"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

07 juin 2006

Football et prostitution – et si on parlait un peu des "clients"?


Parmi les Chrétiens (dans et hors de l'Orthodoxie), un fort mouvement de réprob
ation s'est fait jour concernant la manière dont les organisateurs de la coupe du monde de football, en Allemagne, organisent les "détentes" hors des stades. On parle de 40.000 femmes importées pour être esclaves sexuels durant cette grand messe de la nouvelle religion mondiale, et qui seront parquées dans des stades (comme au Chili de Pinochet ou au Vélodrome des Nazis) installés à proximité immédiate des nouvelles cathédrales allemandes, les méga-stades de football.

40.000 esclaves de plus... Comme si l'Allemagne, qui a légalisé en 2002 le proxénétisme, n'avait pas déjà suffisament de malheureuses esclaves du genre sur son territoire. Légaliser un crime, est-ce changer son statut profond?
Plus de 3 millions de visiteurs étrangers sont attendus à ce "rendez-vous de l'amitié". Et on parle de 36 millions d'Allemands attendus. Ce qui donnerait une centaine de "clients" potentiels pour chacune de ces "travailleuses du sexe" (pour reprendre l'horrible expression d'un politicien Belge, voulant légaliser et taxer cet esclavage).
Parce que bon, crier contre les autorités politiques, allemandes ou autres, c'est bien, mais pétition ou pas, ça ne les gênera pas. Elles ne se sont pas gênées pour tous les basculements vers le néant ces dernières années. Alors nos rouspétances contre un méga-bordel ne vont pas les empêcher de dormir. Ils y ont d'autres soucis – je suppose du genre "comment faire avaler à ce peuple ignare et rétrograde la légalisation du mariage entre trans-humains et babouins, et permettre l'adoption de petits chimpanzés pour pallier à leur impossibilité atroooce de se reproduire naturellement"...

Face à "l'offre", ne serait-il pas bon de se poser la question de la "demande"?

Si ces autorités avaient eu la certitude que leur "importation" de "travailleuses" ferait un flop commercial, auraient-elles pris le risque? Les sportifs et spectateurs qui vont aller salir ces femmes – et, pour les nombreux hommes mariés concernés, claquer l'argent du ménage dans une débauche dont ils auraient honte de parler devant leurs enfants et leurs parents.. - les voilà, les premiers coupables. Que ce soit pour faire fabriquer à bas tarif des chaussures dans une cave sordide en Inde ou à Bruxelles, ou pour faire "vendre du pain de fesses", l'humain est toujours prêt à écraser ses "grands principes humanistes", le temps que ça l'arrange. Il se révoltera en "marches blanches" face au massacre de gosses innocents, mais ne résiliera pas son abonnement à cAnal Puss, ni aux gazettes télé qui font la retape pour des gamines déjà prostituées par le chaud-business. Il trouvera honteux – et sera intarissable sur le sujet dans la file d'attente du super-marché local – que l'on maltraite des femmes en Afghanistan, qu'on les planque sous des tonnes de loques et qu'on les enchaîne. Mais ne pipera mot sur ses propres enfants vendus au mercantilisme et au néant. Le voilà, le monde sans Dieu, dévoilé dans toute sa laideur! L'humanisme sans Dieu n'est qu'un cache-misère pour planquer sous des dehors aseptisés des tonnes de pourriture. Le sépulcre blanchi! Ce n'est pas répondre à sa "nature" que se comporter de la sorte. La véritable loi naturelle, "physikos nomos", c'est la conformité de la nature avec la vie morale (ag. Grigorios Theol., orat. 14, n.14,27).

Cependant, "nil novi sub sole".
Ces spectacles remplaçant Dieu dans la conscience populaire, et menant à toutes
les débauches, Rome ou Byzance les ont bien connus.
L'impératrice Théodora, qui avait elle-même "officié" de manière très "spéciale" dès son plus jeune âge sur les gradins, avant de les gravir mais différemment vêtue et différemment regardée par ces mêmes hommes "nobles" (et "bons Chrétiens" pour certains) qu'elle y avait connu, en matière de jeux, elle en savait un bout. Utilisation très importante : manipuler les foules. Créer des partis dont les aspirations les plus terre-à-terre peuvent se voir satisfaites sur le sable. Et donc ne devoir rien faire en pratique pour résoudre les vrais problèmes.










