"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
19 octobre 2013
les miséricordieux vivront sans crainte avec Dieu (saint Jean Climaque)
Dieu repose dans les coeurs doux. Le doux et le miséricordieux siégeront sans crainte dans Ses demeures, et hériterons de la gloire céleste.
Saint Jean Climaque
18 octobre 2013
Dieu a créé ceux qui sont devenus vos ennemis - priez pour eux! (saint Augustin)
Le fait que vos ennemis aient été créés, ça c'est l'oeuvre de Dieu; le fait qu'ils vous haïssent et souhaitent votre ruine, ça c'est leur propre oeuvre. Que devriez-vous vous dire lorsque vous pensez à eux? "Seigneur, sois-leur miséricordieux, pardonne-leur leurs péchés, insuffle la crainte de Dieu en eux, transforme-les!" Vous aimez en eux non pas ce qu'ils sont, mais ce que aimeriez qu'ils deviennent.
Saint Augustin évêque d'Hippone
'That your enemies have been created is God's doing; that they hate you and wish to ruin you is their own doing. What should you say about them in your mind? "Lord be merciful to them, forgive them their sins, put the fear of God in them, change them!" You are loving in them not what they are, but what you would have them to become.'
St. Augustine
17 octobre 2013
Les illusions du Pentecôtisme / Charismatiques (p. Païssios l'Athonite)
Père, on raconte des choses à propos de ceux qui vont chez les Charismatiques / Pentecôtistes - c-à-d des visions, parler en langues, etc. Est-ce que c'est le produit de leur imagination, ou des influences démoniaques?
Il y a des énergies d'influence démoniaque. Parce que lorsqu'ils rejoignent les Pentecôtistes et se font rebaptiser, ils méprisent en réalité et renient le saint Baptême : "Je confesse un seul Baptême pour la rémission des péchés," comme l'exprime le Credo. Ainsi, ils se débaptisent eux-mêmes et deviennent sensibles aux influences démoniaques, et ensuite ils divaguent en prétendant parler dans des langues étranges. "C'est l'Esprit Saint de la Pentecôte qui parle," nous disent-ils. Mais ça n'est pas l'Esprit Saint. C'est un fameux paquet d'esprits impurs. Quelles langues? Ils ne font que prononcer des divagations que personne ne saurait comprendre. Ils peuvent même enregistrer ces divagations, ensuite en faire des statistiques, et parvenir à la conclusion "Cette langue comporte tellement de alleluia, et il y a tellement d'autres langues dedans.." Bien sûr, au milieu d'un tel vacarme de babillages, vous ne manquerez pas d'entendre quelque chose qui ressemblera au mot "alleluia" dans une des langues du monde! Et comme vous voyez, alors que c'est quelque chose de démoniaque, ils croient réellement que ce qui est démoniaque serait l'énergie du Saint Esprit, et qu'ils expérimenteraient ce quel les Apôtres avaient expérimenté le jour de la Pentecôte! Ils croient en des blasphèmes, c'est pourquoi ils sont devenus possédés.
Père, pourquoi se font-ils rebaptiser?
Parce qu'ils affirment : "lorsque j'ai été baptisé, j'étais jeune et je ne comprenais pas; maintenant je suis baptisé et pleine conscient." Ils sont rebaptisés et ainsi justifient leurs péchés. Si l'Église ne baptisait pas les enfants, que se passerait-il pour les enfants morts avant leur Baptême? C'est pour cela que les parrain et marraine deviennent les garants de l'enfant, et récitent pour lui le Credo, et portent la responsabilité de l'enfant jusqu'à ce qu'il soit en âge responsable. Est-ce que l'enfant est traité de manière indigne, simplement pour avoir été baptisé jeune? Non, au contraire, il est aidé car il reçoit ensuite la sainte Communion. Et lorsque l'enfant a grandit et été baptisé, même si un péché est commis, il y a toujours la repentance et la confession, qui peut laver ce péché - et non pas en se faisant rebaptiser!
