"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

15 novembre 2006

Fête du Roi (ou de la Dynastie)

En Belgique, depuis le roi Léopold Ier, le 15 novembre ("Saint Léopold") est devenu Fête du Roi. Depuis le prince régent Charles, on l'appelle aussi Fête de la Dynastie.

Cette année, c'était aussi le 175ème anniversaire de la Belgique sous la forme d'un royaume - mais il y a près de 2500 d'Histoire de Belgique, sous divers régimes politiques...

Le "Salve Regina" comme hymne national...
J'en avais rêvé pour l'Europe, la Corse a osé le faire pour elle!
Dio vi salve Regina.rbs
(cliquez sur le fichier avec le bouton droit et sauvegardez-le pour écouter hors ligne, et renommez-le en .mp3 avant de le lancer : tous les logiciels de lecture audio ne supportent pas le .rbs)
Nous avons cependant l'hymne national de valeur, et puisqu'il n'y a pas de version officielle, sinon une recommendation, nous prennons la version la plus Chrétienne de toutes. En plus d'un rappel historique, le texte de la Brabançonne était ici aussi:
http://stmaterne.blogspot.com/2006/07/175me-de-la-belgique-te-deum-laudamus.html

voici cette fois un lien pour la version "audio":
http://ingeb.org/songs/obelgiq2.mid

Sur cette page du 21 juillet, quel avertissement prémonitoire aussi, en bas de page "les mains propres".. quand on voit le nombre de malandrins qui ont osé se présenter aux élections, et grâce à un étonnant "retard à l'allumage judiciaire" qu'aucun Belge ne croit être un "heureux hasard", ont souvent réussi à se faire réélire... avant de finir en prison, ou au minimum inculpés "avec force preuves"...
On comprend mieux pourquoi la royauté ne doit pas être simplement "représentative" ou pire, "protocolaire", "honorifique", etc. Seule une royauté retrouvant ses pouvoirs pléniers, comme avant le coup d'Etat orchestré par les politiciens professionnels en 1990 contre feu le roi Baudouin de sainte mémoire, est à même de replacer le pays sur les rails, et de la guider convenablement. Qu'on pose la question aux gens lors d'une visite royale, et on verra vite le résultat du sondage suivant : à qui faites-vous confiance pour diriger le pays où vous vivez, aux "politiciens élus" (que quoique vous fassiez, parviennent à se faire élire), ou au roi? Pourquoi une telle question, aussi simple, n'est jamais posée à la population, à votre avis?...
Toujours préparer une élection qu'on veut gagner non pas pour l'intérêt du pays, mais pour l'intérêt de son parti, pour les financements intéressants que cela amène - et qui permettent d'engager des futurs électeurs-obligés - même pour les quelques vertueux et honnêtes du monde politique (il y en a encore un peu, en cherchant bien), cela n'aide pas à travailler sereinement à l'intérêt général. Le roi est "hors du jeu de quilles". Une monarchie constitutionnelle où le roi a un pouvoir central fort, très fort, qu'on aime ou non, c'est en matière de démocratie ce qui est le moins mauvais système.
Quand en plus on a la chance, comme en Belgique, d'avoir une famille royale vertueuse, honnête, malgré quelques faiblesses humaines – qui n'en n'a pas, et comparez avec les voisins républicains si vous pensez que ça pourrait être mieux!! - nous avons vraiment tout ce qu'il faut pour repartir d'un bon pied. Il faut absolument rétablir la Constitution d'avant la "privation" du pouvoir royal : c'est la seule solution réaliste et valable. Comparez ce que vous entendez et voyez comme discours électoraux et discours d'élus avec ce que le roi nous adresse. Pensez à ce que sa majesté Albert II, fort de son expérience internationale bien connue et reconnue, et vu sa réelle indépendance face aux pressions, pourrait faire pour le pays. Ne cherchez pas ailleurs ce que la monarchie pourrait vous apporter. Les sirènes des séparatistes, c'est pour revenir à la féodalité et aux petites baronnies. Les maffieux en rêvent, les politiciens veulent vous y ramener. Nous avons un roi qui nous prend pour autre chose que pour des gueux et des cochons de payeurs. Nous avons une famille royale épatante. Dieu les bénisse. Si vous pensez qu'une Europe lointaine et bureaucratique, aux fonctionnaires apatrides et vendus aux groupes de pressions économiques ("lobbies"), est à même de permettre une vie sereine pour vous et vos enfants, laissez faire ceux qui sont occupés à démantibuler notre beau royaume, contre toute logique historique et sociologique. Faites confiance aux partis politiques actuels. Mais ne venez pas vous plaindre après.
On a assez d'exemples dans le monde pour nous dire que ce n'est pas la bonne voie.
La monarchie a des défauts, parce que tout système sur terre a des défauts. Mais quand on a une monarchie dont les membres sont Chrétiens, on a les meilleurs atouts de son côté. A nous de ne pas les gâcher.
Le dernier discours à la nation que notre bon roi a adressé, c'était à l'occasion de la fête nationale, le 21 juillet 2006. Quand on voit la qualité des discours de nos souverains, et en tout cas pour les souverains du 20ème et 21ème siècle, les qualités morales dont ils ont fait ou font preuve, on comprend mieux la valeur de la phrase de feu le roi Léopold II :
"Un pays bordé par la mer n'est jamais petit"

