Dans les confessions christiques présentes en Belgique, on voit de plus en plus que les bâtiments religieux nouvellement construits ou reconstruits, l'étant en partie avec des fonds & subsides publics, servent à la fois pour des spectacles et pour leur culte religieux, et ils s'en accomodent fort bien, on voit des co-financements même. "Normalement" chez les chrétiens (aka orthodoxes) il ne saurait en être ainsi. Normalement..
Par contre, nous, notre problème serait plutôt que nos églises sont trop souvent fermées.. on doit aussi balayer devant nos portes...
Gloire à Jésus-Christ!
Lectures du jour : 1 Thes 1,6-10 & Lc 19,45-48
"Il est écrit 'Ma maison sera une maison de prière'." (Lc 19,46)
Lorsque Jésus marcha dans le Temple et vit les changeurs de monnaie et les marchands occupés à leurs affaires, ça devait probablement ressembler à l'entrée dans un hypermarché plutôt que la Maison de Dieu. C'est précisément cette manière cavalière, cette atmosphère où les affaires priment sur tout à l'intérieur du Temple qui a enragé notre Seigneur et provoqué son acte de colère peu habituel : renverser leurs tables et chasser les marchands hors du Temple. Bien que l'Évangile n'en parle pas, on peut imaginer la surprise sur le visage des disciples assistant à cet événement et voyant littéralement les pièces de monnaie valser au sol et les volatiles s'envoler pendant que leur Maître citait ces paroles du prophète Isaïe; tout cela parce qu'Il désire que la Maison de Son Père soit priante, un sanctuaire hors du monde externe.
P. John
Glory to Jesus Christ!
Today's Scripture Readings: 1st Thessalonians 1:6-10 & St. Luke 19:45-48
"It is written, 'My house shall be a house of prayer'." (Luke 19:46)
When Jesus walked into the temple and saw the money-changers and merchants engaged in their business, it must have seemed more like walking into a mall rather than the House of God. It was precisely this cavalier, business-as-usual atmosphere inside the temple which enraged our Lord and caused His frenzied, yet uncharacteristic feat: overturning their tables and chasing the merchants out of the temple. And although it is not recorded, one can only imagine the surprise on the disciples' faces who witnessed this event and literally saw coins clattering on the ground and feathers flying in the air as their Master quotes from the Prophet Isaiah; all because He desires His Father's House to be prayerful and a sanctuary from the outside world.
Fr. John
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
26 novembre 2013
Dieu ne force personne à croire via des miracles (p. Païssios)
Dieu n'accomplira jamais le moindre miracle afin de démontrer Sa puissance, et ainsi acquérir plus de croyants. Il accomplit des miracles pour couvrir les faiblesses humaines.
Ancien Paisios l'Athonite
"God will never work a miracle in order to demonstrate His power, and thus acquire more believers. He works miracles to cover up human weaknesses…"
Elder Paisios of Mt. Athos
25 novembre 2013
Religion = cause principale des guerres? Un mythe! (p. Joshua)
hat tip au hiéromoine Joshua pour mentionner cette excellente petite étude statistique
Ce mythe qui prétend que la religion est la première cause des guerres
http://carm.org/religion-cause-war
Par Robin Schumacher & Matt Slick
Les athées et les humanistes sécularisés ne cessent d'affirmer que la religion serait la première cause de violence et de guerre dans l'histoire de l'humanité. Un des plus virulents chefs de file de l'athéisme américain, Sam Harris, dit dans son livre "The enf of faith" que la foi et la religion sont "les plus prolifiques sources de violence dans notre histoire." (1)
Bien qu'il ne soit pas question de nier que des campagnes militaires telles que les Croisades et la Guerre de Trente Ans reposaient à la base sur de l'idéologie religieuse, il n'est simplement pas correct d'affirmer que la religion a été la première cause de guerre. De plus, bien qu'il n'y a pas de désaccord quant à dire que l'islam radical était l'esprit qui a mené aux attentats du 11 septembre 2001 (NYC), il est faut de dire que toutes les croyances contribuent de manière équivalente là où de la violence et de la guerre motivée par des motifs religieux ont éclaté.
