"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

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25 mars 2018

Se réconcilier avec Dieu (st Syméon)



"Le but de tous ceux qui vivent en Dieu est de plaire à notre Seigneur Jésus-Christ et de se réconcilier avec Dieu le Père en recevant l'Esprit Saint, assurant ainsi leur Salut. Car c'est en cela que consiste le Salut de toute âme. Si ce but et cette activité manquent, tout autre oeuvre est inutile et tous les autres efforts sont vains. Tout chemin de vie qui n'y mène pas est sans profit."
Saint Siméon le Nouveau Théologien, Philocalie






“The aim of all those who live in God is to please our Lord Jesus Christ and become reconciled with God the Father through receiving the Holy Spirit, thus securing their salvation, for in this consists the salvation of every soul. If this aim and this activity is lacking, all other labour is useless and all other striving is in vain. Every path of life which does not lead to this is without profit.”
St. Simeon the New Theologian, Philokalia

01 juin 2017

Reçois ma prière, ô mon Christ!

Reçois ma prière, ô mon Christ.
Ne me rejette pas, ni mes paroles, ni mes actes, pas même mon indécence.
Mais donne-moi le courage de dire ce que je désire, mon Christ.
Et plus encore, enseigne-moi ce qu'il convient de faire et de dire.
saint Syméon le Nouveau Théologiene

30 juillet 2015

Avoir la Foi est simple (saint Syméon le Nouveau Théologien)

Je n'ai rien fait de plus que de croire, et le Seigneur m'a accepté. Il y a bien des choses qui nous font obstacle pour acquérir l'humilité, mais rien qui nous empèche d'avoir la Foi.
Saint Syméon le Nouveau Théologien, "A propos de la Foi"

23 octobre 2014

Invocation à l'Esprit Saint par celui qui déjà le voit (saint Syméon le nouveau Théologien)


Viens, lumière véritable. Viens, vie éternelle. Viens, mystère caché. Viens, trésor sans nom. Viens, réalité ineffable. Viens, personne inconcevable. Viens, félicité sans fin. Viens, lumière sans couchant. Viens, attente infaillible de tous ceux qui doivent être sauvés. Viens, réveil de ceux qui sont couchés. Viens, résurrection des morts. Viens ô Puissant, qui toujours tout fais et refais et transformes par ton seul vouloir. Viens ô invisible et totalement intangible et impalpable. Viens toi qui demeures toujours immobile et à chaque instant tout entier te meus et viens à nous, couchés dans les enfers, ô toi au-dessus de tous les cieux. Viens ô Nom bien-aimé et partout répété mais dont exprimer l'être ou connaître la nature nous est absolument interdit. Viens, joie éternelle. Viens, couronne inflétrissable. Viens pourpre de notre grand Dieu et Roi. Viens, ceinture cristalline et constellée de joyaux. Viens sandale inaccessible. Viens pourpre royale. Viens droite véritablement souveraine. Viens toi qu'a désiré et désire mon âme misérable. Viens, toi le Seul, au seul, puisque tu le vois je suis seul. Viens toi qui m'as séparé de tout et fais solitaire en ce monde. Viens toi devenu toi-même en moi désir, qui m'as fait te désirer, toi l'absolument inaccessible. Viens mon souffle et ma vie. Viens consolation de ma pauvre âme. Viens ma joie, ma gloire, mes délices sans fin.


    Je te rends grâce d'être devenu un seul esprit avec moi, sans confusion, sans mutation, sans trasnformation, toi le Dieu au-dessus de tout, et d'être pour moi devenu tout en tous, nourriture inexprimable et parfaitement gratuite, qui sans fin débordes inépuisablement aux lèvres de mon âme et rejaillis à la source de mon coeur, vêtement éblouissant qui consume les démons, purification qui me baignes de ces impérissables et saintes larmes que ta présence apporte à ceux que tu visites. Je te rends grâces d'être pour moi devenu lumière sans couchant, soleil sans déclin ; car tu n'as pas où te cacher toi qui de ta gloire emplis l'univers ! non, jamais à personne tu ne t'es caché mais c'est nous qui toujours nous cachons de toi, en refusant d'aller à toi : mais où donc te cacherais-tu, toi qui nulle part ne trouves le lieu de ton repos ? pourquoi te cacherais-tu, toi qui ne te détournes pas d'un seul d'entre les êtres, qui n'en repousses pas un seul ?

