"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

20 novembre 2013

Guérir les symptômes plutôt que le mal réel (saint Jean Chrysostome)

Lorsque vous êtes malade, vous vous sentez faible et indolent, et votre visage est pale. Vous êtes incapable d'accomplir des tâches normales, et les gens vous disent que vous n'avez pas l'air bien. Alors vous allez chez le docteur. Et qu'attendez-vous de lui? Vous lui dites que vous voulez un médicament pour guérir votre maladie. Mais si la cause de votre mal était guérie et que cependant vous restiez faible et pale, seriez-vous satisfait? Non, bien entendu. La vérité c'est que l'on va chez le médecin pour obtenir soulagement des symptômes de la maladie, et non pas de la maladie elle-même. D'un autre côté, le médecin sait que les symptômes ne peuvent être vraiment soulagés sans que la cause ne soit vaincue.
De même, lorsque nous nous déclarons disciples du Christ, nous disons que nous voulons qu'Il guérisse notre maladie spirituelle et morale. Cependant en vérité, nous voulons qu'Il soulage les symptômes, tels que la misère, le mécontentement, le désespoir, etc. Par contraste, Jésus sait qu'Il ne saurait soulager ces symptômes sans avoir d'abord résolu la cause profonde, interne. Et c'est là que survient le problème. Bien que nous voudrions être débarrassés de ces symptômes, nous résistons obstinément aux efforts de Jésus à pénétrer nos âmes. Nous ne voulons pas que nos sentiments et attitudes profondément ancrés ne soient changés. Mais ce n'est seulement que lorsque nous ouvrons vraiment notre âme à la grâce transformante de Dieu que les symptômes de maladie spirituelle va commencer à disparaître.
Saint Jean Chrysostome



When you are sick, you feel weak and feeble, and your face is pale; you are incapable of performing your normal tasks, and people remark how ill you appear. So you go to the doctor. What do you want from him? You say you want some medicine to cure your sickness. But if the cause of your sickness was cured, and you remained feeble and pale, would you be satisfied? Of course not. The truth is, ...a person goes to the doctor for relief of the symptoms of disease, not disease itself. The doctor, on the other hand, knows that the symptoms cannot be relieved unless their cause is overcome. Similarly, when we declare ourselves to be disciples of Christ, we claim that we want Him to cure our spiritual and moral disease. Yet in truth we want Him to relieve the symptoms, such as misery, discontent, despair, and so on. Jesus, by contrast, knows that He cannot relieve these symptoms unless He overcomes their deep, inner cause. And this is where the problems arise. While we would like to be rid of the symptoms, we stubbornly resist the efforts of Jesus to penetrate our souls. We do not want our deep-set feelings and attitudes to be changed. But only when we truly open our souls to the transforming grace of God will the symptoms of spiritual disease begin to disappear.
Saint John Chrysostom

19 novembre 2013

Les 3 vertus du baptisé (saint Grégoire le théologien)

Dieu demande les 3 vertus suivantes à tout baptisé: pour l'âme, la vraie foi; pour le corps, la chasteté; pour la langue, la vérité. Il est plus essentiel de se souvenir de Dieu que de respirer. Vous devez penser à Dieu plus souvent que vous ne respiriez.
Saint Grégoire le Théologien


God demands the following three virtues from every man who is baptized: for the soul, true faith; for the body, chastity; for the tongue, truth.... It is more essential to remember God than to breathe... you must think of God more often than you breathe.
Saint Gregory the Theologian

18 novembre 2013

Pour raccourcir le Carême et son jeûne, et allonger les festivités... (Grumpy cat humour)

Je pourrais me laisser convaincre de passer à l'Ancien Calendrier..
Mais je prédis que ça ne durera que jusqu'au 25 décembre.

Dieu, le plus grand secret ou la plus grande foutaise? (C.S. Lewis)

Voici une porte derrière laquelle vous attend, selon certains, le secret de l'univers. Soit c'est vrai, soit non. Et si c'est faux, alors ce que cette porte cache est tout simplement la plus grande des fraudes, la plus colossale arnaque connue. N'est-ce pas la tâche de tout homme (qui est un vrai homme et pas un lapin) d'essayer de savoir ce qu'il en est, et ensuite consacrer toutes ses énergies soit à servir ce fantastique secret, ou exposer et détruire cette gigantesque magouille? En face d'un si énorme problème, pouvez-vous réllement rester absorbé par votre propre béat "développement moral"?
C.S. Lewis, in "God in the Dock."


“Here is a door, behind which, according to some people, the secret of the universe is waiting for you. Either that’s true or it isn’t. And if it isn’t, then what the door really conceals is simply the greatest fraud, the most colossal ‘sell’ on record. Isn’t it obviously the job of every man (that is a man and not a rabbit) to try to find out which, and then to devote his full energies either to serving this tremendous secret or to exposing and destroying this gigantic humbug? Faced with such an issue, can you really remain wholly absorbed in your own blessed ‘moral development’?”
C.S. Lewis, in God in the Dock.

17 novembre 2013

Les difficultés de la catéchèse familiale dans un monde aux références technologiques.. (humour)


Se soumettre à la volonté de Dieu (p. Tryphon, Eorhf)

L'orgueil nous empêche de vivre selon la volonté de Dieu, et l'orgueil fait que nous nous centrons sur nous-mêmes. Sans soumission à Dieu, nous pataugeons dans le marigot de notre monde déchu, et notre vrai moi reste dormant. Nul ne saurait se soumettre à Dieu sans l'humilité, et lorsque nous nous soumettons à la volonté de Dieu, nous parvenons à la vraie liberté, et nous devenons capables de triompher des puissances des ténèbres qui nous attaquent. "Soumettez-vous alors à Dieu. Résistez au diable et il vous fuira" (Jc 4,7).

Notre soumission à la volonté de Dieu commence lorsqu'enfant, nous nous soumettons à nos parents, puis adulte, aux autorités légales, qu'elles soient civiles ou ecclésiastiques. Le saint apôtre Pierre écrivait "De même, vous autres qui êtes plus jeunes, soyez soumis aux anciens. Tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne sa grâce aux humbles" (1 Pi 5,5). La soumission aux autorités légales construit l'humilité, car la volonté personnelle est par nécessité mise de côté.

La soumission commence avec la confiance. Nous sommes confiants que Dieu nous aime, et que notre soumission à Ses Commandements nous rendra à notre héritage, qui est le Royaume de Dieu. Dans notre soumission, nous permettons à la grâce de Dieu de transformer notre nature déchue, et de faire de nous à nouveau pleinement des enfants du Royaume de notre Père. En nous soumettant à la volonté de Dieu, le Seigneur Lui-même commence à nous guider, et nous sommes guéris de nos maladies, et renouvelés.

Lorsque nous nous soumettons à Dieu, notre âme est remplie du Saint Esprit, Son Royaume est actualisé dans notre coeur, et nous devenons de vivants tabernacles du Très Haut. L'âme qui s'est soumise à la volonté de Dieu ne craint rien. Et quoiqu'il puisse advenir, elle se dit "c'est la volonté de Dieu." Lorsque le corps est malade, une telle personne pense "Dieu a considéré que cette maladie convenait pour mon Salut, sinon je ne serais pas malade." Lorsqu'une telle personne est persécutée, et lorsque des souffrances lui surviennent, elle n'est pas perturbée, car elle sait que Dieu est avec elle, et que c'est permis pour son Salut. Et dès lors son âme demeure en paix.

Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon