"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

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13 février 2016

Saint Modomnoc O'Neil, évêque (+ 550)

Februari, 13 Idvs : Sancte Eormenhilde virginis (Ermingild); Translatio Sancti Eaduueardi martyris; Huna; Modomnoc.



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Mort vers 550. Modomnoc (Domnoc, Dominic, Modomnock), appartenait à la lignée royale irlandaise des O'Neil. Pour pouvoir faire les études pour devenir prêtre, les grands monastères irlandais n'ayant pas encore été créés, il dût quitter l'Irlande.

Son nom réel est probablement Dom ou Donogh mais les saints Celtes étant si aimés, on leur rajoutait un affectueux "mon" ou "petit" ou "cher" à leur nom, ce qui finissait par le changer complètement. Par exemple, un autre disciple Irlandais bien aimé de Saint David était appelé au début Aidan, mais apparaît d'habitude dans les registres du monastère comme Maidoc.

Modomnoc traversa le bras de mer pour être formé par le grand saint David au monastère de Mynyw (Menevia, maintenant saint David) dans le Pays de Galles. Il était prévu que tous ceux qui résident dans la communauté prennent part au travail manuel, en plus de l'étude et des Offices. Une histoire nous raconte comment un jour, Modomnoc travaillait avec un autre moine à faire une route, quand il dût le réprimander pour quelque problème. L'autre moine fut saisi de colère et prit une pince, mais avant qu'il ne put en frapper Modomnoc, Saint David, qui était témoin de l'incident, bloqua son bras par ses pouvoirs spirituels et il resta paralysé.

Modomnoc reçut la charge des abeilles et il aimait ça. Et si tous les autres aimaient le miel, peu aimaient s'occuper des ruches. Modomnoc aima les abeilles presque plus qu'il n'aima leur miel. Il les soigna, les gardant tendrement dans abris de paille dans un coin spécial et abrité du jardin, où il planta les genres de fleurs préférées des abeilles.
Chaque fois qu'elles fourmillaient en groupe, il prenait l'essaim très délicatement et avec amour, et il préparait une nouvelle ruche. Il parlait aux abeilles tout en travaillant au milieu d'elles et elles bourdonnaient en nuage autour de sa tête, comme si elles répondaient. Et, bien sûr, elles ne l'ont jamais piqué.
A la fin d'été, elles lui donnaient beaucoup de miel, tant que Modomnoc avait besoin de l'aide pour porter le tout à l'intérieur. Les moines n'ont jamais manqué de miel pour leurs repas ou de faire de l'hydromel. Le bon Modomnoc remerciait Dieu pour cela, et aussi les abeilles. Il marchait parmi les abris le soir et parlait aux abeilles, et elles, de leur côté, venaient à sa rencontre. Tous les autres moines évitaient soigneusement ce coin du jardin de monastère parce qu'ils avaient peur d'être piqué.
De même que remerciant les abeilles, Modomnoc faisait tout son possible pour prendre soin d'elles dans le froid et l'orage. Bientôt ses années d'étude terminées, Modomnoc put retourner en Irlande pour commencer son ministère de prêtre. Tout en étant heureux de rentrer à la maison, il sentit qu'il manquerait à ses abeilles. Le jour de son départ, il dit au revoir à l'Abbé, aux moines, et ses collègues étudiants. Puis il descendit au jardin pour dire adieu à ses abeilles.
Elles sortirent par centaines, par milliers, à l'appel de sa voix et jamais là-bas un tel bourdonnement et une telle agitation n'eurent lieu parmi les rangs et les rangs de ruches. Les moines restés à distance admiraient le prodige, "On dirait que les abeilles ont su," disaient-ils. "On dirait qu'elles savaient que Modomnoc partait."
Modomnoc s'en alla résolument et descendit sur la rive et embarqua dans un bateau. Quand ils étaient à peu près 3 miles de la rive, Modomnoc vit ce qui ressemblait à un petit nuage noir dans le ciel dans la direction de la côte Galloise. Il le regarda et comme il se rapprochait de plus en plus, il vit à son étonnement que c'était un essaim d'abeilles, se rapprochant jusqu'à finalement se poser sur le bord du bateau. C'était un essaim gigantesque -- toutes les abeilles de toutes les ruches, en fait. Les abeilles l'avaient suivi!

Cette fois Modomnoc ne félicita pas ses amies. "Mais vous êtes sottes," les gronda-t'il, "vous ne m'appartenez pas mais au monastère! Comment voulez-vous que les moines fassent sans vous le miel, ou l'hydromel? Retournez tout de suite, petites sottes!" Mais si les abeilles ont compris ce qu'il avait dit, elles ne lui ont pas obéi. D'abord, elles se posèrent dans le calme sur le bateau, dans un murmure d'endormissement, et restèrent là. Les marins n'apprécièrent pas et demandèrent à Modomnoc ses intentions.
Il dit de reprendre le cap sur le Pays de Galles. C'était déjà trop loin pour que les abeilles puissent retourner en volant, même si elles avaient voulu lui obéir. Il ne voulait pas laisser ses petites amies souffrir de leur bêtise. Mais le vent poussait le bateau vers l'Irlande et quand ils réussirent le changement de cap, la voile était devenue inutilisable. Les marins durent ramer jusqu'à la côte galloise. Ils le firent de très mauvaise grâce, mais ils avaient si peur des abeilles qu'ils auraient fait n'importe quoi.