    Viens donc, ô Maître, aujourd'hui dresse en moi ta tente ; fais ta maison et demeure continuellement, inséparablement, jusqu'au bout, en moi, to esclave, ô très bon, et que moi aussi, à ma sortie de ce mond et après ma sortie, je me trouve en toi, ô très bon, et règne avec toi, Dieu qui es au-dessus de tout. Demeure, ô Maître, et ne me laisse pas seul, afin que mes ennemis survenant, eux qui toujours cherchent à dévorer mon âme, te trouvent demeurant en moi et qu'ils prennent la fuite, en déroute, impuissants contre moi, en te voyant, toi plus puissant que tout, installé à l'intérieur, dans la maison de ma pauvre âme. Oui, Maître, de même que tu t'es souvenu de moi quand j'étais dans le monde et qu'au milieu de mon ignorance, c'est toi qui m'as élu et séparé de ce monde et établi devant la face de ta gloire, de même, maintenant, garde-moi à l'intérieur, debout pour toujours, inébranlable, dans ta demeure en moi : qu'en te voyant perpétuellement, moi, le mort, je vive; qu'en te possédant, moi, la pauvre, je sois toujours riche, et riche par-dessus tous les rois ; qu'en te mangeant et te buvant, en me vêtant à chaque instant de toi, j'aille de délices en délices en d'inexprimables biens : car c'est toi qui es tout bien et toute gloire et tout délice et c'est à toi qu'appartient la gloire, sainte, consubstantielle et vivfiante Trinité, Toi que vénèrent, que confessent, qu'adorent et que servent dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit tous les fidèles, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.


saint Syméon le nouveau Théologien

05 octobre 2014

J'ai pris Adam en pitié pour guérir son aveuglément (saint Syméon le Nouveau Théologien)

(Le Christ parle:)
Quand J’ai créé Adam, Je lui ai donné de Me voir et par là d’être établi dans la dignité des anges… Il voyait tout ce que J’avais créé avec ses yeux corporels mais avec ceux de l’intelligence, il voyait Mon visage à Moi, son Créateur. Il contemplait Ma gloire et s’entretenait avec Moi à toute heure. Mais quand, transgressant Mon Commandement, il a goûté à l’arbre, il est devenu aveugle et est tombé dans l’obscurité de la mort.

Mais Je l’ai pris en pitié et suis venu d’en haut. Moi, l’absolument invisible, J’ai partagé l’opacité de la chair. Recevant de la chair un commencement, devenu homme, J’ai été vu de tous. Pourquoi donc ai-Je bien pu accepter de faire cela? Parce que c’est là la vraie raison pour laquelle J’avais créé Adam : pour Me voir.

Lorsqu’il a été aveuglé et, à sa suite, tous ses descendants à la fois, Je ne supportais pas d’être, moi, dans la gloire divine et d’abandonner ceux que J’avais créés de Mes mains ; mais Je suis devenu semblable en tout aux hommes, corporel avec les corporels, et Je me suis uni à eux volontairement.

Tu vois quel est Mon désir d’être vu par les hommes. Comment donc peux-tu dire que Je me cache de toi, que Je ne me laisse pas voir ? En vérité Je brille, mais toi, tu ne Me regardes pas.
Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)
Hymne 53, Sources Chrétiennes SC196, p. 221 rev.

01 octobre 2014

L’Esprit Saint que Mon Père enverra en Mon Nom vous enseignera tout (saint Syméon le Nouveau Théologien)

Ceux qui ont l’Esprit pour maître
n’ont pas besoin de la connaissance qui vient des hommes
mais, éclairés par la lumière de cet Esprit,
ils regardent le Fils, ils voient le Père
et adorent la Trinité des Personnes,
le Dieu unique, qui par nature est Un de manière inexprimable…

Arrête, homme ; tremble, toi qui es de nature mortelle,
et songe que tu as été tiré du néant
et qu’en sortant du ventre de ta mère
tu as vu le monde qui avait été fait avant toi.

