"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
20 février 2016
Le déséquilibre de notre enseignement occidental vu par un philosophe (Karl Popper)
“Je reconnais qu'il y a un sérieux problème de l'éducation professionnelle, celui de l'étroitesse d'esprit. Mais je ne crois pas qu'une éducation "littéraire" soit le remède. Car elle pourrait créer sa propre sorte d'étroitesse d'esprit, son snobisme. Et de nos jours, personne ne devrait être considéré comme bien éduqué s'il n'a pas d'intérêt pour la science. La défense habituelle affirmant qu'un intérêt pour l'électricité ou la tomographie ne nécessite pas d'être plus éclairant qu'un intérêt pour les affaires humaines révèle seulement un complète absence de compréhension des affaires humaines. Car la science n'est pas simplement une collection de faits à propos de l'électricité, etc; c'est un des mouvements spirituels les plus importants de nos jours. Quiconque ne s'efforce pas d'acquérir une compréhension de ses mouvements, se coupe lui-même du plus remarquable des développements de l'histoire humaine. Nos soi-disantes Académies des Arts, basées sur la théorie qu'au moyen de la littérature et de l'éducation historique, ils introduisent l'étudiant dans la vie spirituelle de l'humain, sont dès lors devenues obsolètes, sous leur forme actuelle. Il n'y a pas d'histoire humaine qui exclue une histoire de ses luttes intellectuelles et de ses réussites. Et il ne saurait y avoir une histoire des idées qui exclurait l'histoire de la pensée scientifique. Mais l'éducation littéraire a un aspect encore plus sérieux. Non seulement elle échoue à éduquer l'étudiant pour une compréhension du plus grand mouvement spirituel de sa propre époque, étudiant qui va souvent devenir enseignant, mais elle échoue aussi à l'éduquer dans l'honnêteté intellectuelle. Il n'y a que si l'étudiant fait l'expérience de combien il est facile de se tromper, et combien il est difficile de ne prendre ne fut-ce qu'une courte avance dans le domaine de la connaissance, qu'il pourra pressentir ce que sont les niveaux d'honnêteté intellectuelle, un respect pour la vérité, et un dédain pour ce qui fait preuve d'autoritarisme et est présomptueux. Mais il n'y a rien de plus nécessaire de nos jours que de répandre ces modestes vertus intellectuelles.“
Karl Popper, 'La Société Ouverte et ses ennemis' (note 6 au Chapitre 11).
“I admit that there is a serious problem of a professional education, that of narrow-mindedness. But I do not believe that a 'literary' education is the remedy; for it may create its own peculiar kind of narrow-mindedness, its peculiar snobbery. And in our day no man should be considered educated if he does not take an interest in science. The usual defence that an interest in electricity or stratigraphy need not be more enlightening than an interest in human affairs only betrays a complete lack of understanding of human affairs. For science is not merely a collection of facts about electricity, etc.; it is one of the most important spiritual movements of our day. Anybody who does not attempt to acquire an understanding of this movement cuts himself off from the most remarkable development in the history of human affairs. Our so-called Arts Faculties, based upon the theory that by means of a literary and historical education they introduce the student into the spiritual life of man, have therefore become obsolete in their present form. There can be no history of man which excludes a history of his intellectual struggles and achievements; and there can be no history of ideas which excludes the history of scientific ideas. But literary education has an even more serious aspect. Not only does it fail to educate the student, who is often to become a teacher, to an understanding of the greatest spiritual movement of his own day, but it also often fails to educate him to intellectual honesty. Only if the student experiences how easy it is to err, and how hard to make even a small advance in the field of knowledge, only then can he obtain a feeling for the standards of intellectual honesty, a respect for truth, and a disregard of authority and bumptiousness. But nothing is more necessary to-day than the spread of these modest intellectual virtues. “
Karl Popper, 'The Open Society and Its Enemies' (note 6 to Chapter 11).
19 février 2016
Offensé? Ne renvoyez jamais l'offenseur à la justice divine! (p. Païssios)
- Père, lorsque quelqu'un m'a causé une injustice, est-ce bien de lui dire "il en répondra devant Dieu"?
- Quiconque dit cela est manipulé par le démon et ne comprend pas que de la sorte, il maudit poliment. Il y en a qui disent qu'ils sont sensibles, et qu'ils ont l'amour du prochain, et une main délicate, et qu'ils sont tolérants face aux injustices qu'on leur fait, mais qui disent "ils en répondront devant Dieu."
En cette vie, nous recevons des épreuves, afin que nous puissions passer dans la vie prochaine, le Paradis. Ma conscience me dit que poliment maudire quelqu'un est en dessous du niveau spirituel basique et donc interdit aux Chrétiens, parce que le Christ ne nous a pas enseigné cette sorte d'amour, mais plutôt "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font."
Aussi, la meilleure prière entre toutes, lorsque vous avez été injustement maudit, c'est de porter cela en silence et avec bonté.