Saint David et les moines furent très étonnés de voir revenir Modomnoc, qui avait l'air plutôt honteux. Il leur expliqua ce qui était arrivé. Au moment où le bateau toucha la terre ferme, les abeilles retournèrent à leurs ruches et s'y calmèrent. "Attends jusqu'à demain," lui conseilla l'abbé, "mais ne fais pas tes adieu aux abeilles. Elles arriveront à accepter la séparation dans ce cas."

Le lendemain matin, le bateau était à nouveau prêt pour Modomnoc et cette fois il partit précipitamment sans dire adieu à personne. Mais arrivés à peu près 3 miles de la rive, il fut découragé de voir encore ce petit nuage noir s'élevant au-dessus de la côte Galloise. Tout le monde reconnu la situation et les marins refirent cap sur la terre immédiatement. Une fois plus Modomnoc, honteux, revint chercher David et lui dit son histoire. "Que dois-je faire?" demanda-t'il. "Je dois rentrer à la maison. Les abeilles ne me permettent pas de partir sans elles. Je ne peux pas vous priver d'elles, si utiles au monastère."
David dit, "Modomnoc, je te donne les abeilles. Prends-les avec ma bénédiction. Je suis sûr qu'elles ne prospéreront plus sans toi. Prends-les. Nous obtiendrons d'autres abeilles plus tard pour le monastère."
L'abbé descendit au bateau et raconta l'histoire aux marins. "Si les abeilles suivent Modomnoc pour la troisième fois, emmenez-les en Irlande avec lui et avec ma bénédiction." Mais cela lui prit du temps et beaucoup de palabres pour obtenir que les marins l'acceptent. Ils ne se souciaient pas de savoir qui avait les abeilles tant qu'elles n'étaient pas dans leur bateau.
L'abbé rassura les marins : les abeilles ne feraient pas d'ennui aussi longtemps que Modomnoc serait à bord. Les marins demandèrent pourquoi les abeilles n'avaient pas obéi à l'ordre de Modomnoc de retourner au monastère. Après beaucoup de longues explications, les marins furent finalement persuadés de reprendre la mer.
Pour la troisième fois que le bateau repartait, Modomnoc pria intensément afin que les abeilles aient la bonne idée de rester dans leur jardin au lieu de risquer leurs vies en mer. Pour la troisième fois, il vit un petit nuage noir s'élevant en haut, approchant de plus en plus, jusqu'à ce qu'il vit que c'était le même essaim. Il s'installa sur le bateau une fois plus. Cette fois il fit pas revenir le bateau au port. Modomnoc cajola ses fidèles amies dans un coin abrité du bateau, où elles restèrent silencieusement durant le voyage, au grand soulagement des marins.

Quand il arriva en Irlande, il établit une église à un endroit nommé Bremore, près de Balbriggan, dans le Comté de Dublin, et il installa ici les abeilles dans un jardin heureux tout comme elles en avaient un au Pays de Galles. L'endroit est connu encore aujourd'hui comme "l'église de l'apiculteur." Il devint ermite à Tibberaghny dans le Comté de Kilkenny et quelques-uns disent qu'il fut sacré évêque ultérieurement.





Tropaire de saint Modomnock ton 4
Le faste et la splendeur n'avait aucune attirance pour toi, O père Modomnock./
en quittant le scintillement du monde, tu embrassa librement la pauvreté avec le Christ,/
priant pour le Salut de toutes les âmes fidèles.


Kondakion de saint Modomnock ton 7
Te retirant de la compagnie des hommes,/
tu servis Dieu dans la solitude, O père Modomnock,/
et ton Père, voyant ta vertu dans le secret,/
t'a récompensé ouvertement./
c'est pourquoi nous glorifions ton nom/
et louons et bénissons ta mémoire vertueuse.



Sur le site officiel de l'Église en Russie : "Holy Father Modomnoc of Ossory, Patron Saint of Bees"




06 février 2016

Saint Mael d'Ardagh et saint Melchu, évêques et Martyrs.

Calice d'Ardagh

Morts vers 488-490. Mael (Mel, Melchno) et son frère Melchu étaient 2 des 17 fils et 2 filles de Darerca, la soeur de saint Patrick, soeur qu'on fête le 22 mars, et de son mari Conis. Tous leurs enfants sont connus pour avoir embrassé la vie monastique. Mael et Melchu, avec leurs frères Muinis et Rioch, ont accompagné Patrick en Irlande et se sont joints à son travail de missionnaire.