Et si tu pouvais connaître la hauteur du ciel
ou indiquer quelle est la nature
du soleil, de la lune et des étoiles,
où ils demeurent fixés et comment ils se déplacent…,
ou même la nature de la terre d’où tu as été tiré,
ses limites et ses mesures, sa largeur et sa grandeur…,
si tu avais découvert le but de chaque chose,
et si tu avais compté le sable de la mer,
et si aussi tu pouvais connaître ta propre nature…,
alors tu pourrais songer à ton Créateur,
comment dans la Trinité l’Unité demeure sans mélange
et dans l’Unité, la Trinité sans division.

Recherche l’Esprit!
Peut-être que Dieu te consolera et te donnera,
comme il t’a donné déjà de voir le monde
et le soleil et la lumière du jour,
oui, Il daignera t’illuminer maintenant de la même façon,
t’illuminer de la lumière du Triple Soleil…

Tu apprendras alors la grâce de l’Esprit :
que, même absent, Il est présent par Sa puissance
et que, présent, on ne Le voit pas à cause de Sa Nature divine,
et qu’Il est partout et nulle part.

Si tu cherches à Le voir d’une manière sensible,
où Le trouverais-tu ? Nulle part, diras-tu simplement.
Mais si tu as la force de Le regarder spirituellement,
c’est plutôt Lui qui éclairera ton esprit
et ouvrira les yeux de ton cœur.

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)
Hymne 21, Sources Chrétiennes SC174, p. 139 rev

29 septembre 2014

Je te rends grâces, parce que tu m’as donné de vivre, mon Dieu (saint Syméon le Nouveau Théologien)

Je te rends grâces, parce que tu m’as donné de vivre, de te connaître et de t’adorer, mon Dieu. Car « la vie, c’est de te connaître, toi le seul Dieu » (Jn 17,3), créateur et auteur de tout, non engendré, non créé, sans principe, unique, et ton Fils, engendré de toi, et l’Esprit très saint, procédant de toi, la trine unité digne de toute louange…

Qu’y a-t-il chez les anges, chez les archanges, les souverainetés, les chérubins et les séraphins et toutes les autres armées célestes, comme gloire ou comme lumière d’immortalité, quelle joie, quelle splendeur de vie immatérielle, sinon l’unique lumière de la Sainte Trinité?

Cite-moi un être incorporel ou corporel, tu trouveras que c’est Dieu qui a tout fait. Si on te parle d’un être quelconque, ceux du ciel, ceux de la terre ou ceux des abîmes, pour eux aussi, pour tous, il n’y a qu’une vie, une gloire, un désir et un royaume, une unique richesse, joie, couronne, victoire, paix ou tout autre éclat que ce soit : la connaissance du Principe et de la Cause d’où tout est venu, d’où tout a pris naissance.
Là est Celui qui maintient les choses d’en haut et les choses d’en bas,
Là est Celui qui met en ordre tous les êtres spirituels,
Là est Celui qui règne sur tous les êtres visibles…

Ils ont grandi en connaissance et redoublé de crainte en voyant Satan tomber et ses compagnons emportés par la présomption. Ceux qui sont tombés ont oublié tout cela, esclaves de leur orgueil ; tandis que tous ceux qui en ont conservé la connaissance, soulevés par la crainte et l’amour, se sont attachés à leur Seigneur. Ainsi la reconnaissance de Sa seigneurie produisait aussi l’accroissement de leur amour parce qu’ils voyaient mieux et plus clairement l’éclat fulgurant de la Trinité.
Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)
Hymne 2, Sources Chrétiennes SC156, p. 183 rev

27 septembre 2014

Il me tend une main divine, Il me retire du bourbier (saint Syméon le Nouveau Théologien)

Avant que brille la Lumière divine, je ne me connaissais pas moi-même. Me voyant alors dans les ténèbres et en prison, enfermé dans un bourbier, couvert de saleté, blessé, ma chair enflée, je suis tombé aux pieds de Celui Qui m’avait illuminé.