Père Païssios l'Athonite, "Conseils spirituels : la lutte" volume 3
16 octobre 2013
Saint Gall, apôtre d'Helvétie venu de la verte Eirin (16/10)
source icône
SAINT GALL, abbé (+ ENTRE 627 ET 645)
Il était Irlandais et fut l'un des 12 disciples qui accompagnèrent saint Colomban en Gaule. Ils se fixèrent quelque temps à Luxeuil (Haute-Saône). Vers 610, Gall accompagna son abbé jusqu'à Bregenz, en Autriche, dans le Vorarlberg, à l'est du lac de Constance ou Bodensee. Ils se séparèrent vers 612, quand Colomban poussa vers l'Italie. Gall resta en Souabe où il vécut en ermite avec quelques compagnons à l'ouest de Bregenz, près de la source de la rivière Steinach. C'est là qu'on bâtit après sa mort une église "sancti Galluni", qui avait son "prêtre et pasteur". Avant 750, elle devint le centre d'un monastère qui eut pour premier abbé saint Otmar. L'abbaye appartenait au diocèse de Constance. En 818, elle obtint de Louis le Pieux l'exemption ou l'immunité par rapport à l'évêque, et la faveur de passer monastère royal. En 854, l'abbaye était libérée de toute sujétion à l'évêché de Constance, sous réserve des rapports canoniques inévitables. On l'appela "l'abbaye de Saint-Gall" et elle devint illustre. Mais saint Gall ne l'a pas fondée, et il ne fut pas son premier abbé. Il avait seulement illustré son emplacement, et laissé des reliques dont le prestige grandit avec le temps.
Que peut-on tirer des Vies de saint Gall, dont la plus ancienne, fragmentaire, fut écrite vers 770? Selon ces Vies, Gall fut ordonné prêtre en Irlande (avant 590?). A Bregenz, il évangélisa le pays en combattant activement le paganisme (cf. P. Piper, Superstitiones et paganiae Einsidlenses, dans Mélanges Ém. Chatelain, 1910, p. 304, 306-307, 309 : sermons d'un ms. de 750 environ [cod. Einsid. 281] contre les superstitions paganisantes; mais dans quelle mesure correspondent-elles à ce que Gall a pu rencontrer? cf. Coolen, La Gaule Chrét. au 6ième siècle, dans Bull. trim. de la Soc. acad. des antiq. de la Morinie, t. 17, 1951, p. 463-470). La maladie l'empêcha de suivre son chef en Italie. Colomban se montra dur: "Je vois, frère, qu'il te paraît pénible d'endurer pour moi peines et fatigues. Eh bien! avant de partir, je t'interdis de célébrer la Messe tant que la vie animera mon corps". Pendant des années, Gall resta suspens; enfin Dieu révéla à notre moine la mort de ce terrible maître. Gall dépêcha son diacre vers Bobbio, résidence de Colomban (province de Plaisance, en Émilie-Romagne, à la date de 1950). Et le diacre revint, apportant l'absolution avec la cambutta (bâton) de Colomban (cf. Ps., 22, 4). Gall offrit le saint Sacrifice pour le repos de l'âme du défunt. Il délivra du démon la fiancée de Sigebert, roi des Francs; en remerciement, celui-ci lui offrit un terrain près d'Arbon (Suisse, Turgovie ou Thurgau, sur le lac de Constance, à l'ouest de l'embouchure de la rivière Steinach). Gall y fonda un monastère qui fut aussitôt exempt. Par 2 fois, il refusa l'évêché de Constance, et favorisa l'élection d'un diacre Jean qui se montra, lui et ses successeurs, tout dévoué à l'abbaye de Gall. On offrit au grand moine l'abbatiat à Luxeuil; il déclina également cette dignité. Il mourut âgé de 99 ans, à Arbon. On ramena son corps au monastère; des miracles se produisirent.
