ou même d'un seul mot. Cette prière devrait être répétée paisiblement, sans se hâter, consciemment. Chaque pensée devrait être concentrée sur Jésus, oubliant tout le reste, tant les joies que les peines. Toute pensée qui égare, même bonne ou pieuse, peut devenir un obstacle.
Quand vous embrassez quelqu'un qui vous est cher, vous ne vous arrêtez pas pour méditer sur le comment et le pourquoi vous aimez – non, vous aimez du fond du coeur, tout simplement. Il en est de même lorsque nous embrassons spirituellement le Christ Jésus dans notre coeur. Si nous nous attardons à examiner la profondeur et la qualité de notre amour, cela veut dire que nous nous préoccupons de nos propres réactions, plutôt que de nous donner sans réserve à Jésus – sans rien retenir. Pensez à la prière comme à la respiration, inspirer, expirer; calmez l'esprit et le corps, utilisant le battement du coeur comme rythme. Ne cherchez pas des paroles, mais répétez la Prière, ou rien que le Nom de Jésus, avec amour et adoration. C'EST TOUT! Étrange – tout et bien plus se trouve dans ce tout petit peu!
Il est bon d'avoir des heures régulières pour la prière, et de se retirer à chaque fois que possible dans la même pièce ou au même endroit, si possible devant une Icône. L'Icône est chargée de la présence objective de Celui qui y est dépeint, et dès lors nous assiste grandement dans notre invocation. Les moines et moniales Orthodoxes trouvent qu'utiliser un chapelet (tchotki / komboschini) peut aider à garder l'attention fixée. Ou vous pouvez trouver plus approprié de fermer calmement vos yeux – vous concentrant vers l'intérieur.
La Prière de Jésus peut être utilisée pour le culte comme pour la prière de demande; pour l'intercession, l'invocation, l'adoration, et l'action de grâce. C'est un moyen par lequel nous déposons tout ce qui est en nous, à la fois pour Dieu et l'homme, aux pieds de Jésus. C'est un moyen de communion avec Dieu et avec tous ceux qui prient. Le fait que nous puissions entraîner notre coeur à prier même lorsque nous dormons, nous garde de manière ininterrompue dans la communauté de prière. Ce n'est pas une affirmation en l'air; nombreux ont expérimenté ce fait vivifiant. Bien entendu, nous ne saurons pas atteindre cette continuité de prière dès le départ, mais c'est accessible; car pour tout ce qui vaut la peine d'être entrepris, nous devons "… courir avec constance l'épreuve qui nous est proposée" (Héb. 12,1).
J'ai reçu une preuve éclatante de la communion ininterrompue avec tous ceux qui prie lorsque récemment j'ai subi une intervention chirurgicale. Je suis restée longtemps sous anesthésie. "Jésus" avait été ma dernière pensée consciente, et le premier mot que j'ai prononcé lorsque je me suis réveillée. C'était merveilleux, indescriptible, de bien que je ne savais pas ce qui se passais à propos de mon corps, je n'ai jamais perdu conscience qu'on priait pour moi et que je priais pour moi-même. Après une telle expérience, plus personne ne s'étonnerait qu'il y ait de grandes âmes qui consacrent leur vie exclusivement à la prière.
La prière a toujours été de très grande importance pour moi, et l'habitude que j'ai acquise pendant mon enfance de prier matin et soir ne m'a jamais quittée; mais dans la pratique de la Prière de Jésus, je ne suis qu'une débutante. J'aimerais cependant, comme pour susciter l'intérêt pour cette prière, parce que si je n'ai fait que toucher la frange du vêtement céleste, je l'ai touchée. Et la joie est si grande que j'aimerais la partager avec autrui. Ce n'est pas vraiment la manière de prier habituelle; vous pourriez ne pas y retrouver la joie que moi j'y trouve, car votre chemin pourrait être bien différent – et pourtant aussi gratifiant.
Dans la crainte et dans la joie, dans la solitude et en compagnie, elle est toujours avec moi. Pas seulement dans le silence des dévotions quotidiennes, mais en tout temps et en tout lieu. Elle transforme pour moi les visages tristes en sourires; elle magnifie, comme si on avait enlevé un film protecteur d'une vieille photo et que la couleur apparaissait alors claire et nette, comme la nature un chaud jour de printemps après une petite averse. Même le désespoir s'en retrouve atténué, et la repentance est parvenue à son but.
Lorsque je me lève au matin, elle m'introduit dans la joie au jour nouveau. Lorsque je voyage par air, terre ou mer, elle chante en moi. Lorsque je suis sur une estrade à faire face à mes auditeurs, elle est un encouragement rythmé. Lorsque je rassemble mes enfants autour de moi, elle murmure une bénédiction. Et à la fin d'une journée bien chargée, lorsque je me couche pour me reposer, je donne mon coeur à Jésus : "(Seigneur), entre Tes mains je remet mon esprit." Je dors – mais tout en battant, mon coeur prie : "JÉSUS."

Princesse Ileana de Roumanie - née à Bucarest 23/12/1908 - + Ellwood City (USA) 21/1/1991

ses écrits (traduction anglaise)
http://www.tkinter.smig.net/PrincessIleana/index.htm
livre :


http://www.conciliarpress.com/royal-monastic-princess-ileana-of-romania.html

Le tsarévitch & futur martyr saint Alexei Romanov, avec Nicolas et Ileana de Roumanie, vers 1915

Princesse Ileana à Balcic


Princesse Ileana, à l'hôpital du "Coeur de la Reine"
photos extraites de cette très riche photothèque :
http://www.tkinter.smig.net/PrincessIleana/Gallery/index.htm
20 juillet 2010
Dieu bénisse notre roi, notre pays, et nous ramène toutes et tous à la Foi salvatrice!