Patrick a ordonné Mael et Melchu évêques. On sait que Patrick a nommé Mael évêque d'Ardagh, et Melchu au siège d'Armagh, la graphie des documents d'époque étant très chaotique. Il y aurait des indices cependant que Melchu ait pu être évêque sans siège épiscopal attitré, évêque missionaire, et qu'il aurait succédé à son frère. Des personnes firent circuler des ragots parce que Mael cohabitait avec sa tante Lipait, mais les 2 purent démontrer leur innocence de manière miraculeuse auprès de saint Patrick, qui leur recommanda d'habiter à part.

Selon la tradition, c'est Mael qui a reçu la profession monastique de sainte Brigitte. Pendant le rite, il parcourut par inadvertance la consécration épiscopale, et saint Macaille (25 avril) protesta. Le toujours serein Mael, cependant, était convaincu que c'était arrivé selon la Volonté de Dieu et insista que la consécration soit tenue valide:

"Brigitte et certains vierges partirent avec elle recevoir le voile de l'évêque Mael à Telcha Mide. Il était heureux de les voir. Par humilité, Brigitte était restée en arrière afin d'être la dernière à recevoir le voile. Une rose rouge tomba sur sa tête, du faîte du toit de l'église. L'évêque Mael dit alors : "Avance-toi, O sainte Brigitte, que je puisse orner ta tête du voile avant les autres vierges." Elle s'avança alors. Et par une grâce du Saint-Esprit, c'est le rituel d'ordination épiscopale qui fut lu sur elle! Macaille dit que l'ordination épiscopale ne devrait pas être donnée à une femme. L'évêque Mael répondit : "Je n'ai aucun pouvoir en la matière. C'est Dieu qui a conféré cette dignité à Brigitte, au devant de toute (autre) femme."
C'est pourquoi depuis lors les hommes d'Irlande rendent les honneurs épiscopaux au successeur de Brigitte
." ("Vita prima" de sainte Brigitte)

Cette histoire tient très probablement au fait que le système diocésain romain tant oriental qu'occidental était inconnu de la chrétienté celtique insulaire. Les monastères ont formé le centre de la vie Chrétienne dans l'Église primitive d'Irlande. Par conséquent, abbés et abbesses pouvaient avoir accompli certaines des fonctions d'un évêque sur le Continent. L'évidence de ceci se remarque également aux synodes et aux conciles, tel celui de Whitby, qui a été convoqué par l'abesse Sainte Hilda. Des femmes ont parfois dirigé un double monastère; dirigeant donc des hommes et des femmes. Brigitte, en tant que première parmi les abbesses, pourrait avoir rempli quelques fonctions semi-épiscopales, comme prêchant, recevant les confessions (sans absolution), et dirigeant les Chrétiens avoisinants.

En dehors de leur présence dans diverses vies d'autres saints de l'époque, on ne possède plus grand chose sur eux. Cependant, Mael a un culte fort répandu à Longford, où il était le premier abbé-évêque d'un monastère richement doté qui a prospéré durant des siècles. La cathédrale de Longford est dédiée à Mael, comme l'est une université.

Le baton d'abbé (crosse) qu'on pense avoir appartenu à saint Mael est maintenant conservée à l'Université de saint Mael dans un reliquaire en bronze sombre, autrefois décoré avec de la dorure et des pierres colorées. Il a été retrouvé au 19ième siècle à Ardagh près de la vieille cathédrale de saint Mael.


Tropaire des saints Mael et Mun ton 5
Accompagnant l'Illuminateur de l'Irlande, votre glorieux oncle,/
dans ses voyages de missionnaire,/
O bienheureux hiérarques Mael et Mun,/
et étant bénis par le don de l'éloquence,/
vous en avez inspiré beaucoup à rejeter les ténèbres du paganisme et à croire au Christ./
Priez pour nous, O vous les saints,/
que les ténèbres de nos péchés puissent être effacées par la Miséricorde de notre Dieu.


Kondakion des saints Mael et Mun ton 2
De même que coulaient des flots de pure doctrine de vos lèvres bénies,/
O vertueux Mael et Mun,/
priez le Christ notre Dieu que les flots de Sa compassion et Son pardon/
se déversent sur les pécheurs sans valeur que nous sommes.




02 février 2016

Saint Colomban de Gand / Gent, ermite et reclus.


Fêté les 2 et 15 février. Originaire d'Irlande, qu'il quitta soit pour éviter d'être lui aussi victime des incessantes attaques des Vikings, soit dans le cadre de la spiritualité du "martyre vert", à savoir l'exil volontaire loin d'Irlande. Il s'installa dans la ville de Gand (Gent, Flandre orientale), et vécu comme reclus dans une petite annexe construite contre l'église et future cathédrale Saint-Bavon, dans le cimetière. Il y mena une vie ascétique très austère et mouru en odeur de sainteté.
Le 15 février est son "dies natalis", jour de son décès en 959. Et le 2 février, le jour où il se fit emmurer définitivement dans sa cellule.
Son corps reposerait dans la cathédrale et selon certains auteurs, il serait un des saint patrons de la Belgique.