---------------------------------------------------
"(19) Une autre fois, il demeurait dans la même solitude, mais pas au même endroit, et il y avait déjà passé 50 jours. Son seul compagnon était un frère nommé Gall. Il lui commanda d'aller au Breuchin et de prendre des poissons. Gall partit, mais cru bon d'aller à une autre rivière, l'Ognon. Arrivé là, il jeta son filet dans l'eau et vit arriver une foule de poissons, mais ils ne s'engageaient absolument pas dans le filet : comme s'ils se heurtaient à un mur, ils retournaient en arrière. Il peina donc toute la journée sans pouvoir en prendre un seul. Au retour, il fait part au Père de ses vains efforts. Celui-ci lui reproche d'avoir désobéi : pourquoi ne s'était-il pas empressé d'aller à l'endroit indiqué ? "Va vite, répète-t-il, et rends-toi à l'endroit indiqué". Gall y alla donc, jeta son filet dans l'eau, et le filet se remplit d'une telle quantité de poissons qu'il pouvait à peine le tirer, tant il y en avait. Ce même Gall nous a souvent raconté la chose."
"Vie de saint Colomban et de ses disciples", L.1 c.11 §.19 , par saint Jonas de Bobbio, abbaye de Bellefontaine, collection Vie Monastique n°19 (extraits)
Saint-Gall à l'Unesco : http://whc.unesco.org/sites/fr/268.htm
"Brève description : Le couvent de Saint-Gall, exemple parfait de grand monastère carolingien, a été, depuis le 8e siècle jusqu'à sa sécularisation en 1805, l'un des plus importants d'Europe. Sa bibliothèque, l'une des plus riches et des plus anciennes du monde, contient de précieux manuscrits, notamment le plus ancien dessin d'architecture sur parchemin connu. De 1755 à 1768, le domaine conventuel a été reconstruit en style baroque. La cathédrale et la bibliothèque sont les principales composantes de ce remarquable ensemble architectural, reflet de 12 siècles d'activité."

explication de l'abbaye :
http://www.encyclopedie-universelle.com/abbaye%20-%20plan%20de%20Saint-Gall.html
Saint-Gall & la musique : http://www.musicologie.org/sites/s/saint_gall.html
"Fondée au 7e siècle, l'abbaye de Saint-Gall est un lieu important de diffusion et de conservation de manuscrit. Plusieurs chroniqueurs notoires et un compilateur de théorie la signalent à la musicologie. Mais son titre de gloire est de conserver le plus ancien plan d'architecture connu (et qui est peut être celui de l'ancienne abbaye reconstruite au XVIIIe siècle).
Bibliographie : VAN DOREN R., Étude sur l'influence musicale de l'abbaye de St. Gall, Louvain 1925"
Les archives de l'abbaye de Saint-Gall : http://www.sg.ch/kultur/stiftsarchiv/informationen/franzoesisch.html
"Quelques données sur les archives de l'abbaye de Saint-Gall
Les Archives de l'ancienne abbaye de Saint-Gall, propriété commune du Canton et de la Communauté catholique du canton de Saint-Gall, contiennent les documents juridiques et les actes administratifs de l'abbaye sangallienne depuis sa fondation vers 720 jusqu'à sa sécularisation en 1805. Ces archives sont riches d'environ 20 000 chartes, de plus de 2500 manuscrits, d'innombrables actes, de cartes, de plans, ainsi que d'une collection d'empreintes de sceaux. Sur ce nombre, plus de 700 chartes sur parchemin (les "traditiones") et une centaine de diplômes carolingiens et ottoniens datent d'avant l'an mil. Les premières traces d'un classement archivistique de ces fonds remontent même à plus de 1200 ans. À l'exception peut-être des Archives d'État de Milan, rares sont les archives qui peuvent être comparées à ce trésor unique au nord des Alpes. Cet ensemble de chartes revêt une importance capitale pour l'histoire - en particulier pour la période avant l'an mil si pauvre en documents - non seulement de la Suisse orientale, mais également de Zurich, de l'Argovie, de Berne, des Grisons, du Vorarlberg, de l'Alsace et de l'Allemagne du Sud. Les archives abbatiales renferment des informations historiques concernant une grande partie du canton de Saint-Gall et certaines régions voisines jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Elles constituent par conséquent un complément à la documentation conservée par les Archives d'État.