Une intéressante source de vérité sur le sujet, c'est l'ouvrage de Philip et Axelrod "Encyclopedia of Wars" (encyclopédie des guerres, 3 volumes), qui répertorie et étudie quelque 1763 guerres qui ont été menées au cours de l'histoire humaine. Pour toutes ces guerres, les auteurs en classent 123 comme étant de nature religieuse (2), ce qui nous donne le chiffre incroyablement bas de 6,98% de toutes les guerres. Et de plus si on en retire toutes celles menées par l'islam (66), ce pourcentage diminue de plus de la moitié et tombe à 3,23%.
Ce qui signifie que toutes les religions combinées - moins l'islam - ont causé moins de 4% de toutes les guerres et violents conflits de l'humanité. De plus, elles n'ont jamais joué de rôle de motivation pour les guerres majeures qui ont causé le plus de pertes humaines.
C'est un fameux contre-coup à l'argument d'Harris, n'est-ce pas?
La vérité, c'est que les motivations non-religieuses et philosophies naturalistes portent la responsabilité pour quasiment toutes les guerres de l'humanité. Les vies perdues durant les conflits religieux sont infiniment moindres en comparaison à celles qui ont eu lieu durant des régimes qui ne voulaient pas entendre parler d'une idée de Dieu - quelque chose qu'a bien montré R.J. Rummel dans son ouvrage "Lethal Politics and Death by Government" (3) :
Pertes humaines dues à des dictateurs non-religieux :
Joseph Staline - 42.672.000
Mao Tsé-Toung - 37.828.000
Adolf Hitler - 20.946.000
Tchiang Kai-shek - 10.214.000
Vladimir Lénine - 4.017.000
Hideki Tojo - 3.990.000
Pol Pot - 2.397.0003
Rummel dit: "Près de 170 millions d'hommes, femmes et enfants ont été abattus, battus, torturés, poignardés, brûlés, affamés, gelés, écrasés ou forcé de travailler jusqu'à en mourir; enterrés vivants, noyés, pendus, bombardés ou tués par l'une des myriades de moyens que des gouvernements ont utilisés pour tuer des citoyens & étrangers désarmés et sans défense. On peut raisonnablement compter près de 360 millions de victimes. C'est comme si notre espèce humaine avait été dévastée par une Peste Noire moderne. Et en effet c'est le cas, mais une Peste de Pouvoir, pas de bacilles." (4)
La preuve historique est plutôt évidente : la religion n'est pas la cause première de la guerre.
Si on ne peut pas blamer la religion pour la plupart des guerres et violences, alors quelle est la cause première? La même chose qui pousse vers tous les crimes, cruautés, pertes de vies etc. Jésus donne une réponse bien claire : "Car c’est du dedans, du coeur des hommes, que sortent les desseins pervers: débauches, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l’homme." (Mc 7,21-23).
Et (naturellement) Jacques est d'accord avec le Christ lorsqu'il écrit "D’où viennent les guerres, d’où viennent les batailles parmi vous? N’est-ce pas précisément de vos passions, qui combattent dans vos membres? Vous convoitez et ne possédez pas? Alors vous tuez. Vous êtes jaloux et ne pouvez obtenir? Alors vous bataillez et vous faites la guerre. Vous ne possédez pas parce que vous ne demandez pas." (Jc 4,1-2)
Pour finir, l'évidence montre que les athées se trompent à propos des guerres qu'ils affirment détester si désespérément. Le péché est la première cause de guerre et de violence, pas la religion, et sûrement pas le Christianisme.
1. http://books.google.com/books?id=XP_86itwp2IC&pg=PA27&lpg=PA27&dq=sam+harris+%22the+most+prolific+source+of+violence+in+our+history%22&source=bl&ots=sdpOO04g1D&sig=asL3JyvcaRp9zWRI9a4oVyoPU2E&hl=en&sa=X&ei=d9CKT92fGYqogweQgsXfCQ&ved=0CFgQ6AEwCA#v=onepage&q&f=false
2. http://books.google.com/books?id=sF8wv_Y54j8C&pg=PA104&lpg=PA104&dq=encyclopedia+of+wars+%22Almohad+conquest+of+Muslim+Spain%22&source=bl&ots=VBRkLHXHj3&sig=XLT88ICr2Lu98L1_eldxRwMPgIY&hl=en&sa=X&ei=SdKKT4jLHIr1gAf8vNjiCQ&ved=0CCIQ6AEwAQ#v=onepage&q=encyclopedia%20of%20wars%20%22Almohad%20conquest%20of%20Muslim%20Spain%22&f=false
3. http://books.google.com/books?id=sK5CJFpb2DAC&pg=PA23&lpg=PA23&dq=stalin+42,672,000&source=bl&ots=Tw7FJG9OnR&sig=aSUiodXqC4euU2UTyVNlnFkwyRE&hl=en&sa=X&ei=fc2KT7rnNcipgwe9tL3mCQ&ved=0CFMQ6AEwBw#v=onepage&q=stalin%2042%2C672%2C000&f=false and http://books.google.com/books?id=mbnLn6A3q-4C&pg=PA178&lpg=PA178&dq=Zedong+37,828,000&source=bl&ots=-VlfCns1xy&sig=2TrcOYMxZTjr653ULLdNkIkltwU&hl=en&sa=X&ei=2c6KT-G7BYGXgwf63-3kCQ&ved=0CEsQ6AEwBg#v=onepage&q=Zedong%2037%2C828%2C000&f=false
4. http://books.google.com/books?id=N1j1QdPMockC&printsec=frontcover&dq=death+by+government&hl=en&sa=X&ei=WcyKT5TBDITiggfdpO28BQ&ved=0CDgQ6AEwAA#v=onepage&q=Almost%20170%20million%20men&f=false
http://carm.org/religion-cause-war
Par Robin Schumacher & Matt Slick
Les athées et les humanistes sécularisés ne cessent d'affirmer que la religion serait la première cause de violence et de guerre dans l'histoire de l'humanité. Un des plus virulents chefs de file de l'athéisme américain, Sam Harris, dit dans son livre "The enf of faith" que la foi et la religion sont "les plus prolifiques sources de violence dans notre histoire." (1)
Bien qu'il ne soit pas question de nier que des campagnes militaires telles que les Croisades et la Guerre de Trente Ans reposaient à la base sur de l'idéologie religieuse, il n'est simplement pas correct d'affirmer que la religion a été la première cause de guerre. De plus, bien qu'il n'y a pas de désaccord quant à dire que l'islam radical était l'esprit qui a mené aux attentats du 11 septembre 2001 (NYC), il est faut de dire que toutes les croyances contribuent de manière équivalente là où de la violence et de la guerre motivée par des motifs religieux ont éclaté.
Une intéressante source de vérité sur le sujet, c'est l'ouvrage de Philip et Axelrod "Encyclopedia of Wars" (encyclopédie des guerres, 3 volumes), qui répertorie et étudie quelque 1763 guerres qui ont été menées au cours de l'histoire humaine. Pour toutes ces guerres, les auteurs en classent 123 comme étant de nature religieuse (2), ce qui nous donne le chiffre incroyablement bas de 6,98% de toutes les guerres. Et de plus si on en retire toutes celles menées par l'islam (66), ce pourcentage diminue de plus de la moitié et tombe à 3,23%.
Ce qui signifie que toutes les religions combinées - moins l'islam - ont causé moins de 4% de toutes les guerres et violents conflits de l'humanité. De plus, elles n'ont jamais joué de rôle de motivation pour les guerres majeures qui ont causé le plus de pertes humaines.
C'est un fameux contre-coup à l'argument d'Harris, n'est-ce pas?
La vérité, c'est que les motivations non-religieuses et philosophies naturalistes portent la responsabilité pour quasiment toutes les guerres de l'humanité. Les vies perdues durant les conflits religieux sont infiniment moindres en comparaison à celles qui ont eu lieu durant des régimes qui ne voulaient pas entendre parler d'une idée de Dieu - quelque chose qu'a bien montré R.J. Rummel dans son ouvrage "Lethal Politics and Death by Government" (3) :
Pertes humaines dues à des dictateurs non-religieux :
Joseph Staline - 42.672.000
Mao Tsé-Toung - 37.828.000
Adolf Hitler - 20.946.000
Tchiang Kai-shek - 10.214.000
Vladimir Lénine - 4.017.000
Hideki Tojo - 3.990.000
Pol Pot - 2.397.0003
Rummel dit: "Près de 170 millions d'hommes, femmes et enfants ont été abattus, battus, torturés, poignardés, brûlés, affamés, gelés, écrasés ou forcé de travailler jusqu'à en mourir; enterrés vivants, noyés, pendus, bombardés ou tués par l'une des myriades de moyens que des gouvernements ont utilisés pour tuer des citoyens & étrangers désarmés et sans défense. On peut raisonnablement compter près de 360 millions de victimes. C'est comme si notre espèce humaine avait été dévastée par une Peste Noire moderne. Et en effet c'est le cas, mais une Peste de Pouvoir, pas de bacilles." (4)
La preuve historique est plutôt évidente : la religion n'est pas la cause première de la guerre.
