"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

11 août 2012

un saint alcoolique! (p. Païssios l'Athonite)



C'est l'histoire d'un moine qui vivait à Karyès, sur le Mont Athos.
Il buvait et s'enivrait tous les jours, et cela causait le scandale auprès des pèlerins. Pour finir, il mourrut, et soulagé, un vieux fidèle alla raconter avec joie à père Païssios que l'énorme problème était enfin résolu.
Père Païssios répondit qu'il était au courant du décès du moine. Et qu'il avait vu un bataillon entier d'anges venir recueillir son âme! Les pèlerins en furent surpris, et certains protestèrent, et tentèrent d'expliquer au geronda Païssios de quoi il s'agissait exactement, pensant que l'ancien ne comprenait pas. Le père Païssios leur répondit :
"Ce moine était né en Asie Mineure, peu avant que les Turcs n'y détruisent tout et s'emparent de tous les garçons. Ils n'avaient pas pris ses parents, et en l'emportant, pour qu'il ne pleure pas, ils avaient mis un peu de raki (alcool turc) dans son lait pour le faire dormir. A force d'habitude, il en devint alcoolique. Plus tard, face aux conseils de différents médecins lui disant de ne pas chercher à fonder famille, il partit pour le Mont Athos et devint moine.
Il alla y trouver un ancien et lui expliqua qu'il était alcoolique. L'ancien lui dit de se prosterner tous les soirs et prier la Theotokos pour qu'elle l'aide à réduire progressivement les verres qu'il consommait. Le temps passant, il réussi ainsi à surmonter et se repentir, passant de 20 à 19 verres. La lutte continua des années durant, jusqu'à ce qu'il arrive à 2 à 3 verres, mais étant toujours alcoolique."
Le monde a vu en lui un moine alcoolique, scandalisant les pèlerins. Dieu a vu en lui un lutteur, qui a mené un combat sans fin pour vaincre sa passion. Il ne faut pas juger sans connaître les efforts et la vie d'autrui.
P. Païssios l'Athonite


(excusez la première moutûre, l'interface pourrie de google m'a fait effacer le définitif, croyant cliquer sur le brouillon. Ras le bol de ces systèmes d'hébergement qui n'arrêtent pas "d'améliorer" leur interface)

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Κάποτε στο Άγιον Όρος ήταν ένας μοναχός που διέμενε στις Καρυές.
Έπινε καθημερινά και μεθούσε και γινόταν αιτία να σκανδαλίζονται οι προσκυνητές. Κάποια στιγμή πέθανε και ανακουφισμένοι κάποιοι πιστοί πήγαν στον γέροντα Παΐσιο να του πουν με ιδιαίτερη χαρά ότι επιτέλους λύθηκε αυτό το τεράστιο πρόβλημα.
Ο π. Παΐσιος τους απάντησε ότι γνώριζε για το θάνατο του μοναχού,
αφού είδε ολόκληρο τάγμα αγγέλων που ήρθαν να παραλάβουν την ψυχή του. Οι προσκυνητές απόρησαν και διαμαρτυρήθηκαν και κάποιοι προσπαθούσαν να εξηγήσουν στον γέροντα Παΐσιο για ποιον ακριβώς μιλούσαν, νομίζοντας ότι δεν κατάλαβε ο γέροντας. Ο γέροντας Παΐσιος τους διηγήθηκε:
"Ο συγκεκριμένος μοναχός γεννήθηκε στη Μ. Ασία, λίγο πριν την καταστροφή όταν οι Τούρκοι μάζευαν όλα τα αγόρια. Για να μην το πάρουν από τους γονείς του, αυτοί το έπαιρναν μαζί τους στο θερισμό και για να μην κλαίει, του έβαζαν λίγο ρακί στο γάλα για να κοιμάται. Ως εκ τούτου μεγαλώνοντας έγινε αλκοολικός. Κάποια στιγμή και μετά από αποτρεπτικές απαντήσεις από διάφορους γιατρούς να μην κάνει οικογένεια, ανέβηκε στο Όρος και έγινε μοναχός.
Εκεί βρήκε γέροντα και του είπε ότι είναι αλκοολικός. Του είπε ο γέροντας να κάνει μετάνοιες και προσευχές κάθε βράδυ και να παρακαλεί την Παναγία να τον βοηθήσει να μειώσει κατά 1, τα ποτήρια που έπινε. Μετά ένα χρόνο κατάφερε με αγώνα και μετάνοια να κάνει τα 20 ποτήρια που έπινε, 19 ποτήρια. Ο αγώνας συνέχισε με την πάροδο των χρόνων και έφτασε τα 2-3 ποτήρια, με τα οποία όμως πάλι μεθούσε."
Ο κόσμος έβλεπε χρόνια ένα αλκοολικό μοναχό που σκανδάλιζε τους προσκυνητές, ο Θεός έβλεπε ένα αγωνιστή μαχητή που με μεγάλο αγώνα αγωνίστηκε να μειώσει το πάθος του.
Χωρίς να ξέρουμε γιατί ο κάθε ένας προσπαθεί να κάνει αυτό που θέλει να κάνει, με ποιο δικαίωμα να κρίνουμε την προσπάθεια του

