"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

26 octobre 2007

Mgr Christodoulos rentre en Grèce en la fête de Saint Dimitri de Thessalonique (+ Actes de saint Dimitri)

http://www.ana-mpa.gr/anaweb/user/showplain?maindoc=5816979

L'archevêque Christodoulos d'Athènes sera de retour en Grèce ce vendredi 26 octobre, en la fête d'Aghios Demetrios (Saint Dimitri), après des mois de traitement au Jackson Memorial Hospital de Miami (USA).

Souffrant, l'archevêque est attendu à l'aéroport international Eleftherios Venizelos d'Athènes ce vendredi après-midi.

D'après le communiqué officiel publié par le Saint-Synode de l'Église de Grèce, le traitement médical de chimiothérapie continuera à Athènes, où l'archevêque revient suite à la suggestion de ses médecins traitants.

Mgr Christodoulos, 68 ans, a été diagnostiqué atteint du cancer en juin, et s'est envolé pour Miami en août afin d'y attendre un donneur de foie compatible. Il fut opéré pour réaliser la transplantation du foie, mais l'opération fut arrêtée après la découverte que le cancer s'était répandu dans la région abdominale.



L'archevêque Christodoulos
photo 17/8/07 ANA-MPA / S. PANTZARTZI


Quelques liens en grec, anglais et français :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Thessalonique

http://en.wikipedia.org/wiki/Saint_Demetrius_of_Thessaloniki

http://www.discussion.gr/themata/dimitrios/index.html


Mosaïque du 12ème siècle représentant saint Démétrios de Salonique, autrefois dans le monastère Saint-Michel "au toit d’or", aujourd'hui à la Galerie Tretyakov de Moscou


eglise
reliques
église et reliques de saint Dimitri, à Thessalonique.
Saintes reliques volées par les bandits "Croisés" du vatican et restituées en 1974.
source des photos



LES ACTES DE SAINT DIMITRI, GRAND MARTYR
(DÉMÉTRIUS / DEMETRIOS)
saint Dimitri de Thessalonique, icône russe du 16ème siècle

Saint Dimitri, Russie, 16ème s.

L'empereur Maximien, appelé aussi Hercule, après avoir soumis à la domination romaine les Goths et les Sarmates, était retourné à Thessalonique, et cet ennemi de Dieu, plongé toujours plus avant dans les erreurs des païens, faisait alors son séjour dans cette ville. A cette époque, le culte insensé des idoles jouissait d'une grande puissance, et se trouvait partout entouré des plus grands honneurs. Les ministres des faux dieux poursuivaient ceux qui confessaient que le Christ est Fils de Dieu, et livraient impunément aux plus affreux supplices les adorateurs de la véritable Sagesse. Parmi leurs victimes se trouve le bienheureux Dimitri, qui, méprisant toute crainte servile, manifestait très haut les sentiments de son coeur. Depuis sa jeunesse, il avait mené une vie pure et irréprochable; de sa bouche sortaient toujours des paroles de salut, qu'il adressait avec une grande ferveur et une sainte liberté à tous ceux qu'il rencontrait, suivant ce que dit l'Apôtre Paul au bienheureux Timothée : "Presse-les à temps et à contretemps."

Le très saint Dimitri était issu d'une famille sénatoriale. Il avait d'abord exercé la charge d'excepteur ou intendant des troupes, et fut ensuite élevé à la dignité de proconsul de la Grèce. L'empereur Maximien l'avait même honoré des insignes consulaires. Pour lui, méprisant toutes ces pompes mondaines, il n'avait jamais à la bouche que de saints discours; il expliquait à ceux qui voulaient l'écouter comment, par la venue du Verbe de Dieu dans la chair, l'homme, perdu jadis et enseveli dans la mort du péché, avait été délivré de l'erreur, et lavé de toutes ses iniquités. Il montrait que c'est ce Verbe divin Qui fait resplendir partout la Lumière de la Vérité et rend libres les âmes de ceux qui croient en Lui. "La justice, la mansuétude, la paix, la charité L'accompagnent, disait Dimitri; Il permet d'espérer en une vie future, Il ordonne de mépriser les biens terrestres, parce qu'Il peut accorder ceux qui sont éternels et incorruptibles; Il promet aux siens la résurrection d'entre les morts et l'entrée au Paradis."