(Mary Ryan d'Arcy, "The saints of Ireland" Minnesota, Irish American Cultural Institue, 1985. ISBN 0-85342-733-X)

19 février 2014

Saint Odran, martyr, disciple de saint Patrick (vers 451)



Odran, le seul disciple de saint Patrick qui aie enduré le martyre, naquit vraisemblablement en Irlande, s'attacha au service de Patrick, fut le compagnon assidu de ses voyages. Il conduisait le char de l'apôtre missionnaire. Vers 451 (ou 456 selon d'autres) Patrick revenait du Munster et arrivait sur le territoire de Hy-Failge. Deux chefs gouvernaient en même temps ce territoire : l'un païen nourrissait une haine implacable contre Patrick, qui avait détruit l'une de ses idoles. L'autre avait au contraire pour le saint homme une respectueuse affection. La présence de Patrick fournit au premier l'occasion de mettre un terme aux progrès du Christianisme par la mort de l'apôtre. Odran, qui pressentait un danger pour son maître, proposa à Patrick d'occuper quelques instants le siège du conducteur, tandis que lui, Odran, prendrait place dans le char. Ils s'avançaient sur une ancienne route dans la direction de l'Est, quand le mauvais chef qui les guettait se jeta sur Odran et le transperça de sa lance. Patrick, rempli d'horreur, était sur le point de maudire l'assassin, quand Odran expirant le supplia de n'en rien faire. Le meurtrier fut frappé de mort peu de temps après. Patrick annonça que la postérité de ce malheureux perdrait le pouvoir.
Quant à Odran, il fut honoré comme martyr par les Irlandais. Colgan, qui marque sa fête au 19 février, ajoute que certaines églises lui furent dédiées dans la région où il fut mis à mort.




Tropaire de saint Odran ton 5
Aucune tâche n'était trop humble ou trop dangereuse pour toi, *
O martyr Odran, *
et dans ton rôle de serviteur *
tu rendis le service suprême *
donnant ta vie pour ton maître l'Illuminateur de l'Irlande. *
Prie pour nous que nous puissions avoir ce courage auquel rien ne résiste, *
pour qu'à la fin le Christ notre Dieu ne retienne pas Sa Miséricorde envers nous.


Kondakion de saint Odran ton 3
Nous te saluons, O martyr Odran, *
cherchant sans cesse à te suivre au service de la sainte Église du Christ *
et priant d'avoir la grâce de rejeter la façon imparfaite d'Ananias et Sophia, *
afin que nous puissions nous donner entièrement dans le dévouement altruiste *
a Celui Qui tient toute la Création entre Ses mains.

12 septembre 2013

Saint Elvis (ou Ailbhe) d'Emly, un des Pères de l'Irlande chrétienne


icône à commander au monastère de Pervijze
http://www.orthodox.be


"The Flowering of Ireland: Saints, Scholars & Kings" par Katharine Scherman, Little Brown & Co, 1981 (reéditée en 1999 pour le St Patrick's Day). Extraits :

p 83: "Mais lui [ Patrick] avait des prédécesseurs. A travers la nimbe de mythe qui entoure l'histoire de l'ancienne Eglise Irlandaise, émergent 4 saintes figures qui y étaient avant que Patrick ne vienne.. On ne sait plus grand chose d'eux, sinon leurs noms - saint Ciaran de Saighir et Ossory, saint Ailbhe d'Emly, saint Ibar de Beg Erin et saint Declan d'Ardmore - et quelques vivantes légendes sur leurs activités miraculeuses."

pp 84-85: "Ailbhe naquit d'une jeune servante dans la maison de Cronan, seigneur d'Eliach au Comté de Tipperary. Cronan, pour des raisons non-révèlées, désapprouva cette naissance et ordonna qu'il soit exposé "aux chiens et bêtes sauvages, afin qu'il soit dévoré" (1) Le bébé fut retrouvé par une louve, qui en prit soin jusqu'à ce qu'un passant inconnu, probablement un Chrétien de Grande-Bretagne, remarquant sa beauté et sa grâce Chrétienne potentielle, le prit avec lui pour l'élever dans la foi. Après des études et une consécration à Rome, Ailbe fut dirigé par le pape, en même temps que "50  saints hommes d'Irlande", probablement des accompagnateurs récemment convertis, pour aller faire du prosélitisme parmi les païens d'un endroit inconnu en Europe. Alors, comme "la sagace abeille chargée de miel", il embarqua pour l'Irlande avec ses compagnons dans une barcasse inapropriée à la navigation maritime. En bénissant la mer, il les amena tous avec serénité dans un port au nord de l'Irlande, où il convertit le roi, Fintan, et ramena à la vie les 3 fils de Fintan, morts à la bataille.

Note de l'auteur [1]: "Les citations concernant la Vie de Saint Ailbhe à travers ce chapitre sortent du livre du Révérend John O'Hanlon, "Lives of the Irish Saints" [10 volumes, Dublin: J. Duffy & Sons, 1875].