Lorsque nous sommes accusé mensongèrement ou injustement traité, que ce soit par des gens peu sérieux ou mauvais, qui ont de mauvaises intentions et déforment la vérité, si nous le pouvons, il est bon de ne pas chercher à se justifier lorsque l'injustice ne concerne que nous-mêmes. Ni bien sûr de dire "ils en répondront devant Dieu," puisque c'est une malédiction. Il est bon que nous pardonnions de tout notre coeur, et que nous supplions Dieu de nous renforcer, pour porter le poids de l'accusation mensongère, et poursuivre notre vie spirituelle (dans la pénombre, autant que possible). Laissons faire ceux qui ont pour habitude de juger et critiquer, être injuste envers nous, car ils ne cessent de la sorte de nous préparer la voie pour les couronnes dorées menant à la vraie vie.
Bien sûr, ceux qui sont proches de Dieu ne maudissent jamais, car ils n'ont pas de mauvaises intentions, mais sont remplis de bonté, et peu importe le mal qu'on leur fait, ces personnes sanctifiées vont sanctifier la situation, et ressentir une grande joie secrète.
saint Païssios l'Athonite
- Elder, is it alright to say about someone who has caused me an injustice: "They will answer to God".
- Whoever says that is being fooled by the evil one and does not understand that in this way he is cursing politely. There are some who say that they are sensitive and they have love and a delicate hand and they are tolerant of the injustices done to them by people, but they say: "They will answer to God".
In this life all people are given tests, so that we may pass to the other life, to Paradise. My thoughts tell me that the polite curse is below the spiritual base and is forbidden to Christians, because Christ did not teach us that kind of love, but rather: "Father, forgive them, for they know not what they do."
Also, the best prayer of all is, when you have been unjustly cursed, to bear it silently and with kindness.
When we are falsely accused or unjustly treated either by frivolous or wicked people, who have evil intentions and distort the truth, if we can, it is good to not seek to be justified when the injustice concerns only ourselves. Nor should we say: "They will answer to God", because this is a curse. It is good that we forgive them with our whole heart and supplicate God to strengthen us, to bear the weight of the false accusation and continue along in our spiritual life (in obscurity, as much as possible). Let those who have it as a habit to judge and criticize continue to do so, to be unjust to us, because they are continuously in this way preparing for us golden crowns for the true life.
Of course, those who are near to God never curse, because they do not have evil intentions but are filled with goodness, and whatever evil is thrown at them, these sanctified people sanctify it, and feel a great, secret joy.
Fr. Païssios
- Quiconque dit cela est manipulé par le démon et ne comprend pas que de la sorte, il maudit poliment. Il y en a qui disent qu'ils sont sensibles, et qu'ils ont l'amour du prochain, et une main délicate, et qu'ils sont tolérants face aux injustices qu'on leur fait, mais qui disent "ils en répondront devant Dieu."
En cette vie, nous recevons des épreuves, afin que nous puissions passer dans la vie prochaine, le Paradis. Ma conscience me dit que poliment maudire quelqu'un est en dessous du niveau spirituel basique et donc interdit aux Chrétiens, parce que le Christ ne nous a pas enseigné cette sorte d'amour, mais plutôt "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font."
Aussi, la meilleure prière entre toutes, lorsque vous avez été injustement maudit, c'est de porter cela en silence et avec bonté.
Lorsque nous sommes accusé mensongèrement ou injustement traité, que ce soit par des gens peu sérieux ou mauvais, qui ont de mauvaises intentions et déforment la vérité, si nous le pouvons, il est bon de ne pas chercher à se justifier lorsque l'injustice ne concerne que nous-mêmes. Ni bien sûr de dire "ils en répondront devant Dieu," puisque c'est une malédiction. Il est bon que nous pardonnions de tout notre coeur, et que nous supplions Dieu de nous renforcer, pour porter le poids de l'accusation mensongère, et poursuivre notre vie spirituelle (dans la pénombre, autant que possible). Laissons faire ceux qui ont pour habitude de juger et critiquer, être injuste envers nous, car ils ne cessent de la sorte de nous préparer la voie pour les couronnes dorées menant à la vraie vie.
Bien sûr, ceux qui sont proches de Dieu ne maudissent jamais, car ils n'ont pas de mauvaises intentions, mais sont remplis de bonté, et peu importe le mal qu'on leur fait, ces personnes sanctifiées vont sanctifier la situation, et ressentir une grande joie secrète.
saint Païssios l'Athonite
- Elder, is it alright to say about someone who has caused me an injustice: "They will answer to God".
- Whoever says that is being fooled by the evil one and does not understand that in this way he is cursing politely. There are some who say that they are sensitive and they have love and a delicate hand and they are tolerant of the injustices done to them by people, but they say: "They will answer to God".
In this life all people are given tests, so that we may pass to the other life, to Paradise. My thoughts tell me that the polite curse is below the spiritual base and is forbidden to Christians, because Christ did not teach us that kind of love, but rather: "Father, forgive them, for they know not what they do."
Also, the best prayer of all is, when you have been unjustly cursed, to bear it silently and with kindness.
When we are falsely accused or unjustly treated either by frivolous or wicked people, who have evil intentions and distort the truth, if we can, it is good to not seek to be justified when the injustice concerns only ourselves. Nor should we say: "They will answer to God", because this is a curse. It is good that we forgive them with our whole heart and supplicate God to strengthen us, to bear the weight of the false accusation and continue along in our spiritual life (in obscurity, as much as possible). Let those who have it as a habit to judge and criticize continue to do so, to be unjust to us, because they are continuously in this way preparing for us golden crowns for the true life.