Discours du Roi à l'occasion de la Fête Nationale - 21 juillet 2010
http://www.monarchie.be/fr/actuel/discours/archives/discours-du-roi-loccasion-de-la-fete-nationale-21-juillet-2010
Discours de S.M. le Roi
à l'occasion de la Fête Nationale.
21 juillet 2010.
Mesdames et Messieurs,
Notre fête nationale me donne traditionnellement l'occasion d'aborder devant vous quelques sujets qui ont de l'importance pour notre pays. Cette année j'aimerais vous parler d'abord des perspectives que la nouvelle législature nous offre. J'évoquerai ensuite notre voyage au Congo lors du cinquantième anniversaire de l'indépendance de ce pays, et pour terminer je traiterai de la Présidence belge de l'Union Européenne.
Notre pays a été secoué par des tensions communautaires qui ont conduit à des élections anticipées et qui causèrent d'importants glissements politiques. A présent, ce qui importe c'est de se tourner vers l'avenir. Il y a donc lieu de préparer pour nos régions et communautés de nouvelles formes de vie commune où chacun se sent bien, de résoudre les questions épineuses qui ont divisé, et de trouver de nouveaux équilibres entre le fédéral et les entités fédérées.
Par ailleurs, et en même temps, toute notre énergie est nécessaire pour redresser notre économie et l'emploi. C'est ce que nos concitoyens attendent de tous les responsables à chaque niveau de pouvoir.
Les défis sociaux et économiques sont nombreux et j'en citerai trois parmi d'autres. Pour préserver notre sécurité sociale, il sera nécessaire de relever le taux d'activité de notre population. Pour garantir la solidité de notre économie, il y a lieu de revenir à l'équilibre budgétaire, et la décision a déjà été prise de l'atteindre en 2015. Pour sauvegarder et promouvoir l'emploi il est précieux de renforcer notre compétitivité.
J'en viens maintenant à notre voyage au Congo. La Reine et moi avons été très touchés par l'accueil si chaleureux que nous avons reçu. Nous avons senti toute l'amitié que le peuple congolais a pour la Belgique, avec qui il a partagé une longue histoire. J'ai pu dire aux Congolais que nous avons rencontrés, combien nous admirions le courage et la persévérance de la population, au cours d'une histoire qui a connu des moments heureux comme celui de cet anniversaire, mais aussi des périodes difficiles et parfois dramatiques. Cette admiration concerne toute la population, un peuple jeune et vivant où le rôle des femmes mérite d'être souligné. En effet, outre leurs tâches ménagères elles travaillent aussi pour assurer la subsistance de leur famille mais dans certaines régions elles ont été victimes de graves violences.
Nous avons pu rencontrer de nombreux compatriotes, des coopérants, des religieux, des hommes d'affaires, qui tous font un magnifique travail pour répondre aux besoins de la population.
Enfin, nous avons pu proposer aux autorités Congolaises un nouveau partenariat, franc et constructif, axé sur les besoins de la population congolaise et soutenant les nouvelles institutions que le Congo s'est données démocratiquement.
Notre vif espoir est qu'un tel partenariat entre nos pays puisse contribuer à consolider la paix en Afrique Centrale qui a tellement souffert. Cette paix est aussi vitale pour l'indispensable développement économique et social auquel notre pays est prêt à collaborer activement.
La Présidence belge de l'Union Européenne vient de débuter, et je voudrais en évoquer quelques thèmes. Le premier concerne la stratégie européenne pour la croissance et l'emploi appelée aussi « Europe 2020 ». Il s'agit notamment de porter à 75 % le taux d'activité des hommes et des femmes âgés de 20 à 64 ans, d'atteindre un montant des investissements dans la recherche et le développement équivalent à 3 % du produit intérieur brut, et de réduire les émissions de CO2 de 20 % par rapport à 1990. Ces objectifs ne peuvent constituer des vœux pieux et doivent être accompagnés dans les différents Etats de l'Union, y compris chez nous, de mesures d'exécution concrètes et d'un suivi au niveau de l'Union.
Il s'agit aussi d'améliorer les résultats sur le plan de l'enseignement, de renforcer la cohésion sociale et de réduire la pauvreté en cette année internationale de lutte contre l'exclusion sociale et la pauvreté.
Dans le domaine de la sécurité et de la justice notre présidence veillera à ce que l'Europe fasse des progrès.
Dans le cadre de cette présidence la Reine et moi, et d'autres membres de notre famille participerons à plusieurs réunions et séminaires européens sur des sujets spécifiques, comme la politique familiale, la lutte contre la pauvreté, le combat contre la traite des êtres humains, le développement d'un Child Focus européen, de même que la politique européenne en faveur des handicapés.
Pour chaque sujet dont je viens de parler il convient de nous mettre en devoir de favoriser un dialogue constructif, de promouvoir le respect mutuel aussi bien entre nos communautés et régions en Belgique, qu'entre les Etats européens, et dans nos relations avec le Congo.
C'est dans cette optique que la Reine et moi et toute notre famille, nous vous adressons à tous nos vœux de joyeuse fête nationale vécue dans la convivialité.
Für jedes Thema, worüber ich gerade sprach, ist es unsere Aufgabe einen aufbauenden Dialog sowie gegenseitigen Respekt zu fördern, sowohl zwischen unseren belgischen Gemeinschaften und Regionen als auch zwischen den europäischen Mitgliedstaten und in unseren Beziehungen zu Kongo.
Mit diesem Vorsatz wünschen die Königin, ich selbst sowie unsere ganze Familie Ihnen allen einen frohen und behaglichen Nationalfeiertag.

