"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

27 décembre 2006

NOËL! NUL N'EST EXCLU – sermon de mgr Jean de Saint-Denis

Comme beaucoup le savent, nous sommes de grands voyageurs devant l'Éternel, allant de pèlerinage en lieu saint, en Belgique comme en France. Et nous allons souvent à l'église "au gré des vents", fonction d'où nous nous trouvons.
Un jour, lors d'une Divine Liturgie à laquelle nous assistions en famille, Liturgie célébrée par un prêtre du Patriarcat de Moscou, ce dernier annonça avoir basé son homélie "sur une homélie de mgr Jean de Saint-Denis" (fondateur de l'EOF / Ecof), homélie prononcée près d'un demi-siècle auparavant. L'homélie du prêtre fut parfaite, tout le monde touché et c'était justifié... mais j'aimais à retrouver l'original qui servit d'inspiration et de fil conducteur à la réflexion, et vous le partager. Tout vient à point à qui sait attendre : le voici
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Évêque Jean de Saint-Denis
Conférence prononcée le 23 décembre 1956 en l'Hôtel des Sociétés savantes, Paris. Présence Orthodoxe n° 55 - 4 - 1982

Je vais vous parler de cet événement que nous nommons Noël et qui contient tant de mystères et de nourriture spirituelle.
A ceux qui fêtent Noël par un bon repas nocturne, un réveillon avec danses, où l'on ne pense pas surtout à Dieu, je dis par avance qu'ils font très bien.
A ceux qui voient dans la fête de Noël des souvenirs d'enfance, des cadeaux, des réunions de famille pas spécialement spirituelles, plutôt sentimentales, la visite à la crèche avec les enfants, peut-être même la messe de minuit pour écouter de la belle musique sans tenir compte de ce qui se passe, je dis, à l'avance, qu'ils font très bien.
A ceux qui ne voient en Noël qu'une fête païenne, le retour du soleil, la nuit diminuant, la vie recommençant à jaillir parmi nous avec le printemps, à ceux qui ne voient que cela, je dis à l'avance : parfait.
A ceux qui désirent aller plus loin dans le mystère de Noël, dans la pénétration de l'Absolu, de l'Éternel, dans le temps, dans la nouvelle naissance, sans parler du mystère de Noël véritablement spirituel et de son contenu, je dis à l'avance : certainement c'est très bien.
Oui, je dis : très bien à ces différents hommes parce qu'inconsciemment ils reconnaissent cette Fête qu'ils ne comprennent pas.
Chaque jour, toutes les églises du monde chantent aux laudes : "Cieux, bénissez le Seigneur; que la terre et les eaux bénissent le Seigneur; que les monstres marins bénissent le Seigneur; que la chaleur et le froid, la lumière et les ténèbres bénissent le Seigneur." Nul n'est exclu, d'aucune Fête Chrétienne!
Une nuit, en revenant de la messe de Pâques, je rencontrai un ivrogne. Je me sentais soulevé par la joie de la Résurrection mais lui avait compris cette fête autrement, allant de bistrot en bistrot. Il était environ 3 heures du matin, j'avais froid, j'étais fatigué, il y avait un café ouvert, j'y entrai, étant encore à une heure de marche de chez moi. Le patron était gros, paisible, très en repos, regardant avec des yeux indifférents, comme ceux du boeuf dans la crèche, supportant les clients, subissant ce pauvre ou heureux ivrogne -comme vous voudrez - qui buvait son énième verre et disait en un français très "petit russe" : "Je suis heureux, ah! Je suis heureux, heureux, c'est Pâques." Et il se frappait la poitrine. Et comme il n'avait rien à raconter, il ajoutait : "Moi, prisonnier (il avait été probablement prisonnier de guerre), Pâques! vin! Pâques! pas chocolat! (pourquoi pas chocolat? je ne sais) mais fête! Pâques!" Puis il tombait et le patron le regardait et disait : "Bah, dors! C'est Pâques."

Chacun selon ses moyens
C'est pourquoi je dis que quel que soit l'aspect de Noël que vous choisirez, est-ce la nourriture qui vous provoquera une crise de foie, est-ce des souvenirs, des aspirations spirituelles, cosmiques, Chrétiennes ou demi-chrétiennes, vous participez à cet événement. Il dépasse votre intelligence, mais vous y participerez, selon vos moyens. Si Noël est un bon repas, cela montre que vous êtes plutôt "truffe" d'esprit; y participez-vous du point de vue "soleil levant"? Parfait mes amis, vous êtes "nature" : l'air, les éléments... Et pourquoi s'indigner? Il est beau que dans l'humanité il y ait de tout et que chacun évolue selon ses possibilités; je félicite les "hommes-truffes" comme ceux qui, avec les Anges, chantent la gloire de Dieu.

