"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
10 mai 2014
La garde du coeur, sinon l'échec de la vie chrétienne (p. Tryphon, EORHF)
La garde du coeur a été décrite par l'ancien Ephrem de Philotheou comme étant "la hache qui abat les grands arbres, frappant à leurs racines. Lorsque la racine est atteinte, cela ne repousse plus." Une attention bien consciente envers nos pensées est une importante tactique dans la guerre spirituelle, et elle est nécessaire si nous voulons disposer d'armes efficaces qui sont plus fortes que celles de l'ennemi.
Saint Païssios de la sainte Montagne nous expose quelques conséquences de l'absence de garde. "Lorsque notre âme vit sans être sur ses gardes face à ses pensées, elle va par conséquent se remplir de pensées sales et vaines. Suite à quoi, les gens commencent à avoir des problèmes psychologiques qui progressivement s'aggravent.. Certains, lorsqu'ils se trouvent dans cette situation, et se retrouvent confrontés à ce problème face à face, ne réalisent pas à quel point il est là, et sont donc incapables d'humblement confesser à leur père spirituel l'état de leur chute. Au contraire, ils cherchent après une solution 'de ce monde' et consultent un psy', qui va inévitablement leur prescrire un médicament... La seule solution, c'est de prendre conscience du problème et de le confesser à un père spirituel et de suivre son conseil."
La garde du coeur et la Prière de Jésus sont des armes qui se renforcent mutuellement, car la prière constante accompagne la garde et l'attention à l'intellect. Une vie Chrétienne sans cette garde du coeur, est vouée à l'échec.
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
09 mai 2014
Comment sommes-nous de Dieu? (saint Justin Popovic)
Nous sommes de Dieu, mais de quelle manière? Par l'amour. Car l'amour est une puissance morale divine qui nous rend nés de Dieu, nous fait enfants de Dieu, nous déifie, et nous fait être de Dieu.
Dieu est amour. C'est pour cela que l'amour est une puissance morale créée par Dieu, une puissance déifiante. Si l'amour demeure en tant que tel dans l'être de l'homme, il le remplit de divine puissance - une puissance qui le fait renaître, qui le transfigure en un nouvel être, en une nouvelle âme, en un nouveau coeur, en un nouvel intellect, et en une nouvelle vie. Tout ça, toutes les pensées, tous les sentiments et les oeuvres de l'homme viennent par Dieu. Il connaît alors Dieu d'une nouvelle manière : la manière la plus réelle et la plus convaincante.
Saint Justin Popovich, Commentaire sur les épîtres de saint Jean le Théologien
We are of God, but in what way? Through love. For love is a divine moral power that makes us born of God, makes us sons of God, deifies us, and makes us of God. God is love; that is why love is a God-created moral power, a deifying power. If love seats itself in man's being, it fills him with divine power - power that makes him reborn, that transfigures him into a new being, into a new soul, into a new heart, into a new intellect, and into a new life. That, all of man's thoughts, feelings, and works are of God. He then knows God in a new way: the most real and most convincing way.
St. Justin Popovich, Commentary of the Epistles of St. John the Theologian
Dieu est amour. C'est pour cela que l'amour est une puissance morale créée par Dieu, une puissance déifiante. Si l'amour demeure en tant que tel dans l'être de l'homme, il le remplit de divine puissance - une puissance qui le fait renaître, qui le transfigure en un nouvel être, en une nouvelle âme, en un nouveau coeur, en un nouvel intellect, et en une nouvelle vie. Tout ça, toutes les pensées, tous les sentiments et les oeuvres de l'homme viennent par Dieu. Il connaît alors Dieu d'une nouvelle manière : la manière la plus réelle et la plus convaincante.
Saint Justin Popovich, Commentaire sur les épîtres de saint Jean le Théologien
We are of God, but in what way? Through love. For love is a divine moral power that makes us born of God, makes us sons of God, deifies us, and makes us of God. God is love; that is why love is a God-created moral power, a deifying power. If love seats itself in man's being, it fills him with divine power - power that makes him reborn, that transfigures him into a new being, into a new soul, into a new heart, into a new intellect, and into a new life. That, all of man's thoughts, feelings, and works are of God. He then knows God in a new way: the most real and most convincing way.
St. Justin Popovich, Commentary of the Epistles of St. John the Theologian
08 mai 2014
Dictature : nous n'avons pas assez aimé la liberté pour nous battre pour elle (Soljenitsine)
Ceux qui ignorent les leçons de l'Histoire sont condamnés à la revivre.
Et voyez comment nous avons ensuite brûlé dans les camps, pensant : comment les choses se seraient-elles passées si chaque agent de sécurité, lorsqu'il sortait la nuit pour effectuer une arrestation, avait été incertain quant à savoir s'il rentrerait vivant et s'il n'avait pas plutôt à faire ses adieux à sa famille? Ou si, pendant les périodes de vagues d'arrestations massives, comme par exemple à Leningrad, lorsqu'ils ont arrêté un quartier entier de la ville, le peuple n'était pas simplement resté assis dans ses souliers, blanc de terreur au moindre claquement de porte de palier et au moindre pas dans les escaliers, mais avait compris qu'ils n'avaient plus rien à perdre, et avaient courageusement barricadé les escaliers et les corridors avec en embuscade une douzaine d'hommes armés de haches, de marteaux, de pieux ou de tout ce qui leur tombait sous la main?