Bruxelles, 21/7/2006, Le Roi
Fête Nationale
http://www.monarchie.be/fr/activities/speeches/speeches_detail.php?id=4640
"Ces derniers mois, la Belgique a été secouée par plusieurs actes de violence extrême qui ont particulièrement ému et choqué tous les habitants de notre pays. La Reine et moi tenons à témoigner encore notre chaleureuse sympathie aux familles qui furent si durement frappées.
Confrontées à ces faits douloureux, les autorités, chacune dans leur domaine de responsabilité, ont réagi avec rapidité et compétence en vue d’accroître la sécurité et d’établir la justice.

Ces événements tragiques posent à chacun de nous de graves questions concernant notre société. Il me semble indispensable de replacer au premier plan les valeurs de base de la famille, de la solidarité attentive, du respect de l’autre, et de la tolérance. Ces valeurs étaient d’ailleurs clairement présentes lors des différentes marches qui eurent lieu contre la violence. La dignité des familles éprouvées fit impression et suscita respect et admiration.

En ce jour de fête nationale j’aimerais vous parler d’un enjeu essentiel pour nos sociétés européennes. Il s’agit de créer des emplois durables par l’innovation.
Les progrès scientifiques, notamment dans les technologies de l’information et de la communication, ainsi que dans le domaine de l’énergie et de la biotechnologie, connaissent une accélération extraordinaire. Ces progrès sont source d’innovation dans toute l’activité économique, y compris dans les secteurs dits traditionnels. L’Europe se doit de participer pleinement à cette révolution car elle conditionnera l’emploi de demain. C’est dans ce but que l’Union européenne a lancé en l’an 2000 la stratégie de Lisbonne. Cette stratégie a pour objectif de faire de notre continent d’ici 2010, l’économie de la connaissance la plus forte du monde.

Je voudrais en souligner trois implications pour la Belgique. D’abord la recherche, ensuite la formation de scientifiques, et enfin l’apprentissage des langues.

La recherche constitue aujourd’hui, avec l’innovation, la base du développement des entreprises et des emplois de demain. L’Union européenne a fixé comme objectif à ses membres de consacrer 3 % de leur produit intérieur brut à la recherche et à l’innovation. Notre pays, avec environ 2 %, a encore un effort important à fournir. Néanmoins, les Régions, les Communautés, le Gouvernement fédéral et le secteur privé ont déjà pris d’importantes initiatives. Sur le plan fédéral, par exemple, des mesures fiscales sont prévues en faveur des chercheurs, et un plan d’action est mis en œuvre pour renforcer les établissements scientifiques fédéraux. De leur côté, les Régions et les Communautés ont accru les moyens budgétaires consacrés à la recherche et à l’innovation et ont fixé des priorités.