Détenir les critères
Et maintenant, je voudrais vous présenter quelques éléments qui prépareront le sens de Noël.
La venue du Messie n'était pas prévue seulement par les prophètes de l'Ancien Testament, mais par tout l'univers. Je ne puis ici vous raconter les prophéties dispersées dans différents peuples, la culture gréco-romaine, la culture persane, jusqu'à la culture chinoise, je désire rester dans les cadres de la vie actuelle.
Selon l'enseignement des pharisiens et des théologiens - si l'on peut dire - de l'Ancien Testament, il y avait, en accord avec les 22 lettres sacrées de la Bible, de la langue hébraïque, 22 critères pour reconnaître le Messie. Ces 22 critères devaient servir à ceux qui voulaient, sans crainte de se tromper, trouver dans le Christ le vrai Messie. Les pharisiens et les prêtres possédaient ces 22 critères, de même que les kabbalistes actuels. Cela n'empêche pas la majorité des pharisiens et des prêtres de l'Ancienne Alliance de se détourner du Christ. Voilà une première leçon très instructive : on peut connaître intellectuellement la vérité et pourtant ne pas l'adopter et, plus encore, agir contre les connaissances acquises. Le motif est simple : il est passionnel. Ce motif qui voila le regard d'êtres mystiques comme les pharisiens ou de grande piété comme les prêtres, fut l'amour exagéré de ces hommes pour leur peuple. Si ces pharisiens, ces prêtres qui condamnèrent le Christ, étaient soudain parmi nous, vous diriez : "Oh! j'ai rencontré un prêtre de grande valeur, fort profond, très agréable, et peut-être m'inscrirai-je dans sa paroisse afin d'écouter ses sermons et demander ses conseils." Les pharisiens n'étaient pas plus méchants que d'autres, mais des sentiments passionnés, disproportionnés, les aveuglaient, cet amour de leur peuple qui leur fit confondre le message divin, l'élection provisoire d'Israël avec l'élection éternelle. Voyez comme la connaissance seule est insuffisante et combien il est nécessaire de dépister la passion qui nous saisit, pas tellement les passions vulgaires, mais celles qui sont nobles et subtiles. J'ai connu beaucoup de gens qui, ayant reçu une "mission du Ciel", ne savaient pas distinguer où s'arrêtait cette mission.
Et les pharisiens, possesseurs des 22 critères, ne reconnurent pas le Messie parce qu'ils n'avaient pas vu les limites de l'élection de leur peuple. Ils voulaient prolonger cette élection, ils voulaient que leur peuple dominât le monde. Et le Christ vint, humilié.
Le Messie est venu non pour placer Israël au-dessus des autres, mais pour rassembler toutes les nations. Vérité que nous devons considérer la veille de Noël : vérifier sérieusement, profondément, la place exacte que nous occupons et qu'occupent nos idées afin de ne pas leur accorder une trop grande valeur, sous peine de dormir lorsque naîtra le Messie et de passer à côté de l'Avènement, malgré la reconnaissance, l'initiation ou l'inspiration.
Nous ne devons être ni plus petits, ni plus grands que ce que nous sommes et prendre garde afin de ne pas empiéter sur nos limites. Autrement, le Christ reviendra ou viendra en nous et nous dormirons comme les habitants de Jérusalem.
Parmi ces 22 critères qui devaient définir la venue du Christ, j'en ai choisi 2 qui sont caractéristiques.
Le premier est annoncé par Isaïe : "La Vierge enfantera un fils et on lui donnera le nom d'Emmanuel", c'est-à-dire Dieu avec nous. Le 2ème : "Il naîtra à Bethléem."
Ces 2 critères nous ouvrent un monde très riche.