La Bibliothèque abbatiale ("Stiftsbibliothek") abrite quant à elle des manuscrits littéraires, théologiques et scientifiques formant une collection aussi ancienne que celle des Archives. À l'image de la situation qui prévalait au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, les fonds de la Bibliothèque sont restés juridiquement et administrativement séparés des Archives.
De plus, les Archives abbatiales, qui forment un service du Département cantonal des affaires intérieures et militaires, contiennent les archives et la bibliothèque de l'ancienne abbaye de Pfäfers ("Fabaria"). Cette abbaye, dont la fondation remonte à 750 environ, a été sécularisée en 1838, date à laquelle les archives et près de 40 manuscrits, dont quelques-uns datent du 9e siècle, ont été intégrés aux Archives abbatiales.
Parmi les "codices", on ne mentionnera ici que les plus importants de nos archives: le "Liber memorialis" ou "confraternitatum" et le "Liber professionum" du 9e siècle, et, parmi le fonds de Pfäfers, le "Liber viventium" carolingien, le "Liber aureus" du 11e siècle, et un cartulaire richement enluminé, le "Vidimus Heider", réalisé en 1590 à la demande de l'abbé Johannes Heider.
La préservation d'un dépôt d'archives aussi riche n'a été possible que grâce à des soins attentifs prodigués au cours des siècles de l'existence de l'abbaye, qui se perpétuent aujourd'hui dans des locaux modernes spécialement aménagés pour résister au feu tout en offrant des conditions climatiques de conservation optimales.
En installant les Archives abbatiales dans l'aile nord restaurée du Palais du gouvernement, on a créé les conditions nécessaires à la continuité de cette tradition. Les tâches des archivistes modernes consistent notamment à répertorier les documents, à les mettre à la disposition des chercheurs, ainsi qu'à répondre à la correspondance scientifique. En organisant des expositions temporaires, on espère intéresser un plus large public aux sources historiques de notre passé.
(Traduction: Romain Jurot)"
Saint-Gall, lieu de pélerinage par excellence pour les Belges?
Le site sur l'histoire de la bière en donne la raison!
http://www.eurobru.com/visit34.htm
"La plus ancienne trace du brassage en abbayes remonte à l'an 820 (Saint-Gall, Suisse)."
SAINT OTMAR, FONDATEUR DE L'ABBAYE DE SAINT-GALL :
Vita complète en latin et en français (Mabillon) sur le site de l'abbaye catholique-romaine bénédictine Saint-Benoît du Valais, en Suisse :
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/othmar/othmar.htm
SAINT GALL, abbé (+ ENTRE 627 ET 645)
Il était Irlandais et fut l'un des 12 disciples qui accompagnèrent saint Colomban en Gaule. Ils se fixèrent quelque temps à Luxeuil (Haute-Saône). Vers 610, Gall accompagna son abbé jusqu'à Bregenz, en Autriche, dans le Vorarlberg, à l'est du lac de Constance ou Bodensee. Ils se séparèrent vers 612, quand Colomban poussa vers l'Italie. Gall resta en Souabe où il vécut en ermite avec quelques compagnons à l'ouest de Bregenz, près de la source de la rivière Steinach. C'est là qu'on bâtit après sa mort une église "sancti Galluni", qui avait son "prêtre et pasteur". Avant 750, elle devint le centre d'un monastère qui eut pour premier abbé saint Otmar. L'abbaye appartenait au diocèse de Constance. En 818, elle obtint de Louis le Pieux l'exemption ou l'immunité par rapport à l'évêque, et la faveur de passer monastère royal. En 854, l'abbaye était libérée de toute sujétion à l'évêché de Constance, sous réserve des rapports canoniques inévitables. On l'appela "l'abbaye de Saint-Gall" et elle devint illustre. Mais saint Gall ne l'a pas fondée, et il ne fut pas son premier abbé. Il avait seulement illustré son emplacement, et laissé des reliques dont le prestige grandit avec le temps.