Si on ne peut pas blamer la religion pour la plupart des guerres et violences, alors quelle est la cause première? La même chose qui pousse vers tous les crimes, cruautés, pertes de vies etc. Jésus donne une réponse bien claire : "Car c’est du dedans, du coeur des hommes, que sortent les desseins pervers: débauches, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l’homme." (Mc 7,21-23).
Et (naturellement) Jacques est d'accord avec le Christ lorsqu'il écrit "D’où viennent les guerres, d’où viennent les batailles parmi vous? N’est-ce pas précisément de vos passions, qui combattent dans vos membres? Vous convoitez et ne possédez pas? Alors vous tuez. Vous êtes jaloux et ne pouvez obtenir? Alors vous bataillez et vous faites la guerre. Vous ne possédez pas parce que vous ne demandez pas." (Jc 4,1-2)
Pour finir, l'évidence montre que les athées se trompent à propos des guerres qu'ils affirment détester si désespérément. Le péché est la première cause de guerre et de violence, pas la religion, et sûrement pas le Christianisme.
1. http://books.google.com/books?id=XP_86itwp2IC&pg=PA27&lpg=PA27&dq=sam+harris+%22the+most+prolific+source+of+violence+in+our+history%22&source=bl&ots=sdpOO04g1D&sig=asL3JyvcaRp9zWRI9a4oVyoPU2E&hl=en&sa=X&ei=d9CKT92fGYqogweQgsXfCQ&ved=0CFgQ6AEwCA#v=onepage&q&f=false
2. http://books.google.com/books?id=sF8wv_Y54j8C&pg=PA104&lpg=PA104&dq=encyclopedia+of+wars+%22Almohad+conquest+of+Muslim+Spain%22&source=bl&ots=VBRkLHXHj3&sig=XLT88ICr2Lu98L1_eldxRwMPgIY&hl=en&sa=X&ei=SdKKT4jLHIr1gAf8vNjiCQ&ved=0CCIQ6AEwAQ#v=onepage&q=encyclopedia%20of%20wars%20%22Almohad%20conquest%20of%20Muslim%20Spain%22&f=false
3. http://books.google.com/books?id=sK5CJFpb2DAC&pg=PA23&lpg=PA23&dq=stalin+42,672,000&source=bl&ots=Tw7FJG9OnR&sig=aSUiodXqC4euU2UTyVNlnFkwyRE&hl=en&sa=X&ei=fc2KT7rnNcipgwe9tL3mCQ&ved=0CFMQ6AEwBw#v=onepage&q=stalin%2042%2C672%2C000&f=false and http://books.google.com/books?id=mbnLn6A3q-4C&pg=PA178&lpg=PA178&dq=Zedong+37,828,000&source=bl&ots=-VlfCns1xy&sig=2TrcOYMxZTjr653ULLdNkIkltwU&hl=en&sa=X&ei=2c6KT-G7BYGXgwf63-3kCQ&ved=0CEsQ6AEwBg#v=onepage&q=Zedong%2037%2C828%2C000&f=false
4. http://books.google.com/books?id=N1j1QdPMockC&printsec=frontcover&dq=death+by+government&hl=en&sa=X&ei=WcyKT5TBDITiggfdpO28BQ&ved=0CDgQ6AEwAA#v=onepage&q=Almost%20170%20million%20men&f=false
24 novembre 2013
Saintes Flora et Maria de Cordoue, martyres, ou l'Espagne Orthodoxe face à l'islam conquérant (+ 851)
SAINTES FLORA ET MARIA, MARTYRES (+ 851)
Dieu merci, l'historien des saints de l'antiquité et du Moyen Age n'a pas à travailler que sur des plagiats et des faux. Il rencontre aussi des témoignages directs où l'on sent battre un coeur. Les textes de saint Euloge, prêtre de Cordoue, archevêque élu de Tolède et martyr en 859, sont de cette catégorie bénie. Son style quelquefois précieux, toujours scripturaire, aide l'émotion intense qui éclate dans son "Instruction sur le martyre" dédiée aux vierges Flora et Maria, et dans la relation qu'il nous a laissée sur leur vie et leur mort en 851.
