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31 juillet 2019

Saint Germain, évêque d'Auxerre, vainqueur de l'hérésie pélagienne en Grande Bretagne


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Date sent: Thu Jul 31, 2003 1:39am
Subject: [celt-saints] 31 July
(traduction personnelle http://www.amdg.be )

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* Saint Germain d'Auxerre
* Saint Neot de Cornouailles
* Saint Joseph d'Arimathie
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Saint Germain, évêque d'Auxerre
(Germanus)
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Evêque d'Auxerre, né à Auxerre vers 380; mort à Ravenne, le 31 juillet 448. Il était le fils de Rusticus et Germanilla, et sa famille était une des plus noble des Gaules dans la dernière partie du 4ième siècle. Il reçut la meilleure des éducations donnée par les plus distinguées des écoles d'Arles et Lyon, et partit pour Rome, où il étudia la rhétorique et le droit civil. Il y pratiqua au tribunal du préfet durant quelques années, avec beaucoup de succès. Sa haute naissance et ses grands talents le mirent en contact avec la cour impériale, et il épousa Eustachie, une demoiselle fort estimée dans les cercles impériaux.

L'empereur le renvoya en Gaule, le faisant un de ses 6 ducs, lui confiant le gouvernement des provinces Gauloises. Il habita à Auxerre et s'adonna à tous les plaisirs qui pouvaient naturellement lui échoir. Ce qui finit par causer un grand désaroi à l'évêque, saint Amator. Il semblerait que Germain était accoutumé d'accrocher les trophées de ses chasses sur un arbre particulier, qui auparavant avait été l'objet d'un culte païen. Amator tenta, en vain, de le réprimander. Un jour que le duc était absent, l'évêque fit couper l'arbre et brûler les trophées. Redoutant la colère du duc, qui voulait le tuer, il s'enfuit et fit appel au préfet Julius, lui demandant la permission de conférer la tonsure à Germain. Cela lui ayant été accordé, Amator retourna, sentant que sa fin de vie était proche. Quand le duc vint à l'église, Amator fit barrer les portes et lui donna la tonsure contre sa volonté, lui disant qu'il devait dorénavant vivre comme quelqu'un destiné à lui succéder, et en faisant un diacre.

Un changement merveilleux se produisit instantanément en Germain, et il accepta dès lors tout ce qui était arrivé comme la Volonté Divine. Il s'adonna à la prière, l'étude, les oeuvres de charité, et quand peu après Amator mourut, Germain fut unanimement choisit pour occuper le siège vacant, étant sacré le 7 juillet 418. Sa magnifique éducation lui servit dès lors pour la bonne gouvernance de son diocèse, qu'il administra avec grande sagacité. Il distribua ses biens parmi les pauvres, et vécut fort austèrement. Il bâtit un grand monastère, dédié aux saints Côme et Damien, sur les bords de l'Yonne, où il prit l'habitude de se retirer dans ses moments libres.

En 429, les évêques de Grande-Bretagne envoyèrent un appel sur le continent pour demander de l'aide contre les hérétiques Pélagiens, qui étaient occupés à corrompre la foi sur l'île. Saint Prosper, qui était à Rome en 431, affirme dans sa Chronique que le pape Célestin aurait commissionné l'Eglise en Gaule pour envoyer de l'aide, et Germain et Loup de Troyes furent députés pour aller en Grande-Bretagne. En chemin, Germain s'arrêta à Nanterre, où il rencontra une jeune enfant, Geneviève, destinée à devenir la patronne de Paris. Une des plus anciennes Vies de saint Patrick, Apôtre de l'Irlande, nous raconte qu'il fut dans la suite de saint Germain en cette occasion. La tradition nous rapporte que la principale confrontation avec les représentants du Pélagianisme eut lieu à Saint-Alban, et résultat dans la déconfiture totale des hérétiques. Germain demeura quelque temps en Angleterre, prêchant et fondant plusieurs écoles pour la formation du clergé. A son retour, il rendit visite au préfet d'Arles, et obtint l'allègement de certaines taxes qui écraisaient le peuple d'Auxerre. Il construisit une église en l'honneur de Saint-Alban vers cette époque-là, dans sa ville épiscopale.

En 447, il revint en Grande-Bretagne, cette fois accompagné de saint Sévère, évêque de Trèves. Il semble bien qu'il y fit énormément pour l'Eglise locale, si on en juge par les traditions conservées dans le Pays de Galles. C'est à cette occasion qu'il aurait aidé les Britons à gagner une grande victoire - appelée la "bataille du cri, Alleluia!", la victoire de l'Alleluiah - sur une armée de marauds Saxons et Pictes.

A son retour en Gaule, il partit vers l'Armorique (Bretagne) pour intercéder pour les Armoricains qui s'étaient révoltés. Leur punition fut différée à son intervention, jusqu'à ce qu'il ait pu présenter leur cas devant l'empereur. Il partit pour l'Italie, et atteint Milan le 17 juin 448. Puis il séjourna à Ravenne, où il plaida leur cause auprès de la mère de l'empereur, Galla Placidia. L'impératrice et l'évêque de la ville, saint Pierre Chrysologue, lui firent un accueil royal, et le pardon demandé fut accordé. Il mourut pendant qu'il se trouvait là, le 31 juillet 450.

Comme il l'avait demandé étant mourrant, son corps fut transféré de retour à Auxerre, et placé dans l'oratoire de Saint-Maurice, qu'il avait bâtit. Plus tard, l'oratoire fut remplacé par une plus grande église, qui devint plus tard encore l'abbaye Bénédictine de Saint-Germain. Ce tribut à la mémoire du saint fut le cadeau de la reine Clothilde, épouse de Clovis. Plusieurs siècles plus tard, Charles le Chauve fit ouvrir le cerceuil, et le corps fut trouvé intact. Il fut embaumé et enroulé dans des draps précieux, et placé en un lieu plus visible dans l'église. Il y demeura préservé jusqu'en 1567, quand Auxerre fut envahie par les Huguenots, qui profanèrent le cercueil et jetèrent les reliques. On rapporte que les reliques furent ensuite ramassées et placées dans l'abbaye de Saint-Marien sur les rives de l'Yonne, mais il n'y a jamais eu de reconnaissance canonique de l'authenticité de ces reliques.

Saint Germain était honoré en Cornouailles, et à Saint-Alban en Angleterre avant la réforme, et il a toujours été le patron d'Auxerre.


Un extrait de la Vie de saint Germain, par Eric d'Auxerre (8ième siècle):

"Puisque la gloire du père brille à travers l'éducation de l'enfant, parmi les nombreux enfants en Christ que saint Germain eut comme disciples en religion, qu'il suffise de mentionner ici, très brièvement, un des plus célèbres, Patrick, l'Apôtre particulier de la nation Irlandaise, comme le récit de ses oeuvres le prouve. Ayant vécu dans cette très sainte discipline durant 18 ans, il but avidement la connaissance des Saintes Ecritures, coulant du flot d'une si grande et bonne source...".


Dans l'art, Saint Germain est représenté en évêque avec un âne à ses pieds. Parfois, l'image peut montrer des chasseurs et du gibier abbatu autour de lui, ou Germain dirigeant un dragon à 7 têtes. (Roeder).

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