Que peut-on tirer des Vies de saint Gall, dont la plus ancienne, fragmentaire, fut écrite vers 770? Selon ces Vies, Gall fut ordonné prêtre en Irlande (avant 590?). A Bregenz, il évangélisa le pays en combattant activement le paganisme (cf. P. Piper, Superstitiones et paganiae Einsidlenses, dans Mélanges Ém. Chatelain, 1910, p. 304, 306-307, 309 : sermons d'un ms. de 750 environ [cod. Einsid. 281] contre les superstitions paganisantes; mais dans quelle mesure correspondent-elles à ce que Gall a pu rencontrer? cf. Coolen, La Gaule Chrét. au 6ième siècle, dans Bull. trim. de la Soc. acad. des antiq. de la Morinie, t. 17, 1951, p. 463-470). La maladie l'empêcha de suivre son chef en Italie. Colomban se montra dur: "Je vois, frère, qu'il te paraît pénible d'endurer pour moi peines et fatigues. Eh bien! avant de partir, je t'interdis de célébrer la Messe tant que la vie animera mon corps". Pendant des années, Gall resta suspens; enfin Dieu révéla à notre moine la mort de ce terrible maître. Gall dépêcha son diacre vers Bobbio, résidence de Colomban (province de Plaisance, en Émilie-Romagne, à la date de 1950). Et le diacre revint, apportant l'absolution avec la cambutta (bâton) de Colomban (cf. Ps., 22, 4). Gall offrit le saint Sacrifice pour le repos de l'âme du défunt. Il délivra du démon la fiancée de Sigebert, roi des Francs; en remerciement, celui-ci lui offrit un terrain près d'Arbon (Suisse, Turgovie ou Thurgau, sur le lac de Constance, à l'ouest de l'embouchure de la rivière Steinach). Gall y fonda un monastère qui fut aussitôt exempt. Par 2 fois, il refusa l'évêché de Constance, et favorisa l'élection d'un diacre Jean qui se montra, lui et ses successeurs, tout dévoué à l'abbaye de Gall. On offrit au grand moine l'abbatiat à Luxeuil; il déclina également cette dignité. Il mourut âgé de 99 ans, à Arbon. On ramena son corps au monastère; des miracles se produisirent.
---------------------------------------------------
"(19) Une autre fois, il demeurait dans la même solitude, mais pas au même endroit, et il y avait déjà passé 50 jours. Son seul compagnon était un frère nommé Gall. Il lui commanda d'aller au Breuchin et de prendre des poissons. Gall partit, mais cru bon d'aller à une autre rivière, l'Ognon. Arrivé là, il jeta son filet dans l'eau et vit arriver une foule de poissons, mais ils ne s'engageaient absolument pas dans le filet : comme s'ils se heurtaient à un mur, ils retournaient en arrière. Il peina donc toute la journée sans pouvoir en prendre un seul. Au retour, il fait part au Père de ses vains efforts. Celui-ci lui reproche d'avoir désobéi : pourquoi ne s'était-il pas empressé d'aller à l'endroit indiqué ? "Va vite, répète-t-il, et rends-toi à l'endroit indiqué". Gall y alla donc, jeta son filet dans l'eau, et le filet se remplit d'une telle quantité de poissons qu'il pouvait à peine le tirer, tant il y en avait. Ce même Gall nous a souvent raconté la chose."
"Vie de saint Colomban et de ses disciples", L.1 c.11 §.19 , par saint Jonas de Bobbio, abbaye de Bellefontaine, collection Vie Monastique n°19 (extraits)
Saint-Gall à l'Unesco : http://whc.unesco.org/sites/fr/268.htm
"Brève description : Le couvent de Saint-Gall, exemple parfait de grand monastère carolingien, a été, depuis le 8e siècle jusqu'à sa sécularisation en 1805, l'un des plus importants d'Europe. Sa bibliothèque, l'une des plus riches et des plus anciennes du monde, contient de précieux manuscrits, notamment le plus ancien dessin d'architecture sur parchemin connu. De 1755 à 1768, le domaine conventuel a été reconstruit en style baroque. La cathédrale et la bibliothèque sont les principales composantes de ce remarquable ensemble architectural, reflet de 12 siècles d'activité."