(mosaïques de la basilique San Vitale, à Ravenne : l'empereur Justinien, l'impératrice Théodora, et leurs cours respectives.)

Montesquieu l'a bien analysé, ce problème de décadence...
Les moeurs de ces périodes étaient annonciatrices de la chute finale (et se retrouvent à présent chez nous) : "panem et circenses", du pain et des jeux. Et les jeux, pas seulement dans l'arène

"Deliciae populi, magno notissima circo,
Quintia, vibratas docta movere nates,
Cymbala cura crotalis, pruriginis arma,
Priapo
Ponit et adducta tympana pulsa manu."
Priap. 26. (Anthologie latine, éd. Meyer, 1642. )
Chez les Grecs aussi : Dion Chrysostome (Or., XX. p. 264, M)

mais aussi dans les gradins, aux abords des stades, partout cette débauche. Résultat? Comment voulez-vous avoir une société stable, saine, quand tout est basé sur le faux, sur la vente de l'autre comme marchandise vite consommable et jetable? Comment une famille pourrait-elle exister? Et sans famille, fondement de la société, comment penser voir une société subsister?

A l'époque, tout était fichu chez eux, et tout s'effondra bien vite dès l'arrivée des premières armées barbares. Apparement, la leçon est déjà oubliée.

Non? Voyez chez nous le nombre de "bars à hôtesses" le long des routes nationales à grand trafic international (N5, N4, etc) – et les camions & voitures que l'on y voit s'arrêter. Je me souviens il y a 2 ans, beaucoup de visites dans le si beau Limbourg flamand. Villes bien propres, tout semblait si net. Et pourtant, à la sortie de ces villes, combien de "maisons closes" n'ai-je pas vues? Et en France, avec ces camionnettes le long de ce même genre de routes, la loi-bidon anti-prostitution d'un célèbre ministre n'ayant servi qu'à donner bonne conscience à certains, et surtout, à glaner aux élections les précieuses voix des bonnes mais rarissimes associations familiales genre "Familles de France"...

Je ne vociférerait donc pas contre l'Allemagne, du moins pas plus que contre le restant. Tout est corrompu!
Et plus que jamais, chez nous, la télévision restera éteinte sur le football, et hors de question pour nous d'acheter le moindre produit qui y ferait référence. Dans notre famille, on ne donne pas de prime à l'anti-vie et à ceux qui en sont complices objectifs.

Quelques dossiers à lire sur le sujet:
orthodoxie.com: "un trafic de femmes"
http://www.orthodoxie.com/2006/06/un_trafic_de_fe.html

mouvements.be: dossier "coupe du monde de football et prostitution"

"Ne pas oublier les garages à p.."

Pétition contre cette prostitution du "mundial" & infos sur le proxénétisme légalisé en Allemagne (belle démocraSSie)

La dictature du foot, en BD vu par les chats

ajout 8 juin, reçu via le "fil RSS" du quotidien Le Soir
"Contre la prostitution forcée au Mondial
L'eurodéputée socialiste Véronique De Keyser a officiellement lancé jeudi à Liège la campagne "Carton rouge" qui vise à lutter contre la prostitution forcée entourant les grands événements sportifs. La campagne, qui s'articule autour d'une distribution de cartes rouges reprenant la mention "Carton rouge à la prostitution forcée" en plusieurs langues, attire l'opinion publique sur la problématique de la prostitution forcée lors de la Coupe du Monde de football en Allemagne. by internet@lesoir.be (Avec les rédactions du Soir en ligne, du Soir, d’AFP, d’AP et de Belga) on 8/06/2006 16:08"

Le tout récent rapport USA sur l'esclavage mentionne cette prostitution. Et aussi que l'ambassadeur Allemand a dit qu'il s'occuperait du problème. On a vu comment...
"On-The-Record Briefing by Ambassador John R. Miller, Ambassador-at-Large for International Slavery, on Release of the Sixth Annual Trafficking in Persons Report"