"Saint Ailbe traversa l'Irlande, comme le fera saint Patrick après lui, convertissant en chemin, et s'installant pour finir à Emly, Comté de Tipperary, près du lieu de sa naisasnce. Là il fonda une église et une école, et promulgua la "Loi d'Ailbe", qu'on suppose être la première codification ecclésiastique en Irlande. Durant sa longue vie, il fut l'ami de nombre de saints hommes, dont bien entendu saint Patrick, qui l'aurait nommé archévêque de Munster. Quand il fut très âgé, il voulut se retirer à Tyle (Thule), l'île appelée à présent Islande, pour fuir les honneurs mondains et méditer parmi les saints ermites déjà établis sur cette blanche terre. Mais le roi Aengus de Munster (convertit par saint Patrick) refusa sa permission et plaça des gardes dans les ports de mer afin qu'il ne puisse pas échapper à ses responsabilités et les abandonnant à la multitude de ceux qui l'adulaient. Ailbe est appelé le "second saint Patrick", et il est un de ceux dont les actions et la personne se mèlent avec l'ombre du saint patron de l'Irlande."

p 86: "A Rome il [Saint Declan] rencontra Ailbé, déjà célèbre, et ils y devinrent de grands amis, ce qui devait durer jusqu'à la fin de leurs jours".


Tropaire de saint Ailbe ton 4
Quand l'Illuminateur de l'Irlande revint de sa terre natale il te trouva toi, O saint Ailbe, prêchant la Foi à Emly,/
Où à la demande d'un Ange tu avais bâtit une église./
O avisé berger des âmes et glorieux ascète,/
O ami des animaux et collaborateur dans la mission avec le célèbre Patrick,/
Prie le Christ notre Dieu afin que nous devenions nous aussi des bastions de l'Orthodoxie/
Et un brillant exemple pour nos compatriotes, les tirant hors de l'ignorance et de l'erreur/
et les amenant à la vraie Foi afin que toutes les âmes soient sauvées
.

On trouvera la Règle de saint Ailbe dans le livre "The Celtic Monk: Rules & Writings of Early Irish Monks" Uinseann O'Maidin OCR, pub. Cistercian Studies Series Number 162, 1996. ISBN: 0879076623 (pb) and 0879075627 (hb).
THE CELTIC MONK (en anglais) [ note del'éditeur : Règles et Ecrits des Anciens Moines Irlandais, traduits et annotés par Uinseann Ó Maidin, OCR. 1996      216 pp

touche personnelle : c'est en l'honneur de saint Elvis d'Emly que notre chien-loup tchèque a été appelé Elvis.

16 mai 2013

Saint Brendan le Navigateur, "l'autre" saint patron des marins (16 mai)

stalle dans l'église de Clonfert, 7 août 2005.

Tropaire de Saint Brendan ton 4

[repris de l'Hymne d'Envoi (Ton 4)]La Divine Ressemblance a été parfaite en toi, O saint père Brendan,
car en prenant la Croix tu as suivis le Christ,
et par tes actions tu nous a enseignés à ne pas nous soucier de la chair car elle passe,
mais de cultiver notre âme puisqu'elle est immortelle:
c'est pourquoi, O saint père, ton esprit se réjouit avec les Anges.


HYMNE À SAINT BRENDAN.

Guido d'Ivrea (Bobbio, 11ème siècle). Texte latin dans Analecta Hymnica #48.88. Associé aux fondateurs Irlandais de monastères dans le nord de l'Italie, et écrivit des cantiques sur Patrick, Brigitte et d'autres saints Celtes.
Que les frères et les soeurs chantent à présent
La sainte vie de Brendan;
D'une antique mélodie,
Qu'on la conserve en cantique.

Aimant le joyau de la chasteté,
Il fut le père des moines.
Il s'enfuit du choeur du monde;
Et à présent il chante parmi les Anges.

Prions-le afin de pouvoir être sauvés
Nous qui naviguons sur cette mer.
Qu'il aide prestement celui qui a chuté
Oppressé par le pesant péché.

Dieu le Père; Roi des rois
nourrit au sein d'une Vierge mère;
Saint Esprit : quand Ils le voudrons,
qu'Ils nous nourrissent du divin miel.


A (re)lire :
http://stmaterne.blogspot.be/2007/05/saint-brendan-labb-orthodoxe-qui.html

17 mars 2007

Beannachtaí na Féile Pádraig duit - joyeuse fête de Saint Patrick!

[la phrase en gaélique se prononce : Ban ack tee na fayla Pawd-rig ditch]Le 17 mars, on fête aussi la grande sainte Gertrude de Nivelles, disciple de notre patron local, saint Feuillen. Formée selon la tradition celtique orthodoxe, comme nombre de saints Belges du "siècle des saints" (7-8ème)
Prière (en vieux néérlandais) à sainte Gertrude de Nivelles
Sainte Gertrude tenant une crosse pastorale,
avec des souris à ses pieds

http://racer.kb.nl/pregvn/MIMI/MIMI_134C47/MIMI_134C47_091V.JPG
Fol. 91v (cliquez sur l'image pour un grand format)

Site russe en anglais dédié à la fête de saint Patrick telle que vécue en Russie

http://www.stpatrick.ru/english/patrick.htm



Saint Patrick, évêque Celtique du 5ème siècle,
saint Orthodoxe Occidental

Par le prêtre Lester Bundy, AWRV

L'ancienne Église Chrétienne en Europe Occidentale était légitimement Orthodoxe; elle représentait la plénitude du Christianisme en complète communion, foi et pratique avec le Christianisme Oriental Byzantin. Dans un bref article tel que celui-ci, il est impossible d'explorer les raisons pour lesquelles cela a cessé d'être vrai. Il suffira de dire que cette relation avait changé parce que l'Église Occidentale avait changé.