explication de l'abbaye :
http://www.encyclopedie-universelle.com/abbaye%20-%20plan%20de%20Saint-Gall.html
Saint-Gall & la musique : http://www.musicologie.org/sites/s/saint_gall.html
"Fondée au 7e siècle, l'abbaye de Saint-Gall est un lieu important de diffusion et de conservation de manuscrit. Plusieurs chroniqueurs notoires et un compilateur de théorie la signalent à la musicologie. Mais son titre de gloire est de conserver le plus ancien plan d'architecture connu (et qui est peut être celui de l'ancienne abbaye reconstruite au XVIIIe siècle).
Bibliographie : VAN DOREN R., Étude sur l'influence musicale de l'abbaye de St. Gall, Louvain 1925"
Les archives de l'abbaye de Saint-Gall : http://www.sg.ch/kultur/stiftsarchiv/informationen/franzoesisch.html
"Quelques données sur les archives de l'abbaye de Saint-Gall
Les Archives de l'ancienne abbaye de Saint-Gall, propriété commune du Canton et de la Communauté catholique du canton de Saint-Gall, contiennent les documents juridiques et les actes administratifs de l'abbaye sangallienne depuis sa fondation vers 720 jusqu'à sa sécularisation en 1805. Ces archives sont riches d'environ 20 000 chartes, de plus de 2500 manuscrits, d'innombrables actes, de cartes, de plans, ainsi que d'une collection d'empreintes de sceaux. Sur ce nombre, plus de 700 chartes sur parchemin (les "traditiones") et une centaine de diplômes carolingiens et ottoniens datent d'avant l'an mil. Les premières traces d'un classement archivistique de ces fonds remontent même à plus de 1200 ans. À l'exception peut-être des Archives d'État de Milan, rares sont les archives qui peuvent être comparées à ce trésor unique au nord des Alpes. Cet ensemble de chartes revêt une importance capitale pour l'histoire - en particulier pour la période avant l'an mil si pauvre en documents - non seulement de la Suisse orientale, mais également de Zurich, de l'Argovie, de Berne, des Grisons, du Vorarlberg, de l'Alsace et de l'Allemagne du Sud. Les archives abbatiales renferment des informations historiques concernant une grande partie du canton de Saint-Gall et certaines régions voisines jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Elles constituent par conséquent un complément à la documentation conservée par les Archives d'État.
La Bibliothèque abbatiale ("Stiftsbibliothek") abrite quant à elle des manuscrits littéraires, théologiques et scientifiques formant une collection aussi ancienne que celle des Archives. À l'image de la situation qui prévalait au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, les fonds de la Bibliothèque sont restés juridiquement et administrativement séparés des Archives.
De plus, les Archives abbatiales, qui forment un service du Département cantonal des affaires intérieures et militaires, contiennent les archives et la bibliothèque de l'ancienne abbaye de Pfäfers ("Fabaria"). Cette abbaye, dont la fondation remonte à 750 environ, a été sécularisée en 1838, date à laquelle les archives et près de 40 manuscrits, dont quelques-uns datent du 9e siècle, ont été intégrés aux Archives abbatiales.
Parmi les "codices", on ne mentionnera ici que les plus importants de nos archives: le "Liber memorialis" ou "confraternitatum" et le "Liber professionum" du 9e siècle, et, parmi le fonds de Pfäfers, le "Liber viventium" carolingien, le "Liber aureus" du 11e siècle, et un cartulaire richement enluminé, le "Vidimus Heider", réalisé en 1590 à la demande de l'abbé Johannes Heider.
La préservation d'un dépôt d'archives aussi riche n'a été possible que grâce à des soins attentifs prodigués au cours des siècles de l'existence de l'abbaye, qui se perpétuent aujourd'hui dans des locaux modernes spécialement aménagés pour résister au feu tout en offrant des conditions climatiques de conservation optimales.
En installant les Archives abbatiales dans l'aile nord restaurée du Palais du gouvernement, on a créé les conditions nécessaires à la continuité de cette tradition. Les tâches des archivistes modernes consistent notamment à répertorier les documents, à les mettre à la disposition des chercheurs, ainsi qu'à répondre à la correspondance scientifique. En organisant des expositions temporaires, on espère intéresser un plus large public aux sources historiques de notre passé.