Of course, those who are near to God never curse, because they do not have evil intentions but are filled with goodness, and whatever evil is thrown at them, these sanctified people sanctify it, and feel a great, secret joy.
Fr. Païssios
18 février 2016
Délivrance des passions par la Foi (saint Justin Popovic)
C'est par l'ascèse de la Foi que commence le traitement et la guérison d'une âme malade des passions.Lorsque la Foi commence à vivre en l'homme, la passion commence à être déracinée de son âme. Mais "avant que l'âme ne soit intoxiquée par la foi en Dieu, avant qu'elle ne ressente la puissance de la Foi," elle n'est pas en mesure d'être guérie des passions ni de vaincre le monde matériel. Il y a en même temps un côté négatif dans l'ascèse de la foi, la liberté dans la matière pécheresse, et un côté positif, l'unité avec Dieu.
L'âme, qui a été dispersée par les sens parmi les choses de ce monde, est ramenée à elle-même par l'ascèse de la Foi, par le jeûne des choses matérielles, et en se consacrant au souvenir constant de Dieu. Telle est le fondement de toutes bonnes choses. La liberté par rapport à l'esclavage du matérialisme est essentielle pour l'avancement dans la vie spirituelle. Le commencement de cette nouvelle manière de vivre se trouve dans la concentration qu'on a dans ses pensées vers Dieu, dans l'incessante méditation des paroles de Dieu, et dans une vie de pauvreté.
Par la Foi, l'esprit qui avait été auparavant distrait par les passions, se retrouve concentré, libre de la sensualité, et comblé de paix et d'humble pensée. Lorsqu'il vit par les sens dans le monde sensuel, l'esprit est malade. Cependant, avec l'aide de la Foi, l'esprit est délivré de la prison de ce monde, où il a été enfoui par le péché, et il entre dans une nouvelle ère, où il respire un merveilleux nouvel air. "Le sommeil de l'esprit" est aussi dangereux que la mort, et il est dès lors essentiel d'élever l'esprit par la Foi, jusqu'à parvenir aux exploits des oeuvres spirituelles, par lesquelles l'homme se vaincra lui-même, et se débarrassera des passions. "Débarrassez-vous de votre moi, et l'ennemi sera chassé de vous."
Saint Justin Popovic
On Deliverance from Passions Through Faith
by St. Justin Popovich
It is by the ascesis of faith that the treatment and cure of a soul which is sick with the passions is begun. Once faith begins to live in a man, the passions begin to be uprooted from his soul. But “until the soul becomes intoxicated with the faith in God, until it comes to feel faith’s power,”* it can neither be healed of the passions nor overcome the material world. There is both a negative side to the ascesis of faith, freedom from sinful matter, and a positive side, oneness with God.
The soul, which was dispersed by the senses among the things of this world, is brought back to itself by the ascesis of faith, by fasting from material things and by devoting itself to a constant remembrance of God. This is the foundation of all good things. Freedom from enslavement to sinful matter is essential for advancement in the spiritual life. The beginning of this new way of life is found in the concentration of one’s thoughts on God, in incessant pondering on the words of God, and in a life of poverty.
Through faith the mind, which was previously dispersed among the passions, is concentrated, freed from sensuality, and endowed with peace and humility of thought. When it lives by the senses in a sensual world, the mind is sick. With the help of faith, however, the mind is delivered from the prison of this world, where it has been stifled by sin, and enters into the new age, where it breathes in a wondrous new air. “The sleep of the mind” is as dangerous as death, and it is therefore essential to rouse the mind by faith to the performance of spiritual works, by which man will overcome himself and drive out the passions. “Drive out self, and the enemy will be driven from your side."
Saint Justin (Popovic)
L'âme, qui a été dispersée par les sens parmi les choses de ce monde, est ramenée à elle-même par l'ascèse de la Foi, par le jeûne des choses matérielles, et en se consacrant au souvenir constant de Dieu. Telle est le fondement de toutes bonnes choses. La liberté par rapport à l'esclavage du matérialisme est essentielle pour l'avancement dans la vie spirituelle. Le commencement de cette nouvelle manière de vivre se trouve dans la concentration qu'on a dans ses pensées vers Dieu, dans l'incessante méditation des paroles de Dieu, et dans une vie de pauvreté.
Par la Foi, l'esprit qui avait été auparavant distrait par les passions, se retrouve concentré, libre de la sensualité, et comblé de paix et d'humble pensée. Lorsqu'il vit par les sens dans le monde sensuel, l'esprit est malade. Cependant, avec l'aide de la Foi, l'esprit est délivré de la prison de ce monde, où il a été enfoui par le péché, et il entre dans une nouvelle ère, où il respire un merveilleux nouvel air. "Le sommeil de l'esprit" est aussi dangereux que la mort, et il est dès lors essentiel d'élever l'esprit par la Foi, jusqu'à parvenir aux exploits des oeuvres spirituelles, par lesquelles l'homme se vaincra lui-même, et se débarrassera des passions. "Débarrassez-vous de votre moi, et l'ennemi sera chassé de vous."