21 juillet 2009
Deo gratias, la Belgique est un pays libre

cela a coûté du sang, beaucoup même, et des siècles de combats
et les anciennes tribus celtiques belges ont finit par retrouver cette liberté qui leur était naturelle tant de siècles durant, avant l'arrivée des Romains...
mais tous les peuples aspirants à retrouver leur liberté n'ont-ils pas eu à verser ce lourd tribut?

Et tous ces sacrifices sont si vite oubliés par les générations qui suivent... comme si tout était dû, comme si "droit" remplaçait "devoir"...
In fine, si tous les peuples de la terre se tournaient enfin et ensemble vers Dieu, que de sang épargné, que d'horreurs évitées.. Voyons déjà dans nos propres familles ce que coûte ce rejet de Dieu..

Discours royal pour le 21 juillet 2009:
Mesdames et Messieurs,
En ce jour de fête nationale, mes pensées vont d'abord à tous ceux qui, à la suite de la crise économique internationale, ont perdu leur emploi. C'est une lourde épreuve pour de très nombreuses personnes et pour leurs familles. Les conséquences sociales de la crise sont énormes et réclament une réponse à différents niveaux. L'an dernier à Noël, puis en janvier lors du discours aux autorités du pays, j'ai surtout évoqué les mesures à prendre sur le plan économique, tant au niveau national qu'international. Aujourd'hui, je voudrais vous parler de trois autres sujets en rapport avec la crise : l'éthique, l'enseignement et la formation, sans oublier l'indispensable adaptation de nos structures institutionnelles.
Il me semble qu'un premier domaine où nous devons réagir est celui de l'éthique. La crise a été en bonne partie causée par l'absence d'éthique. Dans le secteur financier beaucoup de responsables ont succombé à la pression des marchés pour générer à court terme des marges de profits toujours plus élevées, souvent irréalistes et sans rapport avec l'économie réelle. C'est ainsi que des produits dits toxiques ont été acquis. A la pression des marchés s'est ajouté le stimulant des méthodes de rémunération complémentaire des dirigeants, les bonus. Ils étaient fonction de la réalisation de ces objectifs.
Ces comportements individuels et collectifs ainsi qu'un contrôle insuffisant des intermédiaires financiers ont provoqué une crise financière mondiale dont l'impact sur l'économie réelle est lourd. Des millions d'emplois disparaissent de par le monde, et la crise a créé dans les pays en développement des effets disproportionnés touchant les populations les plus vulnérables.
Il me paraît donc très important de plaider pour le développement d'une éthique dans le domaine économique et financier. Celle-ci doit évidemment s'accompagner d'une mise au point de certaines règles et normes à respecter pour le contrôle des intermédiaires et des produits financiers. Ces contrôles devront non seulement être renforcés mais aussi
internationalisés.
La nécessité de normes s'applique aussi à l'ensemble de la rémunération des dirigeants. Rappelons-nous que la finance doit être au service de l'économie et celle-ci au service de l'homme. Il importe de revenir à ces notions de base. Les institutions et les intermédiaires financiers sont là pour collecter l'épargne, et pour prêter ces moyens au développement de projets productifs.
Au-delà du secteur financier, nous pouvons aussi nous interroger sur le caractère de plus en plus matérialiste de nos sociétés et sur la nécessité d'accorder plus de place aux valeurs familiales, à celles de la convivialité, de la solidarité et du respect de l'autre. Je constate de grandes attentes chez les jeunes à ce propos.
Je voudrais évoquer ensuite un second sujet toujours en relation avec la crise économique. Il s'agit du besoin d'un enseignement de qualité et d'une formation professionnelle plus adéquate. Ayons à l'esprit que le monde change en permanence. De nombreux efforts sont entrepris sur le plan national et international pour encourager les technologies nouvelles et des méthodes de production propres, innovantes, économes en énergie et peu productrices de CO2.
Ces domaines d'activité seront de plus en plus parmi les moteurs économiques de demain. Graduellement le monde se mobilise pour relancer l'économie, pour favoriser le développement de technologies plus respectueuses de l'environnement et pour économiser l'énergie. Aussi, nous devons entreprendre dans nos Communautés et nos Régions, un effort spécial pour assurer un enseignement de qualité et cette formation professionnelle plus adaptée dont je viens de parler. C'est ainsi, que nous encouragerons au mieux nos habitants à participer pleinement à la reprise économique prochaine et aux changements qu'elle apportera. Demain, notre économie aura besoin de beaucoup de talents diversifiés. D'où la nécessité de formation permanente que ce soit dans le domaine technique, des sciences, des langues, de l'informatique ou dans d'autres secteurs.
Enfin, pour faire face à la crise en Belgique, je pense que nous devons aussi mettre de l'ordre dans nos structures institutionnelles. Accordons-nous sur une réforme de l'Etat qui assure à la fois une plus grande responsabilité aux entités fédérées, une indispensable solidarité, et un pouvoir fédéral efficace disposant des moyens nécessaires dans les domaines qui restent les siens. Cela nous permettra de mieux affronter les défis futurs.
Ces deux prochaines années, l'éthique, l'économie, l'enseignement et les réformes institutionnelles seront des domaines qui requerront toute notre attention. Mais ils représentent pour notre pays une chance de nous maintenir dans le peloton de tête des pays industrialisés. Saisissons pleinement ces opportunités.
C'est le vœu que la Reine et moi et toute notre famille, formulons de tout coeur en cette fête nationale.
Ethik, Wirtschaft, Unterricht und Staatsreformen werden unsere ganze Aufmerksamkeit fordern. Sie bedeuten aber auch eine Gelegenheit für unsere Nation sich in der Spitzengruppe der industrialisierten Länder aufrechtzuerhalten. Lasst uns diese Gelegenheit völlig ausschöpfen. Dies ist der Wunsch den die Königin, ich und meine ganze Familie zu diesem
Nationalfeiertag aussprechen.