Une manifestation de la particularité des anciennes traditions Orthodoxe et Celtique se voit dans le développement d'un style particulier d'art religieux, de musique, et de poésie. Nous n'avons plus que très peu de témoignages concernant l'ancienne musique et liturgie Celtiques [1], mais l'art et la littérature Celtique démontrent l'Orthodoxie de l'antique Église Britannique.

Tenant une place importante dans la tradition de l'ancienne Église Celtique, c'est le personnage parfois plus vrai que nature de saint Patrick. A l'occasion, il est appelé "Apôtre de l'Irlande". Patrick est né dans une famille Chrétienne britannique vers 390. A l'âge de 16 ans, il a été capturé par des pirates Irlandais et a passé 6 ans comme esclave en Irlande. Après s'être échappé et être retourné en Grande Bretagne, il a suivi une formation rudimentaire pour le ministère et a été ordonné. Pour finir, en tant qu'évêque missionnaire, il a été renvoyé en Irlande, où il est resté jusqu'à sa mort, vers 460. La vie de Patrick [2] a été tellement entrelacée de légende et de folklore qu'il est difficile de séparer le fait de la fiction. Néanmoins, il est clair qu'il fut un personnage majeur, de grande puissance et force, dans l'ancienne Église Celtique.

La célèbre Lorica de saint Patrick a été de toute évidence écrite bien plus tard que durant la vie de Patrick. Elle reflète cependant l'esprit de l'ancienne Église Celtique et de la tradition de Patrick. En tant que tel, c'est une puissante démonstration de l'Orthodoxie de cette tradition.

"Je me lève aujourd'huipar une force puissantel'invocation à la Trinité,la croyance à la Trinité,la confession de l'unité du Créateur du monde."




Dans l'art religieux celtique, la "liaison" de formes décoratives entrelacées est plus que simplement décorative. Ce sont des représentations visuelles de l'universalité du Dieu Tri-Un entremêlant et pénétrant toute la Création. On remarquera bien entendu que le motif entrelacé se retrouve aussi dans l'art des peuplades païennes du nord de l'Europe avant le Christianisme. Cependant, une analyse scrupuleuse de l'histoire montre clairement que le Christianisme,
depuis ses tous débuts, a trouvé son plus fort appel et signification dans la conversion, et non dans l'extinction des cultures indigènes. L'argument de saint Paul contre les Judaïsants reflète ce fait. Dès lors les antiques missionnaires Chrétiens et leurs convertis ont trouvé la Grâce prévenante de Dieu déjà intuitivement reflétée dans l'art celtique. On trouvera un excellent exemple tant de l'art que de la poésie de la tradition Celtique dans le livre (en anglais) de David Adam, "The Edge of Glory – prayers in the Celtic tradition" (Morehouse-Barlow, 1985).

La volonté des juridictions Orthodoxes de reconnaître l'Orthodoxie de l'Église Celtique est démontrée de plusieurs manières. L'existence de paroisses de Rite Occidental dans l'archidiocèse Antiochien est un argument en faveur de cette idée, de même que l'est l'inclusion de plusieurs saints "d'Europe Occidental" tels que saint Aidan et saint Boniface dans le calendrier de l'Église Orthodoxe d'Amérique et dans le calendrier Antiochien.

L'ancienne Église Brittanique et ses évêques, prêtres, moines et moniales Celtiques sert de rappel visible d'une sorte d'héritage "Orthodoxe Occidental" digne de vénération et de célébration. De plus, leurs histoires nous inspirent à continuer la lutte pour donner du sens à notre Foi et expérience religieuse dans un onde qui semble indifférent et hostile, sachant qu'inévitablement, l'Église est dans les mains de Dieu.
P. Lester

*-*-*-*-*

Notes de traduction du texte ci-dessus
[1] plus grand chose.. hormis bien sûr le célèbre Missel de Stowe, qui est complet, et probablement de toute la Chrétienté Orthodoxe, tant Occidentale qu'Orientale, le plus ancien livre de Liturgie en l'état. La seule chose qui manque, c'est la musique. On extrapole beaucoup sous influence culturelle, mais la chouette musique irlandaise qu'on aime tant est très tardive, comme la "harpe celtique" qui était inconnue des bardes de l'époque de saint Patrick.