Saint Justin Popovic
On Deliverance from Passions Through Faith
by St. Justin Popovich
It is by the ascesis of faith that the treatment and cure of a soul which is sick with the passions is begun. Once faith begins to live in a man, the passions begin to be uprooted from his soul. But “until the soul becomes intoxicated with the faith in God, until it comes to feel faith’s power,”* it can neither be healed of the passions nor overcome the material world. There is both a negative side to the ascesis of faith, freedom from sinful matter, and a positive side, oneness with God.
The soul, which was dispersed by the senses among the things of this world, is brought back to itself by the ascesis of faith, by fasting from material things and by devoting itself to a constant remembrance of God. This is the foundation of all good things. Freedom from enslavement to sinful matter is essential for advancement in the spiritual life. The beginning of this new way of life is found in the concentration of one’s thoughts on God, in incessant pondering on the words of God, and in a life of poverty.
Through faith the mind, which was previously dispersed among the passions, is concentrated, freed from sensuality, and endowed with peace and humility of thought. When it lives by the senses in a sensual world, the mind is sick. With the help of faith, however, the mind is delivered from the prison of this world, where it has been stifled by sin, and enters into the new age, where it breathes in a wondrous new air. “The sleep of the mind” is as dangerous as death, and it is therefore essential to rouse the mind by faith to the performance of spiritual works, by which man will overcome himself and drive out the passions. “Drive out self, and the enemy will be driven from your side."
Saint Justin (Popovic)
17 février 2016
Dieu n'est pas l'auteur de la mort! (st Archelaus de Cascus)
Manes dit "il est écrit que 'la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse.' Archelaus a répondu : et par conséquent, elle a une fin, parce qu'elle avait eu un commencement dans le temps. Et cette phrase est aussi vraie, que "la mort est vaincue victorieusement." Dès lors, il est évident que la mort ne saurait pas être sa propre origine incréée, puisque l'on voit qu'elle a aussi bien un début qu'une fin. Manes dit "Mais alors, il en découlerait que Dieu en serait l'auteur." Archelaus répond : En aucun cas, il faut rejeter une telle supposition! Car Dieu n'a pas fait la mort, car Il n'a aucun plaisir dans la destruction du vivant.
Saint Archelaus de Cascus, "Dispute avec l'hérétique Manes" 29
(auteur cité sur le très conservateur forum monachos.net)
"Manes said: It is written, that "death reigned from Adam to Moses." Archelaus said: And consequently it has an end, because it has had a beginning in time. And this saying is also true, that "death is swallowed up in victory." It is apparent, then, that death cannot be unbegotten, seeing that it is shown to have both a beginning and an end. Manes said: But in that way it would also follow that God was its maker. Archelaus said: By no means; away with such a supposition! 'For God made not death; neither hath He pleasure in the destruction of the living.'"
+ St. Archelaus of Cascus, "Disputation with the Heretic Manes" 29
Saint Archelaus de Cascus, "Dispute avec l'hérétique Manes" 29
(auteur cité sur le très conservateur forum monachos.net)
"Manes said: It is written, that "death reigned from Adam to Moses." Archelaus said: And consequently it has an end, because it has had a beginning in time. And this saying is also true, that "death is swallowed up in victory." It is apparent, then, that death cannot be unbegotten, seeing that it is shown to have both a beginning and an end. Manes said: But in that way it would also follow that God was its maker. Archelaus said: By no means; away with such a supposition! 'For God made not death; neither hath He pleasure in the destruction of the living.'"
+ St. Archelaus of Cascus, "Disputation with the Heretic Manes" 29
16 février 2016
oecuménisme: Eucharistie-en-boîte!!!
Et visiblement, ça ne serait pas un canular... Si c'est bien confirmé (j'avais déjà vu pareil en milieu Protestant), pour ceux qui croient aux "vertus" de l'oecuménisme, ça va être "sympa", les prochaines réunions de concélébrations oecuméniques..
-----------------------
Communion pré-emballée disponible pour les prêtres
Les prêtres peuvent à présent donner la Communion aux fidèles de manière pratique, avec l'hostie et le "vin" présentés dans un emballage plastique.
http://www.telegraph.co.uk/news/12158687/Pre-packaged-Communion-now-available-for-priests.html
Par Mark Molloy
7:07PM GMT 15 Fév 2016
Une église a adopté un changement en remettant l'hostie et le "vin" de Communion à ses fidèles de manière pré-emballée.
Les prêtres peuvent gagner du temps avec ces emballages de Communion, dont il est beaucoup question depuis que la photo a été partagée sur Reddit.
L'information sur l'église qui distribue ce produit emballé n'est pas précisée, cependant le produit peut être acheté en ligne, et la photo qui le présente a dépassé les 2 millions de vues en moins de 24 heures. Les emballages de Communion prête à l'emploi peuvent être achetés sur Amazon, qui commercialise un produit similaire à celui montré sur la photo et qui est vendu par Broadman Church Supplies.