Les Autorités auraient très vite souffert d'un gros manque de personnel et de moyens de transport, et malgré la soif (de sang) de Staline, la maudite machine aurait été arrêtée! Si.. si seulement.. Nous n'avons pas assez aimé la liberté. Et plus encore - nous n'étions même pas conscients de la réalité de la situation.. Nous avons purement et simplement mérité tout ce qui nous est arrivé ensuite.
Alexandre Soljenitsine, "L'archipel du Goulag"
Those ignorant of history are doomed to repeat it.
“And how we burned in the camps later, thinking: What would things have been like if every Security operative, when he went out at night to make an arrest, had been uncertain whether he would return alive and had to say good-bye to his family? Or if, during periods of mass arrests, as for example in Leningrad, when they arrested a quarter of the entire city, people had not simply sat there in their lairs, paling with terror at every bang of the downstairs door and at every step on the staircase, but had understood they had nothing left to lose and had boldly set up in the downstairs hall an ambush of half a dozen people with axes, hammers, pokers, or whatever else was at hand?… The Organs would very quickly have suffered a shortage of officers and transport and, notwithstanding all of Stalin’s thirst, the cursed machine would have ground to a halt! If…if…We didn’t love freedom enough. And even more – we had no awareness of the real situation…. We purely and simply deserved everything that happened afterward.”
Aleksandr I. Solzhenitsyn
The Gulag Archipelago
Et voyez comment nous avons ensuite brûlé dans les camps, pensant : comment les choses se seraient-elles passées si chaque agent de sécurité, lorsqu'il sortait la nuit pour effectuer une arrestation, avait été incertain quant à savoir s'il rentrerait vivant et s'il n'avait pas plutôt à faire ses adieux à sa famille? Ou si, pendant les périodes de vagues d'arrestations massives, comme par exemple à Leningrad, lorsqu'ils ont arrêté un quartier entier de la ville, le peuple n'était pas simplement resté assis dans ses souliers, blanc de terreur au moindre claquement de porte de palier et au moindre pas dans les escaliers, mais avait compris qu'ils n'avaient plus rien à perdre, et avaient courageusement barricadé les escaliers et les corridors avec en embuscade une douzaine d'hommes armés de haches, de marteaux, de pieux ou de tout ce qui leur tombait sous la main?
Les Autorités auraient très vite souffert d'un gros manque de personnel et de moyens de transport, et malgré la soif (de sang) de Staline, la maudite machine aurait été arrêtée! Si.. si seulement.. Nous n'avons pas assez aimé la liberté. Et plus encore - nous n'étions même pas conscients de la réalité de la situation.. Nous avons purement et simplement mérité tout ce qui nous est arrivé ensuite.
Alexandre Soljenitsine, "L'archipel du Goulag"
Those ignorant of history are doomed to repeat it.
“And how we burned in the camps later, thinking: What would things have been like if every Security operative, when he went out at night to make an arrest, had been uncertain whether he would return alive and had to say good-bye to his family? Or if, during periods of mass arrests, as for example in Leningrad, when they arrested a quarter of the entire city, people had not simply sat there in their lairs, paling with terror at every bang of the downstairs door and at every step on the staircase, but had understood they had nothing left to lose and had boldly set up in the downstairs hall an ambush of half a dozen people with axes, hammers, pokers, or whatever else was at hand?… The Organs would very quickly have suffered a shortage of officers and transport and, notwithstanding all of Stalin’s thirst, the cursed machine would have ground to a halt! If…if…We didn’t love freedom enough. And even more – we had no awareness of the real situation…. We purely and simply deserved everything that happened afterward.”
Aleksandr I. Solzhenitsyn
The Gulag Archipelago
07 mai 2014
La qualité de ce blog, de nos écrits, etc (saint Vincent de Lérins)
"Quant à moi, il me suffira que ces notes fixent mes souvenirs, ou plutôt, suppléent aux défaillances de ma mémoire. Néanmoins, je m'efforcerai chaque jour, avec l'aide de Dieu, en méditant ce que j'aurai dit, de le complèter, de le corriger même. J'en préviens le lecteur éventuel pour que, si par hasard, je perdais ces notes et qu'elles viennent dans les mains de saintes gens, ceux-ci ne se hâtent pas trop de me reprocher certains passages, mais qu'ils se souviennent de la promesse que je fais de les corriger." Saint Vincent de Lérins, 1er Commitorium, ch. 1, derniers versets.
Que dire de plus que le grand auteur chrétien orthodoxe occidental? C'est le principe du "semper reformanda" (formule qui n'est pas une grossièreté) mais appliqué à soi-même et pas aux autres : il faut sans cesse oser SE remettre en question et réfléchir au bien fondé de ce qu'on a émis, publié, pensé et éventuellement mis en pratique. Et oser SE corriger, s'amender, se repentir. N'est-ce pas la vie spirituelle, toujours sur le fil, toujours face au "miroir qui renvoie une image peu claire" (dixit saint paul), jamais dans l'absolue certitude car Dieu seul est Vérité et certitude, et nous, pauvrement, nous tentons de nous en approcher...
06 mai 2014
La Béatitude de Michel Audiard
"Bienheureux les fêlés, car ainsi ils laisseront passer la Lumière!"
Michel AUDIARD, grand scénariste et dialoguiste du cinéma français
Agissez bien, Dieu s'occupera du reste (C.S. Lewis)
Ce n'est pas votre problème de réussir, mais de faire les choses comme il faut. Le reste dépend de Dieu.
Clive S. Lewis
Clive S. Lewis
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