[2] Les Vies écrites plusieurs siècles après le décès de saint Patrick, comme la "Tripartite" citée plus bas, contiennent en effet quantité de légendes, et surtout, plus gênant, d'inventions ecclésiologiques. Les Carolingiens avaient déjà commencé leur main-mise sur l'Occident, je vous laisse deviner dans quel sens ces inventions allaient, inventions toutes contredites par les faits et écrits antérieurs. Faits qui seront passés sous silence et écrits qui commenceront à être systématiquement détruits, ce qui explique le peu de documents authentiquement antérieurs que nous possédons de nos Pères et Mères de l'Église d'Occident.

tombe de saint Patrick
Enfin, d'après une tradition non-Orthodoxe, donc vrai ou faux, on n'en sait rien, et vous savez ce que j'en pense; les Bénédictins catholiques-romains, dans leur célèbre Sanctoral publié entre 1936 et 1954, écrivent d'ailleurs la même chose de bien de ces reliquaires d'attribution douteuse.


Extraits de la Vie de saint Patrick sur la colonne qui lui est dédiée à Westport, Irlande. Pèlerinage en couple du 8 août 2005, photos copyright stmaterne.













Suite logique du pèlerinage, la montagne de saint Patrick, près de Westport. Traditionnellement, l'escalade se fait "à la celtique", les pieds nus... j'ai quand même utilisé ma béquille, sinon j'aurais pas été bien loin :-)








Voyez à quoi mènent ces vaines discussions oecuméniques où le préalable non-discutable du retour intégral à la Foi apostolique n'est pas au centre des débats :Panneau de 2005, en parfait état. Kyrie eleison.
Passons et revenons-en à la beauté du saint lieu.

Repos à l'ombre de sa statue - la descente est presqu'aussi éprouvante que la montée! Statue pas très orthodoxe, mais il en existe des parfaitement orthodoxes, ne l'oublions pas. Vivement que l'Irlande revienne à l'Église!





Les pieds apprécient les rares passages où il y a un peu de terre et d'herbe...


Hé kwé m'fi, c'est co' loin, le sommet?
Ben oui :-)



Enfin on arrive! Deo gratias!


[celt-saints] Comment saint Patrick a passé le Carême en l'an 439

Saint Patrick sur la montagne de Reek et l'Ange Victor
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(Extrait de la "Vie Tripartite" de Saint Patrick, 9ème siècle)

La Vie Tripartite nous dit qu'au sommet du Reek (une montagne, à présent appelée Croaghpatrick), lutta avec un Ange appelé Victor, qui lui était apparu pour lui dire que Dieu ne lui accorderait pas tout ce qu'il demandait parce que ses demandes étaient à la fois excessives et obstinées.

"Est-ce le bon plaisir de Dieu?" demande Patrick. L'Ange confirme que ce l'est.

Alors vient la surprenante réponse de Patrick: "Alors mon plaisir est que je ne quitterai pas cette montagne jusqu'à ce que je sois mort, ou bien que toutes mes requêtes soient accordées."

Démoralisé, Patrick reste sur Croaghpatrick du Samedi de Carnaval ou Quinquagésime jusqu'au Dimanche de Pâques, s'abstenant de nourriture et de boisson. Comme Moïse, Dieu parle à Patrick du milieu d'un feu.

Son triomphe contre les démoniaques oiseaux du diable.
A la fin de 40 jours et nuits, une grande nuée de merles s'abat sur le lieu où se trouve Patrick, de sorte qu'il ne voit plus rien. Les oiseaux ne laissent même pas Patrick leur chanter des psaumes de malédiction; se fâchant, il frappe fortement sa cloche, la lance vers les oiseaux, et elle se brise. Patrick pleure abondamment, ses larmes trempent le devant de son vêtement. Un Ange survient, le console et sèche sa tunique.

Des oiseaux blancs arrivent et volent autour de lui, chantant mélodieusement, et l'Ange promet à Patrick la mer et la terre pour aussi loin que son regard portera. Patrick demande : "N'y-a-t'il rien d'autre qu'Il m'accorde en dehors de cela?" L'Ange lui répond qu'il peut obtenir 7 âmes à sauver de l'Hadès chaque samedi jusqu'au Jour du Jugement. Patrick répond que si Dieu veut lui donner quelque chose, alors qu'Il lui donne 12 âmes. "Tu les auras, mais descend alors de la montagne", dit l'Ange.

Patrick refuse de partir, disant que puisqu'il a été tourmenté, il ne partira pas avant d'être satisfait, et demande quoi d'autre Dieu lui donnera. L'Ange promet le sauvetage hors de l'Hadès de 7 âmes chaque jeudi, en plus des 12 déjà promises pour chaque samedi, si Patrick quitte la montagne. Patrick refuse à nouveau par les mêmes paroles. Il demande ce qu'il pourra recevoir d'autre.

[La raison pour laquelle l'Ange souhaite que Patrick quitte la montagne, c'est pour qu'il se remette au travail pressant de convertir l'Irlande au Christ.]