Le bienheureux Dimitri enseignait publiquement ces grands mystères, et confirmait par toutes ses actions cette sublime doctrine. Aussi une multitude de gentils se rassemblait autour de lui sous les voûtes souterraines des bains publics et auprès du portique d'Énée, situé du côté occidental du grand forum de Thessalonique. Le bruit de ses prédications se répandit bientôt dans la ville entière, et même dans le pays circonvoisin. Alors les soldats de l'empereur et les licteurs publics auxquels il avait été ordonné de rechercher les Chrétiens, se saisirent de Dimitri qui, loin de fuir ou de se cacher, célébrait à ce moment avec ses frères, selon la coutume, les rites sacrés de la religion. Ils l'emmenèrent devant Maximien, l'ennemi de Dieu, comme une grande prise, voulant lui prouver par là quelle diligence ils avaient mise dans leurs recherches, puisque le plus illustre des Chrétiens n'avait pu leur échapper.

Or, l'empereur, désireux à ce moment d'assister aux jeux publics, se dirigeait vers le théâtre de la ville, qui est appelé stade. Il s'y trouvait, pour son usage, une sorte de loge faite de grandes pièces de bois et comme suspendue, qui lui permettait, ainsi qu'à ceux qui l'accompagnaient, de voir sans danger ces luttes où l'on répandait le sang humain; et ce spectacle était un de ses plaisirs favoris. Maximien aimait surtout à voir combattre un gladiateur nommé Lyaeus, Vandale de nation, et d'une force si prodigieuse que non-seulement à Rome, mais aussi à Sirmium et à Thessalonique, il terrassait et mettait à mort tout adversaire qu'on lui opposait, avec une puissance et une dextérité qui ne pouvait lui venir que d'un long et fréquent exercice.

Comme personne n'osait se mesurer à ce redoutable lutteur, l'empereur l'avait en grande affection et lui parlait toujours d'un visage riant. Il le louait, il admirait la vigueur de ses membres, et se glorifiait de la force musculaire de ce barbare comme de quelque grand avantage. Maximien venait d'arriver au stade et descendait de son char, lorsque les satellites qui conduisaient le bienheureux Dimitri s'avancèrent pour le lui présenter. Il avait, en effet, demandé à ses gardes si l'accusé persistait à adorer le Christ, et ayant appris qu'il osait même exhorter les autres à embrasser le même culte, il avait ordonné qu'on le lui amenât.

Voyant alors paraître cet homme illustre qui se reconnaissait hautement Chrétien, et qui semblait disposé à tout souffrir pour le Nom de notre Seigneur Jésus Christ, il ne put s'empêcher d'admirer sa constance et le calme de sa physionomie, qui était d'une grande beauté; mais ne voulant pas se distraire du spectacle qui allait commencer, il fit enfermer le vénérable martyr dans une des salles souterraines qui avoisinaient les bains publics. En y entrant, le serviteur du Christ aperçut un énorme scorpion qui se dressa de terre sous ses pieds, voulant le piquer avec sa queue. Le bienheureux fit un Signe de Croix sur la hideuse bête qui périt aussitôt. L'Ange de Dieu parut alors, et, plaçant une couronne sur la tête du martyr, lui dit : "Athlète du Christ, sois fort et robuste dans le combat qui t'attend."

saint Dimitri de Thessalonique

L'empereur entra cependant au théâtre et s'assit sur son estrade. Ayant fait introduire par les appariteurs le gladiateur Lyaeus, il demanda aux assistants si quelqu'un voulait se mesurer en combat singulier avec cet homme, promettant, pour l'encouragement, outre le prix accoutumé, une forte somme d'argent. Un jeune adolescent d'une rare beauté et qui ne portait sur son visage qu'une barbe naissante se présenta aussitôt. Il s'appelait Nestor, et connaissait le glorieux martyr Dimitri, parce qu'il l'avait vu opérant des miracles et entouré souvent des respects de la foule. Il s'était même auparavant rendu auprès du saint martyr, et après s'être jeté à ses pieds, il lui avait dit : "Dimitri, serviteur du Dieu vivant, je veux seul combattre avec Lyaeus; mais invoque pour moi le Christ." Le bienheureux, traçant le Signe de la Croix sur le front et sur la poitrine du jeune homme, lui avait répondu : "Tu vaincras Lyaeus, et tu souffriras le martyre pour le Christ."

