"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

28 décembre 2006

On est toujours jugé sur les apparences... (petit conte de Noël)

Il était une fois un homme qui travaillait à La Poste, dans un centre de tri. Son travail consistait à traiter le courrier qui était mal adressé ou dont les adresses étaient inexistantes.
Un jour, il eut à traiter une lettre écrite d'une main tremblante et
simplement adressée à "Dieu".
Comme il ne pouvait pas la traiter, il pensa trouver une adresse de retour à l'intérieur.

Il l'ouvrit et lut :

"Cher Dieu,
Je suis une vieille veuve de 93 ans, qui vit sur une très petite pension. Hier quelqu'un m'a volé ma sacoche. Il y avait 100 euros à l'intérieur, c'était le seul argent qui me restait jusqu'à mon prochain chèque de pension.
Dimanche prochain, ce sera Noël, et j'avais invité deux de mes vieux amis à venir réveillonner avec moi après la Messe. Sans argent, je suis maintenant incapable d'acheter de la nourriture pour les recevoir. Je n'ai pas de famille qui puisse m'aider, vous êtes mon seul espoir.
S'il vous plait pourriez- vous me venir en aide?
Sincèrement,

Emma
Résidence Jean Jaurès, app. 46, bte 2
Cité Salvador Allende
148, rue Joseph Staline
6043 Ransart"
Le travailleur postal fut très touché.
Il montra la lettre à tous ses confrères du bureau du tri de la Poste.
Chacun d'entre eux mit la main à sa poche et donna quelques euros.
Après avoir fait la tournée du bureau, il avait amassé 96 euros.
Heureux et fier de lui, il en mit le contenu dans une enveloppe et la fit livrer à l'adresse de la vieille dame. Pour le reste de la journée, tous les employés ressentaient un bien être intérieur d'avoir contribué à un beau geste de générosité.

Noël vint à passer et quelques jours plus tard, une autre lettre apparut, adressée à Dieu, encore écrite par la même écriture de dame âgée, qu'il reconnut.
Tous les employés s'attroupèrent autour du bureau de l'homme alors qu'il ouvrait la lettre. Il était écrit:

"Cher Dieu,
Comment pourrais-je vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi ? Grâce à votre geste de générosité et d'amour j'ai pu recevoir dignement mes deux amis en leur préparant un magnifique repas de Noël. Ce fut une très belle journée et j'ai avoué à mes amis que si la chose a été rendue possible, c'est grâce à vous et au beau cadeau que vous m'avez fait.
Au fait, il manquait 4 euros sur le montant. J'ai bien peur que cela ait été volé par un de ces malhonnêtes d'employés du Bureau de Poste..."

*-*-*-*-*-*

(adapté d'une nouvelle d'Alexandre TH - merci pour l'envoi!)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

hé oui : c'est la "boulette" ... et comme aurait dit ma grand-mère : tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de porter un quelconque jugement :o)
merci pour ce beau texte, à méditer !
meilleurs voeux ;o)
vanille