Et Celui Qui m’avait illuminé touche de Ses mains mes liens et mes blessures; là où touche Sa main et où Son doigt S’approche, aussitôt tombent mes liens, les blessures disparaissent, et toute saleté. La souillure de ma chair disparaît si bien qu’Il la rend semblable à Sa main divine. Merveille étrange : ma chair, mon âme et mon corps participent à la Gloire divine.

Dès que j’ai été purifié et débarrassé de mes liens, Le voici Qui me tend une main divine, Il me retire du bourbier entièrement, Il m’embrasse, Il Se jette à mon cou, Il me couvre de baisers (Lc 15,20). Et moi qui étais totalement épuisé et qui avais perdu mes forces, Il me prend sur Ses épaules (Lc 15,5), et Il m’emmène hors de mon enfer.

C’est la lumière qui m’emporte et me soutient; elle m’entraîne vers une grande Lumière. Il me donne à contempler par quel étrange remodelage Lui-même M’a repétri (Gn 2,7) et M’a arraché à la corruption. Il m’a fait don d’une vie immortelle et m’a revêtu d’une robe immatérielle et lumineuse et m’a donné des sandales, un anneau et une couronne incorruptibles et éternels (Lc 15,22).
Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)
Hymne 30, Sources Chrétiennes SC174, p. 357

23 septembre 2014

La grandeur de l’amour de Dieu pour les hommes (saint Syméon le Nouveau Théologien)

Race entière des hommes, rois et princes, riches et pauvres, moines et laïcs, écoutez-moi maintenant raconter la grandeur de l’amour de Dieu pour les hommes ! J’ai péché contre Lui comme aucun autre homme au monde…

Pourtant, je le sais, Il m’a appelé et j’ai répondu aussitôt. Il m’a appelé à la pénitence, et aussitôt j’ai suivi mon Maître. Quand Il S’éloignait, je Le poursuivais; ainsi Il partait, Il venait, Il Se cachait, Il apparaissait, et moi je ne retournais pas en arrière, je ne me décourageais jamais, je n’ai pas abandonné la course.

Quand je ne Le voyais pas, je Le cherchais. J’étais plein de larmes, j’interrogeais tout le monde, tous ceux qui, un jour L’avaient vu. Qui est-ce que j’interrogeais ? Pas les sages de ce monde ni les savants, mais les prophètes, les apôtres, les pères - les sages qui possèdent en vérité cette sagesse qu’Il est Lui-même, Lui le Christ, Sagesse de Dieu (1Co 1,24). Avec des larmes et une grande peine de cœur je leur demandais de me dire où, un jour, ils L’avaient vu.

Et, voyant mon désir, voyant que je considérais tout ce qu’il y a dans le monde et le monde lui-même comme rien à mes yeux, Il S’est fait voir tout entier à moi tout entier. Lui Qui est hors du monde et Qui porte le monde et tous ceux qui sont dans le monde en les tenant d’une seule main, les choses visibles comme les invisibles (Col 1,16), Il est venu à ma rencontre.

D’où et comment est-il venu ? Je ne sais pas. La parole est incapable d’exprimer l’inexprimable. Seuls connaissent ces réalités ceux qui les contemplent. C’est pourquoi, ce n’est pas avec des mots mais des actes qu’il faut nous hâter de rechercher, de voir et d’apprendre la richesse des mystères divins, celle que donne le Maître à ceux qui la cherchent.
Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)
Hymne 29, Sources Chrétiennes SC174, p. 317

27 mai 2014

Accorde-moi de Te voir, Seigneur (saint Syméon le Nouveau Théologien)

Accorde-moi la vue de Ta face, Ô Verbe,
et la jouissance de Ton ineffable beauté.
Laisse-moi contempler et me réjouir de Ta vision,
l'indescriptible vision, l'invisible vision, la terrible vision.
Accorde-moi d'en parler au moins de ses énergies, si ce n'est de son essence
.

Saint Syméon le Nouveau Théologien, hymne 24

23 décembre 2013

Le Christ ouvrant les Cieux pour moi, j'ai finit par devoir fuir.. (saint Syméon le Nouveau Théologien)


Dans le creux de cette nuit, dans ma ténèbre,
j'ai vu la redoutable vision du Christ
ouvrant les Cieux pour moi.