2 photos du roi dans la foule : (c) La Libre
Bonne fête nationale à tous mes lecteurs-concitoyens de Belgique
Leve de koning, leve België!
Vive le roi, vive la Belgique!
Leve de koning, leve België!
Vive le roi, vive la Belgique!
05 septembre 2008
Une seule chose est nécessaire (st Nicolas Velimirovic)
Marthe et Marie : Le Christ avec Marie à Ses piedsMikhaïl Nesterov, couvent de Marthe et Marie, Moscou, 1911
Une seule chose est nécessaire : le Royaume de Dieu. Le Christ S'efforça de tourner les yeux de tous les hommes vers cet unique but. Celui qui regarde vers là n'a qu'une seule pensée : Dieu. Un seul sentiment : l'amour. Une seule aspiration : se rapprocher de Dieu. Bienheureux celui qui est parvenu à une telle intégrité; il est devenu pareil à une loupe qui concentre les rayons du soleil afin de produire du feu.
Saint Nicolas Velimirovic
21 juillet 2008
La Belgique, 2500 ans d'Histoire, dont 1 millénaire d'Orthodoxie

Discours de sa majesté Albert II, roi des Belges
21 juillet 2008
21 juillet 2008

photo (c) Belga
"Mesdames et Messieurs, Il y a maintenant près de quinze ans que le Roi Baudouin nous a quittés, mais il reste très présent dans la mémoire de nos concitoyens.
Notre pays traverse, vous le savez bien, de sérieuses difficultés politiques, mais j’aimerais rappeler que les difficultés et les crises sont aussi des occasions de rebondir et de se ressaisir. La division dans les esprits n’est pas une fatalité. C’est l’union et la tolérance dans le respect de l’identité de chaque entité fédérée qui représentent la seule voie possible dans notre société démocratique. Nous devons inventer de nouvelles formes de vivre ensemble dans notre pays.
Néanmoins, je ne voudrais pas m’étendre davantage sur nos difficultés institutionnelles présentes, mais évoquer certains thèmes qui tenaient tellement à cœur au roi Baudouin, et voir avec vous comment ils ont évolué ces 15 dernières années, et ce qu’il faut encore réaliser.
Mon frère était profondément attaché aux valeurs de base de notre société, en particulier à la justice, la solidarité avec les plus faibles, et le respect de chaque personne.
Il était notamment préoccupé par la pauvreté. Celle-ci a pris de nouvelles formes et touche davantage de jeunes et de familles monoparentales. Elle reste aussi répandue parmi les personnes âgées. Une étude du Service Fédéral "économie" montre qu’en Belgique, une personne sur 7, soit 14,7 % de la population, peut être considérée comme pauvre.
Concrètement cela signifie qu’environ un million cinq cent mille personnes vivent chez nous dans la pauvreté. Cela concerne des personnes seules avec un revenu de moins de 860 euros par mois, et des familles de 2 adultes et 2 enfants avec un revenu mensuel de moins de 1.805 euros. Ce pourcentage est plus élevé que dans les pays voisins, et nos efforts pour le réduire significativement doivent se poursuivre avec ténacité. En effet, ne faisons-nous pas partie des pays les plus prospères de la planète ? Les causes de pauvreté sont multiples, mais l’enseignement, la formation professionnelle, l’emploi et le logement social sont des instruments privilégiés pour la combattre.
Par ailleurs, certains délits graves restent hélas d’actualité. Ainsi, la traite des êtres humains qui frappe durement les personnes les plus fragiles ne régresse pas, malgré nos dispositions légales.
Comme le montre une récente étude du Centre pour l’égalité des chances, les formes que prennent cette traite changent, se diversifient, et les victimes sont, pour une part, originaires de pays différents. Si le phénomène est peut-être moins visible, le combattre devrait à nouveau devenir une priorité.
D’autres grandes souffrances, dont on parle trop peu, touchent des jeunes vulnérables. Il y a d’abord la violence contre eux-mêmes. Dans notre pays le nombre de suicides chez les jeunes demeure élevé. Une politique de prévention et d’écoute de jeunes en difficulté devrait être stimulée.
De récentes données de centres de prévention dans notre pays montrent qu’un "teenager" sur 10 s’est déjà mutilé ou a essayé de se suicider. En outre, la violence de jeunes à l’endroit d’autres personnes s’est également accrue et traduit un mal vivre dans une partie de notre société. Là aussi une politique de prévention, centrée sur le respect de l’autre, doit être renforcée. Mais il va de soi que les Autorités feront leur travail lorsque, malgré tout, la violence se manifeste effectivement, et un accompagnement adéquat de ces jeunes sera assuré.
Par ailleurs, le roi Baudouin était un avocat vigoureux de l’unité et de la cohésion du pays, dans le respect de sa diversité. Il était convaincu que le caractère multiculturel de notre pays est une richesse et un atout.
Dans son dernier discours de juillet 1993, il préconisait, et je cite : "un esprit de conciliation, de bonne volonté, de tolérance et de civisme fédéral." Il poursuivait en demandant, et je cite encore : "que nous puissions unir nos efforts pour faire face ensemble à d’autres défis auxquels nous sommes confrontés. Parmi eux, je pense surtout à l’emploi, à la sécurité, à l’enseignement et à la construction européenne." Fin de citation.
Ces propos restent évidemment d’une grande actualité, et j’invite chacun à les méditer en cette année européenne du dialogue interculturel.
Enfin, mon frère était aussi très préoccupé de voir le fossé entre les pays riches et les pays pauvres s’accroître. Est-il besoin de rappeler qu’à ce jour encore, moins de 20 % de la population de notre terre bénéficie de plus de 80 % du revenu mondial. Le partage équitable est un devoir de solidarité que nous devons poursuivre et renforcer.
L’évolution climatique, dont l’hémisphère nord est en grande partie responsable, renforce encore ces inégalités, et la crise alimentaire mondiale accentue les difficultés de nombreux pays.
La situation en Afrique, et en particulier en Afrique centrale, doit continuer à nous mobiliser. Nous ne pouvons être indifférents aux drames humains qui s’y propagent, et spécialement aux tragédies innombrables dont les femmes et les jeunes filles sont les victimes.
Pour terminer, j’aimerais rendre hommage à la reine Fabiola qui vient de fêter son quatre-vingtième anniversaire. Au nom de tous, je la remercie pour ce qu’elle a été aux côtés du roi Baudouin pendant plus de 30 ans, et pour tout ce qu’elle continue à faire.
En rappelant ces quelques sujets auxquels le roi Baudouin était particulièrement sensible, il faut bien constater que les situations auxquelles il consacrait tant d’énergie se sont en partie modifiées, mais que les défis de base demeurent. Si je le souligne, c’est que chacun de nous peut contribuer à rendre notre société plus solidaire et plus juste.
C’est le souhait que la reine et moi et toute notre famille formons à l’occasion de notre Fête Nationale."