Euloge était l'animateur de la résistance Chrétienne contre l'Islam à Cordoue, quand il vit Flora pour la première fois. Elle avait été scalpée à coups de fouet. "Et moi, écrit-il, moi, ce pécheur, ce riche en iniquités, qui dès le début de son martyre ai joui de son amitié, j'ai touché de mes mains jointes les cicatrices de cette tête vénérable et délicate, après que par des coups de fouet la chevelure virginale était tombée" (P. L., t. 115, col. 838 D; cf. 831 B). On peut lire vers la fin de l'Instruction "Puissé-je tirer profit, moi pécheur, de ce médiocre petit livre, que j'ai écrit brûlant de votre amour spirituel, dans le dessein de vous sauver" (833 B).
Née d'un loup et d'une brebis, rose épanouie sur des épines, comme parle Euloge (831 A), Flora était vers 845 dans la fleur de sa beauté, physique et morale. Sa mère, originaire d'un bourg à l'ouest de Cordoue, était Chrétienne et de famille noble. Son père, un païen de Séville, avait élu domicile dans la capitale : il y mourut bientôt. La mère restait avec un fils et 2 filles. Elle fit de Flora, la plus jeune, une Chrétienne. Elle racontait plus tard à Euloge que la petite donnait aux pauvres la portion qu'on lui servait, et "furtivement accomplissait le bienheureux jeûne". Il fallait se gendarmer pour qu'elle mangeât, et seulemnent le soir. Cependant, en grandissant, Flora trouvait honteux d'avoir un Christianisme tout caché. Son frère, musulman fanatique, la gênait fort. Elle s'enfuit un jour avec sa soeur Baldegothone et se réfugia chez des Chrétiens. Le frère prit des clercs comme otages et les fit incarcérer. Flora ne voulait pas qu'on souffrît pour elle : elle revint dans sa maison et se déclara prête à tout endurer pour Jésus-Christ. Le frère, après avoir essayé de la séduire, la mena au juge. Elle déclara avec crânerie qu'elle était au Christ depuis son enfance et qu'elle lui gardait son corps intègre. Alors 2 satellites la maintiennent par ses bras étendus, et l'on fouaille sa tête jusqu'à la rendre chauve. On la rend presque évanouie à son frère: qu'il la soigne, l'instruise et la ramène, si elle ne se convertit point. Dès qu'elle se sent guérie Flora monte la nuit sur le mur du logis et saute dans la rue. Un Chrétien la recueille dans ce "chaos nocturne". Puis elle se cache près de Tucci (Martos, diocèse de Guadix) avec Baldegothone. Cette retraite dura 6 ans (831 C).
Et Maria, compagne de Flora dans son martyre? Son père était Chrétien, originaire d'Ilipula (= Cortijo de Repla? on préfère en général Niebla). Sa mère, arabe, se convertit. Ils eurent 2 enfants, Maria, puis un garçon, Walabonse, et se fixèrent à Froniano, village dans la montagne à l'ouest de Cordoue. Le père, devenu veuf, s'orienta vers la vie monastique. Walabonse devint moine à Saint-Félix sous le prêtre Salvator, et Maria nonne à Cuteclara près de Cordoue, sous une sainte femme, Artemia. Salvator étant mort, Walabonse revint chez lui et devint diacre. Maria l'aimait comme une seconde mère. Mais il se permit de lui fausser compagnie par le martyre. Pauvre petite sainte, sans son frère... Il apparut à une nonne : patience! Maria le rejoindrait bientôt. "De ce jour, la vierge sentait son coeur brûler d'amour pour le martyre. Brusquement éclairée par le Ciel, elle soupirait après le martyre avec impatiente ardeur" (840 B).
Un jour, elle partit pour le tribunal, afin de conquérir la couronne. En route, elle entra à Saint-Aciscla, et y trouva Flora, à qui le Christ avait donné rendez-vous sur sa croix. Elles se baisèrent, firent alliance : pas de repos, tant qu'elles n'auraient
pas Flora son Christ, et Maria son Walabonse. L'assaut du juge fut facile. Flora attaqua, puis Maria. "Et moi, juge, naguère j'ai eu un frère parmi ces confesseurs magnifiques, mort après avoir démoli votre prophète. J'imite leur courage en affirmant que le Christ est Dieu en vérité, et jure que les rites de votre loi et vos cérémonies sont des rêveries démoniaques" (841 A). Le cadi les envoie en un cachot malpropre, parmi des femmes de mauvaise vie. Elles se mettent à jeûner, à prier; le chant des hymnes fait passer l'horreur de l'ergastule. Cependant Euloge, pour les fortifier contre toute tentation d'apostasie, rédigea son Instruction, à laquelle il joignit une prière, pour obtenir la grâce de consommer le martyre (834 AD).