Il naîtra d'une vierge
La virginité n'est pas seulement corporelle; les Grecs et les Russes appellent la virginité : unité de la sagesse, c'est-à-dire pureté, unité de l'être intérieur humain. Car, nous le savons, on peut être vierge charnellement et très impur spirituellement ou psychologiquement. La virginité est une pureté où rien n'est déchiré, où notre coeur est "un" et, en même temps, il n'y a dans cette unité aucune satisfaction de soi, elle est un réceptacle.
La Vierge Marie avait en elle le dépassement de 2 abîmes (c'est la pensée de Luther) : l'orgueil et la désobéissance.
Comment a-t-elle dépassé l'orgueil et la désobéissance?
Saint Luc le décrit dans son Évangile. L'Ange Gabriel apparaît et dit à Marie : "Tu auras un fils." Marie discute, n'accepte pas tout de suite, demande comment une pareille chose peut lui advenir puisqu'elle ne connaît pas d'homme. L'Ange explique et Marie dit alors : "Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon Sa parole." Si Marie n'avait pas discuté avec l'Ange, si elle avait trop vite accepté la mission aussi extraordinaire que celle d'être Mère de Dieu, elle eût fait preuve d'orgueil. L'acceptation trop facile, sans une certaine prudence et écoute, d'une mission, d'une révélation, même beaucoup plus modeste que celle de devenir Mère de Dieu, montrerait que notre âme est déjà gonflée d'orgueil.
Mais en même temps, Marie obéit à cette mission unique et impossible, témoignant ainsi sa complète obéissance. Car discuter longuement et persister à ne pas s'incliner devant une tâche qui nous dépasse, serait une autre forme de désobéissance. Marie, dans son intégrité, n'a ni la facilité orgueilleuse d'accueillir cette mission immense, ni le doute et la fausse humilité désobéissante de la repousser. Ces 2 abîmes s'ouvraient devant elle; elle les dépasse et, en elle, l'humanité les dépasse. Voilà l'esprit de cette vierge totale, absolue, intègre dont naîtra le Dieu-Homme.
Il en est de même pour nous. Voulez-vous que Dieu renaisse, grandisse en vous? : surmontez ces 2 abîmes. Nous devons les éviter. Si nous rencontrons une facilité trop grande à nous sentir "missionnés" ou intelligents, si nous sommes trop prudents devant la force divine et que nous ne voulions pas courber la tête, si ces 2 états d'âme ne sont pas maîtrisés, nous ne pourrons être un centre pour Dieu et Le recevoir pleinement. Nous deviendrons des faux Christs, nous serons des Antéchrists, ou tout autre chose que des Christs.

Il naîtra à Bethléem
Certes, le Christ est né à Bethléem parce que c'est la ville natale de David, ce David dont le sang n'est pas pur Juif, le plus jeune d'entre ses frères. Mais il y a un autre sens. Bien que le Christ ne trouve pas de place dans la ville, Il naît quand même à côté de Bethléem et doit S'inscrire à Bethléem parce qu'Il est de race royale et par Marie et par Joseph, et juridiquement et naturellement. Allons plus loin : Bethléem en hébreu signifie la "ville du pain"; Bethléem est aussi la plus petite ville de Palestine, "la moindre d'entre les villes", dit l'Ecriture. Le Christ a voulu naître dans la moindre des villes.
Notre vie spirituelle doit toujours être "bethléemique", c'est-à-dire avoir les apparences humbles et un contenu royal. Plus nos apparences extérieures sont royales et plus notre âme est pauvre. Le vrai chemin spirituel, c'est d'aimer les choses humbles extérieurement, c'est de choisir la petite ville sans renoncer à la royauté que nous confère le Saint-Esprit. Et l'une des formes les plus humbles de la communion avec le Christ est précisément l'Eucharistie. En effet, nous entrons humblement en communion avec lui sous la forme du pain et du vin. Souvent, nous ne ressentons même pas Sa présence! Combien de fois un prêtre ou un fidèle, en communiant, ne fait que goûter extérieurement le pain et le vin. Une apparence ou une manifestation éclatantes sont des exceptions mais, intérieurement, celui dont le regard est plus profond voit et entre en royale communion avec le Roi des rois.
Il est intéressant de noter que les 3 Mages qui avaient la connaissance parfaite puisqu'ils avaient reconnu le Christ, cependant que les pharisiens, les sadducéens et les prêtres dormaient tranquillement ou imaginaient les affaires et les discussions du lendemain, ces Mages qui avaient entrepris la longue route, ces 3 sages représentant la sagesse de l'Antiquité et de l'humanité, qui possédaient tous les renseignements sur la venue divine, jusqu'à une étoile pour les guider, un mot, un seul petit mot leur manquait : le nom du lieu de naissance de Jésus. Notez-le bien, mes amis. Ce sont ces prêtres incapables de reconnaître le Christ malgré leur science qui le leur donnèrent : "Bethléem."
Bien souvent - je m'adresse à ceux qui sont Chrétiens, les autres, qu'ils bouchent leurs oreilles - nous, Chrétiens, possédons la vérité et n'en profitons pas. Nous reposons tandis que les non-Chrétiens ne cessent de quêter tout au long de leur vie, de leur évolution intellectuelle et morale : c'est nous, en définitive, qui leur fournirons le dernier mot : "Bethléem", mais eux nous précéderons pour adorer le Seigneur. Que chaque Chrétien le sache : il peut être précédé par un non-Chrétien! En dehors de la révélation Chrétienne, il n'y a pas de mot final : "Bethléem." Sa possession est notre redoutable privilège et nous ne le donnons pas aux autres! Ne vous étonnez pas, alors, si le Fils de Dieu venant un jour sur terre nous dépasse et s'approche de ceux qui ne sont pas baptisés et peut-être même incroyants, simplement parce qu'ils l'auront cherché avec sincérité.
Oui, les Chrétiens dorment souvent mais, attention, cela ne veut pas dire - je parle maintenant à ceux qui ne sont pas Chrétiens - que les autres détiennent toute la vérité. Le mot ultime leur échappera comme aux Mages qui symbolisent l'évolution de l'humanité à la poursuite de Dieu. Il leur faudra venir en Palestine, à la Jérusalem spirituelle, et seule l'Église pourra leur répondre : "Bethléem." L'un profitera, l'autre ne possédera pas. Voici l'étrange dialectique qui apparaît à la veille de Noël.
Poussons encore plus loin, arrêtons-nous sur les 3 groupes d'êtres qui, en dehors de Marie, Mère de Dieu et de Joseph, entourent le Christ naissant : les pasteurs, les mages et les animaux : le boeuf et l'âne.