Et voici le discours qu'un de nos prêtres prononcera ce 21 juillet 2008 devant les autorités de la ville :
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
Il y a un peu plus de 2.000 ans d'ici, achevant sa conquête des Gaules, l'empereur romain Jules César écrivait dans son ouvrage "la guerre des Gaules" que de tous les peuples contre lesquels ses armées s'y étaient battues, c'était les Belges qui étaient les plus braves. Et c'est vrai que c'est en Belgique qu'il avait subi la plus terrible des défaites militaires, entre Tongres et Liège.
Or, à l'époque, cela faisait au moins 3 siècles que les tribus Belges et la Grèce commerçaient. Les archéologues ont trouvé d'abondantes preuves de ces échanges commerciaux entre la vallée de la Meuse, célèbre pour son art des métaux émaillés, et la Grèce. Plus encore, c'est encore vers cette même époque qu'une partie d'une tribu du sud de la Gaule Belgique, celle des Trévires, était venue s'installer en Grèce d'Asie. Probablement comme mercenaires, puisque c'était des cavaliers émérites et renommés, et que la Grèce était sans cesse menacée par les invasions asiatiques.
On rajoutera que dans le domaine scientifique, médical, religieux et philosophique, l'apport de la langue grecque à la langue française n'est pas négligeable.
Tant économiques que culturelles et sociales, les relations entre Grèce et Belgique ne datent donc pas d'hier!

Au 20ème siècle, les 2 grandes guerres fratricides qui ont ensanglanté les nations européennes, pourtant toutes soeurs et toutes liées à divers niveaux par l'Histoire, ont considérablement appauvri la Grèce. Aussi, quand la Belgique a connu sa nouvelle révolution industrielle après la seconde guerre mondiale, un certain nombre de Grecs sont venus s'engager dans l'industrie lourde belge, dans le Limbourg comme dans les bassins industriels de Mons-Borinage, Charleroi et Liège.
Métallurgie, verre, charbonnages, électricité, c'est vraiment dans tous les domaines que l'on trouvait des Grecs. On en trouvait déjà un certain nombre dans des villes portuaires comme Anvers – le Grec est marin dans l'âme – mais là ils vinrent en plus grand nombre qu'auparavant. Les familles sont soit venues dès le départ avec eux, soit venues les y rejoindre par la suite. Leurs enfants voire leurs petits-enfants sont souvent mariés avec des "enfants du pays", et dans cette descendance, ils sont épiciers, fonctionnaires, restaurateurs, maçons, et tant d'autres métiers. L'intégration a eu lieu lentement mais sûrement. Cette participation à l'effort industriel et économique de la Belgique est notre quote-part au développement et à la croissance de la richesse de notre pays d'adoption.
Reste cependant le souvenir du pays que l'on a quitté, la Grèce, un pays très riche et très différent, aux parfums si inoubliables, aux paysages si colorés, et où nous aimons retourner en vacances, revoir la famille, les amis.
Et reste aussi la mémoire de ceux d'entre nous qui sont morts au travail. Tout particulièrement, nous nous souvenons des Grecs morts lors de la catastrophe du Bois du Cazier, le 8 août 1956. Si numériquement, le nombre de nos victimes peut sembler faible par rapport à d'autres groupes, mis en perspective par rapport au nombre de Grecs qui y travaillaient, c'est un pourcentage important. Et quand on sait qu'un de nos prêtres Orthodoxes, le père Théophile, a eu son cousin Theodoor, qui n'est jamais remonté du fond de la mine ce jour-là, et dont le médaillon 133 pend au tableau parmi les autres victimes, quand on sait les profonds liens familiaux qui nous unissent, on comprend que pour nous aussi, cette catastrophe-là a été vécue comme une catastrophe totale pour toute la communauté paroissiale Orthodoxe. Nous avons là aussi versé notre quote-part...
Nous aimons ce pays où le Seigneur nous a permis de nous installer, où Il nous fait la grâce de pouvoir apporter cette petite touche hellénique originale à la grande mosaïque pluri-millénaire des peuples de Belgique. Nous bénissons le Seigneur pour cette chance, et nous Lui demandons de bénir la Belgique, ce pays où nous vivons en paix, et de lui accorder longue et riche et paisible existence.
Je vous remercie pour votre attention.
(le piètre "nègre" qui me communique le texte ci-dessus me fait vous demander de bien vouloir l'excuser pour sa médiocrité)