Enfin, après un 3ième avertissement du cadi, elles sont menées au tribunal pour être humiliées. On les interroge, ensemble, séparément. C'est ainsi, que 10 jours avant la fin, Flora comparut seule. Il n'obtint rien et la renvoya au cachot. Euloge, lui aussi détenu, eut alors une audience de "sa dame". Écoutons son récit (843 B) : "Elle était belle comme un Ange, brillante de la grâce d'une clarté céleste, l'air enjoué, le visage pudique, déjà épanouie par les joies de la Patrie céleste; elle me dit en souriant 'Maître, aujourd'hui j'ai passé devant le juge, avec mon frère en face de moi, cet adversaire de notre Foi, qui m'a persécutée jusqu'à me faire choir en cette fosse. On me demanda si je le connaissais. Je dis que c'était mon propre frère. Comment se fait-il, demanda le juge, que celui-ci soit un pilier de notre foi, et que toi tu professes le Christ?
- Je répondis : Juge, avant la 8ième année, moi aussi je vivais sous les ténèbres de l'ignorance, esclave des lois de mes pères,
et servais l'erreur des païens. Mais, illuminée par l'Auteur de la piété, je choisis la Foi des Chrétiens, pour laquelle j'ai résolu
de combattre à mort.
- Quel est, aujourd'hui, ton dernier mot par rapport à ce que tu m'as déjà exprimé?...
- Juge, je répète exactement ce que tu as entendu. Si tu m'interroges encore, ce que je dirai sera encore plus raide que la première fois.
Alors, il enfle sa gueule, tire de sa gorge gonflée des sons stridents, me menace de mort et ordonne de me ramener à la geôle."
Et après que ma dame m'eut fait son rapport avec sa voix de miel, je l'encourageai comme je pus, je lui rappelai l'espoir de la couronne méritée, puis, incliné profondément, j'adorai son visage angélique, me recommandant à ses prières. Renouvelé par ses paroles très vénérables, je revins à la retraite de mon cachot."
Finalement, Flora et Maria sont menées rapidement au lieu du supplice. Elles tracent sur leur visage les signes sacrés (de la Croix). Puis elles tendent le cou, et après la bienheureuse Flora, sainte Maria est prosternée. Les corps sont laissés aux chiens et aux oiseaux, puis on les jette au fleuve. Le cadavre de Maria fut retrouvé, mais non celui de Flora. Leurs 2 têtes furent recueillies dans la basilique Saint-Aciscle. Elles moururent le 24 novembre 851, à l'heure de none (3 heures). Euloge fut libéré grâce à leur prière, assure-t-il - le 29. Le tour de l'entraîneur entraîné viendrait en 859. Il fit parvenir à Baldegothone la ceinture que Flora portait dans la prison.
Bibl. - Textes d'Euloge dans P. L., t. 115, col. 819-845; notes, col. 899-903. Le Documentum martyrii (martyriale) ou "Instruction sur le martyre" est trop long pour que nous le traduisions. Euloge le soumit à son confrère Paul Alvare, futur martyr lui aussi, pour qu'il en vérifiât la correction dogmatique. Alvare répondit que l'Esprit-Saint parlait dans cet écrit; il l'avait lu rapidement pour ne pas le retenir, mais souhaitait vivement une copie. Le prologue indique le but : encourager, pour le rush final, les vierges emprisonnées. Mais Euloge ne dispose que de moyens pauvres : le riche pense et fait; le pauvre pense et défaille. L'opuscule évoque d'abord Esther et Judith. Le voisinage de femmes perdues ne doit pas décourager Flora et Maria : "Comme un lis parmi les épines, ainsi mon amie parmi les filles" (Cant., 2, 2). Les violences des bourreaux ne souilleraient pas leur âme, comme le déclarent saint Augustin et saint Jérôme (Quest. hébr. Gen., 12, 15; P. L. t. 23, éd. Vallarsi, col. 324-325) "Ce n'est pas la brutalité subie qui souille les saintes, mais la volupté consentie". Euloge allègue la constance de plusieurs héros de l'Ancien Testament, puis ces captifs Jonas, Malc (ici, t. 