Et il se courba devant moi, et Se montra à moi
avec le Père et le Saint Esprit
dans la triple Lumière sainte --
une seule lumière en trois, et un trio de lumière en une,
car ils sont tout ensemble Lumière,
et les Trois ne sont qu'une seule Lumière.

Et il illumina mon âme
bien plus radieusement que le soleil,
et Il enflamma mon esprit,
qui jusque là n'avait été que ténèbre.

Jamais auparavant mon esprit n'avait vu de telles choses.
J'étais aveugle, vous devez le savoir, et je ne voyais rien.

C'est pour cela que cette étrange merveille
m'était si étonnante,
lorsqu'il advint que le Christ m'ouvrit les yeux,
lorsqu'Il me donna la claire vision,
et c'est Lui que j'ai vu.

Il est Lumière au coeur de la Lumière, Qui apparaît
à ceux qui Le contemplent,
et les contemplateurs Le voient dans la Lumière --
ils Le voient, c'est à dire dans la Lumière de l'Esprit.

Et maintenant, comme si de très loin,
je vois encore cette beauté invisible,
cette Lumière inapprochable, cette gloire insupportable.
Mon esprit est complètement retourné.

Je tremble de crainte.

C'est un petit avant-goût de l'abysse,
qui tel une goutte d'eau
sert pour faire toute eau connue
dans toutes ses qualités et aspects?

Je L'ai trouvé, Celui que j'avais vu de loin,
Celui qu'Étienne avait vu
lorsque les Cieux s'étaient ouverts,
et dont plus tard la vision aveugla Paul.

Vraiment, Il était le feu au centre de mon coeur.
J'étais hors de moi-même, brisé, perdu pour moi-même,
et incapable de supporter l'éclat insoutenable de cette gloire.
Et ainsi je m'en suis allé,
et j'ai fuis dans la nuit des sens.


Saint Syméon le Nouveau Théologien, Hymnes du divin Amour

13 septembre 2013

Le prétexte de la prière et l'amour du prochain (saint Syméon le Nouveau Théologien)


Visiter le malade, consoler celui qui est en détresse, et ne pas faire de votre aspiration à la prière un prétexte pour vous détourner de quiconque demande votre aide. L'amour est plus grand que la prière.
saint Syméon le Nouveau Théologien

06 juin 2013

Sacrement de Confession, marque d'amour de Dieu (saint Syméon le Nouveau Théologien)

Dieu, Qui est bon et ami de l'humanité, a établi le Sacrement de Confession et repentance entre Lui et nous. Par ce Sacrement, chaque Chrétien a la possibilité, si c'est ce qu'il désire, de se relever de sa condition pécheresse et d'en revenir à l'état originel de gloire et de dignité, qui était celui pour lequel Dieu nous a créés en devenant bénéficiaires de Sa divine Grâce.
Saint Syméon le Nouveau Théologien




God, who is good and loves mankind, established the Sacrament of Confession and Repentance between Himself and us. Through this sacrament each Christian has the ability, if he or she so desires, to recover from their sinful condition and come to the original state of glory and dignity, as we were meant to be in God's creation by becoming the recipients of His divine grace."

St. Symeon the New Theologian

13 décembre 2012

Renoncer à tout pour obtenir tout (saint Syméon le Nouveau Théologien)

Nos saints pères ont renoncé à toute autre oeuvre spirituelle et se sont entièrement concentrés sur une chose, à savoir la garde du coeur. Convaincus que par cette pratique, ils sauraient facilement atteindre toute autre vertu, car sans elle aucune autre vertu ne saurait être fermement établie.
Saint Syméon le Nouveau Théologien



Our holy fathers have renounced all other spiritual work and concentrated wholly on this one doing, that is, on guarding the heart, convinced that, through this practice, they would easily attain every other virtue, whereas without it not a single virtue can be firmly established.
St. Symeon the New Theologian

20 novembre 2012

La récolte spirituelle est un travail de longue haleine (saint Syméon le Nouveau Théologien)