Office of the Spokesman
Washington, DC
June 5, 2006

Contre la traite des êtres humains http://www.lesoir.be
L'Unicef est très préoccupé par la possibilité que des enfants et des femmes soient victimes de la traite et de l'exploitation sexuelle pendant la Coupe du monde de la FIFA 2006. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance souligne en effet que la prostitution est légale en Allemagne et que ce pays constitue, selon un rapport du département d'Etat américain, un pays de transit et de destination de la traite d'hommes, de femmes et d'enfants, principalement venus d'Europe centrale et orientale, qui alimente le marché du travail à bas prix et l'industrie du sexe. by internet@lesoir.be (Avec les rédactions du Soir en ligne, du Soir, d’AFP, d’AP et de Belga) on 16/06/2006 14:35






























Prostituées et clients non-repentis : plongés dans la vie soumise aux passions, ce n'est plus l'esprit qui contrôle la chair, mais l'inverse. Même chez l'animal, ce n'est pas le cas à ce point-là..























Prostituées repenties : entrées dans la gloire de Dieu de leur vivant, elles portent la lumière divine en elles. Certains êtres humains, ayant porté cette ascèse au sommet, en portent les fruits éternels dans un corps glorifié, comme la Mère de Dieu ou l'Apôtre saint Jean.

Sainte Marie l'Egyptienne
http://www.orthodoxa.org/FR/orthodoxie/synaxaire/SteMariel'Egyptienne.htm


Sainte Marie de Magdala ou Marie-Madeleine
http://www.culture.gouv.fr/culture/medieval/francais/a019.htm
http://www.saintsdeprovence.com/vie_de_marie-Madeleine.html

"Marie Madeleine, après être venue au tombeau sans y trouver le corps du Seigneur, crut qu'on l'avait enlevé et porta cette nouvelle aux disciples. Une fois venus, ceux-ci constatèrent et ils crurent qu'il en était comme elle l'avait dit. L'Évangile note aussitôt : "Après cela, les disciples rentrèrent chez eux." Puis il ajoute : "Mais Marie restait là dehors, à pleurer."
A ce sujet, il faut mesurer avec quelle force l'amour avait embrasé l’âme de cette femme qui ne s'éloignait pas du tombeau du Seigneur, même lorsque les disciples l’avaient quitté. Elle recherchait Celui qu'elle ne trouvait pas, elle pleurait en Le cherchant, et, embrasée par le feu de son amour, elle brûlait du désir de Celui qu'elle croyait enlevé. C'est pour cela qu'elle a été la seule à Le voir, elle qui était restée pour Le chercher, car l'efficacité d'une œuvre bonne tient à la persévérance, et la Vérité dit cette parole : "Celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé."
Elle a donc commencé par chercher, et elle n'a rien trouvé; elle a persévéré dans sa recherche, et c'est pourquoi elle devait trouver; ce qui s'est produit, c'est que ses désirs ont grandi à cause de son attente, et en grandissant ils ont pu saisir ce qu'ils avaient trouvé. Car l'attente fait grandir les saints désirs. Si l'attente les fait tomber, ce n'étaient pas de vrais désirs. C'est d'un tel amour qu'ont brûlé tous ceux qui ont pu atteindre la vérité. Aussi David dit-il : "Mon âme a soif du Dieu vivant : quand pourrai-je parvenir devant la Face de Dieu?" Aussi l'Église dit-elle encore dans le Cantique des cantiques : "Je suis blessée d'amour." Et plus loin : "Mon âme a défailli."
"Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?" On lui demande le motif de sa douleur, afin que son désir s'accroisse, et qu'en nommant Celui qu'elle cherchait, elle rende plus ardent son amour pour Lui. Jésus lui dit : "Marie." Après qu'Il l'eut appelée par le mot banal de "femme", sans être reconnu, Il l'appelle par son nom. C'est comme s'Il lui disait clairement : "Reconnais Celui par qui tu es reconnue. Je ne te connais pas en général, comme les autres, Je te connais d'une façon particulière." Appelée par son nom, Marie reconnaît donc son Créateur et elle l'appelle aussitôt "Rabbouni, c'est-à-dire maître", parce que Celui qu'elle cherchait extérieurement était Celui-là même Qui lui enseignait intérieurement à Le chercher."
Saint Grégoire le Grand, évêque et pape de Rome, père de l'Eglise.

Seigneur Jésus, par les prières de sainte Marie-Madeleine, daigne nous accorder de discerner les saints désirs, de brûler d'amour pour le seul Amour, de ne pas tant espérer les dons que le Donateur!

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