Anonyme a dit…

Le prêtre ivrogne

Le simple prêtre d’un diocèse, dans l’ancien temps, avait l’habitude de commémorer des milliers de noms. Chaque fois qu’il célébrait, il mentionnait tous les noms qu’on lui avait donnés depuis 25-30 ans et plus. Comme il étudiait beaucoup l'histoire ecclésiastique, il commémorait nominativement des empereurs, des reines, des généraux, des patriarches, des évêques – qui avaient tous été orthodoxes. Ainsi, la commémoraison de tous ces défunts durait à peu près trois heures. C’est pourquoi il allait à l'église trois ou quatre heures plus tôt que l'office des Matines. Durant 25 ans il fit ainsi chaque dimanche, jour defête ou jour ordinaire.
Cependant, il avait un vice. Il buvait. Il buvait trop. Une fois donc, durant une beuverie nocturne, il but jusqu'à l'aube, oubliant que le lendemain il devait célébrer. Et des pèlerins devaient venir assister à cette Liturgie. Il ne s'en souvintqu'à 5.00 h du matin.
Alors, que se passa-t-il? Complètement ivre, il se rendit à l’église pour célébrer. Il ne s’attarda pas à la sainte prothèse car il ne voyait pas les lettres des noms à cause de son ivresse. La divine Liturgie se déroula, la consécration prit fin et il parvint à communier luimême. Toutefois, lorsque le moment fut venu de faire communier les fidèles, l'étourdissement, l'insomnie et la longue veille le firent tomber par terre et le saint calice tomba aussi !
Ce qui se passa ensuite est indescriptible. L'histoire ne dit pas ce qui se passa avec la divine communion répandue par terre. On la ramassa sans doute le plus méticuleusement possible pour la consommer ensuite, tandis que s'ensuivirent, l’incinération du sol, du tapis, des ornements sacerdotaux etc. Lorsqu'il revint à lui, le bon prêtre, tout contrit, se fit tout petit dans un coin et se mit à pleurerà chaudes larmes.
L'évêque apprit tout cela. Il connaissait d'un côté la grande vertu du prêtre et d’un autre côté sa grande passion pour le vin. Il le convoqua, lui dit d'arrêter de célébrer et qu’il l'appellerait dans trois jours pour lui annoncer sa décision. L'évêque réfléchit à la situation sous tous ses angles. Finalement, il prit la décision de réduire le prêtre à l'état de laïque. Il se dit que le jour suivant, il l’appellerait et lui annoncerait sa décision.
Le soir, l'évêque se coucha normalement. Mais que vit-il pendant son sommeil ? Il était assis sur son trône vêtu de son habit, mais portant son étole et son omophorion qui sont les symboles de son pouvoir d'évêque. Des patriarches, des évêques, des archiprêtres, des prêtres, des moines, des rois, des princes, des princesses, des seigneurs, des barons et une multitude de gens de tous rangs, hommes et femmes, jeunes et vieux, et des enfants commencèrent à venir vers l'évêque, tendant les mains, le tirant de façon implorante par l'étole, par l’omophorion, par la barbe, et le priant tout en pleurant pour la plupart, pour qu’il ne destitue pas le prêtre de ses fonctions. Notre prêtre, notre prêtre, qui nous aidera autant que lui ? Ils avaient tous les mains tendues et suppliaient, criaient et pleuraient : Notre prêtre! L’évêque se réveilla effrayé et en sueur. Il se dit : Comment donc le prêtre aidait-il toutes ces personnes ? Il fit venir le prêtre et l'examina. Stupéfait, il apprit que le prêtre commémorait durantplusieurs heures à la sainte prothèse.
Alors, il lui dit : Si tu me promets que tu ne boiras plus jamais, je ne
procèderai pas à ta destitution, je ne t'infligerai aucun jour de suspension et je te pardonnerai de tout mon cœur. Continue donc à célébrer la sainte prothèse de la sorte, tant que tu vivras. J'avais l'intention de te destituer de tes fonctions aujourd’hui, mais les âmes commémorées ne m'ont pas laissé accomplir ma première intention.

(Publié dans l'excellent bulletin « Orthodoxie n°161*décembre 2016)
http://orthodoxievco.net/