"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

07 septembre 2006

Un fragment du Parthénon restitué à la Grèce

05 Sep 2006 11:03:00
http://news.ert.gr/en/9/20432.asp

Giorgos Voulgarakis, ministre Grec de la Culture, a présenté mardi midi à l'ancien musée de l'Acropole un fragment qui appartient au 8ème bloc de la frise nord du Parthénon. Le fragment en question a été restitué à la Grèce par l'université d'Heidelberg. C'est un morceau de marbre, une sculpture d'un talon d'homme, mesurant 11 X 8cm, et il sera replacé dans le temple.
Mercredi, escorté par les officiels de son ministère, Giorgos Voulgarakis s'est envolé pour Heidelberg pour participer à la cérémonie de remise. Le ministre de la Culture a salué la journée comme "capitale", car c'est la première fois que la demande de restitution des marbres du Parthénon à leur lieu d'origine trouve une réponse. Il a aussi loué l'université allemande pour avoir pris une décision si "radicale" qui "rompt l'accord tacite des musées qui possèdent de tels morceaux à Londres, Paris, Vienne, Rome, Palerme, Copenhagen, Munich et Wurzburg". "Elle (l'université d'Heidelberg) a littéralement franchi le premier pas vers la réunification des marbres du Parthénon, réalisant qu'il ne pouvait y avoir de fondement scientifique, ni légal ni moral pour conserver cela. En même temps, elle a prouvé que les musées, de même que les collections d'art possédées par les Institutions et Organisations ne devraient pas être de luxueux exils ou cimetières pour les anciens monuments. Au contraire, ce sont des organismes vivants, qui arrivent à suivre les demandes des temps modernes, ce sont les administrateurs de la coopération culturelle et de l'action commune entre les peuples," a souligné Voulgarakis, rajoutant, "Notre devoir de restaurer les marbres du Parthénon à leur place
originelle est le devoir de toute l'humanité envers la civilisation."

Durant la cérémonie de lundi, tenue à Heidelberg, le ministre Grec a indiqué que de plus petits travaux d'art du temple seront proposés à restitution. "Nous voulons procéder au prêt d'anciens objets d'art pour enrichir les expositions des plus grands musées du monde. Nous voulons ouvrir un dialogue responsable avec les musées étrangers, nous avons confiance dans les ambitieuses futures perspectives de l'idée Européenne," a commenté Giorgos Voulgarakis.
Peter Hommelhoff, recteur de l'université d'Heidelberg, a fait remarquer qu'en aucune circonstance, ce geste ne devrait être suivi de manière irréfléchie. Il s'est cependant fait l'avocat du commencement d'un débat sur le retour des fragments et sculptures qui sont dispersés à travers le monde.

L'université d'Heidelberg possède le plus vieux musée d'Allemagne et a été un des principaux centres d'étude de la culture antique grecque depuis 2 siècles. Le fragment en question n'avait jamais été exposé à Heidelberg, bien qu'on l'y ai retrouvé en 1949. Angelos Chaniotis, vice-recteur de l'université d'Heidelberg, a expliqué que le retour de cette pièce ne devait pas être comparé aux difficultés faisant obstruction au retour des frises du Parthénon détenues au British Museum.
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On se rappellera que l'essentiel des frises du Parthénon est encore et toujours détenu par le British Museum... La grande Melina Mercouri, alors qu'elle était ministre de la Culture de Grèce, avait tout fait, mais en vain, pour en obtenir restitution.

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