En tout cas, en ce jour de fête nationale, nous avons toutes et tous en mémoire les récents événements politiques et les menaces que les politiciens font peser sur l'intégrité du pays. Si on devait croire les médias, tant nationaux qu'étrangers, le pays serait divisé et à la veille d'une déchirure définitive. Que doit en penser notre bon roi?
"Sire, la fin de la Belgique est vraiment pour bientôt?"
A mon humble avis, hors caméras, voici la réponse à laquelle nous pouvons (et devrions) nous attendre :
Oui, il y a de quoi en rire - seuls les politiciens l'espèrent et y travaillent, à ce retour au féodalisme qui cache son nom derrière la tentation séparatiste. C'est même leur seul et unique fond de commerce. Car le peuple, spontanément, à chaque fois qu'il en a l'occasion, n'a de cesse de montrer tout son attachement au roi, à la famille royale et au royaume de Belgique. Et que cela se passe en Flandre ou en Wallonie, c'est toujours pareil. Et ça, n'en déplaise aux médias majoritairement subventionnés et aux politiciens professionnels, ça vaut tous les plébiscites.




bref, il n'y a vraiment pas de quoi faire tout un plat avec la mauvaise cuisine que nous concoctent nos "élus" - oui, guillemets de rigueur, puisque dans cette parodie de démocratie, nous n'avons même pas le choix pour les votes, les arrondissements étant fixés à la manière féodale et les candidats triés sur le volet...
Pas de quoi faire un plat... Sauf quant à faire un bon petit plat comme celui-ci, n'est-ce pas?

Vive le roi!
Que Dieu bénisse notre bon roi Albert II
et la Belgique!
Que Dieu bénisse notre bon roi Albert II
et la Belgique!
hymne patriotique et national
du royaume de Belgique

Ô Belgique! Ô Mère chérie!
A toi nos coeurs, à toi nos bras
A toi notre sang, ô Patrie
Devant Dieu, nous jurons, tu vivras
Tu vivras, toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté
Le Roi, la Loi, la Liberté!
Après des siècles et des siècles d'esclavage,
Le Belge sortant du tombeau
A reconquis par son courage
Son nom, ses droits et son drapeau.
Et ta main souveraine et fière,
Peuple désormais indompté,
Grava sur ta vieille bannière :
Le Roi, la Loi, la Liberté (Ter)
Marche de ton pas énergique,
Marche de progrès en progrès!
Dieu Qui protège la Belgique
Souris à tes mâles succès.
Travaillons! Notre labeur donne
A nos champs la fécondité
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté (Ter)

15 mars 2008
Géorgie: bientôt la paix via le retour à la monarchie, grâce au patriarche?
Le Catholikos & patriarche de Géorgie, Elias II, devrait révéler le nom du nouveau roi de Géorgie dans un proche avenir
Publié 13 mars 2008
Sa sainteté Elias II, Catholikos-patriarche de Géorgie,
primat de l'Église Orthodoxe Apostolique de Géorgie
Avec le nombre croissant de Russes espérant la restauration d'une authentique monarchie Orthodoxe russe (et non pas luthérienne allemande, comme ce fut le cas en Grèce, Bulgarie et Roumanie), la nouvelle suivante vient d'arriver de Géorgie.
Au cours d'une de ses traditionnelles homélies dominicales, il y a quelques mois, le Catholikos et patriarche Elias II de Géorgie a parlé du besoin vital de la restauration de la monarchie en Géorgie, mais n'avait pas cité de date précise pour que le processus soit entamé. En Géorgie, ses paroles furent considérées comme indiquant une lointaine perspective. Cependant, dans l'édition de ce jour du quotidien géorgien Les Nouvelles, le recteur de la paroisse de la Sainte Croix, l'archiprêtre Tariel Sakinchilashvili, a déclaré que le patriarche nommera et sacrera le monarque géorgien dans un très proche avenir.

"Il est né il y a une trentaine d'années, lorsque notre patriarche monta sur le trône," dit p. Tariel. "Je suis convaincu que la Géorgie découvrira le nom de son monarque cette année. Au début, beaucoup seront surpris, l'opinion publique pourrait être divisée, mais endéans les 3 ans, tout se sera installé."
"On peut supposer que les actuelles autorités ne désirent pas voir la restauration de la monarchie, cependant, il y a préparation pour un tel changement même au sein des organisations de l'État."

