"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

01 janvier 2008

DYNAMIS, Jésus Est Sauveur – Circoncision du Christ


Stefan Tenecki: la Circoncision du Christ
monastère de Krusedol

La Circoncision de notre Seigneur Jésus-Christ; saint Basile le Grand
http://groups.yahoo.com/group/orthodoxdynamis/message/3022

Saint Luc 2,20-21, 40-52

Jésus Est Sauveur: Saint Luc 2,20-21, 40-52, en particulier le verset 21: "on Lui donna le Nom de Jésus, qu'avait indiqué l'Ange, avant Sa conception." Les bergers qui gardaient leurs troupeaux près de Bethléem avaient entendu un Ange leur dire: "aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur vous est né, qui est le Christ" (Lc 2,11), et leurs coeurs avaient bondi de joie à l'étonnante nouvelle. Ils avaient entendu et vu les Anges du ciel louer Dieu, Qui étend Sa paix à toute l'humanité. Vite, les bergers étaient partis pour Bethléem, afin d'y voir la merveille. Le moindre détail de ce qu'ils y virent faisait écho à l'hymne des Anges. Oui, un Sauveur! Un Sauveur nous est né, parmi nous, et pour nous. Un Sauveur est né dans la ville royale. Tout joyeux, ils étaient retournés à leurs troupeaux, dans les pâturages sur les collines au-dessus de Bethléem.

Est-ce surprenant d'apprendre que chemin faisant, en plus, ils glorifièrent et louèrent Dieu? "Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient entendu et vu, conformément à ce qui leur avait été dit" (Lc 2,20). L'Enfant était dans une mangeoire. Il était enveloppé de langes. De plus, partageant ce qui leur avait été annoncé, Sa mère, Marie, et Joseph, indiquèrent qu'un Ange leur avait dit de Lui donner le Nom de Jésus, "Sauveur," qui Lui sera donné lors de Sa Circoncision (cf. Lc 1,31; Mt 1,25).

Mes bien-aimés, ne passons pas à côté de ce détail donné par l'Évangéliste, car il rapporte bien qu'au 8ème jour, l'Enfant reçut le nom qui signifie "Sauveur" en hébreu. Il fut appelé "Yeshua," ou en "Iesus" en grec. Qu'est-ce qui a pu amener l'Évangéliste à attirer notre attention sur cet Enfant en tant que Sauveur?

Les Apôtres veulent que le monde apprenne ce qu'ils ont eux appris, étant disciples de Jésus : Sa naissance n'était pas un événement anodin, mais un grand pas dans l'accomplissement du très grand plan de Dieu, attendant depuis toute éternité. Les bergers de Bethléem l'ont appris au moment de Sa naissance (Lc 2,11). L'Évangéliste veut que nous comprenions ici et maintenant cette même vérité – Dieu le Seigneur est Lui-même venu pour sauver Sa Création qui était en perdition, pour sauver l'unique race qu'Il avait formée à Sa propre image. Tel est le message salutaire qui parcours tout l'Évangile de saint Luc.

Dieu intervient souvent pour notre pauvre humanité, toute corrompue. Dans les temps anciens, Il S'était élu un peuple pour annoncer Son Salut à toutes les nations, et à maintes reprises, Il avait sauvé ce peuple. Il les avait libérés "de la main des Égyptiens" qui les tenaient en esclavage (Ex. 14,30). Le prophète Moïse leur avait dit "Le Seigneur votre Dieu marche avec vous pour combattre contre
vos ennemis et vous donner la victoire" (Deut. 20,4). Les peuplades voisines avaient appris toute la profondeur de cette vérité que ce peuple affirmait : "Notre Dieu est un Dieu qui sauve, le Seigneur Dieu nous fait échapper à la mort" (Ps 67,21 LXX); "pour l'honneur de Son Nom Il les a épargnés afin de manifester Sa puissance" (Ps 105,8 LXX).

Voyez-vous, Dieu avait un plus grand projet. Il préparait le Salut pour toutes les nations, un plan pour enlever la malédiction de la mort de toute la terre (cfr Is. 25,7-8). Pour ce faire, Il rendit tout d'abord Israël conscient de Son Salut à venir. Ils apprirent la leçon : "Au jour de la bataille on équipe le cheval, mais c'est du Seigneur que dépend la victoire" (Prov. 21,31). Dieu révéla qu'en un temps à venir, "Voici que viennent les jours où Je ferai lever de David (un germe) juste qui sera roi et régnera avec sagesse et qui, dans le pays, exercera le droit et l'équité" (Jér. 23,5), un roi pour toutes les nations, né de la lignée de David. Voilà l'attente qui faisait battre le coeur des bergers à Bethléem (Lc 2,15).

"Cependant l'Enfant grandissait et se fortifiait, Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu reposait sur Lui" (Lc 2,40). Joseph, Sa mère et les docteurs du Temple furent surpris de Sa sagesse. Sa compréhension et sa connaissance des vérités spirituelles les étonna tous, même alors qu'Il était encore jeune enfant (Lc 2,46-47). Le Germe du Salut Qui était né du sein de la Vierge est le Sauveur du monde. En grandissant, Jésus accomplit le Nom qui Lui avait été donné avant Sa conception (Lc 2,21). "Gloire à Ton ineffable condescendance, ô Verbe!"

Dieu Éternel, Toi Qui a donné à Ton Fils Incarné le saint Nom de Jésus afin qu'il soit le signe de notre Salut, implante aussi en nos coeurs l'amour de Celui Qui est le Sauveur du monde. Amen.




1er janvier, Triple fête liturgique dans l'Occident Orthodoxe - aperçu historique, antiphonaire pour la Fête, prières latines d'avant le Schisme, homélie de saint Ambroise de Milan sur la Circoncision du Seigneur :
http://stmaterne.blogspot.com/2007/01/1er-janvier-triple-fte-liturgique-dans.html


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