"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

25 octobre 2019

Tomos oecuménique: Le patriarcat de Moscou n'a pas reçu son autocéphalie de Constantinople! (p. Stefan)

P. Stefan Weerts (Eorhf, Bruxelles):
LE PATRIARCAT DE MOSCOU N'A PAS REÇU SON AUTOCÉPHALIE DE CE QUI ÉTAIT ALORS CONSTANTINOPLE ET AUJOURD'HUI ISTANBUL !
Une question importante dans le contexte des événements récents : quelle est la base de l'autocéphalie de l'Église russe ?
La plupart des gens ne sont pas conscients de ce fait choquant, que le Patriarcat de Moscou a dû faire constater, que ce n'était pas motivé par des sentiments séparatistes ou phylétistes dans l'Eglise orthodoxe russe. Son autocéphalie a dû être établie parce que le Patriarcat de Constantinople avait chuté dans l'hérésie - vous pouvez facilement vérifier les faits avec l'Union de Florence, qui avait été conclue par l'empereur et la hiérarchie du Patriarcat (impérial) œcuménique de l'époque en 1439. L'église impériale hérétique avait essayé d'imposer sa métropole hérétique en Russie, mais les Russes, naturellement, ne l'ont pas permis, ils avaient emprisonné le traître hérétique, et après plusieurs années, élu leur propre métropolite. Plus tard, la plénitude de l'Église orthodoxe a reconnu cet acte comme canonique, en publiant un document officiel (photo). Ce document (tomos, gramata) a été publié et signé, non pas par un patriarche hérétique de Constantinople, mais par une assemblée faisant autorité : les chefs de plusieurs Églises locales, dont Jérusalem (patriarche Sophrony), Antioche, Constantinople (patriarche de l'Église orthodoxe ottomane) et quelques autres, 42 métropolites, 19 archévêques et 20 évêques. Le territoire désigné aujourd'hui sous le nom d'Ukraine faisait partie de la Russie à l'époque, et a ensuite été reconnu par Constantinople comme faisant partie du territoire canonique de l'Église orthodoxe russe. Constantinople disposait à l'époque de tous les outils et de toutes les méthodes pour contester cela, mais  ne l'a pas fait. Apparemment, il l'a trouvé correct et bon. En outre, le droit canonique fixe une période de 30 ans pour de tels litiges. Aujourd'hui, la tentative révisionniste du patriarche phanariote Bartholomeos est en soi une apostasie, une violation des Canons de l'Église orthodoxe.







P. Stefan Weerts:
THE MOSCOW PATRIARCHATE DID NOT RECEIVE ITS AUTOCEPHALY FROM WHAT WAS THEN CONSTANTINOPLE AND TODAY ISTANBUL !
An important question in the context of the recent events: what is the basis for autocephaly of the Russian Church?
Most people are unaware of this shocking fact, that the Moscow Patriarchate had to be established, this was not motivated by separatist or phyletic sentiments inside the Russian Orthodox Church. It had to be established because the Patriarchate of Constantinople lapsed into heresy - you can easily check the facts about the Unia of Florence. which was concluded by the emperor and the hierarchy of the then Ecumenical (imperial) Patriarchate in 1439 AD. The heretical Imperial church tried to impose it's heretical Metropolitan in Russia, but the Russians, naturally, did not allow it, they imprisoned the heretical traitor, and after several years elected their own head. Later the fullness of the Orthodox Church recognized this move as canonical, issuing an official document (photo). That document (tomos, gramata ) was issued and signed, not by a heretical patriarch of Constantinople, but by a more authoritative assembly: the heads of several Local Churches, including Jerusalem (patriarch Sophrony), Antioch, Constantinople (the patriarch of the Ottoman Orthodox Church) and some other, 42 Metropolitans, 19 Archbishops and 20 bishops. The territory referred today as the Ukraine was a part of Russia that time, and was then also recognized by Constantinople as a part of canonical territory of the Russian Orthodox Church. Constantinople had at that time all the tools and methods to dispute that, but it did not. Apparently it found it correct and good. besides this, the Canon law sets a 30-year period for such disputes. Today the revisionist attempt of Phanariot patriarch Bartholomew is in itself an apostasy, a violation of the Canons of the Orthodox Church.

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