"L'oint du Seigneur est déjà parmi nous, il a eu 30 ans lorsque le patriarche a annoncé que la renaissance de la monarchie était vitale. De toute évidence, il s'agit d'un représentant de la dynastie des Bagratides et il est Chrétien Orthodoxe." Le p. Tariel a refusé de dire si le future monarque était né en Géorgie ou à l'étranger. Cependant, il a insisté pour dire que bien vite, la Géorgie n'aurait plus un président, mais un roi, et que cela n'aurait pas lieu via une révolution et la violence, mais par la volonté de Dieu.
Tiflis 15/28 Février 2008
source
http://orthodoxengland.org.uk/georgia.htm
Note éditoriale: Si c'est bien exact, et Dieu voulant, alors c'est une très grande nouvelle pour tous les Chrétiens Orthodoxes. Notre théologie est plus orientée vers les formes traditionnelles de gouvernement, et pas sur la "démocratie" contemporaine, égocentrique et hédoniste, qui est une plus une forme de nihilisme qu'autre chose. Si la Géorgie restaure une monarchie ointe par Dieu, les chances sont en effet fort grandes que la Russie suive.
La monarchie n'exclut pas d'avoir une législature élue ou un premier ministre, comme, par exemple, l'ont abondamment prouvé le Comte Witte et le Comte Stolypin en Russie. Elle exclut plutôt un cirque électoral à la tête de l'État, et ça c'est une très bonne chose. Nous ne devrions pas oublier que les communistes ont glorifié la Révolution américaine pour avoir rejeté un roi qui avait été sacré. Un président manque de la "présence" théologique d'un roi, et les pays qui dépendent d'un régime présidentiel dégénèrent et sombrent dans la dépravation et l'immoralité, comme l'exemple de l'Amérique contemporaine le prouve manifestement.
"Varva"
Publié 13 mars 2008
Sa sainteté Elias II, Catholikos-patriarche de Géorgie,primat de l'Église Orthodoxe Apostolique de Géorgie
Avec le nombre croissant de Russes espérant la restauration d'une authentique monarchie Orthodoxe russe (et non pas luthérienne allemande, comme ce fut le cas en Grèce, Bulgarie et Roumanie), la nouvelle suivante vient d'arriver de Géorgie.
Au cours d'une de ses traditionnelles homélies dominicales, il y a quelques mois, le Catholikos et patriarche Elias II de Géorgie a parlé du besoin vital de la restauration de la monarchie en Géorgie, mais n'avait pas cité de date précise pour que le processus soit entamé. En Géorgie, ses paroles furent considérées comme indiquant une lointaine perspective. Cependant, dans l'édition de ce jour du quotidien géorgien Les Nouvelles, le recteur de la paroisse de la Sainte Croix, l'archiprêtre Tariel Sakinchilashvili, a déclaré que le patriarche nommera et sacrera le monarque géorgien dans un très proche avenir.

"Il est né il y a une trentaine d'années, lorsque notre patriarche monta sur le trône," dit p. Tariel. "Je suis convaincu que la Géorgie découvrira le nom de son monarque cette année. Au début, beaucoup seront surpris, l'opinion publique pourrait être divisée, mais endéans les 3 ans, tout se sera installé."
"On peut supposer que les actuelles autorités ne désirent pas voir la restauration de la monarchie, cependant, il y a préparation pour un tel changement même au sein des organisations de l'État."

"L'oint du Seigneur est déjà parmi nous, il a eu 30 ans lorsque le patriarche a annoncé que la renaissance de la monarchie était vitale. De toute évidence, il s'agit d'un représentant de la dynastie des Bagratides et il est Chrétien Orthodoxe." Le p. Tariel a refusé de dire si le future monarque était né en Géorgie ou à l'étranger. Cependant, il a insisté pour dire que bien vite, la Géorgie n'aurait plus un président, mais un roi, et que cela n'aurait pas lieu via une révolution et la violence, mais par la volonté de Dieu.
Tiflis 15/28 Février 2008
source
http://orthodoxengland.org.uk/georgia.htm
Note éditoriale: Si c'est bien exact, et Dieu voulant, alors c'est une très grande nouvelle pour tous les Chrétiens Orthodoxes. Notre théologie est plus orientée vers les formes traditionnelles de gouvernement, et pas sur la "démocratie" contemporaine, égocentrique et hédoniste, qui est une plus une forme de nihilisme qu'autre chose. Si la Géorgie restaure une monarchie ointe par Dieu, les chances sont en effet fort grandes que la Russie suive.
La monarchie n'exclut pas d'avoir une législature élue ou un premier ministre, comme, par exemple, l'ont abondamment prouvé le Comte Witte et le Comte Stolypin en Russie. Elle exclut plutôt un cirque électoral à la tête de l'État, et ça c'est une très bonne chose. Nous ne devrions pas oublier que les communistes ont glorifié la Révolution américaine pour avoir rejeté un roi qui avait été sacré. Un président manque de la "présence" théologique d'un roi, et les pays qui dépendent d'un régime présidentiel dégénèrent et sombrent dans la dépravation et l'immoralité, comme l'exemple de l'Amérique contemporaine le prouve manifestement.
"Varva"
11 septembre 2007
Du bon usage de l'argent (2)
Un autre exemple du bon usage de l'argent, par saint Alfred le Grand.

"Cet objet complexe en or, incrusté de crystal de roche et d'émail cloisonné, a une inscription en Vieil Anglais disant qu'Alfred l'a fait réaliser. L'ornement en tête d'animal tient une sorte de cavité ronde que l'on suppose avoir contenu une baguette. On a interprêté cela comme étant un marque-page ou un pointeur, tels que ceux que le roi Alfred avait promis d'envoyer à tous les évêchés du royaume, en même temps qu'une copie de la traduction en Vieil Anglais de l'ouvrage de saint Grégoire le Grand, le Pastoral. Le vainqueur des Danois et joueur de harpe l'aurait traduit lui-même mais je ne le pense pas. Les rois ne coupaient même pas leur propre viande."
Le "Alfred Jewel", à présent au Ashmolean Museum, Oxford."
source texte & image ci-dessus
Petite précision sur l'appréciation de saint Alfred par l'auteur : on possède encore un manuscrit autographe d'une des traductions réalisées par saint Alfred le Grand, qui ne s'est pas limité à une seule oeuvre...