La Communion pré-emballée qui a le plus de succès dans cette entreprise, propose "jus de pamplemousse 100% et hostie azyme", et est prête à être distribuée sans nécessiter de la conserver au réfrigérateur, selon le descriptif du produit.
La plupart des commentaires concernant l'emballage de Communion sur Amazon sont positifs, nombreux lui attribuant 5 étoiles.
"Le prix est parfait, et le produit aussi. Je les utilise chaque jour à la maison pour usage personnel. Je n'ai pas envie d'attendre l'office dominical, une fois par semaine ou par mois ou seulement quand l'église décide qu'il y aura Communion", écrit un des acquéreurs.
"Ces Communions sous emballage individuel sont très pratiques pour notre aumônerie en prison. Nous pouvons les apporter fermés en prison, et ils font joliment l'affaire," écrit un autre.
Cependant d'autres étaient moins impressionnés, l'un disant "Je préfère le pain asyme, et je pensait que c'était ce que j'allais recevoir. Ceci, c'est comme mastiquer un morceau de panneau d'isolation puis consommer de l'eau sucrée colorée. Je m'en suis débarrassé."
Un autre a dit "par respect pour le Saint Sacrement, je suis horrifié de l'existence même de cette sorte de produit."
"The Telegraph" s'est adressé à Redditor Blind_Witness pour avoir plus de détails.
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Communion pré-emballée disponible pour les prêtres
Les prêtres peuvent à présent donner la Communion aux fidèles de manière pratique, avec l'hostie et le "vin" présentés dans un emballage plastique.
http://www.telegraph.co.uk/news/12158687/Pre-packaged-Communion-now-available-for-priests.html
Par Mark Molloy
7:07PM GMT 15 Fév 2016
Une église a adopté un changement en remettant l'hostie et le "vin" de Communion à ses fidèles de manière pré-emballée.
Les prêtres peuvent gagner du temps avec ces emballages de Communion, dont il est beaucoup question depuis que la photo a été partagée sur Reddit.
L'information sur l'église qui distribue ce produit emballé n'est pas précisée, cependant le produit peut être acheté en ligne, et la photo qui le présente a dépassé les 2 millions de vues en moins de 24 heures. Les emballages de Communion prête à l'emploi peuvent être achetés sur Amazon, qui commercialise un produit similaire à celui montré sur la photo et qui est vendu par Broadman Church Supplies.
La Communion pré-emballée qui a le plus de succès dans cette entreprise, propose "jus de pamplemousse 100% et hostie azyme", et est prête à être distribuée sans nécessiter de la conserver au réfrigérateur, selon le descriptif du produit.
La plupart des commentaires concernant l'emballage de Communion sur Amazon sont positifs, nombreux lui attribuant 5 étoiles.
"Le prix est parfait, et le produit aussi. Je les utilise chaque jour à la maison pour usage personnel. Je n'ai pas envie d'attendre l'office dominical, une fois par semaine ou par mois ou seulement quand l'église décide qu'il y aura Communion", écrit un des acquéreurs.
"Ces Communions sous emballage individuel sont très pratiques pour notre aumônerie en prison. Nous pouvons les apporter fermés en prison, et ils font joliment l'affaire," écrit un autre.
Cependant d'autres étaient moins impressionnés, l'un disant "Je préfère le pain asyme, et je pensait que c'était ce que j'allais recevoir. Ceci, c'est comme mastiquer un morceau de panneau d'isolation puis consommer de l'eau sucrée colorée. Je m'en suis débarrassé."
Un autre a dit "par respect pour le Saint Sacrement, je suis horrifié de l'existence même de cette sorte de produit."
"The Telegraph" s'est adressé à Redditor Blind_Witness pour avoir plus de détails.
Concile Pan-Orthodoxe : réflexions préalables de théologien & père spirituel
Observations sur le texte préparé pour le Concile Pan-Orthodoxe : « Relations de l'Église Orthodoxe avec le reste du monde chrétien »
Prof. Dimitrios Tselengidis
Source: Impantokratoros
3 février 2016
Professeur de l'École de Théologie à l'Université Aristote de Thessalonique, le prof. Dimitrios Tselengidis a communiqué ses premières observations théologiques aux hiérarques Orthodoxes de plusieurs Églises Orthodoxes locales (y compris celles de Grèce, Russie, Serbie, Géorgie, Bulgarie, Alexandrie et Antioche) au sujet du texte « Relations de l'Église Orthodoxe avec le reste du monde chrétien »
* * *
Ce texte démontre l'inconsistence théologique et contradiction récurrentes. C'est ainsi qu'en son premier article, il proclame l'identité ecclésiastique de l'Église Orthodoxe, la considérant – et cela de manière très légitime – comme étant « l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. » Cependant, dans l'article 6, il y a une contradiction par rapport à la formulation de l'article sus-mentionné (1). On y fait remarquer que « l'Église Orthodoxe reconnaît l'existence historique d'autres Églises et Confessions Chrétiennes qui ne sont pas en communion avec elle. »
Aussitôt surgit une question théologique raisonnable : si l'Église est « Une » conformément à notre Credo et l'identité propre de l'Église Orthodoxe (art. 1), alors pourquoi y-a-t'il mention d'autres Églises Chrétiennes ? Il est clair que ces autres Églises sont hétérodoxes.