Les pasteurs
Les premiers appelés à contempler le Christ sont les pasteurs, les bergers, c'est-à-dire des hommes illettrés, simples, naturels, avec cette caractéristique qu'ils veillent la nuit à cause de leurs troupeaux. Les premiers capables de comprendre l'Avènement, la Venue du Christ, sont les âmes qui veillent dans la simplicité pendant la nuit ; j'entends la nuit dans tous les sens.
Le chemin le plus direct et le plus simple pour atteindre la perfection, la connaissance parfaite, et reconnaître en l'Enfant de la crèche le Dieu éternel, c'est de garder l'état de vigilance au sein de toutes les nuits de l'humanité et de notre existence, de notre vie intérieure et extérieure, les nuits sans lune d'incompréhension de ce qui se passe en nous : c'est de préserver sans trop chercher à comprendre, comme les pasteurs, veiller dans la prière même si cela semble sans résultat. Ceci est le chemin le plus court.

Les Mages
L'autre chemin est celui des Mages, le voyage spirituel, le tâtonnement, la route immense, cette caravane que nous voyons représentée dans les imageries, avançant à dos de chameau à travers les déserts et les pays lointains, ce parcours de toute une vie, notre vie et aussi celle de générations et de générations.
L'âme qui cherche, creuse, s'est engagée sur un chemin spirituel et initiatique; si elle ne trouve pas ce qu'elle cherche c'est qu'elle s'est arrêtée à mi-route, ne poursuivant pas jusqu'au bout.
L'humanité entière arrivera au Christ par l'évolution lente, à condition, comme le disait un missionnaire que je connus lorsque j'avais 12 ans, "d'être simples comme des bergers, ou, si l'on veut être Mage, d'aller jusqu'au bout." Le chemin des Mages est le voyage sans répit. La vraie culture ne s'installe jamais. Soyez vigilants et contemplatifs comme les pasteurs; mais si vous êtes entrés dans la recherche, la moindre satisfaction sera votre mort et vous ne verrez point se révéler le Soleil du Christ.
Toujours en avant !

Ceux qui peinent.
Et les animaux, le bœuf et l'âne?
Les Évangiles n'en parlent pas; ils sont dans la Tradition, dans Isaïe et dans d'autres prophètes. Ils représentent, sans aucun doute, les animaux, mais aussi notre humanité. Qu'est-ce qui les caractérise? Ce sont des êtres de peine, des serfs de l'homme; l'âne qui doit traîner même lorsqu'il est fatigué, le boeuf qui a perdu jusqu'à la possibilité d'être une bête normale, ni mâle, ni femelle, qui est diminué pour servir l'homme. Alors - je m'adresse à la 3ème catégorie d'hommes qui ne sont ni Mages, ni pasteurs - le 3ème groupe que nous voyons auprès du Christ, celui des âmes dépourvues peut-être d'évolution spirituelle, plus animales qu'autre chose, des âmes qui, dans cette vie, peinent pour leur famille, peinent pour elles-mêmes, peinent pour l'humanité. Ceux-là seront mystérieusement introduits aussi dans la grotte où vient au monde le Dieu prééternel. Respectez ces gens de peine, leur sort est pénible et leur fin est, malgré tout, auprès du Seigneur.

Voilà les 3 types d'hommes qui adoreront le Christ.
Ceux qui n'ont ni la simplicité, ni la science vraie, ni peine patiente et animale, les autres, toute la population de Jérusalem et de Bethléem, tous les êtres porteurs de connaissances magnifiques, dormiront sur leurs 2 oreilles.
Nous dormons aussi si nous n'appartenons pas d'une manière ou d'une autre à l'une de ces 3 catégories.
A nous de choisir entre les 2 premières - la 3ème est subie, on ne la choisit pas - chercher avec les Mages, voyager sans repos avec eux ou veiller la nuit, simples comme des enfants.

La Theotokos, par mgr Jean

(Un grand merci au p. Guy pour la recherche et l'archive)
source des 2 images :
http://orthodoxie.free.fr

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