Nestor se rendit donc dans le stade, et ayant descendu tous les gradins, il déposa sa tunique et vint se placer devant l'empereur, qui le regarda d'abord avec une grande surprise et lui dit ensuite avec douceur : "Jeune homme, c'est la misère, sans doute, qui te porte à cette témérité de vouloir seul combattre contre Lyaeus, afin qu'avec la victoire, si tu la remportes, tu puisses acquérir en même temps la richesse, ou si tu es vaincu, tu mettes fin avec la vie à ta cruelle pauvreté. Mais j'ai pitié de ta jeunesse, et je veux même récompenser ton audace. Ainsi, retire-toi sain et sauf avec ces présents, et n'aie pas la hardiesse de te mesurer contre ce fameux gladiateur, qui en a fait périr de bien plus forts que toi."

Nestor ne voulut pas recevoir ce que lui offrait la munificence de Maximien, et ne fut pas troublé davantage des éloges qu'il donnait à la force prodigieuse de Lyaeus, mais il répondit : "Je ne désire pas tes richesses, ô empereur, et ce n'est pas pour les obtenir que je me présente au combat; j'y viens seulement triompher de Lyaeus; et sa défaite me sera plus agréable que toutes les richesses et que la vie même." Entendant ces paroles, Maximien et ceux qui l'entouraient furent transportés de colère contre Nestor, dont ils ne pouvaient souffrir la jactance. L'empereur excita lui-même Lyaeus au combat, lui donnant, par ses encouragements, une nouvelle audace.

A ce moment, Nestor, ayant fait sur sa poitrine le Signe protecteur de la Croix, saisit un sabre à la lame recourbée qu'on lui présentait, et, les yeux levés au ciel, s'écria : "Ô Dieu de Dimitri, ô Jésus Christ, Fils bien-aimé du Père, qui a donné à Ton fidèle serviteur David la victoire sur le Philistin Goliath; viens briser et confondre l'audace de Lyaeus et de Maximien". Il dit, et s'élança à travers la barrière contre son ennemi. Les deux combattants se joignirent, et Lyaeus reçut dans le coeur un coup de son adversaire, qui le renversa mourant, et couvrit l'empereur de confusion. Nestor se mit à louer le Seigneur, qui avait accordé aux prières du bienheureux Dimitri la mort si prompte du barbare. Quant à l'empereur Maximien, il s'était levé de son siège, dès qu'il avait vu tomber Lyaeus, et disait avec tristesse, en regagnant le palais impérial : "Par tous les dieux, il faut qu'il y ait eu dans ce combat quelque maléfice; car celui qui a été vaincu par ce jeune homme avait souvent triomphé dans des luttes bien autrement périlleuses." Ayant fait ensuite appeler Nestor, il lui adressa ces paroles : "Dis-moi, jeune homme, quel art magique as-tu donc employé pour vaincre Lyaeus, ou quels étaient les protecteurs qui sont venus à ton secours?" Nestor répondit : "Ce n'est ni par l'art magique, ni aucun enchantement qui l'ont fait périr, mais le Dieu de Dimitri, le Dieu des Chrétiens, a envoyé son Ange, et par ma main, il a terrassé cet orgueilleux scélérat." L'empereur irrité commanda que Nestor fût conduit hors la porte Dorée, pour y être frappé de son propre glaive, comme Chrétien, par Ménutien, préfet de la cité. C'est ainsi que le bienheureux jeune homme remporta la couronne du martyre.

Quelques-uns des principaux officiers de l'empereur lui dirent alors que Dimitri devait être regardé comme le premier auteur de la mort du gladiateur Lyaeus. Maximien sentit aussitôt s'allumer sa colère, et persuadé que la rencontre qu'il avait faite du serviteur de Dieu, quand il se rendait au stade, avait été d'un mauvais augure, il ordonna qu'on le perçât à coups de lances dans la prison souterraine où on l'avait enfermé. Le serviteur du bienheureux Dimitri, nommé Lupus, était présent au martyre de son maître, et recueillit le sang dans le vêtement même de l'athlète du Christ. Il prit aussi l'anneau impérial qui ornait la main du serviteur de Dieu, et l'ayant teint de son sang, opéra par lui de nombreuses guérisons. Bientôt, le bruit se répandit dans toute la ville de Thessalonique que ceux qui souffraient de quelque maladie, ou qui étaient tourmentés des démons, recevaient, par la prière du saint martyr et par la vertu de son anneau, leur entière délivrance. L'empereur, l'ayant appris, ordonna, du haut de son tribunal que Lupus, qui avait guéri ces malades, et quelques autres Chrétiens avec lui, seraient mis à mort le jour des assises publiques.