.... Patrick refuse à nouveau de quitter la montagne, par les mêmes paroles; il demande ce qu'il aura d'autre. L'Ange révèle qu'une grande mer inondera l'Irlande 7 ans avant le Jugement, et à nouveau demande à Patrick de quitter la montagne. A nouveau Patrick refuse. "Y-a-t'il autre chose que tu voudrais demander?", demande l'Ange. "Il y a", dit Patrick, "que je ne veux pas que les Saxons demeurent en Irlande, par consentement ou par force, aussi longtemps que j'habiterai aux Cieux."

L'Ange lui promet aussi l'exemption de peine et souffrance à tous ceux qui chanteraient l'hymne de Patrick de vigile en vigile. Comme Patrick se plaignait que l'hymne était longue et difficile, l'Ange tempère l'exigence, que l'on pourra ne chanter que de "Christus illum" jusqu'à la fin, et ajoute que quiconque donne quoi que ce soit au nom de Patrick, et tous ceux qui feront pénitence en Irlande, échapperont à l'Hadès.

..... A nouveau, l'Ange demande à Patrick de quitter la montagne, et de reprendre son travail missionnaire, et à nouveau Patrick refuse. L'Ange promet à Patrick, pour chaque poil de sa tunique, de sauver une âme au Jour du Jugement. Malgré ça, Patrick refuse encore d'obéir à l'injonction de l'Ange de quitter la montagne, faisant remarquer qu'il n'acceptera pas cette bénédiction, car n'importe quel saint qui oeuvre pour Dieu peut s'attendre à ramener autant d'âmes au Ciel.

L'Ange demande à Patrick ce qu'il acceptera. "C'est n'est pas difficile à dire," répond Patrick, "7 personnes hors de l'Hadès au Jour du Jugement pour chaque poil de ma tunique." L'Ange, pas encore exaspéré, le lui accorde, et pour la 6ème fois, demande à Patrick de quitter la montagne.

Cette fois, lorsque Patrick refuse à nouveau, l'Ange le menace d'utiliser la force, mais Patrick répond avec aplomb que même le Haut Roi des 7 Cieux pourrait venir, il ne quitterait pas avant d'avoir obtenu pleinement satisfaction, de sorte que l'Ange lui demande à nouveau ce qu'il veut encore.

Le Jugement des Irlandais.
Patrick demande qu'au Jour du Jugement, lui-même soit le juge du peuple d'Irlande. L'Ange lui dit qu'assurément, cette bénédiction ne saurait être obtenue du Seigneur. "A moins que je ne l'obtienne de Lui", dit Patrick à l'Ange, "je ne quitterai pas cette montagne avant le Jour du Jugement."

L'Ange retourne au Ciel. Patrick célèbre l'Offrande [Eucharistie]. L'Ange revient à l'heure de None pour rapporter à Patrick le message de Dieu. A savoir qu'après les 12 Apôtres, il n'y aurait pas d'homme plus admirable que lui, n'était-ce pas pour son entêtement, mais que néanmoins il puisse obtenir ce qu'il a demandé. Patrick fera sonner sa cloche. Le peuple d'Irlande, vivant et mort, lui sera consacré; ce sur quoi Patrick s'exclame :

"Bénit soit le généreux Roi Qui aaccordé ceci; maintenant c'estle moment de quitter la montagne!"

Fin, et gloire soit à notre Dieu!

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Un super dessin animé sur la Vie (romancée) de saint Patrick, avec de belles prières, fort bien dessiné, rythmé
NS Video
La Ducherie
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France
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Le célèbre "Cri du daim" de Saint Padraig / Patrick, aussi appelé "Canon" (prière) ou lorica (bouclier) de saint Patrick:
en français & gaélique

en anglais


Deux écrits attribués à saint Patrick sont unanimement considérés comme authentiques. Sa "Confessio" et son "épître à Coroticus". L'épître doit encore être traduite pour mise à disposition, mais la "Confessio" est déjà disponible en français en version libre depuis 2 ans :
http://www.amdg.be/sankt/confess.htm

Sa plus ancienne Vie, comme souvent à l'époque, était une poésie. Dans le cas présent, elle est attribuée à son disciple saint Fiacc :
http://www.amdg.be/sankt/fiacc.html


Une autre ancienne Vie était cette autre poésie, attribuée à son disciple (et neveu?) saint Sechnall ou Secundinus, une hymne acrostiche : "Audite, omnes amantes Deum"
http://www.amdg.be/sankt/patrick-sechnall.html

Larges passages de sa vie sur ces 2 pages :
http://www.amdg.be/sankt/patrick-boll.html

http://www.amdg.be/sankt/mar17.html
Elles ont aussi un lien vers une Acathiste à saint Patrick, en grec, cadeau du Protopsaltis Panagiotis

Moins bon mais ne manquant pas d'intérêt (sauf mes commentaires de l'époque, fort acerbes), cet explicatif du parcours spirituel de saint Patrick que l'auteur dit baser sur l'hymne de saint Fiacc, mais ... pour lequel il fait surtout, et c'est flagrant, appel aux textes très postérieurs et peu fiables.
http://www.amdg.be/sankt/padraig.htm

En anglais, avec quantité de liens :
http://orthodoxwiki.org/Patrick_of_Ireland
trefle irlandais, vive saint Patrick