Cependant, les « Églises » hétérodoxes ne sauraient absolument pas êtres appelés « Églises » par les Orthodoxes. Considérant les choses d'une perspective dogmatique, il n'est pas possible de parler d'une pluralité « d'Églises » avec des dogmes différents, et cela, en effet, vu les nombreux problèmes théologiques. Par conséquent, aussi longtemps que ces « Églises » persisteront dans les croyances erronées de leur foi, il n'y a aucune justification théologique pour leur accorder la reconnaissance ecclésiale – et ceci officiellement – en dehors de « l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. »
Dans le même article (6), l'on trouve une autre grosse contradiction théologique. Au début de l'article, on lit ceci : « Selon la nature ontologique de l'Église, il est impossible que (son) unité soit brisée. » A la fin de ce même article, on lit cependant que par sa participation au Mouvement Oecuménique, l'Église Orthodoxe a comme « but objectif de paver le chemin qui mène à l'unité. »
Aussitôt surgit la question : puisque l'unité de l'Église est un fait reconnu, quelle sorte d'unité d'Églises est recherchée dans le contexte du Mouvement Oecuménique ? Peut-être cela signifie-t'il le retour des chrétiens occidentaux à l'Église UNE et unique ? Cependant, une telle signification n'apparaît pas ni dans la lettre ni dans l'esprit de la lettre du texte tout entier. Au contraire, en effet, il donne l'impression qu'il existerait depuis longtemps une division dans l'Église, et que la perspective des dialogues [oecuméniques] met l'accent sur cette unité de l'Église rompue.
La confusion théologique est aussi causée par l'ambiguïté de l'article 20, qui dit « Les perspectives des dialogues théologiques de l'Église Orthodoxe avec les autres Églises et Confessions Chrétiennes seront toujours déterminées sur la base de ses critères canoniques de la tradition ecclésiastique déjà établie (7ème Canon du 2ème Concile Oecuménique et Canon 95 du Concile en Quinisexte).”
Mais le 7ème Canon du 2ème Concile Oecuménique et le Canon 95 du Concile en Quinisexte traitent de la réception d'hérétiques particuliers qui ont démontré leur désir de rentrer dans l'Église Orthodoxe. Néanmoins, il est apparent tant dans la lettre que dans l'esprit du texte, évalué d'un point de vue théologique, qu'il n'y a pas la moindre discussion quant au retour des hétérodoxes vers l'Église Orthodoxe, qui est l'unique Église. Au contraire, dans le texte, le baptême des hétérodoxes est considéré comme un fait accepté depuis le début – et ceci sans la moindre décision pan-Orthodoxe. En d'autres termes, le texte endosse la « théologie baptismale. » Simultanément, le texte ignore délibérément le fait historique que les hétérodoxes occidentaux contemporains (catholiques-romains et protestants) n'ont pas une, mais bien une multitude de dogmes qui divergent de l'Église Orthodoxe (en plus du filioque, de la grâce créée dans les Sacrements, de la primauté du pape, de l'infaillibilité du pape, du rejet des icônes, et du rejet des décisions des Conciles Oecuméniques, etc).
L'article 21 soulève aussi une question appropriée, car il note que « l'Église Orthodoxe .. pose un regard favorable sur les documents adoptés par la Commission [référence au Comité « Foi et Constitution »].. pour le rapprochement des Églises. » Il faut ici faire remarquer que ces documents [du Comité] n'ont jamais été reconnus par les Hiérarques des Églises Orthodoxes locales.
Pour finir, l’article 22 donne l’impression que le futur Grand et Saint Concile juge à priori de l’infaillibilité de ses décisions, puisqu’il considère que « la préservation de la Foi Orthodoxe pure n’est sauvegardée que par le système conciliaire, qui, depuis toujours au sein de l’Église, constitue le juge désigné et ultime en matière de foi ». Dans cet article, on ignore un fait historique, à savoir que dans l’Église Orthodoxe, le critère final est toujours la conscience dogmatique vigilante du plérôme de l’Église qui, par le passé, a validé ou considéré comme « brigandages » des Conciles oecuméniques. Le système conciliaire en lui-même n’assure pas mécaniquement la justesse de la Foi Orthodoxe. Cela se produit seulement lorsque les évêques conciliaires ont le Saint-Esprit et la Voie Hypostatique - le Christ - qui agissent en eux et ainsi, comme « syn – odikoi » (c-à-d "faisant route ensemble") en actes « suivent les saints Pères. »
Évaluation générale du texte
Par tout ce qui est écrit et ce qui est clairement sous-entendu dans le texte susmentionné, il est manifeste que ses initiateurs et auteurs entreprennent une légitimation institutionnelle du syncrétisme-œcuménisme chrétien par la décision d’un Concile Panorthodoxe. Or, ce serait catastrophique pour l’Église Orthodoxe. Pour cette raison, je propose humblement le retrait total du texte.