Cependant, le corps du bienheureux Dimitri, laissé sans sépulture par ceux qui l'avaient massacré, était exposé à toutes les insultes. Quelques frères animés d'un zèle pieux vinrent la nuit, à cause de la crainte qu'inspirait l'empereur; et ayant relevé ces sacrées dépouilles, les ensevelirent dans la fosse même où on les avait jetées, et les couvrirent d'une grande quantité de terre, pour qu'elles n'eussent pas à souffrir des atteintes des animaux féroces. Ce saint corps fut donc laissé en ce lieu; mais bientôt des miracles s'y produisirent, des guérisons, des grâces particulières furent accordées à ceux qui s'approchaient avec foi de la tombe du martyr; et le bienheureux Dimitri devint célèbre dans toute la Macédoine et la Thessalie.

Lorsque les erreurs de l'idolâtrie furent enfin dissipées, et que la Foi Chrétienne eut commencé à briller de tout son éclat, il arriva que Léontius, préfet de l'Illyrie, vînt à tomber très dangereusement malade, tandis qu'il traversait la Dacie. Ses serviteurs l'amenèrent couché dans une litière jusqu'à Thessalonique, et le déposèrent sur la terre qui couvrait les sacrés ossements du martyr Dimitri; aussitôt qu'il eût touché cette tombe miraculeuse, il recouvra la santé. Lui et les siens se mirent alors à louer le Seigneur, et Lui rendirent des actions de grâce, ainsi qu'au très glorieux martyr qui avait fait si promptement sentir sa présence. Léontius ordonna ensuite de démolir les salles souterraines qui avaient servi de prison au serviteur de Dieu, ainsi que les bains publics et les portiques qui les avoisinaient; il purgea ce lieu de tous les immondices qui le déshonoraient, et construisit sur le tombeau du saint, entre le stade et les nouveaux bains, un temple magnifique en son honneur, qu'il enrichit de présents somptueux.

Comme il allait retourner en Illyrie, il voulut prendre avec lui une certaine partie des reliques du martyr, afin de lui ériger un temple dans cette grande province; mais le très glorieux martyr lui ayant apparu pendant la nuit, lui défendit d'en rien faire. Léontius reçut alors la tunique du serviteur du Christ, qui était teinte de son sang, et une partie du linge dont il se servait pour essuyer la sueur; et il les déposa dans un coffret d'argent disposé pour cet usage. L'hiver était rude au moment où le préfet d'Illyrie voulait se mettre en route, et le Danube, sorti de son lit depuis assez longtemps, ne permettait pas même aux navires de tenter la traversée; aussi Léontius se résolut d'attendre. Mais le très glorieux martyr Dimitri lui apparut de nouveau et lui dit : "Ne crains rien, prends avec toi ce que tu as voulut emporter, et entre hardiment dans le fleuve." Le préfet étant donc, dès le matin, monté sur son char, traversa le fleuve sans difficulté tenant dans ses mains les saintes reliques. Il arriva ainsi à Sirmium, et déposa le coffret d'argent et le trésor qu'il contenait dans l'église de Saint-Dimitri qu'il fit construire non loin du temple vénérable de la martyre Anastasie, décoré lui-même avec grande magnificence. Pendant la route, et lorsque les chevaux du char se reposaient, Léontius avait opéré avec ces objets sacrés de nombreux miracles et des guérisons, par la Grâce de notre Seigneur Jésus Christ.