De même que le fermier se fatigue à labourer, creuser, et semer le grain sur sa terre, et cela produit du fruit à temps et à contre-temps (cfr Jc 5,7) par don de Dieu, ainsi comme vous le découvrirez, il en est en réalité de même en matière spirituelle. Il nous appartient de nous engager dans toute activité et de travailler dur et péniblement pour semer les graines de la vertu, mais ce n'est seulement que par le don et la miséricorde de Dieu que la rosée de Sa bienveillance et grâce s'écoule et permet au sol stérile de nos coeurs de produire du fruit. Lorsque la semence de la Parole tombe en nos âmes, elle reçoit l'arrosage de la bonté de Dieu. Elle germe, croit, et devient un grand arbre (cfr Mt 13,31-32), c'est-à-dire, elle atteint la maturité humaine à la mesure "de la maturité du Christ" (Eph 4,13).
Saint Syméon le Nouveau Théologien




"Just as the farmer wearies himself by merely plowing, digging and sowing the seed on the ground, but it grows and produces fruit early and late (cf. Jms. 5:7) by God's gift, so it is in reality, as you will discover, in spiritual matters. It belongs to us to engage in every activity and with much toil and weariness to sow the seeds of virtue, but by God's gift and mercy alone the rain of His loving-kindness and grace falls and causes the unfruitful soil of our hearts to bear fruit. When the grain of the word falls on our souls it receives the moisture of God's goodness; it germinates, grows, and becomes a great tree (cf. Mt. 13:31-32), that is, it attains to mature manhood, to 'the measure of the stature of the fullness of Christ' (Eph.
4:13)."
St. Symeon the New Theologian

16 octobre 2012

Croire sans souffrir comme le Maître? (Saint Syméon le Nouveau Théologien)


Si nous avons honte d'imiter les souffrances du Seigneur, Qui les a endurées pour nous, et de souffrir comme Il a souffert, il est évident que nous ne partagerons pas Sa gloire. Si c'est bien ce que nous sommes, alors nous ne serons croyants qu'en paroles, pas en actes. Lorsque les oeuvres sont absentes, notre foi est morte.
Saint Syméon le Nouveau Théologien
 




If we are ashamed to imitate our Lord's sufferings, which He endured for us, and to suffer as He suffered, it is obvious that we shall not become partakers with Him in His glory. If that is true of us we shall be believers in word only, not in deed. When deeds are absent, our faith is dead.
St Symeon the New Theologian

13 octobre 2012

Être théologien sans avoir de diplôme officiel - l'Église captive du mirage occidentaliste (p. John Romanides, metr. Ephraïm de Boston)



THÉOLOGIENS SANS DIPLÔMES
Métropolite Ephraïm de Boston


Le peloton d'exécution.
Il y a une cinquantaine d'années, alors que j'étais étudiant à l'académie de théologie, notre professeur de dogmatique, le père Ioannis Romanides, nous raconta une histoire de ses années d'étude à l'Académie Théologique de l'université d'Athènes. Afin d'obtenir son doctorat de l'université, père Ioannis, nouvellement ordonné prêtre à l'époque (années 50), avait à défendre sa dissertation devant un panel de professeurs de théologie. Le sujet de la dissertation était "Le péché des origines" (c-à-d le péché de nos ancêtres, Adam et Eve, terme que l'on traduit souvent mal par "péché originel"). Comme les questions fusaient de tous ces professeurs qui avaient tous reçu leurs titres et diplômes dans des universités catholiques-romaines ou protestantes en Europe occidentale, le père Ioannis répondait du mieux qu'il pouvait, avec tout son talent bien connu. Pour finir, le doyen du département de théologie, le grand ponte en personne, le professeur Panayiotes Trembelas, pointa du doigt le p. Ioannis, qui était habitué à ces interrogations et se tenait debout devant ce panel de professeurs assis :

"Dans votre mémoire, vous avez nombre de citations des écrits de Syméon le Nouveau Théologien," dit le prof. Trembelas.

"C'est exact, monsieur le professeur," répondit le père Ioannis, avec la déférence requise.

"Vous devez les supprimer toutes," continua le prof. Trembelas. "Syméon ne peut pas être cité comme source dans votre travail, car il n'a jamais reçu de diplôme théologique."