(Traduction: Romain Jurot)"
Saint-Gall, lieu de pélerinage par excellence pour les Belges?
Le site sur l'histoire de la bière en donne la raison!
http://www.eurobru.com/visit34.htm
"La plus ancienne trace du brassage en abbayes remonte à l'an 820 (Saint-Gall, Suisse)."
SAINT OTMAR, FONDATEUR DE L'ABBAYE DE SAINT-GALL :
Vita complète en latin et en français (Mabillon) sur le site de l'abbaye catholique-romaine bénédictine Saint-Benoît du Valais, en Suisse :
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/othmar/othmar.htm
l'aumône délivre du péché et mène à la vie éternelle (archange Raphaël)
Livre de Tobie, 12,6-15 :
"Alors l'Ange, seul avec eux, leur dit: " Bénissez le Dieu du Ciel et rendez-Lui gloire devant tout être qui a vie, parce qu'Il a exercé envers vous Sa miséricorde. Il est bon de tenir caché le secret du roi, mais il est honorable de révéler et de publier les oeuvres de Dieu. La prière est bonne avec le jeûne, et l'aumône vaut mieux que l'or et les trésors. Car l'aumône délivre de la mort, et c'est elle qui efface les péchés, et qui fait trouver la miséricorde et la vie éternelle. Mais ceux qui commettent le péché et l'iniquité sont leurs propres ennemis. Je vais donc vous découvrir la vérité, et je ne veux vous rien cacher. Lorsque tu priais avec larmes et que tu donnais la sépulture aux morts; lorsque, quittant ton repas, tu cachais les morts dans ta maison pendant le jour, et que tu les mettais en terre pendant la nuit, je présentais ta prière au Seigneur. Et parce que tu étais agréable à Dieu, il a fallu que la tentation t'éprouvât. Maintenant, le Seigneur m'a envoyé pour te guérir, et pour délivrer du démon Sara, la femme de ton fils. Je suis l'Ange Raphaël, un de sept qui nous tenons en présence du Seigneur."
15 octobre 2013
La prière, la plus difficile des pratiques ascétiques (p. Tryphon, EORHF)
Saint Grégoire le Sinaïte a parlé de l'effort requis pour la prière lorsqu'il écrivait
"Aucune activité physique ou spirituelle effectuée sans peine ou effort ne peut apporter de fruit à celui qui la pratique, car 'le Royaume des Cieux souffre violence, et les violents le prennent de force' (Mt 11,12)." Ici, le terme peine signifie le remords et la contrition de l'esprit. Pour ceux qui sont physiquement faibles, pleurer et se lamenter sur son état de péché remplace l'effort physique.
Cela requiert une discipline physique pour que le coeur acquière la paix requise pour la prière : "Je suis devenu faible pour les faibles, afin de pouvoir gagner les faibles" (1 Co 9,22). Ceux qui sont expérimentés dans la prière doivent se concentrer sur le coeur, "si votre coeur s'est ouvert", et cela devrait être fait dans une grande crainte de Dieu, parce qu'union de l'esprit et du coeur (qui précède notre union avec Dieu) est accordée par divine grâce.
Le grand don de la prière est habituellement précédé de souffrances particulières et d'épreuves pour l'âme, qui amènent notre esprit à réaliser l'étendue de notre pauvreté et de notre vacuité, selon saint Isaac le Syrien. Afin d'être digne de ce dont de la Grâce, nous devons être fidèle dans notre humilité et pureté, et devons rejeter toute pensée pécheresse aussitôt qu'elle paraît. Les dons de l'Esprit sont donnés au fidèle, pur et humble. (Lc 16,10-12)"
L'archimandrite Sophrony disait que "de toutes les pratiques ascétiques, la lutte pour la prière est la plus ardue. Notre esprit sera constamment en mouvement. Parfois la prière va s'écouler comme un puissant courant, et parfois notre coeur va se sentir comme vide et desséché. Mais les périodes où nous perdons la ferveur devraient devenir plus brèves."
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
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