10, p.689), Paulin de Nole (ici, t. 6, p. 361 épisode légendaire). Courage! L'Eglise est opprimée. "Les divins tabernacles connaissent l'horreur de la solitude; l'araignée a couvert le temple, tout est silencieux" (cf. Saint Jérôme, Epist., 107, 1). On a engagé les détenues à rétracter leur déclaration de Christianisme devant le juge. "Mais nous, nous vous interdisons de le faire". Les tentateurs ont beau alléguer l'Église anéantie, il ne faut pas les écouter, en ajoutant au crime que serait le reniement de la vérité, cet autre crime de manquer à la confession de la vérité. Le silence serait une connivence intolérable avec le mal. L'occupant prétend réglementer, minimiser l'exercice du Christianisme. L'héroïsme des 2 martyres sera une bonne leçon pour la couardise publique. Euloge évoque les cicatrices de Flora qu'il a touchées d'une main tremblante, car il n'osait les baiser, sur ce crâne aux cheveux arrachés. "Après t'avoir quittée, longtemps et profondément j'ai réfléchi et soupiré". Il pensait à saint Pierre libéré par un Ange, en se rappelant la jeune femme fuyant de nuit la prison fraternelle. Courage! Les vaillants soldats de Dieu, leurs frères, les ont précédées. Euloge énumère 12 martyrs récents, dont Walabonse : Maria retrouvera son frère. Pour finir, une prière au Seigneur Dieu tout-puissant demande le courage de boire le calice de la Passion avec entrain, et se termine par un souvenir au pauvre Euloge qu'il obtienne une petite place, la dernière, au pays des vivants!
- Le Documentum a des mouvements à la manière de saint Jérôme: § 22 début, cf. Jérôme, Epist., 77, 12; 137, 14; domina soror mea, cf. Epist., 22, 26; ici t. 9, p. 574 milieu; ou Lettres, éd. Labourt, t. 1, p. 138, 10. - § 23, occurret..., cf. Epist., 22, 41; éd. Labourt, p. 159, 3.
R. Dozy, Hist. de Los Musulmanes espanoles... (711-1110), trad. F. de Castro, t. 2, 1878, p. 144-149, 176-183. - F. J. Simonet, Hist. de los Mozarabes de Espana, 1897-1903, p. 413-425 (Mens. de la R. acad. de la Hist., t. 13). - J. Perez de Urbel, Ano Cristiano, t. 4, 1933, p. 298-303, et S. Eulogio de Cordoba, 1928, rééd. 1942.
Tropaire des martyrs de Cordoue, ton 3
O martyrs de Cordoue, parfaite éloge de l'Hispanie, vous avez combattu le bon combat et exalté la Foi Orthodoxe, dénonçant les croyances des infidèles Hagarènes, et avec grande audace, proclamé le Christ comme Unique Fils de Dieu. Dès lors intercédez pour nous, afin que nos âmes reçoivent grande paix et abondante miséricorde.
Elles ont une rue qui leur est dédiée.. Ces héroïnes de l'univers n'ont qu'une rue.. pas de cathédrale orthodoxe, pas même une chapelle orthodoxe, rien, nous avons oublié tous nos ancêtres dans la Foi s'ils ne sont pas "ethniquement corrects" (à savoir orientaux).. et même nombre d'entre eux sont passés à la trappe.. honte à nous les "vrais" chrétiens...
http://callejero.interbusca.com/CORDOBA/CORDOBA/Calle-santos+flora+y+maria+n56-1.html
sainte Catherine d'Alexandrie, fille du Roi des rois
Tropaire de sainte Catherine d'Alexandrie, ton 4
Fille d'un éphémère roi terrestre,
tu préféras recevoir la couronne céleste
en devenant fille adoptive du Roi éternel
après avoir confondu les princes de la sagesse temporelle.
Par la folie d'amour de Dieu tu accomplis les exploits de la Foi
Sainte Catherine, intercède pour le salut de nos âmes.
composition Lecteur Jean-Michel, avec bénédiction père Bart 20/11/2006
Tableau de l'autel de sainte Catherine, basilique Saint-Etienne, Jérusalem. Oeuvre du peintre nantais Joseph Aubert, 19ème s, je trouve de la similitude avec le style de certains peintres et iconographes russes orthodoxes de la même époque, voire postérieur (p.ex. Ilya Repine) :
Inscription à :
Articles (Atom)