D'après un ancien bulletin du hiéromoine Cassien

saint Dimitri de Thessalonique, icône grecque contemporaine

Parcelles de reliques de saint Dimitri volées puis retrouvées (USA)
2 hommes accusés de vol de reliques à l'église
http://www.upi.com/NewsTrack/Quirks/2007/06/28/two_accused_of_church_bone_theft/9159/
NEW YORK, 28 Juin 2007 17:26 (UPI) – La police de New York a arrêté 2 hommes qui sont accusés d'avoir volé dans une église des reliques d'un saint du 4ème siècle.
John Angelis et Georgiou Kostas avaient dérobé un coffret en argent contenant un os d'une cheville de saint Dimitri, dans une église dédicacée à ce saint, et puis avaient revendu l'objet à un prêteur sur gages, rapporte le New York Post.
La police a retrouvé l'objet dans le magasin et a remonté la piste jusqu'aux suspects, qui ont été mis en accusation pour le vol. Kostas a aussi été accusé grand banditisme.

Les reliques volées ont été restituées à la cathédrale Saint-Demetrios
http://www.zwire.com/site/news.cfm?newsid=


Par Annmarie Fertoli, éditeur adjoint
5 juillet 2007


Photo du reliquaire posé sur son autel, en 2006, au cours de la fête de saint Dimitri
(courtesy St. Demetrios)

Un reliquaire volé – contenant un os de cheville de saint Dimitri – a été restitué, intact, à sa cathédrale, à Astoria.
La relique aurait été volée l'après-midi du 26 juin, alors que le concierge de l'église était parti dîner. D'après la police, 2 hommes, Kostas Georgiou, 37 ans, d'Astoria, et John Angelis, 62 ans, de Brooklyn, ont été inculpés pour détention illégale de bien volé. Georgiou, qui reconnu avoir volé la relique de l'autel de l'église, est aussi inculpé pour 2 autres charges de banditisme.
Le policier Robert Reid du 114th Precinct à Astoria dit que Georgiou a été formellement identifié suite à une fouille des proches établissements de prêts sur gage. L'arrestation et l'interrogatoire de Georgiou ont amené la police au second suspect, Angelis.
D'après un rapport de tribunal fournit par le bureau du Procureur de district, Georgiou dit qu'après discussion avec Angelis, il avait racheté la relique au magasin où il l'avait mise en gage, car Angelis lui offrait plus d'argent pour l'objet.
Selon Reid, Angelis pensait retrouver Georgiou le lendemain. Au lieu de ça, c'est la police qu'il a rencontré et il a été arrêté avec le reliquaire.
Tant les paroissiens que le clergé de Saint-Demetrios considèrent le vol comme un incident isolé, et disent que la communauté est relativement en sécurité. Le prêtre Dionysios dit qu'il sert depuis 4 ans la paroisse Saint-Demetrios, située 31ème rue à Astoria. Il dit que les mots lui manquent pour remercier la police pour avoir ramener la relique intacte. "La relique de saint Dimitri est un trésor pour notre église," dit-il.
Il explique que Dimitri, un général de l'armée romaine au 4ème siècle, était devenu martyr après avoir été mis à mort pour sa Foi en Christ. La relique, un cadeau de feu l'archevêque Iakovos, avait été donnée à Saint-Demetrios lorsque l'église était devenue cathédrale en 1985.
Le p. Dionysios dit que l'église ne porte pas plainte contre les hommes. Mais il ajoute qu'il a été surpris d'apprendre que Georgiou, qui est d'origine Grecque et a été baptisé à Saint-Demetrios, aurait volé la relique – en particulier parce qu'il connaissait bien son importance pour l'église. "C'est comme s'il vendait sa foi," dit-il.
Cependant, le p. Dionysios indique que l'église fera tout ce qu'elle peut pour aider Georgiou, qui a apparemment tenté de vendre la relique pour avoir de l'argent pour s'acheter de la drogue. Le p. Dionysios dit que les portes de la cathédrale sont toujours ouvertes t que Georgiou aurait dû venir demander de l'aide à l'église.
A présent, la relique a été enfermée dans la cathédrale et ne sera pas accessible au public, sauf aux occasions spéciales.
L'an dernier encore, l'église soeur de la cathédrale, l'église Sainte Catherine et saint George, au croisement de la 33ème rue et du boulevard Ditmars, a été vandalisée, avec plusieurs objets religieux de détruits. L'église n'avait pas non plus porté plainte suite à cet acte.
Le p. Dionysios dit qu'ensemble, les 2 paroisses forment la plus grande assemblée Grecque Orthodoxe des États-Unis d'Amérique. Il estime à plus de 5.000 paroissiens le nombre de ceux qui participent chaque semaine aux Offices liturgiques dans les 2 églises.

Le New York Times en parle aussi :



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