* * *
Pour terminer, j'ai une observation théologique sur le texte «Le sacrement du mariage et ses empêchements ». Il est mentionné dans l’article 5.1 : « Le mariage entre Orthodoxes et non-orthodoxes ne peut être béni selon l’acribie ("la règle") canonique (Canon 72 du Concile Quinisexte in Trullo). Toutefois, il peut être célébré par indulgence et amour de l’homme à la condition que les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Église Orthodoxe ». Ici, la condition expresse que « les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Église Orthodoxe » contredit la protection théologique du mariage comme Sacrement de l’Église Orthodoxe et ce du fait que la maternité reviendrait – en fonction du Baptême des enfants dans l’Église orthodoxe – à légitimer la célébration du mariage mixte, laquelle est clairement interdite par un Canon d’un Concile oecuménique (72ème Canon In Trullo). En d’autres termes, un concile non-oecuménique, comme l’est le futur Grand et Saint Concile, relativise explicitement une décision d’un Concile Oecuménique. C'est inacceptable. Et encore une autre question : si le mariage célébré ne donne pas d’enfants, est-ce que ce mariage est simplement légitimé par le fait de l’intention de l’épouse hétérodoxe de faire entrer tout enfant éventuel dans l’Église Orthodoxe ?
Si l’on veut être conséquent théologiquement, l’article 5.1. doit être enlevé.
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Archimandrite Basile (monastère d’Iviron, Mont-Athos) sur le Grand Concile de l’Eglise orthodoxe.
(Texte magnifique du 3 février 2016, à lire, à relire et à méditer!)
« ...L’Eglise n’est pas de ce monde, mais elle vient lui donner le témoignage de la vie et du royaume à venir... Le grand devoir des Orthodoxes n’est pas de tenir ou non un concile général. Mais de laisser se manifester le concile perpétuel du ciel et de la terre, que nous vivons liturgiquement comme mystagogie théologique. Et c’est un don de l’incarnation du Verbe de Dieu ainsi que de la présence du Saint Esprit qui construit tout l’édifice de l’Eglise. »
http://orthodoxie.com/archimandrite-basile-monastere-diviron-mont-athos-sur-le-grand-concile-de-leglise-orthodoxe/
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Prof. Dimitrios Tselengidis
Source: Impantokratoros
3 février 2016
Professeur de l'École de Théologie à l'Université Aristote de Thessalonique, le prof. Dimitrios Tselengidis a communiqué ses premières observations théologiques aux hiérarques Orthodoxes de plusieurs Églises Orthodoxes locales (y compris celles de Grèce, Russie, Serbie, Géorgie, Bulgarie, Alexandrie et Antioche) au sujet du texte « Relations de l'Église Orthodoxe avec le reste du monde chrétien »
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Ce texte démontre l'inconsistence théologique et contradiction récurrentes. C'est ainsi qu'en son premier article, il proclame l'identité ecclésiastique de l'Église Orthodoxe, la considérant – et cela de manière très légitime – comme étant « l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. » Cependant, dans l'article 6, il y a une contradiction par rapport à la formulation de l'article sus-mentionné (1). On y fait remarquer que « l'Église Orthodoxe reconnaît l'existence historique d'autres Églises et Confessions Chrétiennes qui ne sont pas en communion avec elle. »
Aussitôt surgit une question théologique raisonnable : si l'Église est « Une » conformément à notre Credo et l'identité propre de l'Église Orthodoxe (art. 1), alors pourquoi y-a-t'il mention d'autres Églises Chrétiennes ? Il est clair que ces autres Églises sont hétérodoxes.
Cependant, les « Églises » hétérodoxes ne sauraient absolument pas êtres appelés « Églises » par les Orthodoxes. Considérant les choses d'une perspective dogmatique, il n'est pas possible de parler d'une pluralité « d'Églises » avec des dogmes différents, et cela, en effet, vu les nombreux problèmes théologiques. Par conséquent, aussi longtemps que ces « Églises » persisteront dans les croyances erronées de leur foi, il n'y a aucune justification théologique pour leur accorder la reconnaissance ecclésiale – et ceci officiellement – en dehors de « l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. »
Dans le même article (6), l'on trouve une autre grosse contradiction théologique. Au début de l'article, on lit ceci : « Selon la nature ontologique de l'Église, il est impossible que (son) unité soit brisée. » A la fin de ce même article, on lit cependant que par sa participation au Mouvement Oecuménique, l'Église Orthodoxe a comme « but objectif de paver le chemin qui mène à l'unité. »
Aussitôt surgit la question : puisque l'unité de l'Église est un fait reconnu, quelle sorte d'unité d'Églises est recherchée dans le contexte du Mouvement Oecuménique ? Peut-être cela signifie-t'il le retour des chrétiens occidentaux à l'Église UNE et unique ? Cependant, une telle signification n'apparaît pas ni dans la lettre ni dans l'esprit de la lettre du texte tout entier. Au contraire, en effet, il donne l'impression qu'il existerait depuis longtemps une division dans l'Église, et que la perspective des dialogues [oecuméniques] met l'accent sur cette unité de l'Église rompue.
La confusion théologique est aussi causée par l'ambiguïté de l'article 20, qui dit « Les perspectives des dialogues théologiques de l'Église Orthodoxe avec les autres Églises et Confessions Chrétiennes seront toujours déterminées sur la base de ses critères canoniques de la tradition ecclésiastique déjà établie (7ème Canon du 2ème Concile Oecuménique et Canon 95 du Concile en Quinisexte).”