(Oui, vous avez bien lu!)

Sans sourciller face à l'incroyable remarque de Trembelas, le père Ioannis répondit calmement "Fort bien, ce que vous dites, monsieur le professeur. Voudriez-vous aussi que je supprime toutes mes références à Matthieu, Marc, Luc et Jean les Évangélistes, car eux non plus n'ont pas reçu de diplôme de théologie? Eux aussi n'étaient pas des théologiens diplômés."

Un léger murmure amusé se fit entendre parmi les distingués professeurs...


La captivité latine
C'est triste à dire, mais la remarque malheureuse de Trembelas était une preuve solide de la maladie qui a longtemps affligé les écoles théologiques "orthodoxes", et en frappe encore aujourd'hui. Cette maladie est appelée "la captivité latine." C'est l'histoire de quelque 200 ans pendant lesquels la théologie académique, scolastique et pédante (ou plus précisément du rationalisme) de l'Occident a été au coeur des académies théologiques orthodoxes, imprégnant tout de fond en comble. Le métropolite Anthony Khrapovitsky, père George Florovsky et père Ioannis Romanides se sont longuement plaints dans leurs écrits, de cette peste spirituelle. En certains endroits de Russie et d'Ukraine, cette "captivité" était si forte que même les cours théologiques dans certains séminaires orthodoxes étaient donnés en latin. A l'occasion, en ces terres, les séminaristes étaient obligés de prêcher en latin dans les paroisses avoisinantes! Imaginez un peu la pauvre babushka qui devait s'en tirer avec ça....
En ayant cela à l'esprit, on comprend plus facilement pourquoi les grands dirigeants religieux orthodoxes sont si empressés de s'unir aux non-orthodoxes dans le mouvement oecuménique. Pensez-y un instant : si vous avez toujours crû que l'Église Orthodoxe était si appauvrie théologiquement qu'elle n'avait pas même une théologie du Saint Esprit, ou avait des saints qui n'avaient pas leur diplôme de théologie et n'étaient pas des "docteurs en théologie", alors vous aussi vous auriez été attiré par d'autres appartenances religieuses.
L'Église a sa méthode traditionnelle pour préparer son clergé, et cette méthode a bien fonctionné pendant des siècles, bien avant que les séminaires ne furent inventés au 17ème siècle. Comme nous l'avons mentionné en d'autres occasions, le père George Florovsky, un des plus éminents théologiens orthodoxes du 20ème siècle, n'a jamais été étudiant dans la moindre académie théologique.
Son éducation théologique, il ne l'a tirée que des offices sacrés. Et si vous voulez être sérieusement étudiant en théologie, alors vous pouvez entamer des études théologiques telles que celles du tropaire final pour les saints moines : "par le jeûne, les vigiles et la prière, tu as obtenu les dons célestes," comme saint Syméon le Nouveau Théologien - malgré le fait que, selon le prof. Panayiotes Tremblas, ce saint n'était pas un "théologien diplômé".
Hélas, la "captivité latine" est toujours très présente. Un séminaire orthodoxe en Amérique avait un prêtre catholique-romain y enseignant la patristique, jusque récemment. Un autre séminaire orthodoxe en Amérique a plusieurs catholiques-romains dans son comité de direction. Dès lors, on comprend mieux pourquoi cette orthodoxie mondaine est si avide de s'impliquer dans le mouvement oecuménique. Un problème mène inexorablement à l'autre.

L'école du Saint Esprit
Mais, Dieu merci, l'Orthodoxie prévaut encore dans notre hymnologie et dans les divins offices, et dans le coeur de nombre de clercs et de fidèles.
Que nous enseigne par exemple le tropaire final de la Pentecôte?
Tu es béni, Ô Christ notre Dieu,
Toi qui fit descendre sur tes apôtres le Saint Esprit,
transformant par Ta sagesse de simples pêcheurs en pêcheurs d'hommes

Oooh, nous y voilà, c'est là que Matthieu, Marc, Luc et Jean ont obtenu leurs diplômes théologiques! De l'école du Saint Esprit. Je savais que la grâce divine devait avoir quelque chose à faire dans cette histoire. Rien d'étonnant que nous appelions nos saints "inspirés de Dieu" et "théophores!" Rien d'étonnant que nous les invoquions pour la guérison de l'âme et du corps! rien d'étonnant que nous vénérions leurs saintes reliques, et célébrions leur mémoire, et sollicitions leur intercession! Rien d'étonnant que nous vénérions des gens tels que saint Jean de Cronstadt, et saint Nectaire d'Égine, et le prophète Élie, et saint Seraphim de Sarov, et même ce saint Syméon le Nouveau Théologien qui n'avait pourtant pas de diplôme universitaire!