Le "Alfred Jewel", à présent au Ashmolean Museum, Oxford."
source texte & image ci-dessus
Petite précision sur l'appréciation de saint Alfred par l'auteur : on possède encore un manuscrit autographe d'une des traductions réalisées par saint Alfred le Grand, qui ne s'est pas limité à une seule oeuvre...

PRIÈRE:
O Souverain Seigneur, qui amena sur un trône troublé Ton serviteur Alfred, afin qu'il puisse rétablir la paix dans un pays ravagé et faire revivre l'érudition et les arts dans son peuple : Réveille en nous aussi, nous T'en supplions, un profond désir d'accroître notre entendement pendant que nous sommes dans ce monde, et une profonde aspiration pour la vie éternelle où tout deviendra clair; par Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec Toi et le Saint-Esprit, Dieu Un, pour les siècles des siècles. Amen.31 juillet 2006
Mémoire d'un grand homme, Baudouin 1er

Le 31 juillet 1993, vers 21h00, à Motril (Espagne) s'endormait du repos éternel un grand homme, un très grand homme de chez nous : le roi Baudouin 1er de Belgique. Homme que l'on pourra qualifier sans crainte de beaucoup se tromper comme étant "de bienheureuse mémoire". Ce qui n'a jamais voulu dire "parfait", "infaillible", etc.
Nous avons eu le privilège d'être sujets d'un roi qui, lorsqu'on lui disait "oui, Sire, mais vous êtes roi", répondait "certes, mais au-dessus de moi, il y a le Roi des rois!"
Orthodoxe, je pourrais pinailler quant au "problème ecclésial" - mais que lui avait-on appris ici, à lui comme à la majorité des gens, si ce n'est des conceptions erronées sur l'Eglise et la Foi Chrétienne? Et malgré ces erreurs, quel flambeau, quel surgissement de bonté et de droiture. De quoi largement couvrir les zones d'ombres qui sont dans toute vie humaine, qui sont la marque de toute vie ici bas.
Oui, les anti-cléricaux de service boiront encore une choppe en se disant "bon débarras", ou nous sortiront des "Lubumba" et autres évocations sans preuve. Jusqu'à en faire un complice des massacres du Rwanda, quand on sait très bien vers quel proche pays il faut regarder, en plus des "grandes puissances".. Les enquêtes judiciaires ne font rien, les accusations perverses demeurent. Tout est bon pour tenter de salir la mémoire de celui qu'on haïssait si fort. "Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose" : Goebbels a des bons disciples. Comme si un roi se mèlait, tel un vulgaire président de ripoublique, aux basses oeuvres du monde de la finance apatride. Et comme si la vie était linéaire aussi (concernant ses débuts hésitants, bien compréhensibles vu les circonstances tragiques).
Mais surtout, ils lui reprocheront d'avoir voulu jusqu'au bout qu'on respecte aussi sa conscience, en ne voulant pas cautionner le "droit remboursé de tuer les enfants dans le sein maternel", préférant prendre le risque de l'abdication. Ne voulant pas être "le roi d'un peuple criminel" – peuple qui ne demandait pas mais les politiques ne représentant plus qu'eux-mêmes depuis belle lurette, les media ont fait leur petit travail de "création d'opinion favorable". Et le roi se retrouva face à un dilemme pour n'importe qui, mais pas pour lui. Dieu et la Vie passant avant le lustre de ce monde déchu. Chapeau bas, Sire.
"Mon objection de conscience n’implique de ma part aucun jugement des personnes qui sont en faveur de la loi. Mon attitude ne signifie pas que je sois insensible à la situation très difficile et parfois dramatique à laquelle certaines femmes sont confrontées [...]. Je sais qu’en agissant de la sorte, je ne choisis pas une voie facile et que je risque de ne pas être compris par bon nombre de concitoyens. Mais c’est la seule voie qu’en conscience je puis suivre. Serait-il normal que je sois le seul citoyen belge à être forcé d’agir contre sa conscience dans un domaine essentiel ? La liberté de conscience vaut-elle pour tous sauf pour le Roi?"
Lettre du Roi Baudouin au Premier Ministre - 30 mars 1990
Que l'on trouve un tel exemple de rectitude morale ailleurs en Europe, à l'époque et depuis lors.. voire dans le monde.
Alors laissons-les à leurs idées. Le petit peuple s'est amassé pour défiler devant la dépouille mortelle de leur bon roi. J'y étais, parmi ce presqu'un million de gens venus rendre un dernier hommage. Ca, et les prières permanentes à son tombeau dans la crypte royale à Laeken, je pense que ça vaut toutes les canonisations. Non?
Chapelets, fleurs, intentions de prière, bougies,sa tombe ne reste jamais sans rien, ni sans pèlerin.
Mémoire éternelle, Sire.
biographie du site internet officiel "Monarchie.be"
http://www.monarchie.be/fr/monarchy/history/boudewijn.html
De la revue publique de la Défense Nationale, VOX
http://www.mil.be/vox/
Une excellente BD en 2 volumes retrace sa vie – si elle n'est pas encore rééditée, certaines librairies en ont encore quelques exemplaires, et l'éditeur en vend en ligne


Un événement méconnu - Le couple royal et l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu "Portaïtissa":
http://orthodoxologie.blogspot.com/2011/12/ma-derniere-rencontre-avec-jose-gardien.html
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