Ces derniers mois, je me suis rendu dans plusieurs centres d’excellence où se réalise une recherche de pointe sur le plan international. Je pense notamment au Centre inter-universitaire de microélectronique IMEC à Leuven, et au Centre de nanotechnologie de la KUL. Je songe aussi au Biopole de l’ULB à Charleroi, au Centre d’Etude de l’Energie Nucléaire à Mol, ou encore à l’Institut de Pathologie Cellulaire Christian de Duve à l’UCL.
Les activités de recherche de haut niveau méritent un soutien toujours plus intense.

Notre deuxième implication concerne la formation de scientifiques.
Lors de mes nombreux contacts avec des chercheurs, avec les responsables du Fonds National de la Recherche Scientifique et de la Fondation Francqui, ceux-ci ont attiré mon attention sur une évolution importante. Il s’agit de la stagnation et dans certains cas de la diminution préoccupante du nombre d’étudiants se destinant à une profession scientifique ou à celle d’ingénieur, alors que ces diplômés sont de plus en plus demandés.
J’encourage donc tous les jeunes qui ont des dispositions dans ces matières à s’engager dans des études scientifiques. Il me semble d’ailleurs qu’il faut expliquer plus clairement aux jeunes les opportunités passionnantes qui se présentent à eux dans ces domaines, et les contributions positives qu’ils peuvent ainsi apporter à l’ensemble de la société.
D’heureuses initiatives ont déjà été prises dans ce sens. Je me réjouis par exemple, que le Prix Descartes de la Commission européenne, ait été attribué en 2005 au programme « Over leven » de la chaîne Canvas de la VRT. Ce prix, destiné à populariser les sciences, incite les scientifiques à communiquer de manière efficace avec le grand public, et stimule les jeunes à poursuivre une carrière scientifique.
C’est également dans cet esprit que se tient cet été au Palais de Bruxelles, une exposition que j’ai inaugurée hier. Elle est mise sur pied par les institutions scientifiques fédérales et Technopolis pour familiariser un large public avec les sciences. C’est dans ce but également que la Fondation Reine Paola a créé un prix pour les enseignants qui, dans ce domaine aussi, s’efforcent de concevoir un enseignement dynamique et attrayant.

Parlons enfin de l’apprentissage des langues.
Aujourd’hui, je voudrais insister sur la nécessité de connaître les langues pour participer efficacement à l’évolution scientifique et technologique et obtenir un emploi durable. J’ai été frappé de voir que bien des offres d’emploi ne trouvaient pas de candidats adéquats faute de connaissance des langues. Nous vivons dans une société de plus en plus globale et cela implique naturellement une bonne pratique de plusieurs langues.
L’apprentissage précoce d’autres langues a parfois été freiné par la crainte de nuire à la langue maternelle. C’est pourquoi, j’ai été particulièrement intéressé, lors de ma visite à la VUB, par les résultats d’une recherche interdisciplinaire menée par des linguistes et des neurologues de la VUB et de l’ULB. Ils montrent que pour l’exécution d’une même tâche, l’effort cérébral des enfants bilingues est inférieur à celui des enfants unilingues. Ces recherches, qui se poursuivent, procurent une base scientifique au plaidoyer pour le multilinguisme.
Une des formes intéressantes de cet apprentissage est l’enseignement par immersion qui est pratiqué à plus ou moins grande échelle dans la plupart des pays européens.

Voilà, Mesdames et Messieurs, quelques réflexions que je voulais partager avec vous, afin de mieux nous préparer aux défis économiques et sociaux de demain.

Il y a aujourd’hui 175 ans que mon aïeul, le Roi Léopold I, prêtait le serment constitutionnel. En cet anniversaire, la Reine et moi et toute notre famille, souhaitons à chacun et à chacune de vous une très heureuse fête nationale."

Leve de koning! Vive le roi!

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