Anecdote
Il y a quelques années, avant mon ordination, je marchais en compagnie d'un des pères dans notre monastère à Brookline, Massachussets.
"Alors, tu es diplômé en théologie à présent?" me demanda-t'il.
"J'en sais trop rien. C'est ce qu'ils m'ont dit, en tout cas."
"Et alors, que va-tu faire avec ton diplôme?"
J'ai un peu réfléchi, et pour finir j'ai répondu "Et bien je vais veiller à toujours le porter autour du cou lorsque je sortirai. Comme ça au moins, je suis sûr que je ne serai pas embarqué par la fourrière..."


Nb
Les académies théologiques ont leur place dans l'Église Orthodoxe. Cependant, elles doivent être convenablement dirigées, dans la prière et avec beaucoup de discrétion. Il n'existe pas de système éducatif parfait. Mais si on suit convenablement des règles bien précises, telles que celles des "Trois niveaux d'éducation chrétienne" qui ont été inspirés par Joseph l'Hésychaste de la sainte Montagne, alors on a un guide de très bonne qualité pour un tel système.

+ Ephraim

Riche site internet consacré au père Romanides :
http://www.romanity.org/

30 août 2012

Soyez bons, vous n'aurez pas à le regretter! (saint Moïse d'Optina)


Si vous montrez de la miséricorde de quelle que manière que que soit envers quelqu'un, vous recevrez pour cela de la miséricorde. Si vous êtes compatissant, souffrant avec ceux qui souffrent, ce qui ne semble pas être une grande chose, vous serez compté au nombre des martyrs. Si vous pardonnez à quelqu'un qui vous offense, pour cela, non seulement tous vos péchés seront pardonnés, mais vous serez un enfant du Père Céleste. Si vous priez du coeur, même un petit peu, pour votre Salut, vous serez sauvé. Si vous ne condamnez pas un pécheur, pour ça, vous recevrez le Salut. Si vous vous reprochez vous-mêmes devant Dieu les péchés qui encombrent votre votre conscience, vous en serez justifié. Si vous confessez vos péchés devant Dieu, vous en obtiendrez pardon et récompense. Si vous regrettez amèrement vos péchés, ou ressentez de la componction, ou en pleurez, ou vous en lamentez, alors vos regrets ne Lui seront pas inconnus, car saint Syméon a expliqué que pas une seule larme ou partie de larme de regret ne sera ignorée de Dieu.
Saint Moïse d'Optina

05 avril 2012

Dieu, l'Essentiel, est invisible pour les yeux pécheurs (saint Syméon le Nouveau Théologien)

"Lorsque les hommes cherchent Dieu avec leurs yeux corporels, ils ne le trouveront nulle part, car Il est invisible. Mais pour ceux qui méditent dans l'Esprit, Il est partout présent. Il est en tout, et cependant au delà de tout. En cela, son Salut est proche de ceux qui Le craignent, mais loin des hommes pécheurs."
saint Syméon le Nouveau Théologien



"When men Search for God with their bodily eyes they can find him nowhere, for he is invisible. But for those who ponder in the Spirit, he is present everywhere. He is in all, yet beyond all. In this, his salvation is near to those who fear him, but far away from sinful men."
Saint Symeon the New Theologian

25 août 2011

se blinder contre la tentation (saint Syméon le Nouveau Théologien)

La seule manière de se protéger du malin, c'est le souvenir permanent de Dieu. Ce souvenir doit être imprimé dans votre coeur par la puissance de la Croix, rendant dès lors l'esprit ferme et fermé face à toute tentation.
Saint Syméon le Nouveau Théologien