"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

15 novembre 2020

L'agneau rejeté et le Bon Berger (p. Michael)

 De temps en temps, une brebis donne naissance à un agneau qu'elle rejette. Si l'agneau est rendu à la brebis, la mère peut même chasser le pauvre animal. Une fois qu'une brebis a rejeté un de ses agneaux, elle ne changera jamais d'avis.

Ces petits agneaux vont aller avec la tête si bas qu'on aura l'impression que quelque chose ne va pas avec leur cou. Leur esprit est brisé. À moins que le berger n'intervienne, cet agneau mourra, rejeté et seul. 

Alors, savez-vous ce que fait le berger? Il emmène le petit rejeté chez lui, le nourrit à la main et le garde au chaud près du feu. Il l'enveloppera de couvertures et le tiendra contre sa poitrine pour qu'il puisse entendre les battements de son cœur.

Une fois l'agneau devenu assez fort, le berger le replace dans le champ avec le reste du troupeau. Mais ce mouton n'oublie jamais comment le berger s'est occupé de lui quand sa mère l'a rejeté. 

Lorsque le berger appelle le troupeau, devinez qui court vers lui en premier? C'est exact, les moutons anciennement rejetés. Ils connaissent intimement la voix du berger. Ce n'est pas que le rejeté soit plus aimé, il connaît juste intimement celui qui l'aime. 

Beaucoup d'entre nous sont des rejetés, repoussés et brisés. Mais Jésus est le bon berger. Il prend soin de tous nos besoins et nous tient près de Son cœur pour que nous puissions entendre Son cœur battre. Nous sommes peut-être brisés, mais nous sommes profondément aimés par le Berger.

P. Michael, EORHF





Every once in a while, a ewe will give birth to a lamb and reject it. If the lamb is returned to the ewe, the mother may even kick the poor animal away. Once a ewe rejects one of her lambs, she will never change her mind.

These little lambs will hang their heads so low that it looks like something is wrong with its neck. Their spirit is broken. 

Unless the shepherd intervenes, that lamb will die, rejected and alone. So, do you know what the shepherd does? He takes that rejected little one into his home, hand-feeds it and keep it warm by the fire. He will wrap it up with blankets and hold it to his chest so it can hear his heartbeat.

Once the lamb is strong enough, the shepherd will place it back in the field with the rest of the flock. But that sheep never forgets how the shepherd cared for him when his mother rejected him. 

When the shepherd calls for the flock, guess who runs to him first? That is right, the reject sheep. He knows the shepherd's voice intimately. It is not that the reject is loved more, it just knows intimately the one who loves it. 

So many of us are rejects, rejected and broken. But He is the good Shepherd. He cares for our every need and holds us close to His heart so we can hear His heart beat. We may be broken but we are deeply loved by the Shepherd.

Hieromonk Michael, ROCOR

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