Mais le 7ème Canon du 2ème Concile Oecuménique et le Canon 95 du Concile en Quinisexte traitent de la réception d'hérétiques particuliers qui ont démontré leur désir de rentrer dans l'Église Orthodoxe. Néanmoins, il est apparent tant dans la lettre que dans l'esprit du texte, évalué d'un point de vue théologique, qu'il n'y a pas la moindre discussion quant au retour des hétérodoxes vers l'Église Orthodoxe, qui est l'unique Église. Au contraire, dans le texte, le baptême des hétérodoxes est considéré comme un fait accepté depuis le début – et ceci sans la moindre décision pan-Orthodoxe. En d'autres termes, le texte endosse la « théologie baptismale. » Simultanément, le texte ignore délibérément le fait historique que les hétérodoxes occidentaux contemporains (catholiques-romains et protestants) n'ont pas une, mais bien une multitude de dogmes qui divergent de l'Église Orthodoxe (en plus du filioque, de la grâce créée dans les Sacrements, de la primauté du pape, de l'infaillibilité du pape, du rejet des icônes, et du rejet des décisions des Conciles Oecuméniques, etc).
L'article 21 soulève aussi une question appropriée, car il note que « l'Église Orthodoxe .. pose un regard favorable sur les documents adoptés par la Commission [référence au Comité « Foi et Constitution »].. pour le rapprochement des Églises. » Il faut ici faire remarquer que ces documents [du Comité] n'ont jamais été reconnus par les Hiérarques des Églises Orthodoxes locales.
Pour finir, l’article 22 donne l’impression que le futur Grand et Saint Concile juge à priori de l’infaillibilité de ses décisions, puisqu’il considère que « la préservation de la Foi Orthodoxe pure n’est sauvegardée que par le système conciliaire, qui, depuis toujours au sein de l’Église, constitue le juge désigné et ultime en matière de foi ». Dans cet article, on ignore un fait historique, à savoir que dans l’Église Orthodoxe, le critère final est toujours la conscience dogmatique vigilante du plérôme de l’Église qui, par le passé, a validé ou considéré comme « brigandages » des Conciles oecuméniques. Le système conciliaire en lui-même n’assure pas mécaniquement la justesse de la Foi Orthodoxe. Cela se produit seulement lorsque les évêques conciliaires ont le Saint-Esprit et la Voie Hypostatique - le Christ - qui agissent en eux et ainsi, comme « syn – odikoi » (c-à-d "faisant route ensemble") en actes « suivent les saints Pères. »
Évaluation générale du texte
Par tout ce qui est écrit et ce qui est clairement sous-entendu dans le texte susmentionné, il est manifeste que ses initiateurs et auteurs entreprennent une légitimation institutionnelle du syncrétisme-œcuménisme chrétien par la décision d’un Concile Panorthodoxe. Or, ce serait catastrophique pour l’Église Orthodoxe. Pour cette raison, je propose humblement le retrait total du texte.
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Pour terminer, j'ai une observation théologique sur le texte «Le sacrement du mariage et ses empêchements ». Il est mentionné dans l’article 5.1 : « Le mariage entre Orthodoxes et non-orthodoxes ne peut être béni selon l’acribie ("la règle") canonique (Canon 72 du Concile Quinisexte in Trullo). Toutefois, il peut être célébré par indulgence et amour de l’homme à la condition que les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Église Orthodoxe ». Ici, la condition expresse que « les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Église Orthodoxe » contredit la protection théologique du mariage comme Sacrement de l’Église Orthodoxe et ce du fait que la maternité reviendrait – en fonction du Baptême des enfants dans l’Église orthodoxe – à légitimer la célébration du mariage mixte, laquelle est clairement interdite par un Canon d’un Concile oecuménique (72ème Canon In Trullo). En d’autres termes, un concile non-oecuménique, comme l’est le futur Grand et Saint Concile, relativise explicitement une décision d’un Concile Oecuménique. C'est inacceptable. Et encore une autre question : si le mariage célébré ne donne pas d’enfants, est-ce que ce mariage est simplement légitimé par le fait de l’intention de l’épouse hétérodoxe de faire entrer tout enfant éventuel dans l’Église Orthodoxe ?
Si l’on veut être conséquent théologiquement, l’article 5.1. doit être enlevé.
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Archimandrite Basile (monastère d’Iviron, Mont-Athos) sur le Grand Concile de l’Eglise orthodoxe.
(Texte magnifique du 3 février 2016, à lire, à relire et à méditer!)
« ...L’Eglise n’est pas de ce monde, mais elle vient lui donner le témoignage de la vie et du royaume à venir... Le grand devoir des Orthodoxes n’est pas de tenir ou non un concile général. Mais de laisser se manifester le concile perpétuel du ciel et de la terre, que nous vivons liturgiquement comme mystagogie théologique. Et c’est un don de l’incarnation du Verbe de Dieu ainsi que de la présence du Saint Esprit qui construit tout l’édifice de l’Eglise. »
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